LES GENS D’EN FACE (Georges Simenon) : Bon baisers d’URSS

lesgensdenfaceQuand vient l’été, vient le temps de passer quelques jours à la campagne et de piocher dans la bibliothèque, relativement bien fournie, qui s’y trouve. Et celle-ci s’avère particulièrement riche en ouvrages signés par Georges Simenon. Il est donc habituel que l’un d’entre eux fasse partie de mes lectures estivales. Cette fois-ci, mon choix (et un peu le hasard puisque j’ai pris le premier qui venait) s’est porté sur Les Gens d’En Face. Un livre écrit suite au voyage de l’auteur belge en Union Soviétique en 1933.

Les Gens d’En Face nous emmène à Batum, une ville portuaire de la Mer Noire, où le personnage principal a été nommé consul de Turquie. C’est donc à travers ses yeux d’étranger que l’on va découvrir la réalité de la vie de la population locale, notamment la surveillance policière permanente. Procédé classique et vieux comme la littérature, mais qui fonctionne toujours aussi bien, surtout sous une plume aussi brillante que celle de Georges Simenon. Surtout, que le roman s’enrichit par une exploration de l’âme humaine comme ce dernier sait en proposer.

Je le dis à chacune des critiques des romans de cet auteur, mais je ne peux encore une fois que le constater. Georges Simenon écrit dans un style absolument merveilleux. Comme j’aimerais posséder ne serait-ce qu’une once de son talent. Comme en plus ici, le propos est doublement intéressant (d’un point vue historique et d’un point de vue psychologique), les Gens d’En Face est réellement passionnant. Même si le format reste très classique pour cet auteur (un peu moins de 200 pages), le décor inhabituel apporte un peu de piment supplémentaire aux habitués de cet auteur. Bref, un vrai petit bonheur estival !

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