
Si on fait abstraction de tout ça, l’Année du Lion reste un roman inégal, mais globalement très bon. Les premiers chapitres sont en effet particulièrement prometteurs avant que le soufflet ne retombe quelque peu. Heureusement, le récit reprendra peu à peu de l’intensité, jusqu’à un dénouement réussi. Le lecteur n’aura pas eu le temps de décrocher totalement et n’aura jamais lâché le fil qui le relie à l’intrigue. Le roman est très riche en personnages et traite un grand nombre de sujets. C’est de cette richesse que le livre tire tout intérêt.
Le pendant à cette richesse est que le lecteur se perd parfois un peu dans toutes ses considérations. Cela nuit parfois à l’intensité du cœur de l’intrigue. On le perd parfois de vue, d’où le petit décrochage à un moment donné. L’histoire est racontée par plusieurs narrateurs, qui se succèdent souvent au sein d’un même chapitre. Cela donne une touche d’originalité à l’Année du Lion, mais contribue à la légère confusion qui règne parfois dans l’esprit du lecteur. Ce denier ne se plaindra cependant pas de la qualité globale de ce livre qui vaudra le coup d’être lu en 2020, mais pas que !
Agatha Christie est sans doute l’auteur dont j’ai lu le plus de livres. Je pense même que je peux enlever sans risque le « sans doute ». Ses romans ont pourtant un style particulièrement reconnaissable et les intrigues ont souvent beaucoup de points communs entre elles. Pourtant, quand on aime Hercule Poirot ou Miss Marple, on ne se lasse pas de ces histoires de meurtres au sein de la bonne société anglaise. Et le plaisir est d’autant plus grand lorsque l’on attaque une de ces œuvres pour très vite s’apercevoir qu’elle ne correspond pas du tout à ce qu’Agatha Christie nous réserve habituellement. Pourtant, les Quatre met bien en scène le célèbre inspecteur belge.
Dernier volet des Aventuriers de la Mer, « Ship of Destiny » a été édité en français sous la forme de trois romans, ce qui constitue une mauvaise habitude pour les éditions français d’œuvres d’heroic fantasy. Mais passons, car j’ai lu les trois volumes à la suite, retrouvant ainsi l’esprit et la structure de ce roman, tel qu’il a été imaginé par Robin Hobb, avec son début, son milieu et sa fin. C’est bien mieux comme ça et m’a permis d’apprécier pleinement cette conclusion particulièrement réussie. Cela confirme que cette saga, si elle est loin d’être aussi inoubliable que l’Assassin Royal, est allée crescendo.
Quoi de mieux pour sortir du confinement qu’un excellent Poulpe. En effet, Purée d’Avocat Sauce Chili est un des meilleurs épisodes de la série qu’il m’ait été donné de lire. Peut-être parce que la série s’ouvre ici à des auteurs étrangers, en la personne de Francisco Gonzales Ledesma, un auteur de polar espagnol. Il a même écrit le livre dans sa langue natale puisqu’il est indiqué un nom de traducteur. Mais rassurez-vous, l’inspecteur aux longs bras continue bien d’exercer ses talents à Paris et ce roman respecte totalement l’esprit de la série.
Certaines œuvres prennent un sens et une dimension supplémentaires quand elles sont lues à une certaine époque avec laquelle elles rentrent en résonance. Par exemple, on lit certainement 1984 différemment aujourd’hui qu’il y a trente ans, quand on imaginait pas nos vies ainsi à la merci de structures pouvant accéder à toute l’information que nous laissons sur nous sur Internet. Lire en 2020 le Complot contre l’Amérique de Philip Roth, écrit en 2002, se révèle une excellente idée. Parce que ce que le romancier avait imaginé pour son pays 60 ans plus tôt s’avère être prophétique de ce qui arrivera à son pays 15 ans plus tard.
Vous l’aurez bien compris si vous êtes un ou une fidèle lecteur/lectrice de ce site, j’aime laisser le hasard mettre sur mon chemin des lectures que je n’aurais pas forcément choisies de moi-même. Parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. Pour Nos Cheveux Blanchiront avec nos Yeux, je me méfiais quelque peu. En effet, il s’agissait d’un roman offert quand on achetait deux livres du même éditeur. Je me doutais bien que ce dernier n’aurait pas agi ainsi pour écouler un best-seller unanimement salué par la critique. Effectivement il y a peu de chance que ce roman rentre dans cette catégorie quand on considère que sa plus grande (seule ?) qualité est sa brièveté.
Un beau jour de 2009, un de mes voisins déposent devant l’entrée de mon immeuble deux cartons plein de livres. Ils deviendront « les livres du tas », me rappelant une époque et un appartement où par terre était un meuble. J’ai depuis emménagé dans des logements m’autorisant à avoir la quantité adéquate de bibliothèques. Mais cette bonne centaine de livres resteront à jamais associés à ce surnom. Le cinquième des Chroniques d’Alvin le Faiseur, Flammes de Vie, est le dernier que je lirai. Il m’en reste bien encore un autre dans ma bibliothèque, mais je ne le lirai pas en tant que tel (parce qu’il correspond à un demi-tome de l’édition livre de poche d’une autre saga). Bon ça peut paraître anecdotique, mais c’est un petit d’émotion pour moi !
Ce n’est pas parce que l’homme a inventé la science-fiction et décidé de raconter des histoires imaginaires dans des futurs éloignés ou dans des galaxies lointaines, très lointaines, qu’il a abandonné les grandes thématiques qui ont toujours donné les meilleurs récits depuis que l’humanité en invente. Je sais, ma phrase d’introduction est un peu longue. Bref, parmi les sentiments qui habitent les personnages de fiction les plus remarquables, le désir de vengeance occupe une belle place. Gully Foyle, le personnage principal de Terminus les Etoiles s’ajoute à la liste. Il prend vie dans une œuvre incontournable d’un des pères de la science-fiction moderne.
Même les plus grands peuvent avoir connu des débuts hésitants. Même un immense auteur comme George Simenon. Son œuvre est marquée par une volonté d’explorer l’envers du décor d’une bourgeoisie bien pensante. C’est un élément que l’on retrouve pratiquement dans tous ses romans et qui leur donne toute leur saveur et tout leur intérêt. Mais cet angle est sûrement né de l’expérience venue avec le temps. Pietr-le-Letton constitue la première enquête du commissaire Maigret et la première histoire que l’auteur signe sous son nom. Il explore d’autres sujets : le grand banditisme international avec un petit fond de géopolitique. Le résultat n’est pas totalement convaincant.
Il y a des choses difficile à assumer dans la vie. Il faut un peu de courage pour l’avouer et oublier la peur des conséquences pour son image auprès de ses proches ou de ses collègues. Mais aujourd’hui, j’ai envie de faire cette terrible confession… Oui j’adore les roman de Sophie Kinsella et en particulier la série l’Accro du Shopping. Je sais, c’est moche, mais que voulez-vous, il y a midinette qui vit en moi. Mais même ce goût bizarre et quasi-pathologique pour une homme de 40ans ne m’empêchait pas d’admettre que la série perdait peu à peu de son intérêt. Heureusement, Mini-accro du Shopping relance un peu la machine.
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