SOMMET DE COPENHAGUE : LES REACTIONS !

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sommetcopenhagueDepuis l’échec du sommet de Copenhague, les réactions se multiplient :

« C’est lamentable, tous des pourris ces politiciens, ça ne pense qu’au fric ! », a déclaré Madame X, qui vient de vote contre l’isolation par l’extérieur de son immeuble lors de la dernière assemblée des copropriétaires.

« Tout ça c’est la faute des Américains et des Chinois » affirme Monsieur Y, en prenant sa voiture pour aller chercher sa baguette de pain (« Bah oui, il fait froid ! »).

« Les discours de Sarkozy, c’est du vent ! » nous a écrit Monsieur Z, qui n’a pas pu voter aux dernières élections, car il faisait du quad dans des chemins forestiers, après avoir laissé ses cadavres de canettes de bière, à l’abri, sous un arbre.

Bon et moi, j’écris ce billet après avoir bu un grand verre de Tropicana, aux bonnes oranges du Brésil… Que voulez-vous, c’est le seul que j’aime…

NOEL AVANT L’HEURE

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pere-noel-saHier l’actualité a distribué des cadeaux de Noël une semaine avant l’heure. Ou plutôt la justice ! Si elle est souveraine et ses décisions n’ont pas à être contestées, quelques fois, on se demande si être riche et influent n’aide pas à faire face à cette vénérable institution…

Evidemment, les trois cas que je vais citer ne se situent pas tout à fait au même niveau. Commençons par le plus léger d’entre eux qui est plus dans le domaine de l’anecdote amusante que du vrai scandale. Richard Gasquet est donc blanchi ! Tant mieux pour lui, même si son argumentation de défense prêtait à rire. « Mais non, vous comprenez, je n’ai pas pris de coke, Monsieur le Juge, j’ai juste fait des bisous à une fille qui en avait sans doute pris… » Mais bien sûr ! Et la marmotte… Bon dans tous les cas, que cela soit vrai ou pas, Richard Gasquet ne s’est pas dopé. Il a juste déconné dans une soirée et si ce n’est pas un comportement digne d’un sportif de haut niveau, il n’y a ni triche, ni mort d’homme.

Allez, je l’avoue, j’ai toujours bien aimé Julien Dray. Je prends sa non-mise en examen comme un soulagement. Mais de là à être enthousiaste à l’idée de le voir prendre derechef la tête de la tête de la liste PS de l’Essonne, il y’a un pas que j’aurais vraiment aimé qu’il ne franchisse pas. Des élections, il y’en aura bien d’autres et il n’aurait pas manqué d’occasions pour s’y présenter, servir la France et son parti. Ca aurait été élégant de sa part de se mettre en retrait au moins le temps de Régionales, histoire que son affaire n’interfère pas avec l’amorce de la campagne. Mais voilà, ça aurait été un comportement découlant du simple bon sens et surtout de la faculté à mesurer l’impact de ce que l’on fait ou l’on dit auprès de la population… Et ça, ce n’est pas le fort des hommes politiques, surtout au Parti Socialiste… La mémoire de l’électeur est proche de celle du pinson, mais, aujourd’hui encore, ses montres à 7 000 euros sont encore toutes fraîches dans la tête du citoyen. A l’heure où même Sarko a compris qu’il fallait mettre une pédale douce au bling-bling vue la crise économique, si Julien Dray avait pu passer son tour et laisser la place aux copains spontanément, tout le monde y aurait gagné, aussi bien lui que le PS.

