
Dans la saga Dune, on voyage à travers de nombreux mondes et de multiples planètes. On voyage aussi dans le temps, les différents épisodes étant souvent séparés de plusieurs siècles. Les Hérétiques de Dune se déroule 1500 ans après l’Empereur-Dieu de Dune, le tome précédent. Des chiffres qui donnent un peu le vertige, à l’image des sensations que peut procurer de se plonger dans l’œuvre de Frank Herbert. Du vertige au mal de mer, il n’y a souvent qu’un pas. A force de maintenir son lecteur dans une aura de mystère, ce dernier pourrait bien perdre de vue l’intérêt même de cette histoire.
Noyés dans le bavardage
Il serait évidemment mal venu de se montrer surpris devant le style particulièrement bavard de Frank Herbert. Il reste sa marque de fabrique depuis le début du premier tome. Mais les Hérétiques de Dune, plus long que ses prédécesseurs, atteint des sommets en la matière. La principale conséquence est que les rares informations importantes, celles qui font vraiment avancer l’histoire ou délivrent un élément clé se retrouvent totalement noyés dans un flot d’éléments décoratifs. Le dénouement, en particulier, est vraiment ardu à comprendre. Lire le résumé Wikipédia permet d’identifier les quelques mots susceptibles de nous faire deviner à demi-mot ce qui se passe vraiment. Sans cela, on passe très facilement à côté.
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Ma culture littéraire ressemble désormais un peu moins à un gruyère depuis que j’ai lu Dune de Frank Herbert. On peut facilement penser que c’est le film de Denis Villeneuve qui m’a poussé à enfin combler ce manque, comme pour beaucoup d’autres, si j’en crois les exemplaires qui attendaient systématiquement derrière le guichet de retrait des commandes à la FNAC ces derniers mois. Il n’y ai peut-être pas pour rien, même si ce fut aussi l’opportunité qui s’est présenté de pouvoir l’emprunter à quelqu’un. Le lire a représente aussi l’occasion de terminer quelque chose que j’avais commencé quand j’avais… huit ans. Bon autant vous dire que je n’avais pas été très loin avant de revenir à la lecture d’un… Oui-Oui… Et le moins que l’on puisse dire est que je suis heureux d’avoir cette lacune en moins.
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