UN BIEN BEAU WEEK-END

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franceafriquedusudC’était un week-end périlleux qui s’annonçait pour les équipes de France. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Et le moins que l’on puisse dire c’est que nos Bleus s’en sont couvert !

Saluons tout d’abord la magnifique performance de notre XV tricolore. Et surtout de sa première ligne. En tant qu’ancien pilier, quel plaisir de voir la mêlée fermée retrouver toute sa place dans un jeu moderne où le spectacle se définit souvent par le nombre de ballons à l’aile. Vendredi soir, au Stadium de Toulouse, le spectacle était au cœur du terrain, là où les « gros » s’affrontent pour le gain du ballon. Et il fut magnifique, un vrai combat héroïque. Certes, ce n’était que du sport, donc un combat inutile. Mais c’est tellement plus beau quand c’est inutile.

irlandefranceL’Equipe de France de football n’a pas encore son billet pour l’Afrique du Sud. Mais bon, en l’emportant en Irlande, elle a quand même déjà fait une bonne parti du chemin. Après, il y’a la noble incertitude du sport, tout ça, tout ça… Mais bon, il n’y avait pas photo samedi soir à Croke Park. Entre une équipe courageuse certes, physiquement solide mais techniquement limitée et une équipe dont les joueurs sont parmi les meilleurs à leur poste en Europe, le résultat ne pouvait guère être différent… Mais il a quand même failli l’être. C’est là la beauté du football, où la notion de logique est trop souvent contredite pour avoir encore réellement un sens. Enfin espérons qu’elle soit tout de même respectée mercredi soir…

LE CONCERT : 15 minutes de grâce absolue

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leconcertafficheL’année 2009 aura été une année particulièrement riche au niveau cinématographique. Certes, ce sont surtout les premiers mois de l’année qui ont vu une incroyable densité de films d’une qualité rare. Les têtes d’affiche resteront pour moi Slumdog Millionnaire et les Noces Rebelles. Mais le reste de l’année ne fut pas en reste. Il a notamment recélé deux parmi les plus beaux moments de cinéma qui m’ait été donné de voir. Deux moments de grâce cinématographique absolue. Le premier fut les premières minutes de La-Haut. Le second est les dernières minutes du Concert. (NB : On aurait pu rajouter la dernière scène d’Inglourious Bastard, mais la séquence en question est tout de même beaucoup plus longue).

Au début des années 80, Andrei Filipov était le plus grand chef d’orchestre d’URSS et était connu internationalement. Mais quand Brejnev décida d’exclure les musiciens juifs du Bolchoï, il refusa de se soumettre. Il y travaille toujours 30 ans plus tard, mais en tant qu’homme de ménage. Un jour, il intercepte un fax invitant l’orchestre à venir se produire au théâtre du Châtelet. Germe alors en lui l’idée folle de retrouver ses anciens musiciens, de les faire passer pour l’orchestre officiel du Bolchoï et de les emmener à Paris.

A la fin du Concert, j’ai assisté à deux phénomènes extrêmement rares. Nous étions à la séance de 22h à l’UGC de la Défense. Déjà, le public a spontanément applaudi à l’arrivée du générique… et surtout une bonne partie de la salle est restée tout au long de ce dernier. Si c’est chose fréquente dans Paris intra-muros, je suis très souvent le seul à rester jusqu’au bout du générique à la Défense. Ce fut loin d’être le cas cette fois. On ne quitte pas facilement ce film, surtout avec ce qu’il nous fait vivre dans ces dernières minutes.

Mais avant d’en venir à la fin, parlons un peu du reste. Le Concert est une comédie très drôle, parfois un peu lourdingue, mais globalement réussie. Un des ressorts comiques repose sur le sens système D des Russes depuis la chute du communisme et le choc brutal avec le capitalisme. Lorsque la troupe des musiciens arrive à Paris, tout cela tourne un peu au cliché et on sent qu’il est temps que le film passe à autre chose… à la musique !

Tout le film est construit pour nous amener à ce moment final. A ce fameux concert, où l’orchestre interprète le Concerto pour Violon et Orchestre de Tchaïkovski, un des plus beaux morceaux jamais écrits (le nom ne vous dit peut-être rien comme ça, mais si on vous le fredonne, il y’a de forte chance que vous le connaissiez). Le Concert est loin d’être dénué d’une certaine gravité, mais elle est totalement masquée pendant 1h45 par la farce, parfois un peu grossière. Mais quand la musique commence à retentir, elle éclate d’un coup, violemment, sans que vous l’ayez une seule seconde vu venir. Vous aviez passé le film à rire aux éclats et bien, à ce moment là, vous restez au fond de votre fauteuil, vous vous taisez et vous pleurez pendant 10 minutes non stop ! Des larmes de joie et de tristesse mêlées, bref des larmes d’émotion pure.

leconcertRadu Mihaileanu a parfaitement réussi son coup. Il y’a bien des critiques à formuler sur les trois quart de ce film. Mais c’est pour mieux tromper l’ennemi… Enfin, ce n’est sans doute pas vraiment fait exprès, mais honnêtement, en sortant de ce film vous aurez de toute façon totalement oublié tout ce qui précède. Il fallait bien que je vous en parle, mais c’était presque superflu.

