
Mr Fox est le meilleur voleur de volaille de toute la région. Mais un jour, alors qu’il réchappe de peu à la capture, il promet à sa femme de se ranger des voitures et devient journaliste. Quelques années plus tard, devenu papa, il semble avoir tenu sa promesse, malgré des fins de mois difficiles. Cependant, la tentation est trop grande et il organise un dernier grand coup chez les trois plus gros fermiers du secteur. Mais ces derniers sont bien décidés à piéger ce renard impertinent.
La trame narrative ne reflète que très peu la richesse de Fantastic Mr Fox. Bien sûr, l’intrigue en elle-même est un peu enfantine. Elle est relativement linéaire, sans réelle ambiguïté, donc relativement facile à suivre pour le plus jeunes. Cependant, elle n’en est pas pour autant simpliste et reste riche en rebondissements. Une vraie histoire, dans laquelle on se laisse facilement prendre.
Mais à côté de ce fil rouge très accessible, Fantastic Mr Fox recèle une vraie subtilité par ses personnages qui sont eux, vraiment fouillés. Le héros, déjà, n’en ai pas vraiment un. Si c’est toujours lui qui prend les choses en main pour sortir ses compagnons de situations difficiles, c’est souvent parce qu’est c’est lui qui les a provoqués. Menteur, égocentrique, tout en étant charmeur et baratineur hors paire. Il est aussi maladroit que rusé, aussi manipulateur qu’attachant. Bref, un personnage loin d’être enfantin, même si sa bouille de renard et la sympathie qu’il dégage charmera petits et grands.
C’est surtout sur les relations entre ces personnages que Mr Fox prend un côté vraiment « adulte ». Les relations familiale, entre parents et enfants et dans le couple, sont ici traitées de manière très subtile, sous couvert d’une histoire dont les protagonistes principaux sont des animaux. En fait, le film nous montre que, sous le maquillage de la politesse et des conventions sociales, nos comportements sont souvent bien plus basiques et animaux que l’on veut bien l’admettre. Le tout est traité avec beaucoup d’humour et c’est là, la vraie force qui fait de ce film un vrai moment de bonheur.

Enfin, le dernier plaisir, et non des moindres, que nous offre Fantastic Mr Fox, c’est celui d’entendre la voix de George Clooney (en VO bien sûr). Pas besoin d’en dire plus… Et quand on sait que le casting vocal rassemble aussi Mery Streep et Bill Murray, on comprendra que ce film ne souffre pas d’une interprétation vocale de seconde zone.
Fantastic Mr Fox est donc un film riche et étonnant. Un OVNI cinématographique qui prend à contre-pied toutes les tendances actuelles du 7ème art. Et ça fait du bien !
Fiche technique :
Production : Allison Abbate, Scott Rudin, Wes Anderson et Jeremy Dawson
Distribution : Twentieth Century Fox
Réalisation : Wes Anderson
Scénario : Wes Anderson, Noah Baumbach, d’après le livre de Roald Dahl
Montage : Andrew Weisblum
Photo : Tristan Oliver
Musique : Alexandre Desplat
Effets spéciaux : Mark Gustafson, Tim Ledbury
Directeur artistique : Francesca Maxwell
Durée : 88 mn
Casting :
George Clooney : Mr Fox
Meryl Streep : Felicity
Bill Murray : Blaireau
Jason Schwartzman : Ash
Michael Gambon : Franklin Bean
Owen Wilson : Coach Skip
Willem Dafoe : Rat

L’autre personnage réjouissant est celui du père, interprété par Docteur Octopus… enfin Alfred Molina. Il est l’élément comique de Une Education et il remplit son rôle à la perfection. Si la première partie du film est une vraie réussite, c’est en grande partie grâce à lui. A l’inverse, si Peter Sarsgaard est irréprochable, son rôle est à l’image du film, prometteur, mais qui ne possède finalement pas l’épaisseur qu’on attendait de lui.
Ces deux éléments suffisent déjà à faire de l’Autre Dumas un spectacle agréable à suivre. Surtout que costumes et décors sont de premier ordre. Reste tout de même ce qui est en fait le cœur de l’intrigue, ce triangle amoureux entre les deux Dumas, le vrai et le faux, et la jeune Charlotte. Là, au fond, l’histoire est plutôt classique et n’a rien d’extraordinaire. Le prétendant inhibé dans l’ombre d’un homme charismatique n’est pas vraiment un thème très original. Mais s’il est traité ici sans génie, il l’est avec assez de talent pour véhiculer une réelle émotion, pour peu qu’on s’identifie quelque peu au personnage.