Et s’ils y’en a qui ne connaissent pas la crise, ce sont bien les actionnaires d’EADS. Bien sûr, on pourra toujours me répliquer que je n’ai pas vraiment la compétence pour siéger à l’Autorité des Marchés Financiers, que je n’ai pas lu les centaines de pages que ce dossier ne doit pas manquer de compter. Certes, mais on ne peut s’empêcher d’être choqué face à ces actionnaires pour qui gérer une entreprise revient à maximiser les profits sur leurs propres stock-options. Il était un temps où Henry Ford augmentait ses employés pour qu’ils puissent à leur tour acheter une de ses voitures. Tout cela est bien loin. Et voir que même en cas de fraude évidente, les coupables s’en sortent avec leurs millions, il y’a de quoi vomir. Et pour les petits actionnaires, leurs yeux pour pleurer. Ceci est tout simplement immoral et scandaleux. Il est surtout regrettable que la haine ordinaire du soi-disant Français moyen que l’on retrouve se déversant sur tout ce qui n’est pas blanc de peau à l’occasion du soit-disant débat sur l’identité nationale, ne se focalise pas sur les vrais responsables de leurs fins de mois difficiles. Tous ces gros Français de souche qui se gavent comme des porcs sur le dos de l’économie réelle est des salariés. Mais bon, le jour n’est pas encore arrivé où Arnaud Lagardère sera une insulte bien plus blessante que bougnoule…

GLA GLA…ODE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

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rechauffementclimatiqueIl semblerait que le climat ait le sens de l’humour. Depuis hier et l’ouverture de la conférence sur le climat à Copenhague, le réchauffement climatique semble soudain avoir pris fin pour laisser place à une vague de froid aussi soudaine que frigorifiant ! Il caille, c’est le moins que l’on puisse dire. On n’a envie de s’acheter un bon gros 4*4 diesel et de rouler toute la nuit en espérant faire augmenter radicalement l’effet de serre le lendemain.

Si je suis très heureux d’aller à pied au boulot et de pouvoir rentrer manger chez moi le midi, en ce moment, je me demande si c’est une aussi bonne idée que ça. Mes quatre petits quart d’heure de marche se transforment en une plongée dans un frimas qui vous prend de la tête au pied… Et aux mains surtout, vu que je n’ai toujours pas racheté de gants ! Je crois que je vais demander une prime de risque !

Et contre le froid, y’a pas photo, GDF 1, EDF 0 ! Mes deux convecteurs sont à fond et j’ai froid…aux pieds… Vive le chauffage électrique est la température tout sauf homogène dans la pièce. Mon canapé, c’est le Groenland, mon bureau, la toundra. C’est sympa, ça fait voyager. C’est juste dommage que rien ne ressemble à la plage d’Honolulu ! Elle est nulle cette agence !

Que je regrette mon chauffage au gaz avec programmateur de Bourges. C’était le bonheur. Pourtant quand il fait froid à Bourges, il fait froid. ! Et mon ancien appartement avec ses grandes baies vitrées n’étaient pas le top pour l’isolation… Mais quel confort ! Quel plaisir de sentir le chauffage de remettre en route pour de bon vers 6h du matin, histoire de vous lever dans un appartement juste à la bonne température… Bon, j’arrête je me fais du mal. Et puis, si je ne suis pas content, je n’ai qu’à monter sur mon escabeau, je suis sûr que sous le plafond, il fait très bon !

En tout cas, une chose est sûre : si un jour prochain, je croise une petite vieille qui me sort qu’il n’y a plus de saison, je luis fait bouffer son yorkshire, laisse comprise. De toute façon, avec ce froid, à mon avis, on va tous mourir, donc autant se défouler un bon coup avant !

Moi, je dis : vive le CO2, vive le méthane, longue vie aux vaches qui pètent !

ILS NOUS FERONT TOUJOURS RIRE…ENFIN PAS SUR…

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lipdubumpVous l’avez tous vu, vous avez forcément écarquillé vos yeux ébahis, atterrés, consternés… Vous vous êtes dit que c’était forcément un canular, une blague, un détournement. Et puis non, vous avez réalisé que c’est bien la ministre de la 5ème économie du monde qui effectue une chorégraphie telle une claudette percluse de rhumatisme.

