
Bob Wilton travaille pour une feuille chou dans un bled paumé des Etats-Unis. Un jour, sa femme le quitte pour son rédacteur en chef. Dévasté, il part en Irak pour leur prouver sa valeur… sauf qu’il végète à la frontière en attendant une autorisation de rentrer sur le territoire. Par chance, il finit par tomber sur Lyn Cassidy qui le prendra avec lui pour une mission secrète en plein territoire irakien. Mais il ne s’agit pas là d’un soldat ordinaire, mais d’un « jedi » doté de pouvoirs parapsychologiques.
Bon, raconté comme ça, le pitch des Chèvres du Pentagone ne semble pas forcément être celui d’une comédie. C’est pourtant bien le cas, car les prétendus pouvoirs de Lyn Cassidy ne sont pas aussi évidents que ce qu’il semble affirmer. C’est un des principaux ressorts comiques du film de le voir expliquer tout ce qui se produit comme étant le résultat de ses facultés mentales. Il fonctionne plutôt bien, évidemment aidé par le talent de George Clooney, une nouvelle fois parfait. What else ?
Cependant, le principal reproche que l’on peut formuler envers Les Chèvres du Pentagone est un léger manque de densité. Comme on pouvait le craindre, l’ensemble des gags les plus percutants sont présents dans la bande-annonce. Mais si on fait abstraction de ça, et à fortiori si on ne l’a pas vue, on trouve dans ce film de vrais moments de bonheur et de vrais éclats de rire. On trouve aussi quelques références cinématographiques parfois cachées. On sourira notamment de voir Ewan McGregor s’entendre dire qu’il a en lui un jedi qui sommeille.
Bon, là j’en connais certaines (je ne les citerai pas afin de préserver leur anonymat) qui attendent le regard soupçonneux mon avis sur la performance du bel Ewan. Et bien…il est comme d’habitude… Non, mesdames, ça ne veut pas dire beau et talentueux, je suis navré, mais beau (ça je l’admets) et sans autre intérêt que celui d’être beau. Le problème, c’est que ce coup-ci, il est à côté de George Clooney qui lui est à la fois beau et talentueux.

Les Chèvres du Pentagone est donc un film à voir, mais à la télé ça sera aussi bien. Un film à revoir, c’est nettement moins sûr car si on enlève l’effet de surprise et l’originalité du scénario, il faut bien avouer que le tout reste quelque léger, malgré un casting de standing. Il ne constitue donc ni une réelle réussite, ni vraiment une déception. Comment ça je ne me mouille pas ? Attention, sinon j’arrête votre cœur d’un simple regard ! Y’en a qui font moins les malins d’un coup !
Fiche technique :
Production : Columbia Pictures, BBC films, Smoke House, Westgate Film Services
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Réalisation : Grant Heslov
Scénario : Peter Straughan, d’après le livre de Jon Ronson
Montage : Tatiana S. Riegel
Photo : Robert Elswit
Décors : Sharon Seymour
Musique : Rolfe Kent
Durée : 94 mn
Casting :
George Clooney : Lyn Cassady
Ewan McGregor : Bob Wilton
Jeff Bridges : Bill Django
Kevin Spacey : Larry Hooper
Stephen Lang : Général Hopgood

Mais la plus grande qualité de The Ghost Writer est d’être réalisé par un très grand réalisateur, Roman Polanski. Il y’a dans ce film un grand classicisme, mais un classicisme voulu et maîtrisé, et qui n’a rien à voir avec un manque d’imagination ou de créativité. Et puis, vous l’aurez déjà compris, l’important ici, c’est le scénario, la réalisation est ici faite uniquement pour le servir. Pas besoin d’esbroufe, ou de grands effets, de toute façon, le spectateur est trop absorbé par l’intrigue pour les remarquer.
Même le personnage de Nicola n’arrive pas à apporter un peu de gris dans le paysage noir et blanc de Le Rêve Italien. Pourtant, ce policier qui se prend de sympathie pour le groupe qu’il est chargé d’infiltré aurait pu conduire à une évolution intéressante. Mais on voit bien dès le début qu’il est policier par accident et qu’il est aussi motivé qu’un collégien pour un cours de techno à 16h le vendredi soir. Il n’y a donc aucune surprise dans sa conversion, les beaux yeux de Laura représentant évidemment une motivation bien suffisante.
