
Elias, brancardier de son état, n’est plus qu’à quelques heures de la fin de sa liberté conditionnelle. Malheureusement, pour lui, cette nuit va tourner au cauchemar. Son ancien compagnon de cellule débarque à l’hôpital après un accident de voiture. Ce dernier vient de braquer… une famille de braqueurs, à la sortie d’un casse chez un diamantaire… qui se retrouve lui-aussi dans le même hôpital. Tout ce beau monde va donc converger au même endroit, ainsi que l’inspecteur de police qui avait poursuivi Elias. Ce dernier va se retrouver bien involontairement à ce chassé-croisé entre truands.
Si vous faites le tour des critiques parues dans la presse, vous trouverez essentiellement des avis désastreux. D’ailleurs, je me demande ce qui m’a poussé à aller voir ce film, en dehors ma fascination pour la loi de Murphy elle-même et la théorie des jeux. Mais voilà, j’ai bien fait d’y aller à l’instinct car j’ai vraiment passé un bon moment en regardant ce film réalisé sans grand moyen et sans prétention.
La Loi de Murphy est un mélange de H (la série), Snatch (mais sans Brad Pitt) et After Hours. Bon, niveau réalisation et casting, on est plus proche de H que du reste, mais un épisode de la première saison, quand la série nous faisait encore rire. C’est un peu fait avec les moyens du bord, sans effets spéciaux, sans grands acteurs, sans scénario super élaboré, voire même parfois carrément brouillon. Mais voilà, ce film possède une qualité rare dans notre cinéma hexagonal : du rythme et de l’énergie !

De plus, le casting est de plus sympathique. Le beau Pio Marmai qu’on avait découvert dans Le Premier Jour du Reste de ta Vie tient là un rôle beaucoup moins profond et subtil, mais s’en tire parfaitement et apporte toute l’énergie nécessaire pour faire vivre ce film. Mais que les mâles se rassurent, la jolie Fanny Valette apporte une touche de charme loin d’être désagréable. A leurs côtés, Dominique Pinon, Omar et Fred et bien d’autres jouent sans retenue leurs rôles avec une énergie particulièrement communicative.
La Loi de Murphy est loin d’être un chef d’œuvre du 7ème art. Mais il possède une qualité, la densité, qui en fait un spectacle plaisant, drôle et divertissant… et oui, avouons-le un peu crétin parfois. Alors si vous n’avez pas honte de rire dans ces moments-là, ne vous privez pas de voir ce film.
Fiche technique :
Réalisateur : Christophe Campos
Scénariste : Christophe Campos et Mabrouk el Mechri
Directeur de production : Clément Sentilhes
Directeur de la photographie : Bruno Romiguiere
1er assistant réalisateur : Jean-Sébastien Viguie
Casting :
Pio Marmai : Elias
Karim Belkhadra : Nino Ortega
Omar Sy : Joachim Ortega / le père de Joachim
Fanny Valette : Vera St Jean
Guy Lecluyse : Emile
Bruno Ricci : Luciano Ortega
Jean-Michel Noirey : L’inspecteur Verlun
Dominique Pinon : Rudy
Jonathan Lambert : Docteur Moreau
Fred Testot : Le responsable de la morgue / réceptionniste / candidat du jeu TV / père de Luciano

Et au milieu de tout ça, Bruce Willis se contente de nous offrir une prestation efficace, mais sans surprise. De toute façon, entre le clone à moumoute et le loser en robe de chambre, il ne tenait pas là le (double) rôle le plus exceptionnellement intéressant de sa carrière. Les personnages sont trop dépourvues de psychologie profonde pour qu’il puisse les sublimer par son talent. Ce n’est de toute façon pas ce qu’on lui demandait.
Encore une fois, Alain Resnais a choisi comme tête d’affiche le duo André Dussolier – Sabine Azéma. Une telle fidélité pourrait conduire à une certaine routine et à une paresse dans la direction d’acteurs. Mais tous les trois ont assez d’expérience et de talent pour que l’habitude se transforme en atout plutôt qu’en faiblesse. Et puis l’affiche comporte également un joli trio Emmanuelle Devos – Matthieu Almaric – Anne Consigny qui n’a rien à envier au duo précédemment cité. Quand on ajoute à cela, Edouard Baer en narrateur, on comprend que les faiblesses des Herbes Folles ne proviennent pas de la distribution.