Le lipdub de l’UMP est le buzz du moment. Une vidéo qui fait éclater de rire le web et ayant déjà engendré des dizaines de parodies. Bref, un ratage totale qui au lieu de donné une image jeune et sympa, donne une image ridicule et ringarde.

Il peut arriver à tout le monde de se planter, même à ce point. Quand le plantage est collectif, c’est déjà pus incompréhensif. Mais quand on lit le compte-rendu du lancement officiel de ce lipdub hier soir sur une péniche parisienne, on se dit que les jeunes pop ne vivent pas sur la même planète que la population réelle. C’est qu’ils sont contents d’eux ! Ils attendaient sa diffusion en chantant des « UMP, UMP ! » comme au stade… Et dire qu’ils aspirent à devenir l’élite intellectuelle et politique de la France.

Heureusement, j’ai pu constater qu’il y’avait des hommes politiques de droite qui gardent un minimum de lucidité. Jean-François Copé est furieux… même si on peut s’interroger sur ses motivations réelles vu qu’il en profite pour en mettre une bonne couche à Xavier Bertrand, son ennemi juré, qui lui, est très content de lui. Même beaucoup de ceux qui figurent dans la vidéo, Xavier Darcos notamment, seraient consternés par le résultat et regretteraient vivement de s’être prêté à cette mascarade.

Les Jeunes Pop font généralement rire dès qu’ils ouvrent la bouche. Avec leur lipdub, ils ont battu tous les records. Mais demain, ce seront les mêmes qui reverront les afghans à la mort par charters entiers, préféreront taxer les accidentés du travail plutôt que de revenir sur le paquet fiscal, qui diminueront le nombre de profs dans nos écoles et enverront des enfants de 13 ans en prions… Et là, ils nous feront nettement moins rire !

LA SAINTE VICTOIRE : Des clichés très bien racontés

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lasaintevictoireafficheAprès le film politique délirant et drôle, à savoir In the Loop, voici le film politique sérieux et pas drôle, la Sainte Victoire. Avant de commencer ma critique, je voudrais adresser toutes mes félicitations à deux personnes. Tout d’abord, à celui qui a trouvé le titre de ce film, habile jeu de mot entre son sens littéral et la référence à la montagne du même nom, où se déroule une scène-clé de l’intrigue. Ensuite, à l’auteur de la bande-annonce qui nous emmenait clairement sur une fausse piste, nous donnant à penser qu’on avait déjà vu tout le film, ce qui n’est pas du tout le cas. C’est d’ailleurs sûrement à cause de ça que je retire avant tout le positif de ce film.

Fils des quartiers nord d’Aix en Provence, Xavier Alvarez a réussi à monter sa boîte d’architecture. Mais peu introduit auprès des notables, il voit tous les marchés publics lui échapper. Il se lie alors d’amitié avec Vincent Cluzel, candidat à la mairie, mais loin d’être favori face au sortant, corrompu jusqu’à l’os. Il lui paye une large partie de la campagne, espèrant évidemment un retour d’ascenseur une fois l’élection gagnée… ce qui, justement, n’est pas gagné.

Pour In the Loop, j’avais dit que la vision d’un monde politique peuplé d’incompétents et de crétins étaient plus proches de la réalité qu’on ne le croyait. Pour la Sainte Victoire, le propos est plus proche du tous pourri, tous corrompus et même ceux qui veulent rester intègres sont poussés inexorablement vers le vice. Il s’agit là évidemment d’un pur cliché, même si ce n’est pas à moi que l’on va apprendre que le pouvoir, même minime, est corrupteur. Le fond du film est donc fait de raccourcis faciles, qui nous apprendrons que seuls les écologistes sont dignes de confiance.

lasaintevictoireCa aurait pu vraiment gâcher ce film, mais il reste assez bien foutu pour que l’on passe tout de même un bon moment. Comme je l’ai dit, le scénario de la Sainte Victoire, et surtout au niveau des relations entre les personnages, n’est pas aussi prévisible que l’on aurait pu le craindre. Il est même parfois surprenant, installant peu à peu une ambiguïté qui brouille nos certitudes et nous rend incapable de deviner le dénouement. L’histoire est, à côté de ça, racontée avec rythme et efficacité, l’intrigue avance et ne lambine pas en route. Bref, l’histoire de base vaut ce qu’elle vaut, mais la narration qui en est faite ne souffre que peu de défauts.