Le Concert fut aussi pour moi une confirmation. Celle de l’immense talent de Mélanie Laurent. J’ai été un des rares à encensé sa performance dans Inglourious Bastard qui a plutôt reçu des critiques. Et bien, je maintiens que c’est une très grande actrice, pas forcément pour son jeu spectaculaire, mais par un charisme mêlant à la fois force et faiblesse. Elle est ici tout simplement étincelante et on oublie totalement que, dans la séance finale, ce n’est évidemment pas elle qui joue du violon.

Mais de manière globale, tout le casting est vraiment remarquable. Aleksei Gustov, sur lequel une large partie du film repose, livre là une performance magnifique, aussi bien dans les moments d’humour que dans les moments d’émotion. Le reste des acteurs jouent surtout sur le registre de la comédie pure, mais y mettent assez d’énergie pour faire passer même les moments un peu moins subtils. Un mot enfin sur la trop rare désormais Miou-Miou qui nous fait regretter ici qu’elle ne soit plus cantonnée qu’aux seconds rôles.

Le Concert n’est pas un film à voir uniquement si on aime la musique classique. Cela n’a rien à voir. C’est le mélange des émotions véhiculée par le scénario et les images qui sont soudain sublimées par la musique. Cette dernière est un langage universel qui prend ici tout son sens. Aucun des éléments n’aurait fait un tel effet s’il n’avait été en parfaite harmonie avec les deux autres. Un tel moment se vit rarement et je ne sais d’ailleurs pas si j’aurais vraiment envie de revoir ce film, de peur que l’expérience ne soit pas la même la seconde fois.

Le Concert ne vaut pas que par son dernier quart d’heure, cela serait injuste. Mais ce dernier vaut à lui seul largement le déplacement ! Inoubliable !

Fiche technique :
Production : Les Productions du Trésor
Distribution : Europacorp
Réalisation : Radu Mihaileanu
Scénario : Radu Mihaileanu, Alain Michel Blanc, Matthew Robbins
Montage : Ludovic Troch
Photo : Laurent Dailland
Décors : Stan Reydellet
Son : Pierre Excoffier, Selim Azzazi, Bruno Tarrière
Musique : Armand Amar
Costumes : Viorica Petrovici, Maira Ramedhan Levi
Durée : 120 mn

Casting :
Alexeï Guskov : Andreï Filipov
Dimitri Mazarov : Sacha Grossman
Melanie Laurent : Anne-Marie Jacquet
François Berléand : Olivier Morne Duplessis
Miou-Miou : Guylène de la Rivière
Lionel Abelanski : Jean-Paul Carrère

AWAY WE GO : Un vent d’optmisme si délicieusement léger

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awaywegoafficheAway we Go est un film quelque peu singulier. Non pas son contenu, mais par la place qu’il occupe dans la carrière de son réalisateur, Sam Mendes. Sorti moins d’un an après Les Noces Rebelles, il en est l’exact opposé. Encore un film sur le couple, certes, mais cette fois un film léger et drôle. Il ne nous raconte toujours pas que tout est facile en amour, mais il nous donne cette fois beaucoup de raisons d’espérer.

Burt et Verona, couple d’une petite trentaine d’années, pas vraiment installés dans la vie, vont avoir un bébé. Mais à quelques mois de l’accouchement, les parents de Burt leur annoncent qu’ils partent vivre à…Anvers. Comme plus rien ne les retiens là où ils habitent, ils se décident à chercher le parfait endroit pour élever leur enfant.

Away we Go est un film à sketchs. Chaque ville visitée donne lieu à une nouvelle situation et une nouvelle rencontre. Ils croiseront des personnages et vivront des situations saugrenus. Ils découvriront surtout que le bonheur des autres cachent parfois bien des choses inattendues. Qui dit film à sketchs dit souvent, film inégal. Away we Go n’échappe pas à la règle, même si chacun d’eux reste de grande qualité. Tous ceux qui auront vu ce film auront leur scène fétiche. Pour moi, il s’agira d’une histoire de poussette dont la bande-annonce a donné un aperçu pour ceux qui l’ont vu. D’ailleurs vue l’hilarité générale dans la salle, je pense que je ne suis pas le seul à avoir préféré ce moment là.

