DISTANCE INBETWEEN (The Coral), FOR THE YOUNG (Anna Ternheim), NEW MISERY (Cullen Omori) : Ce petit rien qui manque

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distanceinbetweenthecoralOn début cet avis musical par un groupe de rock britannique, The Coral et leur album Distance Inbetween, sorti en 2016. Une formation qui se distingue par la présence d’un organiste dans sa composition. Le tout donne un rock légèrement psychédélique, limite mystique parfois. Leur musique est maîtrisé à défaut d’être emballante. L’ambiance est un peu évaporée et les instrumentations sont parfois lancinantes. La voix de James Skelly manque au final de profondeur pour vraiment donner à leur musique un élan supplémentaire qui ferait la différence.

fortheyoungannatherheimAnna Ternheim est une auteur-compositeur-interprète suédoise. For the Young est son 5ème album. Son style rappelle fortement celui de Suzanne Vega et leurs voix sont vraiment très proches. Elle nous offre de nombreuses ballades mélancoliques. Le résultat est maîtrisé et agréable mais manque quand même de ce petit rien, qui lui permettrait de dépasser le stade du « gentillet ». Cela manque parfois un peu de variété quand même, les instrumentations étant toujours très épurées.

newmiserycullenomoriOn termine aux Etats-Unis avec Cullen Omori et son album New Misery. Une pop évaporée et un rien sucrée, mais enregistrée avec cet effet « loin du micro » qui m’horripile tant. Le résultat est du coup vraiment pas transcendant. Cela reste désespérément plat, malgré une vraie maîtrise. L’album monte cependant en puissance et c’est un peu plus punchy sur la fin.

LADY BIRD : Wonderful Lady

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ladybirdafficheQuoi de mieux qu’un dimanche après-midi pluvieux pour aller au cinéma. Et dimanche dernier le fut particulièrement. Quoi de mieux surtout quand vous vous rendez dans une salle obscure non pas pour un, mais pour deux films merveilleux qui vous enchantent et vous font totalement oublier le temps qu’il fait. Après Call Me By Your Name, j’ai eu la chance dimanche dernier d’aller voir dans la foulée Lady Bird. La qualité de ce dernier m’a définitivement permis de passer une formidable après-midi cinématographique.

Lady Bird est un énième portrait d’adolescente un peu « différente ». Sujet assez classique mais qui peut donner le meilleur comme le pire. Vous l’aurez compris ici, il s’agit vraiment du meilleur. Un film tendre, drôle, féroce parfois, émouvant souvent. Un film de personnage, avec en creux cependant un portrait de la jeunesse et la société américaine, le tout dans un subtil et savoureux équilibre. Chaque élément, chaque sujet prend naturellement sa place à côté d’un autre pour que le scénario ne perde jamais en intérêt, ni en intensité.

ladybirdLady Bird n’est pas exempt de quelques clichés sur l’adolescence, mais il les exploite le plus souvent pour les tourner en dérision. Le film est surtout l’occasion de découvrir la jeune Saorise Ronan dans un premier rôle qu’elle occupe avec un réel talent et une jolie personnalité. A ses côtés, Laurie Metcalf, que l’on connaît surtout comme mère de Sheldon dans The Big Bang Theory, est également parfaite dans un rôle d’envergure. Elles contribuent toutes les deux à la réussite de ce joli film, riche, drôle et émouvant.

LA NOTE : 14/20

Fiche technique :
Réalisation et scénario : Greta Gerwig
Musique : Jon Brion
Photographie : Sam Levy
Montage : Nick Houy
Production : Scott Rudin, Eli Bush et Evelyn O’Neil
Durée : 93 minutes

Casting :
Saoirse Ronan : Christine « Lady Bird » McPherson
Laurie Metcalf : Marion McPherson
Tracy Letts : Larry McPherson
Lucas Hedges : Danny O’Neill
Timothée Chalamet : Kyle
Beanie Feldstein : Julie Steffans
Stephen McKinley Henderson : Père Leviatch
Lois Smith : Sœur Sarah Joan