Et la grande surprise de ce film vient de Christian Clavier. Bon attendez, je fais une petite pause, je respire un bon coup, calmement… Oui, je vais dire du bien de Christian Clavier. On avait un peu oublié qu’il pouvait se comporter en véritable acteur qui ne vocifère pas à tout bout de champ. Il est même convaincant en élu… de gauche. Oui, oui, Christian Clavier, en homme de gauche… C’est dire qu’on est vraiment face à une performance d’acteurs. Quant à Clovis Cornillac, il fait du Clovis Cornillac, ce qui est déjà bien, vu que c’est quand même lui qui le fait le mieux.

La Sainte-Victoire m’a quand même plu parce que ce film m’a surpris. Sans cela, pas sûr que j’aurais autant apprécié un scénario qui traîne quand même un grand nombre de clichés.

Fiche technique :
Réalisateur : François Favrat
Scénariste : François Favrat
1er assistant réalisateur : Ivan Fegyveres
Chef décorateur : Denis Mercier
Monteur : Samuel Danesi
Monteur : Luc Barnier
Directeur de la photographie : Giovanni Fiore Coltellacci

Casting :
Clovis Cornillac : Xavier Alvarez
Christian Clavier : Vincent Cluzel
Sami Bouajila : Yacine Guesmila
Vimala Pons : Anaïs Cluzel
Valérie Benguigui : Michèle Dalembert
Marilyne Canto : Géraldine Wood
Michel Aumont : Robert Richerand
Eric Berger : Tristan de Courson
Marianne Denicourt : Françoise Gleize
Herrade Von Meier : Noémie 

CHER JOURNAL…

cherjournal

cherjournal… je sais bien que je te néglige, vu que je n’écris quasiment jamais rien dans cette rubrique. Mais voilà, si j’arrive à faire vivre mon site, bien plus que je ne pouvais l’imaginer quand je l’ai refondé cet été, je n’ai pas non plus le temps que je souhaiterai à lui consacrer. Et c’est vrai, que je privilégie plutôt les articles « d’actualité », à savoir les critiques ciné, et les billet sur le sport et l’actu. Pour le reste, je me dis toujours que ça peut attendre… sauf que ça ne fait que ça…

Et puis, mon cher journal, rassure-toi, il n’y pas que toi que je néglige. Je n’ai toujours pas terminé Mario Galaxy qu’on m’a offert à Noël dernier. Et puis, il y’a mon roman… J’étais bien parti à la fin de l’été. Et puis les réunions politiques ont repris et mon emploi du temps s’est à nouveau chargé. Du coup, le premier chapitre n’est toujours pas terminé… Pas une ligne écrite depuis septembre.

Mais bon, les vacances sont dans deux semaines. Enfin, généralement, je les attaque avec tout plein de choses à faire et je les termine… avec toujours plein de choses à faire, vu que je n’ai pas fait le quart de ce que j’avais prévu. Peut-être que celles-ci seront différentes. J’y crois à mort…

LE VILAIN : Pour les nostalgiques de Ca Cartoon

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levilainafficheCe que l’on demande à un divertissement, c’est de divertir, rien de plus. Et quand il le fait bien, on obtient un excellent film, auquel il n’y aucune raison de reprocher de ne pas être autre chose que ce qu’il prétend être. Le Vilain, le nouveau film, d’Albert Dupontel rentre tout à fait dans cette catégorie.

