
En 1943, il ne fait pas bon d’être bohémien. Persécuté par l’administration qui leur a interdit leur nomadisme, un groupe de Tziganes s’établit dans un village de France profonde, sous la protection du Maire, humaniste et républicain convaincu. Mais la population alentours et surtout la police de Vichy ne voient pas tout ça d’un bon œil.
Liberté cherche à traiter un sujet particulièrement grave, sérieux et dramatique avec humanisme et poésie. C’était un pari osé, mais se focaliser sur les actes les plus courageux est parfois une bonne façon de dénoncer la lâcheté et la barbarie des comportements ordinaires. C’est aussi une façon de créer un sentiment d’attachement et de sympathie envers les personnages et ainsi, renforcer le caractère dramatique du dénouement. Et ça, le film y arrive de manière incomplète.
Il y’a en fait deux couples dans ce film. Le premier, celui du maire et de l’institutrice, joués par Marc Lavoine et Marie-Josée Croze fonctionne très bien. Cette dernière notamment est vraiment touchante et on ne pourra que saluer la performance remarquable de son interprète. Le second couple est celui formé par un jeune orphelin et un des bohémiens, âgé de 30 ans mais un peu simplet. Ce dernier, personnage lunaire, joyeux, naïf, espiègle est malheureusement un peu horripilant aussi. Ou plutôt, on s’y attache comme à une curiosité sympathique, mais pas tout à fait comme à un être humain avec qui on partage une réelle empathie.

Liberté a quand même le grand mérite, et ce n’est pas rien, de nous remettre en mémoire le destin tragique de ce peuple pendant la Guerre. Un destin qui n’est d’ailleurs toujours pas des plus réjouissants, mais cela constitue un autre débat. On pourra donc tout de même féliciter Tony Gatlif pour avoir défloré ce sujet pas spécialement glorieux pour notre mémoire nationale. On pourra certes lui reprocher certes quelques maladresses sur la forme, mais certainement pas lui en tenir rigueur trop durement.
Liberté reste tout de même un film touchant, bien qu’imparfait. Un vrai sujet en tout cas et un moment d’histoire à ne pas ignorer.
Fiche technique :
Production : Princes productions, France 3 cinéma, Rhône Alpes cinéma
Distribution : TFM distribution
Réalisation : Tony Gatlif
Scénario : Tony Gatlif
Montage : Delphine Mantoulet
Photo : Julien Hirsch
Format : 35 mm Scope
Décors : Brigitte Brassart
Musique : Delphine Mantoulet, Tony Galtif
Durée : 111 mn
Casting :
Marc Lavoine : Théodore
Marie-Josée Croze : Mademoiselle Lundi
James Thiérrée : Taloche
Mathias Laliberté : P’tit Claude
Carlo Brandt : Pierre Pentecôte
Rufus : Fernand
Thomas Baumgartner : tatane

Nine permet de se rendre compte que même au milieu d’un si prestigieux casting, il y’a parfois des actrices encore au-dessus. Dans la scène d’introduction, on voit les personnages féminins entrer en scène les unes après les autres. En quelques pas, même en ombre chinoise, on se rend compte qu’il y’a Nicole Kidman et les autres. Même sa simple silhouette dégage un charme et une aura incomparables. Par contre, Sophia Loren nous permettra simplement de nous rendre compte que la chirurgie esthétique n’est pas encore synonyme de perfection.
A Single Man donne largement l’occasion à Colin Firth de briller. En effet, il est présent à l’écran 99% du temps. Alors il met tout son talent au service de son personnage, il lui donne une âme, mais il peut combler à lui seul le vide du scénario. Parfois, la déprime de son personnage semble le rattraper et ses yeux de faons malades apparaissent presque comme un appel au secours pour qu’on le sorte de là. Il arrive tant bien que mal au bout des 90 minutes de ce film, heureusement plutôt court, et on est aussi soulagé pour lui que pour soi-même.

Mais au delà du message, Precious fonctionne aussi bien grâce à de formidables acteurs. Gabourey Sidibe, pour sa première apparition sur grand écran, est déjà tombée sur un rôle exceptionnel comme les meilleurs carrières en comptent peu. Un peu comme si on passait directement de la pataugeoire à la piscine olympique. Mais jamais elle ne s’y noie, sans pour autant marcher sur l’eau. Mais une plus « grande » actrice en aurait peut-être trop fait et n’aurait pu rentrer avec le même bonheur dans la peau de ce personnage si renfermé et si passif (dans un premier temps). 

Reste évidemment le scénario et la narration… Et c’est là que les ennuis commencent pour moi car je vais bien avoir du mal à vous en parler. Honnêtement, je me suis presque ennuyé devant Shutter Island. De longues scènes sensées plonger le spectateur dans le mystère et la circonspection me sont apparues comme de longs moments où l’intrigue n’avançait plus. Je suis resté indifférent face à ce qui aurait du être une plongée dans un abîme. Je suis resté au bord de la falaise avec ma frustration et ma déception.
Visuellement, les moyens sont là. Les décors sont superbes, les effets spéciaux réussis, même s’ils ne sont pas spécialement transcendants. Mais bon, il faut avouer qu’on est désormais devenu très exigeants à ce niveau là et que l’on ne se laisse plus impressionner par le premier morphing venu. Mais bon, Wolfman reste quand même très classique. Si cela ne constitue pas forcément un défaut en soi, on le prend ici comme un nouveau manque de créativité regrettable, même s’il est cohérent avec le reste. C’est important la cohérence…

I Love You Phillip Morris est une comédie romantique pour ceux qui n’aiment pas les comédies romantiques. Jamais mièvre, jamais larmoyant, jamais sirupeux, il ressemble plus aux histoires que l’on vit dans la vraie vie que n’importe quel film avec Hugh Grant. Après le sexe des protagonistes n’a que peu d’importance et n’enlève évidemment rien à la beauté de l’histoire, ni à sa légèreté et à son humour. Car il peut y pleurer un peu, on rit surtout devant ce film remarquable à bien des points de vues.
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