CALL ME BY YOUR NAME : Rencontre universelle

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callmebyyournameafficheCall Me By Your Name n’a rien d’original. Ni dans son scénario, ni dans sa forme. Des thèmes que le cinéma évoque souvent, un dénouement finalement prévisible. Cependant, c’est bien d’un très beau film dont je vais vous parler. Certaines histoires peuvent être revisitées encore et encore, sans ne jamais donner l’impression que l’inspiration manque à celui qui s’en empare après tant d’autres. Deux êtres humains qui se rencontrent et qui vivent une histoire d’amour, rien n’est plus éculé. Pourtant, malgré tout, rien n’est plus sublime parfois.

La différence d’âge, l’homosexualité, au fond tout cela n’a pas tant d’importance. Bien sûr, ces éléments donnent à Call Me By Your Name son intérêt, mais la naissance du désir, les deux êtres qui se cherchent avant de se trouver, tout cela reste profondément universel. Luca Guadagnino a la réalisation, James Ivory au scénario parviennent cependant à traiter ce sujet avec une subtilité rare, explorant avec une force rare la profondeur des sentiments qui naissent lors d’une passion soudaine (ou presque) et irrépressible. Une dissection du cœur et de ses raisons pour un sublime cours d’anatomie.

callmebyyournameCall Me By Your Name ne s’arrête en plus pas là. Il nous livre quelques éléments scénaristiques supplémentaires. On retiendra notamment un dialogue père-fils proche de la fin du film qui marque fortement l’esprit du spectateur. On pourra simplement reprocher à ce film peut-être une longueur excessive. Un quart d’heure, voire même une demi-heure de moins et le film aurait éviter de voir la tension narrative de se dissiper quelque peu à certains moments. On reprend vite le fil certes, mais il est vrai que l’on décroche aussi parfois. Rien qui ne remette en cause cependant la beauté de ce film et la force de l’émotion qu’il dégage.

LA NOTE : 14/20

Fiche technique :
Production : Frenesy Film, La cinéfacture, RT Features, Water’s End Productions, M.Y.R.A, MiBAC, Lombardia Film Commission
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Réalisation : Luca Guadagnino
Scénario : James Ivory, d’après le roman de André Aciman
Montage : Walter Fasano
Photo : Sayombhu Mukdeeprom
Décors : Samuel Deshors
Musique : Gerry Gershman, Robin Urdang
Durée : 132 min

Casting :
Timothée Chalamet : Elio
Armie Hammer : Oliver
Michael Stuhlbarg : Monsieur Perlman
Amira Casar : Annella
Esther Garrel : Marzia
Victoire Du Bois : Chiara
Vanda Capriolo : Anchiese
Peter Spears : Isaac
André Aciman : Mounir

L’ANGE DES TENEBRES (Caleb Carr) : Il n’est jamais trop tard

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langedestenebresIl faut parfois savoir être patient. Les premières pages d’un livre peuvent ne pas être particulièrement emballantes avant de vous conduire doucement vers un dénouement nettement plus réussi. La patience est alors récompensée. J’ai attaqué la lecture de l’Ange des Ténèbres avec beaucoup d’envie puisqu’il s’agit de la suite (qui peut cependant se lire indépendamment) de l’Aliéniste, petit chef d’œuvre du polar historique. Longtemps la déception a prédominé avant un dernier quart réellement emballant. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Une grande partie des intrigues ne sont pas imaginées pour elles-mêmes mais parce qu’elles forment le chemin qui conduit au point exact où l’auteur souhaite emmener son lecteur. C’est exactement ce qui se passe avec l’Ange des Ténèbres. Le lecteur a pendant longtemps l’impression de perdre son temps avant d’aboutir à la confrontation directe entre les protagonistes. Une confrontation qui nous fera presque oublier le léger ennui qui a précédé, en se disant qu’il fallait en passer par là. Le roman aurait clairement gagné à être plus équilibré, mais on est heureux de retrouver enfin le même bonheur que l’on avait ressenti à la lecture de l’Aliéniste.

