SARKO ET VANZETTI (Serguei Dounovetz) : Au revoir le Poulpe

Après plusieurs années de bons et loyaux services, le filon vient de s’épuiser. Avec Sarko et Vanzetti, j’ai lu le dernier Poulpe faisant partie du lot que j’avais récupéré chez une amie. Ce personnage aura accompagné ma vie de lecteur un long moment et si ses aventures sont très inégales, il me manquera forcément un peu. Certes, je pourrais très bien compléter ma collection, sachant que je n’aurais que l’embarras du choix, vu l’aspect pléthorique de cette série. Pas sûr d’aller jusque là, car il occupe déjà une belle place dans ma bibliothèque, mais en attendant, j’ai pu savourer cet ultime volume.

Ecrit par un vrai auteur de polar, Serguei Dounovetz, Sarko et Vanzetti fait plonger le Poulpe dans les méandres de la vie politique et de la corruption qui l’accompagne parfois. Ce n’est pas la première fois que le personnage nage dans de tels méandres, mais on ne va pas s’en plaindre, tant son caractère désabusé et son humour à froid s’avère parfait pour commenter ce genre de situation. Ce tome reprend tous les codes de la série, de la relation tumultueuse avec sa chère et tendre aux échanges toujours savoureux avec les habitués de son bistrot préféré. Et au milieu de cela se développe une intrigue plutôt plaisante et bien menée.

Sarko et Vanzetti est donc un Poulpe plutôt haut de gamme. Une excellente façon de terminer ma relation avec ce personnage et son histoire littéraire relativement unique. Une nouvelle fois, cet épisode est très court, peut se lire d’une traite, surtout que le style de Serguei Dounovetz est plutôt vif et léger. Il ne fait pas de celui-ci un sommet de la littérature, mais un compagnon parfait pour un trajet en train. Bref, il confirme que le Poulpe est une des dernières séries littéraires à permettre à la littérature de gare de conserver ses lettres de noblesse.

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