DUNE (Frank Herbert) : La légende du siècle

Ma culture littéraire ressemble désormais un peu moins à un gruyère depuis que j’ai lu Dune de Frank Herbert. On peut facilement penser que c’est le film de Denis Villeneuve qui m’a poussé à enfin combler ce manque, comme pour beaucoup d’autres, si j’en crois les exemplaires qui attendaient systématiquement derrière le guichet de retrait des commandes à la FNAC ces derniers mois. Il n’y ai peut-être pas pour rien, même si ce fut aussi l’opportunité qui s’est présenté de pouvoir l’emprunter à quelqu’un. Le lire a représente aussi l’occasion de terminer quelque chose que j’avais commencé quand j’avais… huit ans. Bon autant vous dire que je n’avais pas été très loin avant de revenir à la lecture d’un… Oui-Oui… Et le moins que l’on puisse dire est que je suis heureux d’avoir cette lacune en moins.

Cela pourrait être le moment de commencer l’éternel débat entre les qualités relatives des romans et de leur adaptation cinématographique. Mais j’ai trop aimé le film de Denis Villeneuve pour avoir vraiment envie de les comparer. J’ai aimé infiniment les deux mais d’une façon différente. L’un comme on peut aimer un film, l’autre comme on peut aimer un grand roman (oui, j’aime dire des évidences parfois)… Dune est une œuvre littéraire majeure, fascinante par sa richesse. La grande force de Frank Herbert est d’avoir su exploiter des éléments culturels familiers pour créer un monde malgré tout radicalement original. Le lecteur ne se sent jamais perdu, mais toujours dépaysé.

Dune est également porté par une force dramatique digne des plus grands récits. Les personnages sont de ceux qu’on oublie pas. Même s’ils sont tous très caractéristiques, la manière dont Franck Herbert leur donne vie laisse malgré tout beaucoup de place à l’imagination. Chacun peut en avoir sa propre vision, ce qui n’est pas sûrement pas pour rien dans le succès de ce roman. Ecrit en 1965, il est un peu l’acte fondateur de la science-fiction moderne, même si peu d’œuvre l’ont égalé depuis. En tout cas, je souhaite à chacun de ne plus avoir ce genre de trou dans leur culture littéraire.

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