Caleb Carr reste un formidable écrivain. L’Ange des Tenèbres reste particulièrement bien écrit pour un roman de ce type. Même si le roman n’est pas loin de m’avoir globalement déçu, il recèle des passages d’une qualité inaccessible pour le commun des auteurs de polar. On appréciera également cette description de l’Amérique de la fin du XIXème siècle. Une description qui nous conduira dans toutes les strates de la société et nous fera découvrir la naissance timide d’une science légale. On ne perd donc finalement pas totalement son temps à la lecture de ce roman.

LA FORME DE L’EAU : Amélie Poule d’Eau

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laformedeleauafficheIl y a des films qu’on aime autant que l’on s’y attendait, d’autre que l’on déteste sans aucune surprise. Des films que l’on apprécie alors qu’on en attendait rien. Et enfin des films qui nous déçoive alors qu’on aurait tant voulu les aimer. Parce que le thème nous parle, parce que l’on admire le réalisateur ou qu’on idolâtre les acteurs, parce que les critiques apparaissent unanimes. Qu’importe. Juste compte le fait que l’on se sent au final un peu trahi. Du coup, on a du mal à apprécier pleinement des qualités réelles, mais pas à la hauteur de ce que l’on attendait. C’est exactement ce que j’ai ressenti en voyant la Forme de l’Eau.

On m’avait prévenu, mais j’ai quand même été frappé par la première moitié de la Forme de l’Eau largement inspiré d’Amélie Poulain, au moins d’un point de vue formel. On peut y voir un hommage ou bien le signe d’un léger manque d’inspiration. Le soucis est qu’à côté de ça, je n’ai pas vraiment trouvé les personnages plus attachants que ça. C’est un peu trop forcé, un peu trop facile. Des personnages taillés pour être aimés (ou à l’inverse détestés) mais qui sont ainsi totalement lisses. Du coup, j’ai ressenti au moins autant d’indifférence que d’émotion en suivant les épreuves qu’ils vont traverser.

laformedeleauSi la seconde moitié va largement s’éloigner de l’œuvre de Jean-Pierre Jeunet, elle va nous conduire à un dénouement qui ne m’a pas non plus hyper enthousiasmé. Je n’ai pas vraiment de leçon de cinéma à donner à Guillermo Del Toro, mais j’aurais choisi une autre fin. Bref, le film n’a jamais réussi à m’emballer, bien qu’il reste un bel objet cinématographique, avec beaucoup de talents dedans. On retiendra en premier lieu la très belle performance de Sally Hawkins, dont la grâce ne peut pas non plus laisser totalement indifférent. Mais elle n’est pas suffisante pour faire de la Forme de l’Eau le grand et beau film qu’il aurait pu (dû) être.

LA NOTE : 12,5/20

Fiche technique :
Production : Bull productions, Double Dare You, Fox Searchlight Pictures
Distribution : 20th Century Fox France
Réalisation : Guillermo del Toro
Scénario : Guillermo del Toro, Vanessa Taylor
Montage : Sidney Wolinsky
Photo : Dan Laustsen
Décors : Paul D. Austerberry
Musique : Alexandre Desplat
Durée : 123 min

Casting :
Sally Hawkins : Elisa Esposito
Michael Shannon : Richard Strickland
Richard Jenkins : Giles
Octavia Spencer : Zelda Fuller
Michael Stuhlbarg : Dr Robert Hoffstetler
Doug Jones : la créature amphibie
David Hewlett : Fleming
Nick Searcy : General Hoyt

SECRET IN THE DARK (Monika), JESU/SUN KIL MOON (Jesu/Sun Kill Moon), WHO SOLD MY GENERATION (Night Beauts) : Allons voir chez les Grecques

