Il trois sortes de trilogie. Celles, extrêmement rares, qui nous proposent trois épisodes de très grande qualité. Celles qui connaissent un coup de mou lors du deuxième épisode avant de rebondir avec éclat pour un final de toute beauté. Et enfin celles qui perdent peu à peu de leur intérêt au fur et à mesure avant de s’achever dans une totale médiocrité. Le Labyrinthe : le Remède Mortel prouve qu’i s’insère dans une saga qui appartient à ce troisième type. Un dénouement qui commence doucement avant de finir totalement à l’arrêt.
Le Labyrinthe : le Remède Mortel est typique des histoires dont les scénaristes ont écrit le début sans réellement penser à la fin. Cette histoire relativement passionnante pendant deux épisodes aboutit ici à une impasse. Si le point d’arrivée est somme toute assez logique, on y parvient en suivant un chemin sans imagination. Pas le moindre début de bonne idée pour relancer l’intérêt d’un récit qui devient du coup particulièrement poussif. Bref, une déception sur toute la ligne.
Ce n’est malheureusement pas la forme qui va sauver le Labyrinthe : le Remède Mortel. Les effets spéciaux sont efficaces, mais la réalisation sans relief ne nous met jamais en position d’en prendre plein les yeux. Il ne propose de toute façon rien que l’on ait déjà vu dans un des deux épisodes précédents. Quant à l’interprétation, elle est rendue poussive par des dialogues sans saveurs, dans des situations qui n’en proposent pas plus. Une fin particulièrement décevante donc pour une saga qui nous avait pourtant réellement séduit lors de ces deux premiers volets.
LA NOTE : 08/20
Fiche technique :
Production : Gotham Group, Temple Hill Entertainment, 20th Century Fox
Distribution : 20th Century Fox France
Réalisation : Wes Ball
Scénario : T.S. Nowlin, d’après le roman de James Dashner
Montage : Paul Harb, Dan Zimmerman
Photo : Gyula Pados
Décors : Daniel T. Dorrance
Musique : John Paesano
Durée : 141 min
Casting :
Dylan O’Brien : Thomas
Kaya Scodelario : Teresa
Thomas Brodie-Sangster : Newt
Ki Hong Lee : Minho
Will Poulter : Gally
Rosa Salazar : Brenda
Patricia Clarkson : Ava Paige
Dexter Darden : Frypan
Aiden Gillen : Janson

Xavier Legrand nous livre une leçon magistrale de cinéma pour son premier long métrage. Jusqu’à la Garde est un film totalement maîtrisé, où chaque plan, chaque élément à l’écran (et dans les enceintes) est pensé pour contribuer à créer cette ambiance qui deviendra de plus en plus pesante. Le travail sonore est entre autre totalement bluffant. Tout cela est au service d’une narration qui donne une parfaite idée du crescendo. Enfin, la distribution est remarquable et le couple Denis Menochet et Léa Drucker est étincelant dans deux rôles réellement exigeants. Grâce à eux, on ressort de ce film profondément secoué par un « spectacle » d’une intensité sidérante.
La réalisation de Samuel Jouy, dont c’est le premier passage de ce côté de la caméra pour un long métrage, est vraiment convaincante, aussi bien dans les moments intimistes que les quelques scènes de combat. Un vrai sens de l’image et de la narration qui font de Sparring un premier film remarqué. Ce dernier doit aussi beaucoup à Matthieu Kassowitz, dans un rôle sur mesure, lui qui s’est essayé à la boxe amateur à 47 ans. On sent bien qu’il met un peu de lui même dans son interprétation, ce qui offre à son personnage un supplément d’âme et d’épaisseur qui finisse d’emporter l’adhésion du spectateur. Au final, ce film n’est peut-être pas un championnat du monde, mais au moins un combat de très haut niveau.
L’Insulte est aussi un film portrait. Le portrait de deux hommes que le poids de l’histoire sépare. Le tout est porté par un formidable duo d’acteurs. Adel Karam et Kamel El Basha donnent une grande humanité à leurs personnages et contribuent largement à la grande qualité de ce film. Ziad Doueiri peut réellement être fier de son travail, car sa réalisation donne vie de manière éclatante à ce scénario qu’il a lui même coécrit. Cette œuvre est donc largement la sienne et elle représente un film réellement marquant de ce début d’année cinématographique.
La grâce de Mélanie Thierry ne suffit pas à sauver la Douleur. Elle tente de donner de l’épaisseur à son personnage, mais condamné à de longues séquences sans dialogue, elle erre à l’écran un peu perdue, reléguée au rang de potiche. Ses compagnons à l’écran, aussi bien Benoît Magimel que Benjamin Biolay, surjouent quelque peu et on a bien du mal à croire à leurs personnages respectifs. Leur jeu est en fait aussi bancal que cette adaptation qui ne s’assume pas et sert ni la littérature, ni le cinéma.
Du coup, les comédiens, aussi brillamment dirigés soient-ils, ont bien du mal à faire vivre leurs personnages respectifs et à leur donner une réelle crédibilité. La dhiarrée verbale permanente n’a rien de naturel. Dommage car, comme pour chaque Woody Allen, le casting vaut le détour. Au final, on retiendra avant tout de Wonder Wheel une délicieuse bande-originale qui, comme d’habitude, est composée de jazz essentiellement. Ce n’est pas rien, mais certainement pas assez pour un réalisateur qui nous a habitué à tellement mieux.
Shanon Jones aura attendu l’âge de 45 ans pour connaître le succès en 1996. Elle est malheureusement décédée 20 ans après et It’s a Holiday Soul Party restera son dernier album. Un album soul comme son nom l’indique, avec un groove chaleureux et entraînant. Les morceaux sont courts et percutants avec un savoureux style rétro. La reprise de White Christmas est notamment excellente, mais c’est bien tout l’album qui est particulièrement solide.
On termine avec Get Well Soon est un groupe allemand, comme son nom ne l’indique pas. Je les avais déjà découverts avec un album précédent. Ils reviennent avec Love, sorti en 2016. Un album qui commence en douceur. On se laisse charmer, en particulier par la voix Konstantin Gropper qui possède une personnalité surprenante. Malheureusement, il manque tout de même une petite étincelle pour devenir réellement emballant et c’est un peu tristounet par moments.
Antony Cordier nous livre une leçon de direction d’acteurs. Il tire vraiment tout son casting vers le haut, chacun donnant une épaisseur et un charme supplémentaires à leur personnage. Or c’est avant tout sur eux que repose Gaspard Va au Mariage. Ils jouent donc un rôle central dans la réussite de ce film, même s’il faut souligner l’élégance d’une réalisation qui met parfaitement en lumière leur performance. Très honnêtement, je n’aimerais pas avoir la famille que nous fait découvrir ce film. Mais je suis vraiment heureux d’avoir passé un joli moment de cinéma avec eux.
Malheureusement, Steven Spielberg ne peut s’empêcher d’alourdir quelques scènes par des discours plein d’une morale bien pensante toute américaine. Et même servi par l’immense Meryl Streep, ce genre de discours s’apparente à un petit four indigeste au milieu d’un festin par ailleurs particulièrement succulent. Au final, Pentagon Papers s’apprécie pleinement par sa perfection académique, mais ne parvient pas à transcender totalement son sujet pour faire basculer le spectateur dans un enthousiasme complet. Cependant, qui aime le 7ème art, ne pourra que savourer ce cours magistral de cinéma.
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