L’autre grande qualité de Micmacs à Tire-larigot repose sur son casting. On sent bien que tourner avec Jean-Pierre Jeunet est le rêve de beaucoup d’acteurs français. Dany Boon donc, André Dussolier, Jean-Pierre Marielle, Omar Sy, Yolande Moreau et bien sûr, comme d’habitude, Dominique Pinon. Une très belle brochette parfaitement mise en valeur par ces rôles pleins d’énergie et d’imagination. Les acteurs s’en donnent à cœur-joie et vu leur talent, tout cela fait le plus grand bonheur du spectateur !
Le Ruban Blanc est également visuellement remarquable. Le choix du noir et blanc renvoie évidemment à l’austérité qu’il souhaite décrire. Mais ce choix n’aurait pas été réellement pertinent sans une photographie parfaitement maîtrisée. Michael Haneke n’est cependant pas n’importe qui et le pari est parfaitement réussi. Le travail sur la lumière renforce l’impression d’oppression que ce film peut parfois nous faire ressentir.
Le seul truc qui cloche, mais c’est souvent le cas dans ce genre de film, c’est la copine moche. Parce que la copine moche est interprétée par Amanda Seyfried, actrice principale de Mama Mia ! (putain, a y’est, j’ai des boutons rien que d’avoir écrit le titre de ce film) où elle est censée être super belle. Et en fait, faut bien l’avouer, elle l’est. Mais dans Jennfier’s Body, ils ont décidé de l’enlaidir et elle est donc contrainte de porter un faux nez…non… un faux menton…non plus…mais des lunettes ! Bah oui, c’est bien connu, si vous êtes belle et que vous mettez des lunettes, d’un coup, vous devenez repoussante et plus aucun garçon ne veut de vous. D’ailleurs, je sais que vous êtes beaucoup à souffrir de ce handicap et que l’on vous jette des pierres dans la rue. Mais heureusement, je suis particulièrement bon et magnanime et je suis prêt à vous sortir de cette solitude. Donc toutes les femmes portant des lunettes peuvent m’envoyer deux photos, dont une maillot, et je choisirai celles avec qui je veux bien… 
Pour autant, mesdames, ne vous privez pas d’aller voir 500 jours ensemble. Déjà, vous y apprendrez peut-être à mieux nous connaître. Et puis, comme je l’ai déjà dit, le film est assez drôle et touchant pour satisfaire tous les publics.
Mais alors qu’est-ce qui cloche ? Je n’aime pas dénoncer, mais si on doit trouver un coupable, on peut désigner James Huth pour pendre quelqu’un. Je n’aime pas être méchant, mais il est tout simplement un très mauvais réalisateur. On l’avait déjà vu dans Brice de Nice et il se révèle une nouvelle fois incapable de diriger un acteur aussi cabotin que Jean Dujardin. Ce dernier nous livre son numéro habituel, qu’il maîtrise à la perfection, mais semble parfois perdu à l’écran, nous offrant quelques mimiques en attendant que quelque chose se passe. 
Autre chose m’a également gêné dans ce film, mais cela reste très personnel. En effet, j’ai trouvé le petit garçon interprétant le Petit Nicolas absolument pas mignon. Au contraire, j’ai eu envie pendant tous le film de lui filer une bonne paire de claques, pour rien, comme ça, juste pour le plaisir. Bon j’exagère un tantinet (je rassure tout le monde, je n’ai pas ce genre de pulsions envers les enfants !). Il y’a, certes, une vraie ressemblance avec le personnage dessiné par Sempé mais du coup, il semble artificiel, un extra-terrestre parmi de vrais petits garçons.
Si Mary et Max avait été un film classique, il n’aurait pas eu la même poésie. Et c’est justement cette dernière qui le rend si émouvant. Sans elle, il aurait été juste glauque et dramatique. Grâce à elle, il y règne un élan d’optimisme humaniste malgré toute la tristesse de l’univers des deux personnages. Leurs échanges constituent une des rares lueurs qui éclairent leurs vies, dans un monde qu’ils ne comprennent pas bien. La manière dont ils sont illustrés apportent cette touche de fantaisie et d’humour qui apporte plus bien au propos que tous les moments larmoyants qu’on pourrait imaginer.
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