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secretinthedarkmonikaOn ne part ni en Angleterre, ni aux Etats-Unis pour commencer cet avis musical, mais en Grèce, destination beaucoup moins commune. On y part pour une jolie découverte. Monika et son album Secret in the Dark, sorti en 2014. Elle nous livre des titres variés et maîtrisés, même s’ils sont parfois quelque peu lancinants ou répétitifs. Mais dès que c’est plus dynamique et plus groovy, ça devient tout de suite plus convaincant, plus que les moments de douceur. Du bon et du moins bon donc, mais un moment musical quand même globalement agréable.

jesusunkilmoonjesusunkilmoonL’album Jesu/Sun Kil Moon est tout simplement un duo entre l’artiste électro Jesu et le chanteur folk Sun Kil Moon. La rencontre donne un rock sombre et tristounet. La voix parle plus qu’elle ne chante pour un résulte globalement lancinant et pénible. Les titres sont toujours sur le même ton et sont parfois réellement interminables. Bref, on oublie !

whosoldmygenerationnightbeatsOn n’a pas non plus réellement de raison de se souvenir de Who Sold My Generation du groupe américain Night Beats. Un rock psychédélique et brouillon, transparent, plant et un rien lancinant. Parfois quelques titres proposent un rock plus classique. Cela devient alors meilleur mais sans jamais casser trois pattes à un canard. Et surtout l’album est enregistré avec un effet loin du micro qui ne concerne pas uniquement la voix mais toute l’instrumentation aussi. Incompréhensible !

L’APPARITION : Quêtes intérieures

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lapparitionafficheLe religieux et le mystique constituent deux bonnes sources d’inspiration pour les scénaristes. En effet, ils permettent facilement de placer facilement des personnages dans une position où il vont douter, ne sachant pas ce qui relève du miraculeux surnaturel et ce qui relève de la supercherie cherchant à abuser de la naïveté du croyant. L’Apparition exploite pleinement ce filon, qui constitue réellement le cœur de l’intrigue. Mais au final, le film dresse avant tout le portrait de ses protagonistes, avant de nous raconter une quête pour la vérité.

Le fil rouge narratif de l’Apparition reste bien pourtant la question du mensonge ou de la vérité. Mais il nous conduira à une explication finale assez décevante, qui nous fait dire « tout ça, pour ça ! ». Si cet aspect du scénario peut fasciner au début et nous permettre de rentrer dans l’histoire, on va vite décrocher pour mettre ça en second plan dans notre esprit. Le film aurait été d’une autre envergure avec un peu plus de consistance à ce niveau. On peut cependant respecter pleinement le choix de Xavier Giannoli de faire de son film, plutôt qu’un pseudo-polar, un film humaniste.

lapparitionEn effet, ce qui fait le réel intérêt de l’Apparition, c’est le portrait croisé du journaliste incrédule et traînant quelques lourds traumatismes et la jeune fille qui porte un poids chaque jour un peu plus démesuré sur les épaules. Deux personnages profondément dissemblables mais qui vont finir par tisser une relation singulière. C’est au final pour ça que l’on trouve ce film plutôt réussi et qu’il parvient à nous captiver jusqu’au bout. Plutôt que la recherche de la vérité factuelle, c’est bien chacune de leur quête intérieure dont on souhaite réellement connaître le dénouement. Le film n’a donc rien d’un nouveau Da Vinci Code, mais mérite en tout cas d’être vu.

LA NOTE : 13,5/20

Fiche technique :
Réalisation : Xavier Giannoli
Scénario : Jacques Fieschi, Xavier Giannoli et Marcia Romano
Décors : Riton Dupire-Clément
Costumes : Isabelle Pannetier
Photographie : Éric Gautier
Musique : Arvo Pärt et Georges Delerue
Son : François et Renaud Musy
Montage : Cyril Nakache
Production : Olivier Delbosc ; Émilien Bignon (associé)
Durée : 127 minutes

