
Once Upon a Time… in Hollywood est un film d’un réalisateur sûr de son art et de son talent. Il fait ce qu’il sait faire de mieux et il le fait tellement bien que cela ce suffit à lui-même. Certains y verront un manque d’audace et de renouvellement. Les autres souligneront à quel point il traite d’un sujet, d’un univers, d’une époque qui n’ont une nouvelle fois strictement rien à voir avec le reste de sa filmographie. En ce sens là, il est bien l’égal des plus grands, voire même de Stanley Kubrick. Par contre, il est vrai que pour la deuxième fois consécutive, il se laisse quelque peu aller à une sorte de cabotinage un rien paresseux, ponctuant ainsi son film de quelques longueurs que l’on peut regretter. Le phénomène est moins marqué que dans les Huit Salopards, mais on s’ennuie parfois légèrement. On est en droit d’attendre le jour où Quentin Tarantino saura vraiment réinventer totalement Quentin Tarantino.
En attendant, Once Upon a Time… in Hollywood nous livre encore une fois des scènes de pur génie. Des moments où se rejoignent dans une parfaite osmose la perfection de la réalisation, celle de l’interprétation et celle de l’écriture. Le tout porté par une bande-originale encore une fois extraordinaire, même si on peut regretter qu’elle ne soit pas un tout petit peu plus présente. Tout cela nous mène vers un final absolument jouissif. Certes, là encore, cela rappelle d’autres scènes ponctuant sa filmographie, mais cela reste un spectacle assez extraordinaire pour ne pas s’en lasser. Il serait cruel d’en dire plus ici, mais cela reste le genre de scène que l’on a envie de raconter encore et encore.

Once Upon a Time… in Hollywood n’est clairement pas le plus grand film de Tarantino, même si certains défendent ce point de vue. Inégal, il a le défaut de ne pas être génial pendant deux heures et demi, mais seulement les trois quarts du temps. Mais on peut difficilement faire plus véniel comme péché.
LA NOTE : 15/20
Fiche technique :
Production : Heyday Films, Sony Pictures entertainment, Visiona Romantica
Réalisation : Quentin Tarantino
Scénario : Quentin Tarantino
Montage : Fred Raskin
Photo : Robert Richardson
Décors : Barbara Ling
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Durée : 165 min
Casting :
Leonardo DiCaprio : Rick Dalton
Brad Pitt : Cliff Booth
Margot Robbie : Sharon Tate
Dakota Fanning : Squeaky Fromme
Al Pacino : Marvin Schwarzs
Damian Lewis : Steve McQueen
Emile Hirsch : Jay Sebring
Luke Perry : Scott Lancer
Bruce Dern : George Spahn
L’avantage du cinéma coréen est qu’il nous déçoit rarement. On peut facilement imaginer qu’il génère lui aussi régulièrement des navets, mais le filtre des distributeurs hexagonaux fait que, dans notre pays, ce sont les meilleurs films du pays du matin calme qui arrivent sur nos écrans. Une nouvelle preuve avec le Gangster, le Flic et l’Assassin, qui confirme à quel point ce pays excelle dans l’art du polar, même si celui-ci échappe à quelques attributs qui font d’habitude la particularité des polars coréens. Ce film ne comptera pas parmi les plus grands chefs d’oeuvre en provenance de Séoul, mais compte parmi les meilleurs films de cet été cinématographique.
La Corée compte un nombre d’acteurs incroyables toujours aussi impressionnant. Le plus cinéphiles reconnaîtront Ma Dong-seok, que l’on avait découvert dans le Bon, la Brute et le Cinglé et dans Dernier Train pour Busan. Mais ses deux compères sont des nouveaux venus et ils font eux aussi preuve d’un incroyable talent. Le Gangster, le Flic et l’Assassin montre à quel point un film coréen ordinaire ne l’est jamais tout à fait. La réalisation de Lee Won-Ta est quant à elle typique des polars coréens, avec la scène de nuit sous la pluie qui va bien, même s’il ne possède pas tout à fait la maestria de certains de ses compatriotes. On s’en contentera cet été et s’en plaindre serait vraiment faire la fine bouche.
Au cinéma, la folie douce est souvent vue comme une qualité, nous offrant des personnages auquel on s’attache très vite et très fortement. Dans la vraie vie, ces personnes sont plutôt considérées comme des handicapés sociaux, mais on aimerait moins le cinéma s’il n’enjolivait pas quelque peu la réalité. Le 7ème art est rempli d’histoires d’amour improbables entre des êtres pas tout à fait comme les autres, nous offrant une bonne dose de poésie et d’humour. Perdrix se situe dans cette droite lignée. Elle y prend place avec brio et beaucoup de qualité, pour un joli vent de fraîcheur alors que la température est au plus haut ces derniers jours.
