LES AVENTURIERS DE LA MER : L’INTEGRALE, TOME 2 (Robin Hobb) : Le bon vent du large

lesaventuriersdelamer2Ce n’est pas un, mais trois livres dont je vais vous parler dans cette critique. Non, en fait, c’est un seul et même livre, à savoir le deuxième tome des Aventuriers de la Mer. Du moins de son édition originale, ce qui correspond aux tomes 4, 5 et 6 de l’édition française. Comme souvent pour de l’heroic fantasy, il a été fait le choix de découper arbitrairement une œuvre pour éviter d’avoir à vendre un gros pavé, brisant son équilibre naturel. Lire les trois à la suite permet donc de rétablir les intentions originelles de Robin Hobb. Et surtout de les apprécier à sa juste valeur. (NB : le roman existe aussi dans une édition : l’Intégrale qui rétablit le découpage d’origine)

Le milieu d’une trilogie constitue souvent un moment faible. Ou du moins de calme avant la tempête. Ce n’est pas vraiment le cas ici, l’histoire ayant eu un peu de mal à démarrer lors du premier volet. On est plutôt sur un rythme de croisière (c’est le cas de le dire ici) qui nous permet de mieux connaître les personnages et de les voir évoluer et prendre de l’épaisseur. On est désormais à l’aise dans cet univers (ou du moins partie de l’univers, puisque les événements se situent dans le même monde que l’Assassin Royal) et on peut apprécier pleinement les péripéties nombreuses et variées que vivent les nombreux personnages.

Ce deuxième volet des Aventuriers de la Mer est un récit choral, avec plusieurs fils narratifs qui avancent en parallèle autour de protagonistes séparés dans l’espace. Il s’agit là d’un procédé classique de la fantasy, mais pas toujours aussi bien utilisé que Robin Hobb. On s’attache plus ou moins à chaque sous-histoire, mais au moins on peut leur connaître toujours une grande cohérence et une même profondeur. Le récit est riche et très prenant, à défaut d’être terriblement passionnant. En tout cas, on termine cette lecture en étant impatient d’appareiller pour le dernier volet.

UNE BALLE DANS L’ESTHETE (Patrick Eris) : Un Poulpe bien servi mais sans goût

uneballedanslestheteQuoi encore un Poulpe ? Et oui, j’en ai encore un certain nombre qui m’attendent dans ma bibliothèque et je compte bien y faire honneur. En effet, cette série ressemble un peu à une boîte de chocolats, comme disait la mère de Forest Gump. Puisque chaque épisode est écrit par un auteur différent, on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber. Patrick Eris, qui a signé Une Balle dans l’Esthète est avant tout connu pour ses traductions. Mais il possède incontestablement une belle plume. A défaut d’avoir des idées brillantes pour animer son histoire.

Une Balle dans l’Esthète est incontestablement un Poulpe particulièrement bien écrit. On apprécie la volonté de Patrick Eris de revenir aux racines du personnage au début de Une Balle dans l’Esthète, après quelques libertés dans les derniers épisodes que j’ai lus (sachant que je les lis dans l’ordre de leur parution). Malheureusement, les pages passent les unes après les autres et le lecteur reste en attente du vrai départ du récit. Il ne viendra jamais et se termine sans que l’on ait eu la chance de vraiment rencontrer les personnages et l’univers dans lesquels ils évoluent. Plutôt frustrant donc.

Comme tous les épisodes de la série, Une Balle dans l’Esthète reste particulièrement court (128 pages avec une police très élevée et des pages blanches) et s’apparente donc à une petite friandise littéraire. Un exercice de style auquel s’attaque plein d’auteurs et qui nous permet de les comparer. Cela fait partie de l’intérêt et de l’originalité de cette série. Alors on pardonne facilement les imperfections et on a envie de crier « au suivant » pour savoir à quelle sauce le Poulpe sera servi la prochaine fois.