Casting :
Vincent Lindon : Jacques
Galatéa Bellugi : Anna
Patrick d’Assumçao : Père Borrodine
Anatole Taubman : Anton
Elina Löwensohn : Dr de Villeneuve
Claude Lévèque : Père Gallois
Gérard Dessalles : Stéphane Mornay
Bruno Georis : Père Ezéradot
Alicia Hava : Mériem
Candice Bouchet : Valérie

PHANTOM THREAD : Sentiments paradoxaux

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phantomthreadafficheIl est des films que l’on adore, d’autres que l’on déteste. Des sentiments clairs et tranchés. Mais d’autres encore ne vous laissent qu’une impression fugace et neutre. D’autres enfin font naître chez vous quelque chose de tangible et durable, mais indéfinissable. Positif ou négatif, dur de se décider et de répondre à cette question toute bête (et souvent insupportable) : alors, tu as aimé ? En tant que critique amateur, je me dois de répondre à cette question et même d’argumenter. Pour Phantom Thread, l’exercice sera particulièrement difficile.

D’un point de vue purement formel, on ne peut qu’être impressionné par la maîtrise totale et absolue de Paul Thomas Anderson. Mais même fait exprès, un grain d’image volontairement désuet comme celui de Phantom Thread peut rester un choix artistique assumé, mais dont l’intérêt ne saute pas aux yeux. De même une direction d’acteurs parfaite, sublimant le jeu sublime (c’est dire) d’un comédien et d’une comédienne habitant leur rôle comme rarement, ne garantit en rien que l’on va s’attacher aux personnages. L’admiration n’est définitivement pas l’amour. Ils n’ont rien d’incompatibles, mais l’un peut aller sans l’autre.

phantomthreadReste une histoire qui là aussi laisse sur une impression relativement indéfinissable. Une histoire d’amour qui ne ressemble que peu à une histoire d’amour. Une histoire qui semble cousue de fil blanc avant de prendre au final un sens toute autre. Une histoire qui fascine, mais porte parfois au bord d’un certain ennui. Phantom Thread est donc un film paradoxal. Cela lui donne tout son intérêt, mais fixe aussi ses limites. Celles d’un film que l’on peut aimer avec sa raison, plus difficilement avec son cœur. Mais pour une histoire qui parle autant de sentiments, on est en droit de le regretter.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Annapurna Pictures, Focus Features, Ghoulardi Film Company, Perfect World Pictures
Distribution : Universal Pictures France
Réalisation : Paul Thomas Anderson
Scénario : Paul Thomas Anderson
Montage : Dylan Tichenor
Photo : Paul Thomas Anderson
Décors : Mark Tildesley
Musique : Jonny Greenwood
Durée : 130 min

Casting :
Daniel Day-Lewis : Reynolds Woodcock
Vicky Krieps : Alma
Lesley Manville : Cyril Woodcock
Sue Clark : Biddy
Harriet Leitch : Pippa
Gina McKee : Comtesse Henrietta Harding
Brian Gleeson : Dr Robert Hardy
Harriet Sansom Harris : Barbara Rose
Julia Davis : Lady Baltimore

BLACK PANTHER : Un héros renversant

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blackpantherafficheLes amateurs peu éclairés des films Marvel ont pu se dire en voyant arriver Black Panther que les producteurs commençaient vraiment à consacrer des films à des super-héros de seconde zone. Mais s’ils pensent cela, c’est bien qu’ils sont des amateurs peu éclairés. En effet, le personnage reste un des piliers de cet univers et occupe une place singulière dans l’histoire de sa construction. Ce n’est donc que justice de lui consacrer un long métrage à lui tout seul. Surtout un long métrage aussi réussi.