Ce succès doit beaucoup à Maud Wyler et Swann Arlaud. La première tient avec Perdrix le rôle le plus marquant de sa jeune carrière. Elle s’en acquitte avec beaucoup de talent, dégageant un charme étrange, quand son personnage aurait pu facilement devenir particulièrement antipathique. Le second prend une place de plus en plus importante dans le paysage du cinéma hexagonal. Une place amplement mérité. Ils sont joliment secondés par le reste du casting, en particulier Fanny Ardant que c’est toujours un plaisir de voir à l’écran. Tout ce petit monde est parfaitement mis en valeur par la réalisation élégante d’Erwan Le Duc, dernier petit détail qui explique la qualité de ce film.
On commence avec un artiste américain, Ezra Furman, dont j’ignorais totalement le nom avant d’écouter son album Transangelic Exodus. Continuer à l’ignorer n’aurait pas représenté un grand drame car il est loin de m’avoir convaincu. L’album semble parfois avoir été enregistré dans un studio pour amateurs, vu sa piètre qualité sonore. Les titres ne sont ni harmonieux, ni énergiques, pour un résultat tristounet. Les instrumentations sont minimalistes, lentes et sans rythme. A partir du titre The Great Unknown, le 5ème de l’album, la qualité s’améliore quelque peu. Cependant, l’album ne deviendra jamais réellement marquant pour autant.
On poursuit avec un de mes artistes préférés, à savoir Jack White. Même si sa carrière solo est un ton en dessous de celle qu’il a menée avec les White Stripes, c’est toujours avec impatience que je me plonge dans chacun de ses œuvres. Boarding House Reach nous plonge immédiatement dans des sonorités étranges et l’univers particulier de cet artiste. Le résultat se montre particulièrement créatif, nous entraînant dans des directions toujours différentes. Le résultat apparaît largement expérimental, pas toujours harmonieux. Un album globalement varié et inégal, mais avec de vraies prises de risque.
On termine avec les britanniques de Laish et leur album Time Elastic. Ce dernier nous plonge tout de suite dans un grand bain de douceur dans lequel on se laisse bercer avec beaucoup de plaisir. Le résultat se montre particulièrement harmonieux. Il y a de conviction dans les interprétations qui viennent soutenir une voix parfaitement posée. La qualité est constante pour un résultat particulièrement convaincant.
Après un premier tome pas très emballant mais un deuxième plutôt passionnant, c’est avec une réelle curiosité que j’ai débuté la lecture de l’Apprenti, troisième volet de la saga Alvin le Faiseur. Une histoire étonnante qui nous emmène aux Etats-Unis à la fin du 18ème siècle, mais dans une version où la magie existe et où certaines personnes naissent dotées de pouvoirs plus ou moins extraordinaires. On suit ici les aventures d’un jeune garçon capable de commander à la matière, qu’elle soit inanimée ou vivante. Un pouvoir dont il peut se servir aussi bien pour créer que pour détruire.
Qui n’a jamais rêvé d’être un autre pour échapper la médiocrité de notre propre existence ? Allez, allez, vous pouvez l’avouer, cela arrive à tout le monde. Cela sert aussi de point de départ à de nombreuses histoires dans des genres et des contextes variés. Les Faussaires de Manhattan nous raconte exactement ce genre d’histoire. Celle d’une auteur quelque peu ratée qui connaît enfin la reconnaissance en imitant le style des autres et en créant de fausses lettres, soit autant de fausses pièces de collection que certains sont prêts à acquérir à prix d’or. Une histoire vraie qui donne un film tragi-comique relativement plaisant.
Melissa McCarthy et Richard E. Grant forment un duo de comédiens en parfaite osmose. Ils portent les Faussaires de Manhattan et lui donne un supplément de charme non négligeable. Ils se livrent à un petit numéro dans des rôles de composition, mais en gardant un naturel déconcertant. Ils apportent un peu d’éclat à la réalisation très sobre, pour ne pas dire un rien tristounette, de Marielle Heller. On la remerciera cependant d’avoir porté à l’écran cette histoire édifiante. Cela tient à première vue du fait divers sans envergure, mais en dit finalement long sur la notion de célébrité et sur le culte que l’on peut vouer aux artistes que l’on admire.
Cet été cinématographique a été marqué par un grand nombre de films d’animation japonais aussi nombreux que variés. Après la poésie ésotérique (et un rien ennuyeuse) des Enfants de la Mer, voici l’action pure et dure, avec les gros robots qui vont bien, de Promare. Un anime qui pourrait paraître hyper basique de premier abord, mais qui se révèle riche et plein de bonnes surprises au final. Cela confirme surtout l’incroyable richesse du cinéma d’animation nippon qui mérite bien cette place de choix dans nos salles obscures.