LA TRILOGIE DU VIDE, TOME 2 : VIDE TEMPOREL (Peter F. Hamilton) : Décollage en seconde

videtemporelRien ne sert de courir, il faut partir à point. C’est vrai dans beaucoup de domaines et pas seulement les courses animalières. En littérature également et pas que chez Jean de la Fontaine. Chez Peter F. Hamilton aussi. La preuve avec le deuxième volet de la Trilogie du Vide, Vide Temporel. En effet, le premier tome n’incitait pas réellement à l’enthousiasme et on avait un tout petit peu de mal à imaginer comment le lecteur pourrait finir pas s’intéresser profondément à ce récit au long cours. Mais il ne fallait surtout pas perdre espoir.

Le premier épisode était construit autour de deux lignes narratives disjointes et d’importance inégale, avec une alternance de chapitres portant sur l’une puis l’autre. Vide Temporel reprend le même procédé mais en inversant l’importance relative des deux parties. C’est peut-être pour cela que ce deuxième volet est nettement plus intéressant. C’est surtout que cela permet au lecteur d’appréhender enfin réellement tous les enjeux des différentes composantes du récit. Tout prend sens et la curiosité du lecteur s’éveille soudain.

On peut cependant reprocher à Peter F. Hamilton toujours le même manque de clarté dans la narration. A la fois, cela fait partie inhérente de son style et il ne faut pas trop le craindre si on s’aventure dans un de ses récits. Je regrette cependant une nouvelle fois l’absence d’un index des personnages, toujours utile pour des histoires aussi foisonnantes. Vide Temporel ne brille donc pas forcément par la qualité de la plume de son auteur. On n’apprécie donc pas totalement à sa juste valeur la richesse de ce roman, mais assez désormais pour avoir une réelle envie de connaître la suite.

LE POETE DE GAZA (Yishaï Sarid) : Conflits intérieurs et extérieurs

lepoetedegazaLe conflit israelo-palestinien tient une place particulièrement importante dans la géopolitique mondiale. Ses répercussions dépassent largement la simple région où les événements se déroulent et chaque évolution fait les gros titres des journaux du monde entier. Pourtant, il n’inspire pas tant que ça la littérature et le cinéma. Peut-être parce qu’il est tellement délicat d’en parler que cela rebute bien des auteurs. Il reste néanmoins des artistes qui le vive au quotidien pour témoigner. C’est le cas de Yishaï Sarid qui nous a offert le remarquable le Poète de Gaza.

Le Poète de Gaza reste un polar, mais ce roman nous fait surtout partager le point de vue, et pour tout dire les tourments, de ceux qui vivent le conflit au quotidien. Le personnage principal est un agent des services secrets israéliens et l’on partagera ses pensées, ses doutes et ses interrogations. Yishaï Sarid est le fils d’un député israélien qui sera battu toute sa carrière pour la paix. On imagine facilement à la lecture de ce livre qu’il partage largement les idées de son père. Mais jamais le propos ne devient manichéen ou militant. Il expose avant tout la manière dont cet état de guerre permanent pèse sur les esprits et toute la société.

Les ressorts de le Poète de Gaza sont donc avant tout psychologiques. Le fil route narratif concernant un projet d’attentat n’est pas quantité négligeable, mais même cet aspect du récit tourne autour de l’évolution des relations entre les protagonistes. Cependant, tout cela est assez bien mené pour être parcouru par une vraie tension et n’être jamais ennuyeux. Le livre n’est pas pas très épais mais il recèle une vraie richesse qui en a fait une lecture d’été parfaite pour ne pas bronzer idiot. Cela tombe bien, ces vacances m’ont permis de bronzer. Reste à espérer que je ne sois pas devenu idiot.