Un braqueur de banque revient se cacher chez sa mère, 20 ans après avoir quitté la maison sans rien dire. Très vite, la vielle dame découvre que son fils n’est pas du tout un gentil garçon. Elle y voit là la raison de la malédiction qui la frappe et qui l’a fait réchapper constamment à toutes sortes d’accidents sans une seule égratignure. Elle décide alors de forcer son fils à réparer les méfaits commis dans son enfance… mais ce dernier n’a pas du tout l’intention de se laisser faire.

Le Vilain est un film dont les influences sont à chercher chez Tex Avery, beaucoup plus que chez Eric Rohmer. Ce film est dans l’esprit d’un Tom et Jerry ou un Bip Bip et le Coyotte. Les personnages ne deviennent pas tout plat après avoir percuté un mur, mais presque. De l’humour avant tout visuel donc, mais surtout beaucoup d’énergie. Et à ce niveau, Catherine Frot n’a rien à envier à Albert Dupontel.

Le Vilain n’aura sûrement jamais le statut de film culte, comme peut l’avoir le Créateur, son meilleur film jusqu’à présent. On y retrouve l’humour un rien vachard, des personnages drôles par leur bêtise empreinte de méchanceté. Donc si vous aussi vous avez toujours rêvé que le Coyotte mange enfin un Bip-Bip, ce film est fait pour vous…Enfin, ne comptez pas pour moi pour vous dévoiler la fin, elle n’est de toute façon pas ce à quoi vous vous attendez. Mais bon en attendant, vous vous payerez une bonne tranche de rire. Bien sûr, comme tous les films comiques, Le Vilain est quelque peu inégal, mais recèle aussi quelques réels moments de bravoure !

levilainLe duo Catherine Frot- Albert Dupontel fonctionne à la perfection. Le duel qui semblait à première vue déséquilibré entre une pauvre petite vieille et un malfrat aguerri s’avère très vite être un choc de titans, chacun rivalisant d’imagination pour arriver à ses fins. C’est aussi un duel de deux acteurs qui s’éclatent visiblement dans leur rôle dans lequel ils mettent toute leur énergie. Et quand on connaît leur talent respectif, on imagine bien que le résultat est des plus réjouissants.

Les effets visuels sont eux aussi particulièrement réussis. Il y’a un côté Jean-Pierre Jeunet dans le Vilain. Un vrai travail visuel réellement intéressant. Ce travail était déjà présent dans les films précédents de Dupontel, mais ne prenait pas la même importance. Il a un vrai talent de réalisateur, à la hauteur de son talent d’acteur, et ce n’est pas peu dire. S’il arrive à combiner dans un même film les qualités visuelles de ce film avec l’humour vraiment corrosif du Créateur, le chef d’œuvre ne sera pas loin.

Le Vilain n’en est pas tout à fait un. Mais c’est déjà un excellent film drôle et divertissant. Et c’est déjà beaucoup !

Fiche technique :
Production : ADCB Films, StudioCanal, France 2 Cinéma, Euro Média Télévision
Distribution : StudioCanal
Réalisation : Albert Dupontel
Scénario : Albert Dupontel
Montage : Christophe Pinel
Format : 35mm
Décors : Bertrans Seitz
Son : Germain Boulay, Serge Rouquairol
Musique : Christophe Julien
Costumes : Pierre-Yves Gayraud
Maquillage : Françoise Quilichini
Directeur artistique : Pierre-Yves Bastard
Durée : 86 mn

Casting :
Catherine Frot : Maniette
Albert Dupontel : Le Vilain
Bouli Lanners : Korazy
Nicolas Marié : Doc William
Christine Murillo : Melle Somoza
Philippe Duquesne : Le peintre roux
Bernard Farcy : Inspecteur Elliot
 

CAPITALISM : A LOVE STORY : Il y’a des portes ouvertes qui méritent d’être enfoncées !

