
Le milieu d’une trilogie constitue souvent un moment faible. Ou du moins de calme avant la tempête. Ce n’est pas vraiment le cas ici, l’histoire ayant eu un peu de mal à démarrer lors du premier volet. On est plutôt sur un rythme de croisière (c’est le cas de le dire ici) qui nous permet de mieux connaître les personnages et de les voir évoluer et prendre de l’épaisseur. On est désormais à l’aise dans cet univers (ou du moins partie de l’univers, puisque les événements se situent dans le même monde que l’Assassin Royal) et on peut apprécier pleinement les péripéties nombreuses et variées que vivent les nombreux personnages.
Ce deuxième volet des Aventuriers de la Mer est un récit choral, avec plusieurs fils narratifs qui avancent en parallèle autour de protagonistes séparés dans l’espace. Il s’agit là d’un procédé classique de la fantasy, mais pas toujours aussi bien utilisé que Robin Hobb. On s’attache plus ou moins à chaque sous-histoire, mais au moins on peut leur connaître toujours une grande cohérence et une même profondeur. Le récit est riche et très prenant, à défaut d’être terriblement passionnant. En tout cas, on termine cette lecture en étant impatient d’appareiller pour le dernier volet.
Quoi encore un Poulpe ? Et oui, j’en ai encore un certain nombre qui m’attendent dans ma bibliothèque et je compte bien y faire honneur. En effet, cette série ressemble un peu à une boîte de chocolats, comme disait la mère de Forest Gump. Puisque chaque épisode est écrit par un auteur différent, on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber. Patrick Eris, qui a signé Une Balle dans l’Esthète est avant tout connu pour ses traductions. Mais il possède incontestablement une belle plume. A défaut d’avoir des idées brillantes pour animer son histoire.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point. C’est vrai dans beaucoup de domaines et pas seulement les courses animalières. En littérature également et pas que chez Jean de la Fontaine. Chez Peter F. Hamilton aussi. La preuve avec le deuxième volet de la Trilogie du Vide, Vide Temporel. En effet, le premier tome n’incitait pas réellement à l’enthousiasme et on avait un tout petit peu de mal à imaginer comment le lecteur pourrait finir pas s’intéresser profondément à ce récit au long cours. Mais il ne fallait surtout pas perdre espoir.
Le conflit israelo-palestinien tient une place particulièrement importante dans la géopolitique mondiale. Ses répercussions dépassent largement la simple région où les événements se déroulent et chaque évolution fait les gros titres des journaux du monde entier. Pourtant, il n’inspire pas tant que ça la littérature et le cinéma. Peut-être parce qu’il est tellement délicat d’en parler que cela rebute bien des auteurs. Il reste néanmoins des artistes qui le vive au quotidien pour témoigner. C’est le cas de Yishaï Sarid qui nous a offert le remarquable le Poète de Gaza.
Le Juge Ti est un personnage dont j’ai pris l’habitude de lire les aventures régulièrement. Non pas que l’œuvre de Robert Van Gulik soit toujours enthousiasmante, mais elle offre de jolis divertissements littéraires, dépaysants et agréables à lire. Le Motif du Saule se situe en quatrième dans la série, même si cet ordre n’a guère d’importance. Il est surtout celui qui m’a le plus plu jusqu’à présent. En effet, il rassemble toutes les qualités de cette série en proposant une histoire plus convaincante qu’à l’accoutumée.
Alice au Pays des Merveilles fait partie de ces œuvres qui nous sont particulièrement familières, mais qu’au final personne n’a jamais vraiment lu. La forme exacte de l’œuvre de Lewis Caroll est en effet particulièrement complexe, avers plusieurs versions des mêmes histoire. Tout Alice, une édition française rassemble et offre une nouvelle traduction à cet élément majeur de notre culture. Elle nous permet surtout de découvrir sa réelle profondeur, sa richesse et sa subtilité insoupçonnées.
Lecture récurrente chez moi, un roman de la série le Poulpe. Il m’en reste encore une petite dizaine à lire donc j’aurais encore l’occasion de vous repasser encore le même plat. Mais les mollusques sont comme tout, il existe moult façons de les préparer. Surtout quand le cuisinier change à chaque recette. Ici Hervé le Tellier, un auteur à la carrière littéraire solide, et qui nous offre donc un épisode, la Disparition de Perek, particulièrement bien écrit. A défaut d’être le plus imaginatif et le plus passionnant.
L’Etoile de Pandore de Peter F. Hamilton reste pour moi une des meilleure saga de science-fiction qui m’a été donnée de lire. C’est donc avec une certaine envie que j’ai attaqué la lecture de la Trilogie du Vide et son premier tome Vide qui Songe, qui se situe dans le même univers. Cependant, la personne qui a eu l’amabilité de me le prêter m’a averti qu’elle était quelque peu décevante. J’avoue qu’au final ce premier volet me laisse quelque peu sur ma faim. Des bases sont posées, mais je reste circonspect sur ce qu’elle peuvent donner par la suite.

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