Entre rire et réflexion, le rire l’emporte largement dans Away we Go. Le film n’a rien d’une interrogation métaphysique sur le couple. C’est le thème central du film, mais il est traité par les différentes scènes qu’elles soient comiques au premier degré, au second, au troisième ou au vingt-huitième. Tout est léger, gai et tendre dans ce film qui dégage au final un vrai optimisme et une vraie joie de vivre. D’ailleurs, certains trouveront d’ailleurs peut-être le dénouement un peu cucul, mais bon, après la fin des Noces Rebelles, on lui pardonnera aisément.

awaywegoD’ailleurs, pour continuer la comparaison, on pourra remarquer que le casting de ce film est cette fois essentiellement composé d’inconnus. Pas de Leonardo Di Caprio, ni de Kate Winslet, cette fois-ci. Mais John Krasinski et Maya Rudolph n’ont pas à rougir et son largement à la hauteur. Deux vraies révélations ! Et puis, d’un point de vue personnel, je suis très heureux d’y avoir retrouver Maggie Gyllenhall, puisque je vais l’épouser si vraiment Zooey Deschanel refuse.

Evidemment, tout cela se fait sous la caméra de Sam Mendes. Et donc pas sous n’importe quelle caméra ! Une caméra élégante, mais aussi discrète qui est là pour mettre en valeur les acteurs qu’il sait si merveilleusement bien diriger. Bref, un régal pour les yeux, tout autant que pour l’esprit, par l’optimisme qui parcourt ce film.

Away we Go n’a pas la dimension des Noces Rebelles. Mais il reste un très beau film, vraiment drôle, remarquablement intelligent et surtout qui donne envie d’être amoureux.

Fiche technique :
Production : Focus Features, Big Beach, Neal Street Productions
Distribution : Mars Distribution
Réalisation : Sam Mendes
Scénario : Dave Eggers, Vendela Vida
Montage : Sarah Flack
Photo : Ellen Kuras
Format : 35mm
Décors : Jess Gonchor
Musique : Alexi Murdoch
Costumes : John Dunn
Durée : 98 mn

Casting :
John Krasinski : Burt
Maya Rudolph : Verona
Catherine O Hara : Gloria
Jeff Daniels : Jerry
Allison Janney : Lily
Jim Gaffigan : Lowell
Maggie Gyllenhaal : LN

LA LOI DE MURPHY : Un peu de n’importe quoi, beaucoup de bonheur

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laloidemurphyafficheCertains l’ont peut-être déjà noté, mais j’adore aller voir un film sans rien savoir de lui, ou du moins pas grand chose. C’était mon cas avec la Loi de Murphy. Déjà première surprise, il s’agit là d’un film bien de chez nous, pas du tout un film américain comme je le pensais. L’autre est qu’il s’agit beaucoup plus d’une comédie qu’un polar. Bref, ce n’est pas tout à fait ce que j’attendais, mais cela ne m’a pas du tout empêché d’apprécier ce bon petit film dynamique et réussi.

Elias, brancardier de son état, n’est plus qu’à quelques heures de la fin de sa liberté conditionnelle. Malheureusement, pour lui, cette nuit va tourner au cauchemar. Son ancien compagnon de cellule débarque à l’hôpital après un accident de voiture. Ce dernier vient de braquer… une famille de braqueurs, à la sortie d’un casse chez un diamantaire… qui se retrouve lui-aussi dans le même hôpital. Tout ce beau monde va donc converger au même endroit, ainsi que l’inspecteur de police qui avait poursuivi Elias. Ce dernier va se retrouver bien involontairement à ce chassé-croisé entre truands.

Si vous faites le tour des critiques parues dans la presse, vous trouverez essentiellement des avis désastreux. D’ailleurs, je me demande ce qui m’a poussé à aller voir ce film, en dehors ma fascination pour la loi de Murphy elle-même et la théorie des jeux. Mais voilà, j’ai bien fait d’y aller à l’instinct car j’ai vraiment passé un bon moment en regardant ce film réalisé sans grand moyen et sans prétention.

La Loi de Murphy est un mélange de H (la série), Snatch (mais sans Brad Pitt) et After Hours. Bon, niveau réalisation et casting, on est plus proche de H que du reste, mais un épisode de la première saison, quand la série nous faisait encore rire. C’est un peu fait avec les moyens du bord, sans effets spéciaux, sans grands acteurs, sans scénario super élaboré, voire même parfois carrément brouillon. Mais voilà, ce film possède une qualité rare dans notre cinéma hexagonal : du rythme et de l’énergie !

laloidemurphyQue certaines situations soient un peu éculées, manquent de finesse ou bien encore flirtent avec le crétin, je peux l’admettre volontiers. Mais bon, comme rien ne dure et que tout s’enchaîne dans la Loi de Murphy, on oublie et on pardonne. Les mésaventures de notre héros sont parfois un peu prévisibles, mais comme elles se suivent à un rythme effréné, on n’a pas vraiment le temps de réfléchir à ce qui va se passer ensuite.

De plus, le casting est de plus sympathique. Le beau Pio Marmai qu’on avait découvert dans Le Premier Jour du Reste de ta Vie tient là un rôle beaucoup moins profond et subtil, mais s’en tire parfaitement et apporte toute l’énergie nécessaire pour faire vivre ce film. Mais que les mâles se rassurent, la jolie Fanny Valette apporte une touche de charme loin d’être désagréable. A leurs côtés, Dominique Pinon, Omar et Fred et bien d’autres jouent sans retenue leurs rôles avec une énergie particulièrement communicative.