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capitalismalovestoryafficheSi on doit reconnaître un mérite à Michael Moore, c’est celui d’avoir remis le genre documentaire à la mode au cinéma. Il ne se passe plus un mois sans un film de ce type. C’est effectivement une très bonne chose… sauf que Michael Moore ne réalise pas des documentaires, mais des pamphlets, ce qui est tout aussi respectable, mais constitue une démarche tout de même très différente. Capitalism : a love story est sa dernière œuvre, qui possède les mêmes qualités que les précédentes… mais aussi les mêmes limites.

Que retiendrons les générations futures de notre civilisation occidentale contemporaine ? Une vidéo de chats tirant la chasse d’eau ? Ou bien l’image d’Américains moyens évacués manu militari de leurs maisons, dont ils sont pourtant propriétaires depuis plusieurs décennies ?

Le point de départ de Capitalism : a love story résume bien la « patte » Michael Moore. De l’humour auquel succède très vite beaucoup d’émotions. Tous ses films sont peuplés de témoignages poignants, de gens en pleurs, dont on ne peut que partager la souffrance et la peine. Après, évidemment, il manque une prise de recul, la recherche d’une vérité objective et une mise en perspective, mais encore, nous ne sommes pas ici devant un documentaire. Ce film n’échappe pas à la règle, qui vous fait vite passer du rire aux larmes.

Bien sûr, étant entré dans la salle avec le dernier numéro d’Alternatives Economiques sous le bras, j’étais peut-être prédisposé à recevoir le message véhiculé par Capitalism : a love story. Mais c’est avant tout le talent de Michael Moore qui lui permet encore une fois de faire mouche. Cependant, ce film ne provoque pas le même choc que Bowling for Columbine ou Fahrenheit 911. Beaucoup reprochent à Michael Moore de se laisser aller à une certaine paresse intellectuelle et de se contenter de tirer toujours sur les même ficelles. Il faut bien avouer qu’ils n’ont pas complètement tort.

La première moitié de Capitalism : a love story n’est pas franchement une réussite. Le capitalisme, c’est le mal, il nous le répète pendant une heure, mais on avait déjà compris au bout de cinq minutes. On pourra s’interroger, par exemple, sur l’intérêt de faire intervenir successivement plusieurs hommes d’Eglise pour répéter la même chose. Certes, il y’a là une volonté de dénoncer l’utilisation abusive des références religieuses par la droite américaine ultra-libérale. Mais le tout manque un peu de subtilité et de pédagogie.

capitalismalovestoryCes deux éléments sont nettement plus présents dans la seconde partie. Encore une fois, Capitalism : a love story n’est pas un documentaire (là, je pense que vous avez compris) mais c’est quand il s’en rapproche le plus qu’il devient le plus intéressant. Mais trop souvent, il ne fait qu’effleurer la question, notamment le passage sur les modes de fonctionnement d’entreprises sous forme « solidaires » (coopératives, mutuelles…), qui est bien trop court. Il permet pourtant d’écarter définitivement le fâcheux amalgame entre capitalisme et économie de marché… qui est d’ailleurs lui-même parfois fait dans la première partie du film.

Capitalism : a love story n’en reste pas moins un film tout ce qu’il y’a de plus salutaire pour l’esprit. Déjà, parce qu’il pousse à réfléchir, qu’on soit d’accord ou non avec le propos. Certes, Michael Moore enfonce des portes ouvertes. Mais des portes ouvertes totalement inacceptables, mais face auxquels nous sommes trop souvent indifférents ou résignés, comme si tout cela était normal et surtout inévitable. L’appel de Michael Moore à la fin du film à reprendre en main notre pouvoir, le pouvoir démocratique, le seul légitime, qui ne doit pas ployer devant le pouvoir économique, constitue une excellente conclusion à ce film qui ne l’est pas tout à fait.