LE MOTIF DE SAULE (Robert Van Gulik) : Le meilleur du Juge Ti

lemotifdusauleLe Juge Ti est un personnage dont j’ai pris l’habitude de lire les aventures régulièrement. Non pas que l’œuvre de Robert Van Gulik soit toujours enthousiasmante, mais elle offre de jolis divertissements littéraires, dépaysants et agréables à lire. Le Motif du Saule se situe en quatrième dans la série, même si cet ordre n’a guère d’importance. Il est surtout celui qui m’a le plus plu jusqu’à présent. En effet, il rassemble toutes les qualités de cette série en proposant une histoire plus convaincante qu’à l’accoutumée.

Le Motif du Saule est donc un polar qui nous plonge dans la Chine impériale. Le Juge Ti mène l’enquête, avec toujours la même perspicacité, capable à la fois d’analyser les comportements humains et les indices matériels. Cet épisode propose plusieurs enquêtes entrecroisées, dont on finira par comprendre qu’elles possèdent un lien entre elles (je spoile un peu, mais ce n’est pas non plus une énorme surprise). On retrouve le même plaisir que celui que l’on ressent en parcourant un Agatha Christie. Le récit est riche, clair, bien mené, avec de vraies surprises et rebondissements, et propose une galerie de personnages particulièrement réussie.

Le Motif du Saule est réellement plaisant à lire parce qu’il nous permet de mieux connaître plusieurs personnages secondaires qui entourent le Juge Ti. Cela enrichit le récit et permet au lecteur de s’attacher à certains protagonistes. En effet, le personnage principal n’est pas forcément toujours hyper sympathique, donc on est heureux de pouvoir ressentir un peu d’affection pour ses acolytes. Globalement, en tout cas, ce roman est parmi ce qui se fait de mieux dans la collection Grands Détectives, qui nous propose souvent des lectures idéales pour l’été.

TOUT ALICE (Lewis Caroll) : Enfin à sa place

toutaliceAlice au Pays des Merveilles fait partie de ces œuvres qui nous sont particulièrement familières, mais qu’au final personne n’a jamais vraiment lu. La forme exacte de l’œuvre de Lewis Caroll est en effet particulièrement complexe, avers plusieurs versions des mêmes histoire. Tout Alice, une édition française rassemble et offre une nouvelle traduction à cet élément majeur de notre culture. Elle nous permet surtout de découvrir sa réelle profondeur, sa richesse et sa subtilité insoupçonnées.

L’œuvre de Lewis Caroll n’est pas des plus facile à lire, même pour un adulte. Le vocabulaire est parfois très élaboré et difficilement accessible à des enfants. C’est d’ailleurs assez surprenant. On comprend mieux lorsqu’on lit la dernière partie de cette édition où les traducteurs expliquent tous les choix qu’ils ont du faire pour retranscrire les jeux de mots qui peuplent les pages d’Alice au Pays des Merveilles. En effet, les traductions successives n’ont pas toujours traité cet aspect de l’œuvre avec l’attention qu’il mérite, préférant l’accessibilité du récit aux enfants. Mais ils privèrent ainsi les lecteurs français d’un des intérêts majeurs de ce récit légendaire.

Cette édition sera donc d’autant plus apprécié par ceux qui maîtrisent assez bien l’anglais pour réellement apprécier le travail remarquable réalisé par les traducteurs. Lire les mêmes histoires dans différentes versions est parfois un peu rébarbatif, mais cela permet également de resituer l’œuvre de Lewis Caroll dans son histoire et son évolution. Ainsi, on comprend comment cette œuvre a pu devenir aussi légendaire tout en restant au fond aussi méconnu. Alice au Pays des Merveilles pourra donc reprendre la place qu’il mérite dans les bibliothèques des lecteurs français.

LA DISPARITION DE PEREK (Hervé le Tellier) : Joli Pouple froid

ladispartiondeperekLecture récurrente chez moi, un roman de la série le Poulpe. Il m’en reste encore une petite dizaine à lire donc j’aurais encore l’occasion de vous repasser encore le même plat. Mais les mollusques sont comme tout, il existe moult façons de les préparer. Surtout quand le cuisinier change à chaque recette. Ici Hervé le Tellier, un auteur à la carrière littéraire solide, et qui nous offre donc un épisode, la Disparition de Perek, particulièrement bien écrit. A défaut d’être le plus imaginatif et le plus passionnant.