Colorée est aussi le graphisme de Promare. Un graphisme assez particulier, avec son animation saccadée et ses couleurs criardes. C’est moche diront certains. D’autres, verront sous cette fausse paresse un style très personnel et en réalité réellement abouti. Cela confirme une tendance généralisée des réalisateurs des films d’animation de sortir des images aseptisées crées par ordinateur et de retrouver des lignes se différenciant les unes des autres. Au final, ce film s’avère surprenant à bien des points de vue en plus d’être particulièrement distrayant. Aucune raison de bouder son plaisir alors et d’en profiter avant la grisaille de la rentrée !
On début cet avis musical avec un artiste solo, mais qui se définit comme un groupe quand il joue, Amen Dunes et son (leur) album Freedom, sorti en 2018. On est frappé par la voix légèrement discordante de Damon McMahon et dont le timbre n’est pas franchement emballant. Il nous livre un album globalement propre sur lui, mais pas hyper créatif, voire même carrément lancinant à certains moments. Au final, cela ne reste tout de même pas totalement désagréable, mais relativement transparent tout de même.
Nettement plus réjouissante, la chanteuse soul Bettye LaVette et son album Things Have Changed. Une chanteuse de 74 ans donc la carrière a commencé dès 1962. Cela ne l’empêche pas d’attaquer son album par un titre très rock qui nous permet de découvrir avec beaucoup de bonheur sa voix à la fois chaude et cassée. Le reste sera dans un registre plus habituel pour elle, où elle excelle et fait preuve d’une parfaite maîtrise. Les sonorités jazzy et groove nous ravissent, même s’il manque peut-être un titre vraiment marquant pour faire sortir définitivement l’album du lot. On peut cependant retenir The Time They Are A Changin’, mais à qui il manque lui aussi tout de même un petit je ne sais quoi pour être encore meilleur.
On termine avec Marble Skies, dernier album en date des britanniques de Django Django. Leur pop dynamique et quelque peu sucré est toujours au rendez-vous. On le sent bien à l’aise dans leur zone de confort, mais on regrette qu’il n’ose pas plus et ne se lâche pas réellement. Le résultat est néanmoins de qualité, malgré ce petit effet loin du micro qui m’énerve tant. On retiendra avant tout le titre Further, qui se détache d’un album globalement solide et qui se laisse écouter.
Il est rare que l’on accomplisse un acte à portée sociale en allant au cinéma. Pourtant, aller voir Anna peut aider un homme à ne pas sombrer dans de graves difficultés financières et l’indigence. Ce n’est cependant pas par solidarité avec le porte-monnaie de Luc Besson que je suis allé voir Anna, mais simplement parce que j’admire encore le cinéaste, même si ses talents artistiques semblent fondre presque aussi vite que les bénéfices de sa société de production. Croyant une renaissance toujours possible, c’est armé d’une part de foi que je suis allé voir ce film. Mais force est de constater que le réalisateur n’a toujours pas retrouvé de réelle inspiration.
S’il y a une constante chez Luc Besson, c’est son amour immodéré pour les actrices filiforme, pour ne pas dire squelettique. Mais Sasha Luss est loin de posséder le charisme d’une Anne Parillaud ou d’une Mila Jovovich. Le casting dans sa globalité est à l’image du film. Il fait preuve d’un minimum de professionnalisme, mais reste d’une confondante médiocrité. Il n’y donc définitivement rien qui parvienne à donner à Anna une raison valable de se ruer dans une salle de cinéma pour sauver le soldat Besson. On s’attrister ou se réjouir de cette chute. Mais dans la majorité des cas, c’est simplement l’oubli qui attend ce film et, on peut le craindre, la carrière future de son réalisateur.
Et si je racontais ma vie ? Répondre positivement à cette envie demande soit un égo démesuré, soit beaucoup de courage. Dévoiler ainsi son intimité ne représente pas une démarche donnée à tout le monde. Raconter des histoires est le plus souvent le moyen de surmonter une sorte de timidité en sortant de soi-même pour parler de tout autre chose. Ecrire une autobiographie constitue la démarche radicalement inverse. De On s’Est Déjà Vu Quelque Part ? de Nuala O’Faolain, je retiendrai avant tout la postface, écrite après la sortie initiale du roman, et racontant comme l’auteur a vécu son succès et d’autres événements dramatiques, notamment le suicide d’un de ses frères. Non que le roman en lui-même n’ai pas d’intérêt, mais ça serait mentir de dire qu’il m’a totalement passionné.
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