La Loi de Murphy est loin d’être un chef d’œuvre du 7ème art. Mais il possède une qualité, la densité, qui en fait un spectacle plaisant, drôle et divertissant… et oui, avouons-le un peu crétin parfois. Alors si vous n’avez pas honte de rire dans ces moments-là, ne vous privez pas de voir ce film.

Fiche technique :
Réalisateur : Christophe Campos
Scénariste : Christophe Campos et Mabrouk el Mechri
Directeur de production : Clément Sentilhes
Directeur de la photographie : Bruno Romiguiere
1er assistant réalisateur : Jean-Sébastien Viguie

Casting :
Pio Marmai : Elias
Karim Belkhadra : Nino Ortega
Omar Sy : Joachim Ortega / le père de Joachim
Fanny Valette : Vera St Jean
Guy Lecluyse : Emile
Bruno Ricci : Luciano Ortega
Jean-Michel Noirey : L’inspecteur Verlun
Dominique Pinon : Rudy
Jonathan Lambert : Docteur Moreau
Fred Testot : Le responsable de la morgue / réceptionniste / candidat du jeu TV / père de Luciano

CLONES : Moumoute et pyjama

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clonesaffichePendant longtemps, le monde de la science-fiction fut coupé en deux. D’un côté, la SF littéraire, l’univers de K.Dick ou Azimov, vision du futur de l’humanité souvent sombre et pessimiste. De l’autre, la SF cinématographique, souvent appelée Space Opéra, avec des vaisseaux spatiaux et des extra-terrestres, dont Star Wars a été le plus digne représentant. Puis peu à peu, le cinéma a commencé à s’intéresser à l’autre SF. Blade Runner, Total Recall, Minority Report, I, Robot… Malgré tout, les projets d’envergure ne furent pas extrêmement nombreux en 30 ans. Le dernier en date est Clones, avec Bruce Willis.

Dans un futur plus ou moins proche, nous vivrons chez nous, en pyjama… C’est notre clone, que nous contrôlerons à distance, qui sortira à notre place. Donc, s’il lui arrive un accident, il nous suffira d’en acheter un nouveau. Sauf qu’un jour apparaît une arme capable d’à la fois détruire les clones mais aussi tuer leurs propriétaires à distance. Deux agents du FBI…ou plutôt leurs deux clones commencent à enquêter.

Sans être méchant, Clones est quand même le Minority Report du pauvre. Non pas que ça soit un mauvais film. Il est rythmé, distrayant et visuellement bien foutu. D’ailleurs, sa longueur, 85 minutes, indique qu’il n’a pas cherché à être autre chose qu’une bonne idée exploitée en se concentrant sur l’essentiel. Personnellement, c’est plutôt quelque chose que j’apprécie, même si c’est un peu frustrant pour un long métrage. Clones s’apparenterait presque plus à un bon épisode de série du coup. Enfin, il y’a quand même peu de séries capables d’offrir des effets spéciaux de ce niveau.

Mais bon, il y’a longtemps que de bonnes scènes d’action et de bons effets spéciaux ne suffisent plus à nous enthousiasmer. Avec l’ère du numérique, c’est devenu la norme. Si Clones est plaisant, c’est donc plus par son scénario. Déjà l’idée de base de ce monde peuplé de clones, sans être l’idée du siècle, constitue un bon point de départ plutôt bien exploité ici. La déshumanisation des rapports sociaux est un thème récurrent de la science-fiction et ce film est une nouvelle pierre à l’édifice, et pas la moins belle. Ensuite, l’intrigue en elle-même est somme toute une intrigue policière classique, comme pourrait la vivre des agents du FBI tout ce qu’il y’a de plus contemporains. Et dans ce domaine, les scénaristes d’Hollywood touchent leurs billes et sont capable de nous offrir toujours des histoires assez bien foutues pour nous préserver de l’ennui.

clonesEt au milieu de tout ça, Bruce Willis se contente de nous offrir une prestation efficace, mais sans surprise. De toute façon, entre le clone à moumoute et le loser en robe de chambre, il ne tenait pas là le (double) rôle le plus exceptionnellement intéressant de sa carrière. Les personnages sont trop dépourvues de psychologie profonde pour qu’il puisse les sublimer par son talent. Ce n’est de toute façon pas ce qu’on lui demandait.

Clones est donc un court film assez bien foutu pour se laisser regarder, qui ne cherche pas à être plus qu’un sympathique divertissant avec le minimum d’action et de suspense requis. Mais du coup, ce manque d’ambition l’a exclu de la famille des films cultes où figurent bien des films de science-fiction.

