Les envahisseurs sont parmi nous ! Non ce n’est pas le titre d’un vieux tract du Front National (enfin pas que), mais un thème classique de la science-fiction des années 60. Un thème désormais largement tombé en désuétude. Mais ceci n’est pas pour faire peur au cinéma nippon qui n’est pas avare de thèmes quelque peu décalés. La preuve avec Avant que Nous Disparaissions, une œuvre qui réhabilite des mécanismes scénaristiques quelque peu oubliés. Cependant il faut avouer qu’on comprend pourquoi ils avaient été abandonnés.
L’avantage avec l’idée des envahisseurs qui prennent la place d’humains, c’est que cela ne demande pas trop de moyens. En effet, pas de costumes, maquillages ou autres effets spéciaux, mais juste des acteurs habillés comme vous et moi. Avant que Nous Disparaissions ne bénéficie clairement pas d’un budget colossal. Du coup, il faut compenser par de l’imagination et des idées. Cela donne un caractère assez rafraîchissant à ce film, qui se situe très loin d’Independance Day, malgré une idée départ pas si éloigné. Malheureusement, le scénario reste un peu la reliure entres deux chaises.
Avant que Nous Disparaissions n’ose pas aller assez loin dans l’originalité pour être vraiment marquant. Le ton flirte avec la parodie, le second degré, mais sans réelle audace. C’est un rien décalé, mais pas totalement fantaisiste. Du coup, le spectateur est un peu partagé et ne parvient jamais à être réellement enthousiaste. Kiyoshi Kurosawa est ici nettement moins inspiré que pour Creepy, son film précédent qui lui a ouvert le circuit de distribution français. Mais au moins peut-on reconnaître à son œuvre une certaine singularité, qualité assez rare pour être tout de même apprécié à sa juste valeur.
LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique :
Réalisation : Kiyoshi Kurosawa
Scénario : Kiyoshi Kurosawa
Musique : Yusuke Hayashi
Durée : 129 minutes
Casting :
Masami Nagasawa : Narumi Kase
Ryuhei Matsuda : Shinji Kase
Hiroki Hasegawa : Sakurai
Mahiro Takasugi : Amano
Yuri Tsunematsu : Akira Tachibana
Atsuko Maeda : Asumi Kase
Shinnosuke Mitsushima : Maruo
Kazuya Kojima : Détective Kurumada
Ken Mitsuishi : Suzuki
Masahiro Higashide : un pasteur
Kyōko Koizumi : un docteur
Takashi Sasano : Shinagawa

Le scénario de Hostiles souffre cependant d’un manque de rythme. 2H15, c’est long et pas sûr que le contenu du film justifiait cette durée. L’intrigue est un rien répétitive, traçant un chemin aux péripéties variées, mais finalement assez linéaire. Il est dommage que le cœur du propos, qui apporte un regard nouveau, n’ait pas été traité avec un peu plus d’audace. Certes, un western classique n’est plus si fréquent que ça sur les écrans, mais le film réserve au final trop peu de surprise pour être aussi marquant qu’il aurait pu l’être.
Tesnota a été réalisé avec des moyens extrêmement limités et ça se ressent. Kantemir Balagov n’est pas le réalisateur le plus imaginatif d’un point de vue purement artistique. Il a une vraie histoire à raconter, un message à faire passer, mais ses qualités de cinéaste ont leurs limites. Mais au final, cette âpreté dans la mise en scène entre en résonance avec le sujet et les personnages. Une mise en scène trop flamboyante aurait sûrement nuit à la crédibilité du film. Il faut donc prendre ce dernier comme une sorte de curiosité cinématographique, un témoignage brut de décoffrage, mais qui vaut la peine d’être entendu.
L’Ordre des Choses reste un film particulièrement sobre dans sa forme. Pas d’effet de mise en scène spectaculaire ou de recherche esthétique particulière. Juste la volonté de raconter une histoire et de la raconter bien. On apprécie donc ce film pour son propos riche, remarquablement construit, qui amène le spectateur à s’interroger lui-même jusqu’à la fin. Vous ne pourrez vous empêcher de sortir de ce film en vous demander ce que vous auriez fait à la place du personnage principal. La réponse est évidemment difficile à donner, mais se poser la question prouve déjà que ce film a atteint son but.