Liberté est incontestablement une belle histoire, mais de laquelle on se sent un peu trop spectateur. La vision donnée du peuple tzigane est hyper positive, mais à être trop sympathiques, les personnages y perdent un peu trop de consistance et de profondeur. Il y’a certes le bohémien belliqueux, sujet à des impulsions plus violentes, mais il semble être là juste pour le principe. Que cette communauté soit joyeuse et solidaire, qu’elle aime la musique, c’est bien, cela permet quelques moments de gaieté, mais le film joue trop sur cette corde (de violon tzigane bien entendu !) et cela nuit à la force de son propos.
Nine permet de se rendre compte que même au milieu d’un si prestigieux casting, il y’a parfois des actrices encore au-dessus. Dans la scène d’introduction, on voit les personnages féminins entrer en scène les unes après les autres. En quelques pas, même en ombre chinoise, on se rend compte qu’il y’a Nicole Kidman et les autres. Même sa simple silhouette dégage un charme et une aura incomparables. Par contre, Sophia Loren nous permettra simplement de nous rendre compte que la chirurgie esthétique n’est pas encore synonyme de perfection.
A Single Man donne largement l’occasion à Colin Firth de briller. En effet, il est présent à l’écran 99% du temps. Alors il met tout son talent au service de son personnage, il lui donne une âme, mais il peut combler à lui seul le vide du scénario. Parfois, la déprime de son personnage semble le rattraper et ses yeux de faons malades apparaissent presque comme un appel au secours pour qu’on le sorte de là. Il arrive tant bien que mal au bout des 90 minutes de ce film, heureusement plutôt court, et on est aussi soulagé pour lui que pour soi-même.
Mais au delà du message, Precious fonctionne aussi bien grâce à de formidables acteurs. Gabourey Sidibe, pour sa première apparition sur grand écran, est déjà tombée sur un rôle exceptionnel comme les meilleurs carrières en comptent peu. Un peu comme si on passait directement de la pataugeoire à la piscine olympique. Mais jamais elle ne s’y noie, sans pour autant marcher sur l’eau. Mais une plus « grande » actrice en aurait peut-être trop fait et n’aurait pu rentrer avec le même bonheur dans la peau de ce personnage si renfermé et si passif (dans un premier temps). 
Reste évidemment le scénario et la narration… Et c’est là que les ennuis commencent pour moi car je vais bien avoir du mal à vous en parler. Honnêtement, je me suis presque ennuyé devant Shutter Island. De longues scènes sensées plonger le spectateur dans le mystère et la circonspection me sont apparues comme de longs moments où l’intrigue n’avançait plus. Je suis resté indifférent face à ce qui aurait du être une plongée dans un abîme. Je suis resté au bord de la falaise avec ma frustration et ma déception.
Visuellement, les moyens sont là. Les décors sont superbes, les effets spéciaux réussis, même s’ils ne sont pas spécialement transcendants. Mais bon, il faut avouer qu’on est désormais devenu très exigeants à ce niveau là et que l’on ne se laisse plus impressionner par le premier morphing venu. Mais bon, Wolfman reste quand même très classique. Si cela ne constitue pas forcément un défaut en soi, on le prend ici comme un nouveau manque de créativité regrettable, même s’il est cohérent avec le reste. C’est important la cohérence…
I Love You Phillip Morris est une comédie romantique pour ceux qui n’aiment pas les comédies romantiques. Jamais mièvre, jamais larmoyant, jamais sirupeux, il ressemble plus aux histoires que l’on vit dans la vraie vie que n’importe quel film avec Hugh Grant. Après le sexe des protagonistes n’a que peu d’importance et n’enlève évidemment rien à la beauté de l’histoire, ni à sa légèreté et à son humour. Car il peut y pleurer un peu, on rit surtout devant ce film remarquable à bien des points de vues.
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