Fiche technique :
Production : Touchstone Pictures, Mandeville Films/Brownstone Productions
Distribution : Walt Disney Studioes Motion Pictures
Réalisation : Jonathan Mostow
Scénario : John Brancato, Michael ferris
Montage : Kevin Stitt
Photo : Oliver Wood
Format : 35mm
Décors : Jeff Mann
Son : Jon Johnson
Musique : Richard Marvin
Effets spéciaux : Mark Stetson
Maquillage : Jeff Down
Durée : 85 mn

Casting :
Bruce Willis : l agent Greer
Radha Mitchell : l agent Peters
Rosamund Pike : Maggie Greer
Ving Rhames : le Prophète
James Cromwell : Canter âgé

LES HERBES FOLLES : Film primé ou récompense pour une carrière ?

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lesherbesfollesafficheAu moment du Festival de Cannes, Télérama avait fait sa couverture sur « Les Herbes Folles notre vraie Palme d’Or ». Mon frère, qui l’avait vu à Cannes (il est journaliste), m’avait dit que c’était bien, mais sans déborder d’enthousiasme. Puis, lors de sa sortie, Télérama a déjà fait part d’avis partagés avec une critique bonne et une mauvaise. Puis, je suis allé sur Allociné regarder ce que ça donnait… et là je découvre des avis de spectateurs désastreux, bien inférieurs à ceux de la presse, ce qui est plutôt rare. C’est donc avec une certaine appréhension que je suis allé voir ce film. Vue mon opinion générale sur le cinéma français, j’ai eu très peur de figurer parmi les détracteurs. Verdict…allez préservons un peu le suspense !

Marguerite se fait un jour voler son sac à l’arrachée. Drame quotidien dont les conséquences sont rarement importantes. Surtout que son portefeuille est retrouvé par Georges, qui va le rapporter au commissariat. Tout semble être parti pour finir bien… Sauf que Georges commence à être quelque peu obsédé par cette femme qu’il ne connaît pourtant pas.

Allez, je sens que vous n’en pouvez plus, mettons fin au suspense. Globalement, j’ai plutôt aimé Les Herbes Folles, sans pour autant me rouler par terre d’enthousiasme. Enfin, je vous rassure, c’est un image, physiquement, cela ne m’arrive jamais… Si ce film aura permis à Alain Resnais, à 87 ans, d’être enfin primé à Cannes par un prix spécial, il ne constituera pas le sommet de son œuvre. Il y’a dans ce film beaucoup d’originalité, mais on est loin du génie narratif d’un Smoking/No Smoking.

Les Herbes Folles est un film sur la folie douce. Les personnages qui peuplent ce film ont tous un petit grain, mais rien de méchant, juste assez pour créer des situations saugrenues et cocasses, qui arrachent souvent un sourire au spectateur. Le caractère imprévisible de leurs réactions permet au scénario de l’être également et donc de maintenir l’intérêt du spectateur. On est amusé par ce spectacle léger et distrayant, mais au final, assez vain. Mais bon, je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’un film doit forcément avoir un sens pour être bon.

lesherbesfollesEncore une fois, Alain Resnais a choisi comme tête d’affiche le duo André Dussolier – Sabine Azéma. Une telle fidélité pourrait conduire à une certaine routine et à une paresse dans la direction d’acteurs. Mais tous les trois ont assez d’expérience et de talent pour que l’habitude se transforme en atout plutôt qu’en faiblesse. Et puis l’affiche comporte également un joli trio Emmanuelle Devos – Matthieu Almaric – Anne Consigny qui n’a rien à envier au duo précédemment cité. Quand on ajoute à cela, Edouard Baer en narrateur, on comprend que les faiblesses des Herbes Folles ne proviennent pas de la distribution.

Il n’y en fait pas de faiblesse à proprement parler dans les Herbes Folles. Mais plutôt un léger manque de contenu, de matière, d’épaisseur. Tous les éléments sont bons, réalisés avec talent, mais est-ce tout à fait suffisant pour en faire un film d’1h40 ? Un bon film oui, sans doute, les Herbes Folles en est un. Un grand film digne d’un prix à Cannes, pour moi la réponse est non. Mais bon, la carrière d’Alain Resnais méritait bien ça.

Les Herbes Folles est donc une comédie légère et originale qui peut se laisser regarder un soir de pluie à la télé. Par contre, si vous l’avez raté au cinéma, il est sans doute superflu de vous lamenter.

Fiche technique :
Production : F comme film, StudioCanal France 2 cinéma, Bim distribuzione
Réalisation : Alain Resnais
Scénario : Alex Réval, Laurent Herbiet, d’après le roman L’incident de Christian Gailly
Montage : Hervé de Luze
Photo : Eric Gauthier
Décors : Jacques Saulnier
Distribution : StudioCanal
Musique : Mark Snow
Durée : 104 mn

Casting :
Sabine Azéma : Marguerite Muir
André Dussollier : Georges Palet
Edouard Baer : le narrateur
Mathieu Amalric : le policier
Emmanuelle Devos : Josépha
Anne Consigny : Suzanne Palet
Annie Cordy : la voisine
Sara Forestier : Elodie
Nicolas Duvauchelle : Jean-Mi

MIC-MACS A TIRE-LARIGOT : Qualités à tire-larigot

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micsmacsatirelarigotaffichePrenez les deux principaux responsables de deux plus grands succès du cinéma français de la décennie (à savoir, Jean-Pierre Jeunet pour Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, et Dany Boon pour Bienvenue chez les Ch’tis), mélangez le tout et vous aurez… Micmacs à tire-larigot. Certes, cette fois, leur œuvre a peu de chance d’accéder au rang de film culte, mais en tout cas le résultat est plutôt réussi… tant qu’on n’en attend pas monts et merveilles.