Car si vous allez voir la Horde, c’est pour voir des gens pourchassés par des hordes (d’où le titre) de zombies et les massacrer en nombre. Et pour ça, le film fait fort, très fort, pour le plus grand bonheur du spectateur qui était venu uniquement pour ça. Ces scènes-là sont d’une rare violence et d’une rare intensité. Le film est très crue, assez gore et l’hémoglobine coule à flots de manière plutôt réaliste. Bref, âmes sensibles s’abstenir car c’est très certainement le film de ce genre le plus dur. Pas le plus spectaculaire, mais justement en privilégiant la violence réaliste sur le délire visuel que peut permettre ce genre de film, il donne un ton plutôt original qui déverse des flots d’adrénalines dans les veines des spectateurs.
La réussite de Mother n’aurait pas été complète sans une performance magistrale de Kim Hye-Ja. Dans ce film, on a l’impression qu’elle passe de la caméra d’Eric Rohmer à celle d’Olivier Marshall avec le même bonheur. Elle est aussi surprenante que le scénario et l’évolution qui lui impose. Une vraie numéro d’actrice pour cette femme 69 ans qui tient là le rôle de sa vie assurément. Et cela valait le coup d’attendre !
Le vrai petit plus de Sherlock Holmes, ce sont les moments où sont illustrés les raisonnement du détective. Là encore, rien de révolutionnaire, mais cela donne une identité au visuelle au film et surtout relie le personnage avec sa légende. Ici, le passage du roman au film est parfaitement réalisé. Allez, Guy, fais pas la gueule, j’ai été vache tout à l’heure, tu n’es pas si médiocre que ça. 
Par contre, La Princesse et la Grenouille possède deux caractéristiques qui le distinguent des autres productions Disney. Déjà, et ce pour la première fois de l’histoire de cette noble institution, le personnage principal est…une noire ! Et une afro-américaine en plus, pas un membre d’une tribu exotique. Ca peut paraître anecdotique, mais ça mérite quand même d’être souligné. Le second est l’esprit très cartoon de ce dessin-animé. Disney ne nous avait jamais habitué aux personnages dont le corps se déforme ou s’aplatit après une chute. Et bien c’est le cas dans certains passages de ce film. Mais comme on n’a malheureusement plus trop l’occasion de voir Bip-bip et le Coyotte à la télé, on ne va pas s’en plaindre. 
Le casting aurait pu être également un atout. En dehors d’André Dussolier, Marina Hands livre ici une performance remarquable, même si on peut la trouver un peu timide dans son expression. Les apparitions de Tom Novembre et Denis Podalydès sont également réjouissantes. Par contre, le choix d’Edouard Baer pour interpréter le mari est pour moi une erreur de casting. Malgré tout son talent et une prestation tout en retenue, il n’arrive pas à nous faire croire qu’il est un physicien russe des années 50. Peut-être parce qu’il est encore trop inconsciemment marqué par son registre habituel pour être vraiment crédible dans des rôles plus sérieux. 
Bon maintenant, je demande à tous ceux qui ont l’intention de voir ce film de sortir de ma critique. Parce que lire ce que je vais raconter serait gâcher le plaisir et ça serait vraiment dommage. Presque un crime. Donc voilà… a y’est, tout ceux qui doivent partir sont partis ? C’est bon, je peux recommencer…1…2…3.. C’est parti ! Alors si In the Air est un film si formidable, c’est aussi parce qu’il ne nous emmène pas du tout là où on s’y attend. Sans rien dévoiler, il y’a un moment dans le film où tout est remis en cause, tout change de perspective. C’est amusant parce qu’il y’a un moment dans le film où je me suis demandé si ça n’allait pas finir comme ça. Et puis, je me suis dit « non, ce n’est pas possible » et je n’y ai plus pensé. Evidemment, si vous devinez à l’avance ce qui va se passer, je pense que l’impact du film tout entier ne sera pas le même. Bref, j’en ai déjà assez dit. Retenez simplement que le scénario de ce film est infiniment plus subtil et surprenant que ce que l’on pouvait penser au premier abord… et ce que la première heure nous fait penser.
Mais pour que des dialogues soient réellement savoureux, il faut des acteurs pour les dire. Et quels acteurs ! Lino Ventura tout d’abord qui même s’il fera toujours un peu le même rôle pendant toute sa carrière le fit avec tant de talent que chacun de ses apparitions est un régal. Dans un registre comique cette fois-ci, il est pour beaucoup dans le succès intemporel des Tontons Flingueurs. A ses côtés une ribambelle d’acteurs appartenant à la légende du cinéma français : Bernard Blier, Francis Blanche, Jean Lefebvre (ah s’il avait pu tourner que dans des films de cet acabit…), Claude Rich en jeune premier (et oui, même les vieux acteurs ont été jeunes) et Robert Dalban. Le formidable Robert Dalban, dont le nom ne dit pas grand chose à la plupart des gens, mais qui apparaît dans 221 films entre 1934 et 1986, faisant de lui LE second (voir même souvent troisième) rôle du cinéma français.
Commentaires récents