Le cœur des Hommes a été un de plus gros succès mérités du cinéma français, un film culte pour beaucoup. Généralement les films sur l’amour sont soit des comédies romantiques, pas très réalistes et dont on connaît déjà la fin avant même de l’avoir vu, soit des films épousant plutôt un regard féminin. Ce film a aussi bien marché parce qu’il rééquilibrait quelque peu les choses en donnant enfin un vrai regard masculin sur les relations amoureuses. Et bien, nous avons été des précurseurs puisque le cinéma américain s’y met également avec le splendide 500 jours ensemble. Bon, ok, ce cocorico était peut-être un tantinet superflu. Mais pour une fois que je peux dire du bien du cinéma français…
Tom a aimé Summer dès le premier regard. C’est le destin, c’est elle et personne d’autre. Elle est la femme de ses rêves. Mais les rêves ne deviennent pas toujours l’entière réalité.
500 jours ensemble n’est pas une comédie romantique. Je ne gâche pas la surprise, c’est dit dès les premières secondes par le narrateur. Mais n’allez surtout pas croire que ce film est triste. Non, il est avant tout drôle, mais aussi touchant, tendre, émouvant, triste, cruel… Bref un condensé de vie. Il y’a de la tristesse aussi parfois, mais toujours traité avec assez de dérision pour nous arracher tout de même un sourire.
Le film n’épouse pas tout à fait le regard de Tom. Il y’a du recul et de l’humour, ce qui nous permet de relativiser et même de nous moquer de ses moments de déprime. Mais 500 jours ensemble est tout de même bâti autour de lui et de ses sentiments. L’histoire est celle de son amour pour Summer, pas celle de leur relation. Et le tout est traité avec une immense intelligence et beaucoup de subtilité. Honnêtement, je ne vois pas quel homme ne pourrait pas s’identifier au personnage de Tom et à ce qu’il ressent… à moins de n’être jamais tombé amoureux et de n’avoir jamais souffert à cause de ça.
Pour autant, mesdames, ne vous privez pas d’aller voir 500 jours ensemble. Déjà, vous y apprendrez peut-être à mieux nous connaître. Et puis, comme je l’ai déjà dit, le film est assez drôle et touchant pour satisfaire tous les publics.
Mais 500 jours ensemble ne serait pas une si grande réussite sans le charme époustouflant, mais alors époustouflant, de Zooey Deschanel. Que Tom en tombe instantanément amoureux n’a franchement rien d’étonnant. Elle n’a pourtant rien d’une bombe à la Megan Fox (je reviendrai sur son cas dans ma prochaine critique) mais dégage un tel charme qu’on n’a pas envie de chercher à coucher avec elle, mais plutôt la convaincre de nous épouser. On n’a pas vu, depuis Drew Barrymore, une actrice provoquer un tel effet !
Du côté à côté d’elle, Joseph Gordon-Levitt paraît un rien fade. Mais en fait, ce qui aurait pu être un défaut, ne fait que renforcer la crédibilité de l’ensemble et permet une identification encore plus forte avec le personnage. Le charme de Tom n’est en rien comparable à celui de Summer. Du coup, un acteur plus charismatique n’aurait pas collé du tout. Après, reste à savoir si le manque de charisme était fait exprès ou pas…
Pour finir, on se lève tous et on applaudit Marc Webb. Pour une premier film, 500 jours ensemble est une incroyable réussite. Car en plus de toutes les qualités que je viens d’énumérer, ce film est merveilleusement réalisé, avec beaucoup d’imagination aussi bien visuelle que dans le montage. L’histoire n’est pas raconté tout à fait dans l’ordre chronologique, mais cela n’est pas fait que pour faire joli. Cela renforce réellement l’intérêt du film et surtout ne le rend pas une seule seconde confus. Espérons que ce film ne constitue pas l’œuvre d’une vie, mais le début d’une grande carrière.
500 jours ensemble est réellement une réussite. Un vrai moment de cinéma, de bonheur, d’humour, d’amour et de vie !
Fiche technique :
Production : Watermark
Distribution : Fox Searchlight pictures
Réalisation : Marc Webb
Scénario : Scott Neustadter, Michael H. Weber
Montage : Alan Edward Bell
Photo : Eric Steelberg
Décors : Laura Fox
Musique : Mychael Danna, Rob Simonsen
Costumes : Hope Hanafin
Durée : 96 mn
Casting :
Joseph Gordon-Levitt : Tom
Zooey Deschanel : Summer
Geoffrey Arend : McKenzie
Chloë Grace Moretz : Rachel
Matthew Gray Gubler : Paul


Mais alors qu’est-ce qui cloche ? Je n’aime pas dénoncer, mais si on doit trouver un coupable, on peut désigner James Huth pour pendre quelqu’un. Je n’aime pas être méchant, mais il est tout simplement un très mauvais réalisateur. On l’avait déjà vu dans Brice de Nice et il se révèle une nouvelle fois incapable de diriger un acteur aussi cabotin que Jean Dujardin. Ce dernier nous livre son numéro habituel, qu’il maîtrise à la perfection, mais semble parfois perdu à l’écran, nous offrant quelques mimiques en attendant que quelque chose se passe. 


Le peuple souverain et nul ne peut contester sa parole. Il a choisi de ne pas élire un élu de terrain, qui a milité pendant 30 ans dans sa commune. 30 ans pendant lesquels une victoire semblait inaccessible, dans une terre de mission, où la politique était un sacerdoce, non une ambition. Un homme qui a sué sang et eau pendant plusieurs décennies pour l’unique amour de ses idées et de ses convictions. Un homme qui sait ce que c’est que de tracter dans une ville qui ne vous est pas favorable, par –5°, quand personne n’a envie de sortir les mains de ses poches pour prendre le papier que vous lui tendez. Un homme qui avait même rasé sa moustache pour l’occasion. C’est le choix du peuple et la démocratie impose de le respecter.

Autre chose m’a également gêné dans ce film, mais cela reste très personnel. En effet, j’ai trouvé le petit garçon interprétant le Petit Nicolas absolument pas mignon. Au contraire, j’ai eu envie pendant tous le film de lui filer une bonne paire de claques, pour rien, comme ça, juste pour le plaisir. Bon j’exagère un tantinet (je rassure tout le monde, je n’ai pas ce genre de pulsions envers les enfants !). Il y’a, certes, une vraie ressemblance avec le personnage dessiné par Sempé mais du coup, il semble artificiel, un extra-terrestre parmi de vrais petits garçons.
Si Mary et Max avait été un film classique, il n’aurait pas eu la même poésie. Et c’est justement cette dernière qui le rend si émouvant. Sans elle, il aurait été juste glauque et dramatique. Grâce à elle, il y règne un élan d’optimisme humaniste malgré toute la tristesse de l’univers des deux personnages. Leurs échanges constituent une des rares lueurs qui éclairent leurs vies, dans un monde qu’ils ne comprennent pas bien. La manière dont ils sont illustrés apportent cette touche de fantaisie et d’humour qui apporte plus bien au propos que tous les moments larmoyants qu’on pourrait imaginer.
Déjà, du rythme. The Informant ! est un film mollasson. Il se veut une comédie, mais n’est absolument pas parcouru par l’énergie indispensable à ce genre de film. Il est amusant, sympa, marrant, mais certainement pas drôle, alors qu’il promettait de l’être et que tout était réuni pour cela. C’est bien dommage et regrettable. En fait, le film donne un peu l’impression d’avoir été bâclé et le rythme de sorties des films de Soderbergh donne à penser que l’on ne doit pas être très loin de la vérité en pensant cela.
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