Quelques fois je me fais de petits plaisirs cinématographiques un peu honteux pour un lecteur assidu de Télérama. Un peu comme un bonbon quand on est au régime. Mais voilà, le cinéma n’a pas gagné ses galons d’art à part entière uniquement grâce aux films de Bergman. La série B, le cinéma populaire au vrai bon sens du terme, a largement contribué à inventer et faire grandir le 7ème d’entre eux. C’est ainsi que je suis allé voir Hercule… et je ne le regrette pas.
Certes, Hercule présente bien des faiblesses. Les décors et les costumes montrent parfois les limites du budget, certaines situations sont quelque peu improbables et les muscles de Dwayne Johnson cachent un peu trop ce qu’il y a derrière vu leur circonférence relativement démesurée. Mais le tout a surtout le bon goût de ne pas se prendre au sérieux, d’être rythmé et au final particulièrement divertissant. C’est le seul but de ce film, cela se voit et il atteint parfaitement son but. Il serait injuste de lui reprocher outre mesure de ne pas être un chef d’oeuvre.
De plus, Hercule n’est pas dénué d’imagination. Déjà, l’idée de montrer ce qu’aurait pu être le personnage « historique » ayant inspiré la légende est au final assez bien exploitée. De plus, le scénario est quand même doté de plusieurs rebondissements que l’on ne voit pas du tout venir. Le tout est fait sans génie, mais avec assez d’application pour apporter un petit plus qui rend le film vraiment plaisant. Et si j’ai dit que le film manque visiblement de moyens, ceci est assez bien masqué, la réalisation ne cherchant jamais à tomber dans la surenchère. Bref, un vrai bon film de série B qui vaut bien des films médiocres de série A !
LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Réalisation : Brett Ratner
Scénario : Ryan Condal et Evan Spiliotopoulos, d’après le roman graphique Hercule : Les Guerres thraces de Steve Moore et Admira Wijaya.
J’adore et je déteste Fabrice Luchini. Je l’adore parce qu’il peut être absolument génial dans certains rôles et qu’il possède un potentiel comique assez hors du commun. Mais je le déteste aussi parce qu’il est l’archétype de ces acteurs français particulièrement cabotins, qui ne remettent jamais en question leur jeu et nous livrent toujours plus ou moins la même prestation. Gemma Bovery permet d’ailleurs dans un seul et même film d’illustrer cette ambivalence.
Gemma Bovery repose largement sur Fabrice Luchini et son petit numéro d’acteur. Certes, il ne faut pas non plus négliger le charme ravageur de Gemma Arterton, surtout que j’y suis quand même personnellement particulièrement sensible. Elle éclabousse le film de sa classe, mais nous sommes devant une comédie et l’humour est quand même largement apporté par l’intermédiaire son partenaire français. Et il faut bien admettre que ce dernier est très bon et qu’il nous fait bien rire… au moins pendant le premier quart d’heure.
Parce que baser un film entièrement sur la mine de Fabrice Luchini, qui ne varie guère pendant 1h40, c’est un peu léger. On a quand même assez vite envie de voir Gemma Bovery s’étoffer et changer un peu de ressort comique. Malheureusement, le changement n’est jamais pour maintenant dans ce film et aucun des éléments qui viennent se rajouter n’arrive à donner un profond intérêt au film. On continue de sourire de temps en temps, mais souvent assez mollement et on en vient presque à frôler l’ennui, gâchant la légèreté et la sympathie que peuvent inspirer ce film, pas tout à fait bon comme du bon pain.
LA NOTE : 9,5/20
Fiche technique :
Production : Albertine productions, Ciné@, Cinéfrance 1888, Gaumont
Distribution : Gaumont distribution
Réalisation : Anne Fontaine
Scénario : Anne Fontaine, Pascal Bonitzer, d’après le roman graphique de Posy Simmonds
J’ai longuement hésité à aller voir Sin City 2, J’ai Tué pour Elle. En effet, la bande-annonce ne laissait pas présager le meilleur, ce qu’ont confirmé des critiques assez sévères. Le premier volet avait représenté une vraie réussite, parvenant à parfaitement retranscrire à l’écran l’univers graphique si particulier de Franck Miller, au poins d’accéder au rang de film culte. Faire mieux ou même aussi bien semblait difficile. Effectivement, ce n’est pas le cas… mais sans mérité des jugements aussi sévères.