Avec Capitalism : a love story, Michael Moore touche ses propres limites. Mais, même s’il a bien des défauts, vous en ressortirez avec une petite boule au ventre qui n’est que trop peu souvent donné par le petit écran (et ne parlons pas du JT de TF1…).

Fiche technique :
Production : Paramount Vantage, Overture Films
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : Michael Moore
Scénario : Michael Moore
Montage : Conor O’Neill, John Waiter
Photo : Dan Marracino, Jayme Roy
Son : Francisco LaTorre, Mark Roy, Hillary Stewart
Musique : Jeff Gibbs
Durée : 122 mn  

L’IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS : Terry Giliam fait du Terry Giliam (mais le fait bien !)

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limaginariumdudocteurparnassusafficheAncien pilier des Monty Python, réalisateurs de géniaux Brazil, l’Armée des 12 Singes ou encore Bandits, Bandits, Terry Gilliam est un artiste à l’imagination fertile, pour ne pas dire débordante. Ses films regorgent toujours de trouvailles narratives et encore plus visuelles. Les mauvaises langues diront à l’excès. Terry Gilliam est en effet est un réalisateur que l’on peut qualifier de rococo. L’Imaginarium du Docteur Parnassus en est une nouvelle preuve.

La troupe ambulante du Docteur Parnassus offre à ses spectateurs un spectacle quelque peu déconcertant. Mais ce n’est rien par rapport à ce qui attend ceux qui franchissent le seuil du miroir magique qui se trouve au centre de la scène. Et qui est cet inquiétant Mr Nick qui tourne autour d’eux ? et en particulier autour de Valentina, la fille du Docteur, qui s’apprête à fêter ses 16 ans.

L’univers de Terry Gilliam est souvent très ésotérique et cherche avant tout à stimuler l’imagination du spectateur, sans chercher forcément à soigner la clarté ou la cohérence de la narration. Il se rapproche beaucoup en ce sens de David Lynch, en plus flamboyant. L’Imaginarium du Docteur Parnassus cherche donc avant tout à vous en mettre plein les yeux et à vous émerveiller visuellement. Amateurs d’univers colorés, originaux et fantaisistes, ce film vous plaira.

Mais du coup, on n’a pas parfois l’impression que le scénario n’est qu’un prétexte permettant à Terry Gilliam de se lâcher sur le budget décor (qu’il est connu pour faire exploser, ce qui explique en grande partie ses difficultés croissantes à se faire produire). C’est surtout vrai dans la première partie du film, lorsqu’on se demande vraiment où tout cela va nous mener. Sur la fin, l’intrigue prend de l’épaisseur et surtout de l’importance. Cependant, on pourra tout de même regretter un déséquilibre trop important entre intrigue et imagination visuelle, surtout que ce sont deux éléments absolument pas incompatibles.

On saluera tout de même la qualité des personnages de l’Imaginarium du Docteur Parnassus. Ils dégagent tous une forte sympathie et se révèlent au final beaucoup plus ambigus que ce que l’on avait tout d’abord pensé. S’ils semblent parfois un peu perdus au milieu de ces délires visuels et de cette histoire parfois un peu confuse, ils maintiennent l’intérêt du spectateur toujours éveillé, ce dernier attendant avec impatience de savoir ce qui les attend.

limaginariumdudocteurparnassusA la lecture du casting, et connaissant les problèmes de Terry Giliam quant au financement de ses films, on se rend bien compte qu’il reste un réalisateur qui compte et avec qui certains seraient prêts à payer pour tourner. Le regretté Heath Ledger, Johnny Depp, Colin Farell et Jude Law sur la même affiche ferait pâlir d’envie bien des metteurs en scène, pourtant bien mieux vus des grands studios hollywoodiens. Et on sent chez toutes ces immenses stars une vraie joie de collaborer à la création de l’univers délirant de l’Imaginarium du Docteur Parnassus. Mais à côté d’eux, la toute jeune Lily Cole est loin de faire pâle figure et je suis sûr qu’on aura vite l’occasion de revoir son beau visage.