La Disparition de Perek n’est pas parcouru par cet humour un peu désabusé qui caractérise beaucoup d’épisodes de la série. Le personnage principal ne nous fait que très part au spectateur de ses pensées et le récit perd là une dimension qui fait souvent le charme de ces courts récits. Ce volet aurait pu en fait s’insérer dans un autre série que le Poulpe sans trop de soucis. On perd ici ce qui fait la singularité de ce vrai-faux détective à nul autre pareil. L’amateur éclairé aura donc un peu de mal à y trouver totalement son compte.

Comme je l’ai écrit plus haut, la Disparition de Perek est par contre écrit dans un style très agréable, d’un niveau littéraire supérieur à la moyenne de cette série. Cela ne fait évidemment qu’amplifier nos regrets que cette qualité ne vienne pas au soutien d’un récit beaucoup plus original, pour ne pas dire intéressant. L’intrigue policière en elle-même se laisse lire, mais n’a rien d’inoubliable. Le tout donne un résultat assez neutre. Ni totalement bon, ni vraiment mauvais, mais qui ne laisse que peu de trace dans l’esprit du lecteur. Heureusement, vu sa brièveté, il ne lui aura pas pris trop de son temps.

LA TRILOGIE DU VIDE, TOME 1 : VIDE QUI SONGE (Peter F. Hamilton) :

videquisongeL’Etoile de Pandore de Peter F. Hamilton reste pour moi une des meilleure saga de science-fiction qui m’a été donnée de lire. C’est donc avec une certaine envie que j’ai attaqué la lecture de la Trilogie du Vide et son premier tome Vide qui Songe, qui se situe dans le même univers. Cependant, la personne qui a eu l’amabilité de me le prêter m’a averti qu’elle était quelque peu décevante. J’avoue qu’au final ce premier volet me laisse quelque peu sur ma faim. Des bases sont posées, mais je reste circonspect sur ce qu’elle peuvent donner par la suite.

On retrouve vraiment dans ce début de saga le même style que celui qui avait présidé à l’Etoile de Pandore. Une foule de personnages qui surviennent, au sein de plusieurs fils narratifs parallèles qui ne semblent pas forcément à première vue reliés entre eux. Ca a même un petit côté Game of Thrones, mais Peter F. Hamilton n’est pas tout à fait George R. Martin. Surtout que ces deux autres œuvres font bénéficier du lecteur d’un index des personnages très utiles. Pas de trace dans Le Vide qui Songe et c’est bien dommage. Mais le principal problème réside dans le fait qu’aucun des fils ne nous donnent une terrible envie de le suivre.

Le Vide qui Songe propose bien quelques idées sympathiques et originales, qui montrent que Peter F. Hamilton n’a pas perdu son imagination foisonnante. Cependant, aucune ne dépasse le stade de l’anecdotique et on voit mal comment elles vont pouvoir contribuer à créer une grande saga épique. La Trilogie du Vide commence donc doucement et ne formule que peu de promesses auprès du lecteur. Mais l’avantage de cette situation, c’est qu’elle n’aura pas trop de mal à les tenir. Cependant, même si elle y parvient, pas sûr qu’elle sauve le lecteur de l’ennui.

22/11/63 (Stephen King) : Le retour du roi

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221163Je suis tombé dans le Stephen King à l’adolescence. A partir de ce moment-là, en une dizaine d’années, j’ai du lire une quinzaine de ses romans. Ensuite, peu à peu, j’ai perdu cette habitude, si on met de côté les épisodes de la Tour Sombre, qui occupe de toute façon une place réellement à part dans l’œuvre de cet auteur. Pourtant, je suis loin d’avoir fait le tour de sa foisonnante bibliographie. Surtout qu’elle continue de s’enrichir encore et encore. En 2011, il signa 22/11/63 qui a connu un très gros succès en librairie et même une adaptation en série. Un grand roman qui m’aura fait passer un excellent moment. Et m’aura surtout redonner l’envie de remettre régulièrement cet auteur au programme de mes lectures.