Sin City 2, J’ai Tué pour Elle est un film noir en trois parties, avec trois histoires indépendantes qui se croisent parfois. Elles sont racontées les unes après les autres, après une courte introduction générale au début du film. Il n’y a donc aucune confusion dans le récit, comme avancé par certains. Après, nous ne sommes pas là devant le scénario du siècle, mais il colle assez bien à l’ambiance visuelle générale. Cependant, il est vrai que le film est quand même plombé par les réflexions constantes en voix-off des protagonistes, procédé qui devient vite un peu lourdingue, surtout que les dialogues ne sont pas toujours terribles. C’est là que réside la vraie limite de ce film qui n’a en effet rien d’un chef d’œuvre, confirmant aussi les limites de Robert Rodriguez, donc le cinéma manque quand même parfois quelque peu de subtilité.
Mais une nouvelle vois, l’univers visuel vaut quand même le détour. Le travail de réalisation et de création d’un univers graphique est une nouvelle fois remarquable… même s’il est quand même largement similaire au premier volet. Du coup, Sin City 2, J’ai Tué pour Elle ressemble à un très bel exercice de style, mais un bel exercice de style déjà vu. Pourtant, il serait dommage de bouder totalement son plaisir ! Et pas simplement pour la plastique d’Eva Green qu’on peut admirer en long et large et en travers (et sans rien sur le corps) et qui donne à ce film un petit supplément de glamour non négligeable.
Visiblement, il y a deux personnes qui ont droit à une salle de cinéma privative dans ce pays. Le Président de la République… et moi ! Pour la deuxième fois en deux mois, je me suis retrouvé seul dans une salle de cinéma, avec le film projeté uniquement pour moi. Après le dernier Ken Loach en juillet, ce fut le tour de Party Girl. Un projet audacieux réalisé par un trio. Mais un trio loin d’être maladroit, malgré les limites du scénario.
Je suis ressorti de Party Girl sur un sentiment mitigé. En effet, il nous raconte une histoire émouvante, aux personnages attachants, touchants, malgré leurs multiples défauts, blessures et autres faiblesses. On croit à cette histoire, on s’y plonge avec une vraie empathie. Cependant, on comprend très vite comment tout cela va finir. On sait bien que l’on ne dirige pas vers le happy-end auquel les protagonistes semblent vouloir s’accrocher. Du coup, cela rend le film un peu vain, comme si tout ce que l’on avait vu avant n’avait pas grand sens. Ce sentiment ne quitte pas le spectateur, l’empêchant ainsi de réellement s’enthousiasmer, à moins d’être réellement masochiste.
Party Girl reste néanmoins un très beau film. Le casting est étonnant, avec des acteurs qui font ici leurs premiers pas sur grand écran. Leur jeu est d’un naturel et d’un réalisme saisissants. Rien d’étonnant puisqu’ils incarnent pour beaucoup leur propre rôle à l’écran. En effet, Samuel Theis s’est inspiré de l’histoire de sa propre famille… et l’a mise en scène pour réaliser ce film. Un pari osé, mais qui fonctionne de manière étonnante. On entre vraiment dans l’intimité de personnages qui n’en sont pas tout à fait. Une intimité qui ne laisse pas indifférent. Mais mélanger à ce point réalité et fiction nous rappelle peut-être de manière un peu trop limpide que la vie n’est pas du cinéma.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Production : Elzevir Films
Réalisation : Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis
Scénario : Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis
Montage : Frédéric Baillehaiche
Photo : Julien Poupard
Décors : Nicolas Migaud
Distribution : Pyramide Films
Son : Pierre Bariaud
Musique : Nicolas Weil, Sylvain Ohrel, Alexandre Lier
Les bonnes grosses comédies américaines premier degré sont souvent très drôles, mais terriblement lourdingues. Et surtout, elles souffrent quasiment toutes d’un défaut qui de mon côté m’insupporte. Elles comportent toutes une scène scato, à base de diarrhée ou de pets intempestifs, ce qui, personnellement, ne me fait pas rire du tout, mais alors pas du tout. Toutes ? Non, heureusement, quelques unes résistent ! Parmi elles, 22 Jump Street !
