Après le très réussi l’Orphelinat, le cinéma espagnol nous envoie un nouveau petit bijou du film qui fait peur avec Rec. Cependant, cette fois, on donne dans le extrêmement classique : un lieu clos, un groupe d’hommes et de femmes aux profils variés et des zombies… Enfin techniquement, les puristes diront que ce ne sont pas des zombies, mais des personnes atteintes d’une maladie infectieuse, mais ça revient strictement au même.
Les deux héros principaux de Rec sont la journaliste et le caméraman d’une équipe de télé en train de faire un reportage en suivant une équipe de pompiers pendant toute une nuit. Au départ, ils craignent que le résultat soit quelque peu ennuyeux… En termes d’émotions fortes, ils seront au final particulièrement servis…
Rec ressemble en bien des points à Cloverfield, sorti récemment. Sauf que cette fois, le fait qu’un des personnages passent tout le film les yeux rivés à sa caméra paraît beaucoup plus naturel. Et le résultat est surtout mille fois plus angoissant. Car Rec fait vraiment peur. Les âmes sensibles se doivent donc de s’abstenir. Il sort une petite dizaine de films de ce genre par an, mais la plupart divertissent ou amuses bien plus qu’il ne font peur. Ce n’est pas le cas de ce film qui vous fera vous enfoncer dans votre fauteuil et fermer les yeux à maintes reprises.
Rarement, je n’ai vu un film où la sensation d’un danger imminent est aussi présente du début à la fin. On tremble à chaque seconde en craignant que quelque chose d’affreux ne surviennent par surprise. Si le début, lorsque les reporters sont encore à la caserne, ne laisse rien présager de ce qui va survenir par la suite, ensuite la situation dégénère très vite et la tension monte rapidement en flèche. Le rationnel disparaît et les personnages, et les spectateurs par la même occasion, s’aperçoivent sans tarder qu’ils font face à une situation exceptionnelle et potentiellement mortelle.
Le ressort narratif principal de Rec n’est donc pas un mystère qui se dévoile peu à peu, comme dans l’Orphelinat. Bien sûr, on apprend peu à peu ce qui se passe réellement, mais l’explication n’est que secondaire. Rec se démarque vraiment par l’intensité de la tension qui règne, de la peur primale qui habite les personnages et les spectateurs. Le film ne cherche pas la subtilité ou l’originalité mais à frapper fort au plus profond de nos peurs enfouies et de notre instinct de survie. Et les coups portés ici atteignent quasiment tous leur but avec une puissance remarquable.
La peur étant un sentiment qui se transmet, Rec n’aurait pas été aussi réussi si les acteurs n’avaient pas réussi à la communiquer. Ils passent de l’appréhension, à la peur puis à l’angoisse la plus totale et au désespoir le plus profond avec un talent remarquable. Une mention toute spéciale est à accorder à Manuela Velasco, qui incarne la jeune journaliste. Elle est incontestablement la star de ce film et une vraie révélation.
Rec peut donc se résumer ainsi : un film qui fait peur… Mais où le mot peur n’est pas un vain mot…
Fiche technique :
Production : Filmax
Distribution : Wild Side Films
Réalisation : Jaume Balaguero et Paco Plaza
Scénario : Jaume Balaguero, Paco Plaza et Luis A. Berdejo
Montage : David Gallart
Photo : Pablo Rosso
Format : 1.85
Son : Xavi Mas
Effets spéciaux : David Ambit
Maquillage : Lucia Salanueva
Directeur artistique : Gemma Fauria
Durée : 80 mn
Casting :
Manuela Velasco : Angela
Ferran Terraza : Manu
Pablo Rosso : Marcos
Carlos Lasarte : Cesar
Jorge Yaman : Sergio

Mais Ghostbusters, c’est avant tout le bébé de Dan Akroyd, acteur et scénariste. Quand on sait que son autre bébé, pour lequel il avait tenu les mêmes rôles, sont The Blues Brothers, on se dit qu’il s’y connaît en film culte, indémodable et hilarant. On ne pourra que regretter que son compère John Belushi soit mort avant de pouvoir participer au projet, comme prévu initialement. Mais bon, quand on sait qu’il a été remplacé par Bill Murray, les regrets sont moindres.
De la profondeur et du spectacle sont donc les deux piliers du succès de Slumdog Millionnaire. Un propos social très fort, sur la violence et la lutte pour la survie dans les bidonvilles indiens. L’histoire de deux orphelins livrés à eux-mêmes qui vont devoir grandir avant l’heure pour échapper à un destin tragique. Une histoire d’amour qui est peut-être l’élément le moins original de ce film, mais qui donne un sens et un fil directeur à l’histoire. Enfin, une mise en image sublime, dont j’ai déjà longuement parlé.
Comme je l’ai évoqué, il est difficile d’expliquer pourquoi l’histoire de cette rencontre fonctionne si bien, pourquoi on y croit, pourquoi elle nous émeut tellement. La performance du duo Richard Jenkins – Haaz Sleiman y est sûrement pour beaucoup, mais le tout découle d’une subtile alchimie entre tous les éléments qui composent le film. Tout est fait avec justesse, n’essayant jamais de s’appuyer sur des clichés ou de l’émotion facile et larmoyante. Thomas McCarthy n’a pas fait le choix de la facilité, mais, au final, il a fait celui de la réussite. 
Un film de super-héros avec un scénario riche et complexe ? Voilà qui est étonnant… Mais Watchmen, les Gardiens n’est pas vraiment un films de super-héros. C’est un film avec des super-héros, certes, mais c’est bien plus que ça. D’ailleurs, il est assez difficile de ranger clairement ce film dans une case. Il est issu d’une bande-dessinée qui a longtemps été jugée inadaptable. Il est vrai que c’est une oeuvre qui surprend, mais au vu du résultat, on se dit que les craintes étaient infondées. Il suffisait juste d’oser sortir des chemins balisés du cinéma commercial. 
Casino Royale nous présente donc un Bond moins classieux, moins élégant, plus chien fou, plus tête brûlée que ce qu’on a l’habitude de connaître. Ceci aboutit sur un film plus dur et plus violent, plus réaliste aussi. Un Bond plus complexe, moins sympathique, mais pas forcément moins attachant car plus humain. En fait, on retrouve un personnage beaucoup plus proche de celui de la série de romans. La fidélité au roman a d’ailleurs été une réelle volonté des scénaristes… même si la partie de baccara s’est transformée en poker, nettement plus dans l’air du temps.
Mais malgré tout leur talent, les grands champions restent tout de même des êtres humains. Hier, Elena Isinbaeva, championne du monde et olympique en titre de la perche, et surtout second athlète, derrière Serguei Bubka, à avoir battu le plus de records du monde, a pleuré devant les caméras du monde entier. La faute à un zéro pointé qui la prive d’un titre qui lui était promis et surtout lui infligeant une terrible humiliation devant les caméras du monde entier.

VIRTUAFOOT




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