Un mot enfin sur les aspects techniques et visuels de l’Imaginarium du Docteur Parnassus. Ils constituent le principal atout de ce film. Il faut bien avouer que les décors sont splendides et que les progrès du numérique permettent désormais de réaliser des effets spéciaux impressionnants à moindres frais. Terry Gilliam en profite à fond… Peut-être un peu trop diront certains. Il est vrai que ce délire visuel ressemble plus à une marotte personnelle du réalisateur qu’à un soucis de construire un univers au service d’une histoire. Mais il faut bien avouer que l’ancien Monty Python reste un maître pour nous émerveiller.

L’Imaginarium du Docteur Parnassus est donc dans la droite lignée du reste de l’œuvre de Terry Gilliam. Il ne restera pas comme son plus grand film, mais reste un bon moment de cinéma, loin d’être parfait, mais qui a le mérite, et non des moindres, d’être issu d’un univers personnel inimitable.

Fiche technique :
Production : Davis-Films
Réalisation : Terry Gilliam
Scénario : Terry Gilliam, Charles McKeown
Montage : Mick Audsley
Photo : Nicola Pecorini
Distribution : Metropolitan FilmExport
Musique : Jeff Danna, Mychael Danna
Directeur artistique : Dan Hermansen, Denis Schnegg
Durée : 122 mn

Casting :
Heath Ledger : Tony
Lily Cole : Valentina
Christopher Plummer : Dr Parnassus
Tom Waits : Mr Nick
Andrew Garfield : Anton
Verne Troyer : Percy
Jude Law : Tony
Johnny Depp : Tony
Colin Farrell : Tony

TOUT LE MONDE N’A PAS LA CHANCE D’AVOIR LE CUL BORDE DE NOUILLES

ameliemauresmo

ameliemauresmoDécidément, Amélie Mauresmo est fâchée avec le calendrier… Enfin surtout avec celui de l’Equipe de France de football.

Le départ à la retraite d’Amélie Mauresmo, même s’il était dans l’air du temps depuis de longs mois, va laisser un grand vide dans le sport français. Un vide trop peu ressenti par rapport à son splendide palmarès. Et tout ça, en grande partie par la faute des Bleus…

Gagner Wimbledon la veille d’une finale de Coupe du Monde n’était évidemment pas délibéré, mais il a plongé pour l’éternité ce magnifique exploit dans une indifférence particulièrement injuste. A jamais, l’énumération de son palmarès sera ponctuée par des « ah tiens, elle a gagné Wimbledon… Je ne m’en rappelais pas… ». La vie est ingrate… même si les 15 000 000 de dollars de gain accumulés dans sa carrière sont là pour faire passer la pilule.

Bien sûr, il y’aura des mauvaises langues pour dire que l’heure de gloire de Mauresmo, entre la fin 2005 et la fin 2006, a avant tout été une période où les quatre meilleures joueuses au monde, les sœurs Williams et les deux Belges Clijsters et Hénin, connaissaient des soucis physiques divers. N’empêche, l’histoire du sport français n’a connu que très peu de champions numéro 1 mondial dans un sport qui n’est pas divisé en multiple sous-catégories (comme le sont l’athlétisme, la natation ou le judo). Amelie Mauresmo est l’égale d’un Prost, d’un Hinault ou d’un Loeb et on ne pourra jamais le lui enlever.

Au café du commerce, encore une fois, Mauresmo n’occupera donc pas les conversations comme elle le devrait. La faute au tirage au sort de la Coupe du Monde 2010. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la France n’a pas à se plaindre ! L’autre jour, l’Equipe reconnaissait une seule qualité à Domenech…celle d’être chanceux… Et bien, visiblement, les astres sont encore avec lui… Jusqu’au 11 juillet ?