L’adaptation au cinéma de la série qui a révélé Johnny Depp avait quelque peu surpris les fans, pour ne pas dire déçu, en adoptant un ton résolument parodique, ce qui n’était pas du tout l’esprit de la version télévisée. Mais les spectateurs qui, comme moi, n’étaient pas du tout attachés à l’original, avaient pu simplement apprécier une comédie policière très réussie. Il n’y avait donc plus de surprise dans ce 22 Jump Street. Restait simplement à voir si l’humour était encore bien au rendez-vous…
Et c’est bien le cas ! Si le film commence doucement, 22 Jump Street est de plus en plus drôle au fur et à mesure que les minutes passent. L’humour est très potache, mais réussit l’exploit de n’être ni vulgaire, ni totalement politiquement correct. Il démonte tous les stéréotypes des films policiers… et de la vie étudiante. Car, encore une fois, nos deux flics sont envoyés en infiltration et vont devoir jouer les petits jeunes (ce qu’ils ne sont visiblement plus) cette fois à l’université. Evidemment, ça sent un peu le réchauffé… Mais justement, le film s’en amuse régulièrement et se termine par un générique hilarant qui décline à l’infini le concept, en nous présentant une vingtaine de suites de plus en plus improbables.
Le duo formé par Jonah Hill et Channing Tatum fonctionne toujours aussi bien. Leur relation est au cœur des ressorts comiques sur lesquels repose 22 Jump Street, le tout agrémenté de quelques gags plus visuels. On rit beaucoup, souvent, mais on prend aussi le temps de s’intéresser à ces deux anti-héros, parfois un peu pathétiques, mais toujours sympathiques. Il est difficile à dire si la franchise a encore beaucoup à nous apporter, mais en tout cas, elle aura au moins tenu sérieusement la route le temps de deux épisodes.
LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique :
Production : Columbia Pictures, MGM, MRC, Original Film, Cannell Studios, 33 AndOut, JHF productions, LStar Capital
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Réalisation : Phil Lord, Christopher Miller
Scénario : Rodney Rothman, Oren Uziel, Michael Bacall, d’après la série 21 Jump Street
Mads Mikkelsen est devenu un des acteurs les plus courus du cinéma mondial, d’Hollywood aux plateaux européens. Il est pourtant loin du beau gosse devenu star grâce à son sourire ravageur. Un visage si particulier, mais pour une présence à l’écran si extraordinaire. A tel point que sa seule présence suffit presque à donner un réel intérêt à un film. C’est le cas notamment de The Salvation, western brianico-dano-sud-africain.
The Salvation repose sur une intrigue ultra-classique. Une histoire de vengeance, où les rôles sont quelques peu inversées, mais qui en rappelle bien d’autres. Le scénario présente quelques rebondissements, mais le déroulement des événements reste quand même sans grande surprise. L’ambiance, les décors, les personnages, tous ces éléments sont tels qu’on les attend dans un western. Bref, si on s’arrête là, on se demande si c’est vraiment la peine de se déplacer pour voir ce film ous’il vaut mieux revoir Il Etait Une Fois dans l’Ouest.
Mais voilà, il y a Mads Mikkelsen au générique. Un acteur ne fait pas un film, mais il faut avouer que son incroyable charisme irradie assez pour que le spectateur soit totalement happé par le spectacle proposé. Sa carrure lui permet aisément de porter ainsi The Salvation sur ses seules épaules. On aurait aimé dire la même chose de notre Eric Cantona national, au rôle certes savoureux, mais beaucoup plus anecdotique. Enfin, ne soyons pas totalement injuste en oubliant de citer Kristian Levring dont la réalisation est réellement élégante… mais extrêmement classique.
A force de regarder Urgences et Greys Anatomy, on a une image vraiment glamour du fonctionnement d’un hôpital. Sauf qu’évidemment la réalité est quelque peu différente. C’est ce que nous montre Hippocrate. Une plongée dans le quotidien des médecins et des infirmières qui a le très bon goût de ne pas en faire trop, ni pas assez. Un film remarquable donc qui devrait être remboursé par la sécu !