22/11/63 est un vrai roman fantastique. Pas d’horreur, de fantôme ou d’extra-terrestre. Juste un élément d’irrationnel qui fait naître une histoire réellement extraordinaire. Je ferai le choix d’en dire le moins possible pour offrir un éventuel futur lecteur la même joie de découvrir peu à peu ce qu’il en est. On retrouve dans ce roman tout ce qui fait l’incroyable talent de conteur de Stephen King. Plus de mille pages, mais pas une page d’ennui. Même quand il ne semble pas se passer grand chose, le lecteur a toujours l’impression de lire un passage de première importance. On se retrouve en immersion totale dans le récit et on est particulièrement heureux d’oublier tout ce qui nous entoure, plongé au cœur du roman.

Raconté à la première personne, 22/11/63 offre une narration particulièrement vivante. On partage les pensées du héros et on a l’impression ainsi de vivre un peu soi-même ces aventures. Les amateurs de Stephen King ne seront pas surpris par les thématiques annexes qui sont celles que l’on retrouve classiquement dans ses romans, comme la maltraitance. Mais le génie des grands auteurs est de savoir donner assez de richesse à ses récits pour que l’on ait toujours l’impression de lire quelque chose de nouveau. Et surtout quelque chose de bon. Et ce roman est réellement excellent !

CHRONIQUES D’UN GUERRIER SINAMM, TOME 3 : LA PROHETIE DE SAHARAMA (Nicolas Jarry) : Départ en beauté

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laprophetiedesaharamaN’est pas J.R.R Tolkien qui veut ! Ou George R. Martin, si on veut une référence plus moderne. Ce n’est évidemment pas qu’une question de consonne insérée dans le nom, mais de talent littéraire et de faculté à faire naître des mondes imaginaires qui marquent profondément des générations entières d’amateurs de fantasy et même au-delà. Nicolas Jarry n’est clairement ni l’un, ni l’autre. Il y a peu de chance que son nom traverse les âges et que ses livres deviennent des classiques intemporels. Mais on pourra au moins lui reconnaître un mérite qui n’est pas donné à tout le monde. Il a su achever en beauté sa trilogie Chroniques d’un Guerrier Sînamm avec la Prophétie de SaharAma.

Cette saga française sera vraiment monté en puissance. Le premier tome était assez moyen, le deuxième déjà plus emballant et le troisième franchement réussi. Rien d’extrêmement novateur ici, mais un vrai plaisir à suivre cette nouvelle aventure. La Prophétie de SaharAma est distrayant et mieux écrit que les précédents volets. Certes, le lecteur a eu le temps de prendre ses marques dans cet univers, mais Nicolas Jarry a fait plus d’effort que précédemment pour rendre son récit fluide et compréhensible. Pas d’ellipse ou de raccourci sur les enjeux ou les intentions de personnages dans leurs actions. Cela paraît la base pour un roman, mais ces préceptes sont souvent oubliés par les auteurs de fantasy.

On pourrait donc regretter que les Chroniques d’un Guerrier Sînamm s’arrête ici. Mais finalement, il est bon de savoir s’arrêter sur une bonne note. La Prophétie de SaharAma ne recèle pas en son sein assez d’idées vraiment originales pour pouvoir rebondir dessus. Si le récit est plaisant, on se heurte tout de même aux mêmes limites que le reste de la saga, à savoir un manque d’éléments vraiment marquants pour l’imaginaire du lecteur. Difficile d’expliquer en quoi l’univers de Nicolas Jarry se démarque du reste des productions du même genre. Du coup, on quitte ce monde avec le sourire, mais avec la satisfaction d’en avoir vu tout ce qu’il y avait à voir.