Bazil, miraculeusement vivant après s’est pris une balle perdue en pleine tête, en a néanmoins perdu appartement et travail. Il se fait alors recueillir par une joyeuse bande d’allumés, spécialisés dans le recyclage d’objets jetés au rebus. Un jour, Bazil tombe par hasard sur la société qui a fabriqué la balle qui l’a frappé, dont les locaux se trouvent juste en face de ceux de la société qui a fabriqué la mine qui a tué son père. Il décide alors de prendre sa revanche sur ces deux entreprises qui ont brisé sa vie.

Micmacs à Tire-larigot est un vrai bon film populaire, sans que ce terme n’est une quelconque connotation péjorative. Un film léger, imaginatif et distrayant. Il ne cherche pas à être plus que cela et lui reprocher de ne pas l’être me semble intellectuellement malhonnête et démagogique. Ne pas chercher une quelconque profondeur métaphysique n’empêche en rien un film de posséder d’indéniables qualités.

Micmacs à Tire-larigot est avant tout un film très imaginatif. On retrouve là tout ce qui a fait le succès et le charme d’Amélie Poulain. Des personnages hauts en couleur et délirants, mais qui gardent une part d’humanité qui rend attachant même les « méchants ». Une imagination visuelle avec tout un tas d’objets et de situations saugrenus qui ne sont là que pour apporter un peu de rêve et de fantaisie. Le tout crée un univers extrêmement sympathique dans lequel on prend un grand plaisir à se plonger pendant tout le film.

micmacsatirelarigotL’autre grande qualité de Micmacs à Tire-larigot repose sur son casting. On sent bien que tourner avec Jean-Pierre Jeunet est le rêve de beaucoup d’acteurs français. Dany Boon donc, André Dussolier, Jean-Pierre Marielle, Omar Sy, Yolande Moreau et bien sûr, comme d’habitude, Dominique Pinon. Une très belle brochette parfaitement mise en valeur par ces rôles pleins d’énergie et d’imagination. Les acteurs s’en donnent à cœur-joie et vu leur talent, tout cela fait le plus grand bonheur du spectateur !

Micmacs à Tire-larigot est donc un film remarquable, parfaitement maîtrisé sur la forme. Combien de réalisateurs français sont capables de réaliser un tel travail de composition d’image, allié à un montage et un récit vifs et entraînants. Très peu malheureusement. Mais alors que manque-t-il à ce film pour devenir un grand film ? Je dirais qu’il manque à Jean-Pierre Jeunet… Marc Caro, son ancien compère avec qui il avait notamment signé l’inoubliable Delicatessen. Ce dernier apportait un peu de noirceur à son univers que certains trouveront trop sirupeux, trop dégoulinant de bons sentiments. Cela est moins marqué que dans Amélie Poulain, mais on retrouve quand même largement cet humanisme optimiste qui lui est propre, mais qui le dessert peut-être un peu… Espérons qu’un jour, les deux acceptent de retravailler ensemble.

Micmacs à Tire-larigot est donc un film à conseiller à tous. Déjà parce qu’il est un pur divertissement réussi, ce qui est rare dans le cinéma français, et surtout parce qu’il est particulièrement divertissant justement. Pourquoi demander plus ?

Fiche technique :
Production : Epithète Films, Tapioca Films
Distribution : Warner Bros. Pictures France
Réalisation : Jean-Pierre Jeunet
Scénario : Jean-Pierre Jeunet, Guillaume Laurant
Montage : Hervé Schneid
Photo : Tetsuo Nagata
Décors : Aline Bonetto
Son : Jean Umansky
Musique : Raphaël Beau
Effets spéciaux : Alain Carsoux
Maquillage : Nathalie Tissier
Durée : 104 mn

Casting :
Dany Boon : Bazil
Jean-Pierre Marielle : Placard
Yolande Moreau : Tambouille
Dominique Pinon : Fracasse
André Dussollier : Nicolas Thibault de Fenouillet
Nicolas Marié : François Marconi
Julie Ferrier : La môme Caoutchouc
Omar Sy : Remington
Michel Cremades : Petit Pierre 

LE RUBAN BLANC : Aux racines du mal

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lerubanblancafficheIl y’a des films qui laissent une impression quelque peu bizarre. On a vraiment la sensation d’avoir assisté à un vrai bon moment de cinéma, mais sans pour autant ressentir l’enthousiasme qui aurait du naître de celle-ci. Ca m’est arrivé plusieurs fois avec Tigre et Dragon ou encore Kill Bill par exemple. Et bien ce fut encore le cas avec le Ruban Blanc, Palme d’Or au dernier Festival de Cannes.A la veille de la première guerre mondiale, un village du Nord de l’Allemagne vit dans la crainte du baron local et du pasteur. C’est un monde fermé et austère. Mais un jour, une série d’évènements vient bousculer ce quotidien qui semblait pourtant immuable. Tout commence par un accident de cheval, provoqué par un câble qui semble avoir été tendu à dessein. Mais très vite, d’autres incidents surviennent.