La qualité la plus remarquable d’Hippocrate est donc d’avoir su traiter autant de sujets à la fois sans tomber dans les clichés qui lui tendaient les bras. Le film cherche bien à nous montrer la réalité telle qu’elle est, flirtant parfois même avec le docu-fiction. On y retrouve donc la plupart des éléments qu’on imaginait trouver dans un tel film. Mais tout cela est présenté avec assez d’intelligence, de finesse, de retenu pour être toujours convaincant, jamais caricatural. Le tout est soutenu par un fil narratif assez solide, reposant sur l’évolution des personnages et de leurs relations, mais à travers de vrais péripéties et des moments d’émotion assez forts, voire parfois même un peu durs. Le scénario est vraiment riche. Si je cherche la petite bête, je dirais presque trop puisque certaines thématiques ne sont qu’effleurées, alors qu’on aurait aimé les voir abordé de manière plus consistante.
Pour finir, je voudrais dire du bien d’un acteur dont j’ai pour l’instant surtout dit du mal au cours de sa jeune carrière. Hippocrate est en effet de mon pointe de vue le premier rôle de Vincent Lacoste mettant réellement en valeur son talent et ne le confine pas dans un rôle d’abruti. Il a gardé son air un peu ahuri, mais arrive cette fois à donner progressivement une véritable épaisseur dramatique à son personnage. Comme quoi, il n’existe pas de mauvais acteurs, mais que de mauvais metteurs en scène…
LA NOTE : 14/20
Fiche technique :
Production : 31 Juin Films, France 2 Cinéma
Réalisation : Thomas Lilti
Scénario : Thomas Lilti, Julien Lilti, Baya Kasmi, Pierre Chausson
Une Palme d’Or, c’est un peu comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais vraiment à l’avance sur quoi on va tomber. On peut tomber sur du grand n’importe quoi, qui nous fait nous demander ce que le jury a bien pu fumer quand il a décidé de donner un prix aussi prestigieux à un tel film, à l’image de Oncle Boonmee. On peut aussi tomber sur des chefs d’œuvre qui touchent au sublime, comme The Tree Of Life ou la Vie d’Adèle. Et puis, on peut aussi tomber sur du cinéma intello à la fois chiant, beau et intéressant. C’est le cas de Winter Sleep… 3h16 quand même…
Je reste assez sceptique quant à l’attribution de cette Palme d’Or. En effet, je ne trouve pas dans Winter Sleep l’audace qui caractérise les films primés à Cannes, même si c’est parfois pour le meilleur, mais aussi parfois pour le pire. Ce film est au fond assez académique. Le travail de réalisation et de photographie est certes proche de la perfection, le film est vraiment beau esthétiquement parlant, mais sans rien de très innovant. Les acteurs sont remarquablement dirigés, mais font preuve d’une sobriété qui apporte de la crédibilité au film plutôt que de leur permettre de briller de mille feux. Quant au scénario, il est trop inégal pour justifier un tel prix.
Winter Sleep plonge le spectateur dans des sentiments contrastés. Il faut bien avouer qu’il y a des moments où on finit pas s’ennuyer ferme. Certains dialogues s’étirent en longueur d’une matière démesuré et je me suis surpris à penser carrément à autre chose et ne plus prêter du tout d’attention à ce qu’il se disait. Heureusement, le film va crescendo à mesure que l’on prend conscience des relations qu’entretiennent réellement les personnages et qui se traduit par des tensions croissantes. Cet montée en puissance aurait pu donner toute son ampleur à ce film, magnifique par bien des aspects. Mais le propos est un peu trop dilué pour que le spectateur en apprécie toute la force. Parce que 3h16 quand même…
Mon cher Luc… Je sais bien que cela fait quelques temps que tu ne nous pas livré un bon et grand film. Je sais bien que tes oeuvres se sont toujours caractérisées par des idées piquées chez les autres. Je sais bien que ton style de réalisation a toujours été proche de la naïveté, avec des effets qui s’apparentent à des gros sabots. Mais malgré cela, on a adoré passionnément Nikita, Leon et Le Cinquième Element et on espère retrouver ces émotions là en ta compagnie. En regardant la bande-annonce de Lucy, on pouvait un instant espérer qu’elles seraient cette fois-ci au rendez-vous. Mais au final, quelle déception…
Le film nous met très vite dans le bain avec une pseudo-conférence d’un professeur d’université, incarné par Morgan Freeman, qui est aussi crédible que si on m’avait sélectionné pour incarner Nelson Mandela. Parce que ce ne sont pas des phrases qui sortent de sa bouche, mais une série d’inepties totales qui fera mourir de rire tous ceux qui ont écouter plus de cinq minutes leurs profs de science au lycée. C’est juste n’importe quoi, tout ça débité avec le plus grand sérieux, ce qui ne fait évidemment que multiplier le côté ridicule de la scène.
