UN SINGE EN ISERE (Marin Ledun) : Poulpe vert

Lentement mais sûrement, je m’approche de la fin de ma réserve de romans mettant en scène ce détective, qui n’en est pas vraiment un, surnommé le Poulpe. Après Un Singe en Isère, il ne m’en restera plus que deux et la source sera tarie. Peut-être que d’autres me tomberont sous la main, mais j’en lirai clairement moins régulièrement. A travers toutes ses aventures, toutes écrites par un auteur différent, j’aurais appris à aimer ce personnage assez unique et particulièrement attachant. Même si aucun volet ne m’aura transporté jusqu’au nirvana littéraire, chacun m’aura apporté sa dose de plaisir. Celui-ci ne fait pas exception.

Marin Ledun est un écrivain dont les œuvres traites de sujet en prise avec l’actualité (si j’en crois Wikipedia). Un Singe en Isère donne raison à cette source de savoir désormais absolu et universel. En effet, la toile de fond de son intrigue est le combat écologiste, en mode David engagé et désintéressé contre Goliath vilain et capitaliste. Un peu manichéen et facile, mais on ne demande pas à ce genre de roman de ressembler à une thèse sociologique. Cela reste avant tout un polar sympathique et léger, peuplé de personnages hauts en couleur qui donnent toute sa saveur au roman. Et le résultat est plutôt bon.

L’intrigue de Un Singe en Isère est solide, bien construire et riches des quelques rebondissements qui vont bien. De quoi tenir le lecteur attentif le temps de ce récit assez court, comme tous les épisodes de la série, qui peut se lire d’une traite, sans avoir à veiller toute la nuit. Une soirée divertissante, qui ne bouleversera pas votre vie, mais qui ne sera certainement pas du temps perdu pour qui aime un minimum ce genre littéraire. Alors je savourerai les deux derniers volumes comme il se doit !

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