A chaque Palme d’Or se pose toujours la même et éternelle question : est-elle méritée ? Mon introduction pourrait donner à penser que je serai plutôt enclin à répondre par la négative. Pourtant, je dois admettre que le Ruban Blanc ne dépareille pas dans ce prestigieux palmarès. Comme je l’ai dit, ce qui m’a manqué c’est un enthousiasme subjectif et personnel qui m’a manqué et cela n’enlève rien aux qualités objectifs et cinématographiques de ce film.

Le but du Ruban Blanc est d’explorer les racines qui ont pu conduire la société allemande à basculer dans le nazisme. Comment la rigidité sociétale a fait naître une violence refoulée chez toute une génération. La démonstration est plutôt convaincante, terrifiante même parfois. Certains personnages sont vraiment dérangeants dans leurs bonnes intentions destructrices. On retiendra notamment un discours culpabilisant du pasteur à son fils sur la masturbation. Un portrait donc sans concession d’une société viciée dont on sent la chute inéluctable.

lerubanblancLe Ruban Blanc est également visuellement remarquable. Le choix du noir et blanc renvoie évidemment à l’austérité qu’il souhaite décrire. Mais ce choix n’aurait pas été réellement pertinent sans une photographie parfaitement maîtrisée. Michael Haneke n’est cependant pas n’importe qui et le pari est parfaitement réussi. Le travail sur la lumière renforce l’impression d’oppression que ce film peut parfois nous faire ressentir.

Mais alors que manque-t-il à ce film ? Peut-être un fil narratif un peu plus accrochant. L’intérêt du Ruban Blanc tient essentiellement sur la description qu’il nous offre, beaucoup moins sur l’intrigue proprement dite. De plus, les personnages sont beaucoup trop antipathiques pour qu’on puisse s’y attacher. Certes, l’instituteur, qui tient lieu de narrateur, est l’élément qui tente d’échapper à ce monde si renfermé sur lui-même. Mais j’avoue ne pas avoir ressenti une affection très forte pour ce dernier. Et je pense que, de là, c’est le film dans sa globalité qui ne m’a pas touché comme il aurait du.

Le Ruban Blanc est donc un film à l’intérêt indéniable, aussi bien sur la forme que sur le fond. Son sujet grave et austère pourra en rebuter certains, mais il n’en demeure pas moins une œuvre remarquable.

FIche technique :
Production : Les films du Losange, X Filme creative, France 3 cinéma, Wega film, Lucky Red
Réalisation : Michael Haneke
Scénario : Michael Haneke
Montage : Monika Willi
Photo : Christian Berger
Format : 1.85
Décors : Christoph Kanter
Distribution : Les films du losange
Son : Guillaume Sciama, Jean-Pierre Laforce
Durée : 145 mn

Casting :
Susanne Lothar : la sage femme
Ulrich Tukur : Le baron
Leonie Benesch : Eva
Ernst Jacobi : Le narrateur
Christian Fridel : l instituteur 

UNE GEANT QUI MEURT

vodisparait

vodisparaitCinq lignes dans l’Equipe… Juste cinq lignes dans l’Equipe… Pour un article commençant par « c’est dans l’indifférence générale… »… C’est triste, tellement triste car c’est un monument du sport français qui a disparu. Un des plus beaux palmarès hexagonal qui méritait tellement mieux que cette dissolution définitive et anonyme.

Union Sportive de Valenciennes-Orchies, née en 1923, double championne d’Europe, septuple championne de France et surtout rivale historique de Bourges. Valenciennes, ennemie préférée des supporters berruyers dont je fais partie. Evidemment, il règne autour des parquets de basket féminin infiniment plus de camaraderie et que de haine. Mais la rivalité fut réelle et intense.

Les choses ne seront plus jamais les mêmes. Plus de Bourges-Valenciennes, c’est un peu comme si on supprimait les PSG-OM, la haine en moins. C’est donc avec une très grande tristesse que j’ai lu, presque par hasard, vue sa confidentialité, cette nouvelle. Une pensée aussi pour le public valenciennois qui est peut-être ce qui se faisait de plus extraordinaire autour d’un terrain de sport. Il est sûrement plus triste que moi aujourd’hui. Il ne méritait pas ça ! Sa chaleur manquera au Prado !