Et si seulement, ça s’arrêtait là… Non, Lucy est ponctué de logorrhées aussi solides scientifiquement qu’un exposé d’un évangéliste extrémiste sur l’Evolution à peu près toutes les cinq minutes. Ce n’est pas une couche, ce n’est pas deux, ce n’est pas trois, c’est un mille-feuille d’envolées lyriques totalement crétines. Très vite, on n’en peut plus, on demande grâce ! Mais pourquoi, Luc ne t’es pas contenté de nous raconter une histoire fantastique sans crédibilité scientifique comme il en existe tant et qui nous incite au rêve souvent ? Pourquoi t’es-tu évertué à souligner encore et encore, avec une application démesurée et sans jamais faire preuve du moindre sens du second degré, à quel point les explications apportées sont profondément risibles. Parfois, les explications sont superflues, car devant ce film, on ne rit pas, on pleure.
Du coup, tous les autres défauts ressortent d’autant plus, puisqu’il est impossible de croire et de mettre ne serait-ce qu’un orteil dans cette histoire. La fin de Lucy rappellera des souvenirs à tous ceux qui ont aimé le Cobaye, film de 1992, au scénario signé par Stephen King, dont beaucoup se sont inspirés, mais sans pratiquer à ce point le copier-coller. On mesure à chaque plan à quel point Luc Besson ne sait jamais faire preuve de subtilité dans sa réalisation. Et puis, faut arrêter avec Eric Serra pour la musique, parce que lui aussi en fait des caisses, donnant à certaines scènes l’allure d’une parodie. Mais une parodie qui se prend à ce point au sérieux est juste insupportable !
LA NOTE : 3/20
Fiche technique :
Production : EuropaCorp, Canal +, Ciné +, TF1 Films Production
Ils sont encore un peu plus vieux que la dernière fois, alors on pouvait légitimement craindre qu’ils n’aient plus vraiment de beaux restes. Surtout qu’après un premier épisode vraiment jouissif, The Expandables nous avaient offert une suite vraiment médiocre. Cependant les vieux de la vieille en ont encore sous la semelle puisque le troisième volet des aventures de ces mercenaires sur le retour comblera tous les fans de film d’action premier degré.
The Expandables 3 est un film parfait dans le sens où il atteint pleinement son but et on pouvait difficilement lui en demander plus. Les scénario est basique mais déjà beaucoup moins linéaire que la dernière fois. Les scènes d’action restent d’une redoutable efficacité, avec ce qui faut d’excès et de non respect des règles fondamentales de la physique et de la logique. Et les acteurs ont l’air de s’amuser comme des petits fous. Mention spéciale à Antonio Banderas qui fait une entrée tonitruante dans la bande..
… tonitruante, car pleine d’humour. The Expandables 3 joue vraiment la carte du second degré et de l’autoparodie. C’est le cas dans la franchise tout entière, mais cela fonctionne particulièrement bien cette fois-ci. Certains dialogues sont vraiment drôles, même s’ils nécessitent une petite culture en film d’action bourrin pour en saisir l’humour. Le film ne se prend pas une seule seconde au sérieux, ne cherche pas à être autre chose qu’une blague un peu potache. Du coup, le spectateur prend son pied, à défaut de perdre trop de neurones.
The Expandables 3 est aussi l’occasion de mettre en avant une nouvelle génération. On peut s’attendre donc à encore quelques autres épisodes. Et à notre grande et surtout bonne surprise, on en redemande !
LA NOTE : 13,5/20
Fiche technique :
Production : Nu Image, Millenium Films, Davis Films, EX3 Productions
Distribution : Metropolitan FilmExport
Réalisation : Patrick Hugues
Scénario : Sylvester Stallone, Creighton Rothenberger, Katrin Benedikt
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