Franck Dubosc réalisateur parvient presque parfaitement à diriger Franck Dubosc acteur. Il flirte parfois avec un cabotinage excessif, mais reprend très vite un ton plus juste. Il évite surtout de prendre toute la place à l’écran pour laisser Alexandra Lamy occuper sa juste part de lumière. Ni l’un, ni l’autre ne sont les meilleurs comédies de l’histoire du 7ème art, mais ils parviennent tout de même à mettre assez de conviction et d’humanité dans leur interprétation pour que l’on en vienne à croire à cette histoire tout de même hautement improbable. Tout le Monde Debout n’est au final ni lourdingue, ni dégoulinant de bons sentiments et nous offre un bon moment d’une joyeuse intelligence.
Ghostland doit beaucoup à la jolie performance de Crystal Reed. Car si on doit trembler pour un personnage, on tremblera d’autant plus fort que l’on s’est attaché à ce dernier. Et ici, on tremble plus que jamais ! Le reste est sans grande originalité, mais d’une efficacité clinique. On est terriblement partagé entre une envie que cela s’arrête, tant on vit le même cauchemar que les personnages et l’envie de prolonger cette divine torture. On ressort donc de ce film avec un réel soulagement… et comme une envie de recommencer.
Le film repose largement sur le talent de l’acteur norvégien Anders Danielsen Lie, qu’on a souvent vu dans des productions à petit budget mais d’un tout autre genre. Le concept même du film fait qu’il est presque constamment à l’écran. Son interprétation n’a rien de spectaculaire, il joue avec une justesse quelque peu inhabituelle pour des films de ce genre. Il est cependant secondé une partie du film par la fabuleuse Golshifteh Farahni, toujours aussi fabuleuse. Je tiens également à saluer la qualité des maquillages, car si j’ai souligné le manque de moyen, je n’ai jamais dit que le film faisait cheap. En tout cas, il prouve que le cinéma français gagnerait à s’aventurer dans ces genres quelque peu inexplorés pour y apporter ce qu’il a de meilleur.
La Fête est Finie est littéralement porté par ses deux actrices principales. Difficile de dissocier dans la compliments Clémence Boisnard et Zita Hanrot qui parviennent parfaitement à nous faire croire à leur personnage, à leur amitié et tout ce qui va leur arriver ensuite. La caméra d’une grande sensibilité de Marie Garel-Weiss nous permet de partager le moindre sentiment, la moindre émotion, donnant toute sa beauté et tout son intérêt au film. Et tout cela concourt à ce que quand le film s’achève, on soit un peu triste qu’il soit fini.
James Franco réussit donc son passage de l’autre côté de la caméra et parvient aussi à se diriger admirablement bien. Il est assez génial dans ce numéro d’acteur qui lui autorise un cabotinage qui rend son personnage plus vrai que nature. Il offre aussi à son petit frère un joli rôle qui permet à ce dernier de briller. En tout cas, le résultat est convaincant à tout point de vue, scénario, réalisation, interprétation et ravira tout ce qui aime découvrir l’envers du décor. Un envers assez particulier, mais terriblement savoureux du coup.
Moi, Tonya arrive donc à être quelque chose d’autre qu’un simple biopic ou que le simple récit d’un événement ayant fait la une de l’actualité. La réalisation de Craig Gillepsie présente de vraies touches d’originalité pour en faire un film en tout point surprenant. Si on ajoute à cela l’énergie qui parcourt le film, on obtient un résultat réellement emballant. Le seul bémol… Margot Robbie livre une performance de première ordre, mais garde tout de même quelque chose de beaucoup plus gracieux que la vraie Tony Harding, malgré le mauvais goût de ses tenues. Comme quoi, l’habite ne fait jamais tout à fait le moine.
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