Black Panther a fait beaucoup parlé de lui du fait de sa résonance avec une actualité beaucoup moins légère qu’un film de super-héros. Une actualité mais aussi en fait toute une histoire puisque ce super-héros a bien été crée avec une arrière pensée politique et sociale. Le film est en train d’avoir le même impact que la naissance de son alter-ego dessiné en 1966. En faire abstraction revient à passer à côté de l’essence même du personnage. Le renversement des valeurs (et des clichés) qui caractérisent ce film lui procure une saveur supplémentaire et donne quelque peu à réfléchir.

blackpantherIl n’en reste pas moins que Black Panther reste un film de héros dans la droite lignée des meilleures productions Marvel. On ne s’ennuie pas une seule seconde, la galerie de personnages est vraiment intéressante et le royaume du Wakanda nous réserve bien des surprises inattendues. L’équilibre entre action et avancée de l’intrigue est le bon. Ce film prouve une nouvelle fois la maîtrise et le réel savoir faire cinématographique de Marvel, qui continue de valoriser au mieux la richesse immense de l’univers des comics. Du coup, on a encore plus l’eau à la bouche en attendant Infinity Wars qui arrive fin mai.

LA NOTE : 14/20

Fiche technique :
Production : Marvel Studios
Distribution : The Walt Disney Company France
Réalisation : Ryan Coogler
Scénario : Ryan Coogler, Joe Robert Cole
Montage : Michael P. Shawver, Claudia Castello
Photo : Rachel Morrison
Musique : Ludwig Göransson
Durée : 135 min

Casting :
Chadwick Boseman : T Challa / Black Panher
Michael B. Jordan : Killmonger
Letitia Wright : Shuri
Lupita Nyong o : Nakia
Danai Gurira : Okoye
Winston Duke : M Baku
Daniel Kaluuya : W Kabi

LE RETOUR DU HEROS : Héros et héroïne

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leretourduherosafficheLe danger lorsque l’on confie un rôle de cabot à un acteur qui a une légère tendance à cabotiner, c’est que cela tourne vite au cabotinage. Mais les dangers sont parfois évités et le pire n’est jamais sûr. La bande-annonce du Retour du Héros pouvait facilement faire craindre le pire à ce niveau-là. Car malgré l’immense de talent de Jean Dujardin, sans une direction d’acteur un minimum ferme, il peut vite sombrer dans le n’importe quoi non contrôlé et horripilant. Il n’en est au final rien et on assiste avec plaisir à cette comédie légère et maîtrisée.

Certes, j’ai introduit ma critique du Retour du Héros en parlant de Jean Dujardin. Mais il serait pas impardonnable de lui associer dès ce second paragraphe Mélanie Laurent. Tout le monde (ou presque) connaît mon amour immense pour cette actrice qui transforme tous les films qu’elle tourne (ou presque) en or massif. Il serait impossible de dissocier ici ce duo autour duquel tout tourne et qui joue à la perfection, avec une réelle force comique, sans jamais en faire trop une seule seconde. Ils en font beaucoup certes, mais toujours à bon escient car c’est le rôle qui veut ça. Ils emplissent le film d’une énergie et d’un enthousiasme communicatifs.

leretourduherosLe Retour du Héros propose ne propose pas forcément un humour d’une subtilité débordante. Mais un humour efficace et qui fait rire. Si on ajoute à cela une galerie de personnages particulièrement savoureuses et un fil narratif qui titille quand même le spectateur quant à son dénouement, on passe au final un excellent moment. Aucun perte de neurone à l’horizon, mais des zygomatiques qui font un peu d’exercice. Au moment où un grand froid va déferler sur le pays, c’est loin d’être malvenu. On en redemanderait presque.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : JD Prod, Les films sur mesure
Distribution : Studiocanal
Réalisation : Laurent Tirard
Scénario : Laurent Tirard, Grégoire Vigneron
Décors : Françoise Dupertuis
Musique : Mathieu Lamboley
Durée : 90 min

Casting :
Jean Dujardin : Capitaine Charles-Grégoire Neuville
Melanie Laurent : Elisabeth Beaugrand
Noémie Merlant : Pauline
Féodor Atkine : Général Mortier-Duplessis
Evelyne Buyle : Madame Beaugrand
Christian Bujeau : Monsieur Beaugrand
Laurent Bateau : Monsieur Dunoyer