Si le orange d’un côté et le jaune et bleu de l’autre ne sont pas forcément très assortis, les voir mariés fut souvent synonyme de grands souvenirs pour moi. Un grand merci à Valenciennes ! Merci pour tout !

JENNIFER’S BODY : Démon contre femme à lunettes

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jennifersbodyafficheTout d’abord, excusez-moi deux secondes : aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah Megan !… Voilà, ça va mieux, on peut passer à la critique de Jennifer’s Body.

Bon s’il y’a un genre cinématographique où ma culture n’est pas vraiment au niveau, c’est le cinéma d’horreur. J’essaye de rattraper mon retard, mais il manque encore pas mal de classiques à ma culture. Toujours pas vu un seul Freddy, ou un seul Saw. Alors quand un film du genre sort, j’essaye de ne pas le rater pour éviter que mon ignorance ne se creuse. C’est donc pour cela que j’ai été voir Jennifer’s Body. Ce ne fut pas la plus mauvais idée de ma vie. Pas la meilleure non plus, certes, mais elle ne me laisse aucun regret.

Au fin fond de l’Amérique profonde, Jennifer est une adolescente aguicheuse et provocante. Elle traîne partout avec elle, Needy, blonde à lunettes, un peu gourde et surtout infiniment moins sexy que Jennifer. Un soir, elles se rendent à un concert dans un bar minable dans lequel se déclare un incendie. Jennifer disparaît avec les membres du groupes, avant de réapparaître couverte de sang et quelque peu, comme dire, transformée…

Jennifer’s Body n’a rien de très original sur le fond. Un film d’horreur, une histoire de démon qui prend possession du corps d’une jeune fille qui, du coup, commence à massacrer les garçons qui passent à sa portée. A ses côtés, sa meilleure amie qui se rend compte de sa transformation, essaye d’avertir une foule incrédule et se retrouve seule face à la bête. Ca a été vu cent fois et le scénario ne réserve pas de grandes surprises. Ca fait un peu peur, mais pas trop. Ca n’ennuie pas, ça divertit, mais ça ne laisse pas non plus un souvenir impérissable.

Par contre, ce qui est relativement séduisant, c’est la forme ! Non, je ne parle pas des formes de Megan Fox… Enfin pas que de ça ! Le film possède un casting de qualité, il est réalisé plus que correctement, les effets spéciaux ne font pas cheap du tout, les producteurs semblent avoir acheté assez de projecteurs pour que la photographie soit correcte… Bref, un film d’horreur avec un minimum de moyen, ce qui est quand même plutôt rare, pour que Jennifer’s Body soit tout à fait regardable visuellement. En plus, le film n’est pas vraiment gore, donc pas d’effets hémoglobinant superflus.

jennifersbodyLe seul truc qui cloche, mais c’est souvent le cas dans ce genre de film, c’est la copine moche. Parce que la copine moche est interprétée par Amanda Seyfried, actrice principale de Mama Mia ! (putain, a y’est, j’ai des boutons rien que d’avoir écrit le titre de ce film) où elle est censée être super belle. Et en fait, faut bien l’avouer, elle l’est. Mais dans Jennfier’s Body, ils ont décidé de l’enlaidir et elle est donc contrainte de porter un faux nez…non… un faux menton…non plus…mais des lunettes ! Bah oui, c’est bien connu, si vous êtes belle et que vous mettez des lunettes, d’un coup, vous devenez repoussante et plus aucun garçon ne veut de vous. D’ailleurs, je sais que vous êtes beaucoup à souffrir de ce handicap et que l’on vous jette des pierres dans la rue. Mais heureusement, je suis particulièrement bon et magnanime et je suis prêt à vous sortir de cette solitude. Donc toutes les femmes portant des lunettes peuvent m’envoyer deux photos, dont une maillot, et je choisirai celles avec qui je veux bien…

Bref, tout cela m’éloigne complètement de mon sujet. Jennifer’s Body n’est donc sûrement pas le chef d’œuvre du siècle. Il est vraiment dommage que forme et fond n’est pas été au même niveau, car cela aurait pu donner un résultat vraiment remarquable. Au final, ça pourra contenter les fans du genre ou les compulsifs de la carte UGC (comme moi !). Les autres pourront attendre éventuellement une soirée pluvieuse à la maison.

Allez, excusez-moi, faut que ça sorte une dernière fois avant de vous quitter : Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah Megan !

Fiche technique :
Réalisateur : Karyn Kusama
Scénariste : Diablo Cody
Directeur de la photographie : M. David Mullen
Monteur : Plummy Tucker
Chef décorateur : Arvinder Grewal
Directeur artistique : Paolo G. Venturi
Décorateur : Joanne Leblanc

Casting :
Megan Fox : Jennifer Check
Amanda Seyfried : Needy Lesnicky
Johnny Simmons : Chip Dove
Adam Brody : Nikolai Wolf
J.K. Simmons : Mr Wroblewski
Amy Sedaris : Toni Lesnicky