






The Voices laisse sur un sentiment mitigé. Le film est particulièrement jouissif par bien des aspects. Déjà, tout le casting s’éclate et ça se voit. Ryan Reynolds en particulier est vraiment génial et tient là un de ces meilleurs rôles. Ensuite, le ton est souvent très politiquement incorrect. Les images sont crues, c’est parfois sanguinolent à l’excès, mais c’est pour mieux contraster avec l’hypocrisie d’une Amérique parfois bien pensante, qui fait de la médiocrité et du conformisme le principal dénominateur commun entre individus.

LA NOTE : 11/20

Dear White People nous propose un des scénarios des plus remarquables. La manière originale dont il aborde un sujet somme toute assez grave est particulièrement éclairant, tout en n’étant le moins du monde plombant. La comparaison avec le cinéma de Spike Lee est évidente et Justin Simien assume clairement cet héritage. Il ne nous livre pas un film militant, dans le sens où il épouserait clairement un point de vue, mais au contraire une réflexion pleine de recul et de distance, où toutes les parties sont mises devant leurs défauts et leurs contradictions.

LA NOTE : 14/20

Il se passe beaucoup de choses dans L’Assassin Royal, tome 5 : la Voie Magique. Beaucoup de péripéties, d’action et de danger pour notre héros. Cela reste assez classique, mais parfois en revenir aux fondamentaux est le meilleur moyen de reprendre le chemin des sommets. Le récit introduit aussi quelques nouveaux personnages qui vient apporter un peu de fraîcheur et de nouveauté. Tous les fils de l’intrigue avancent de manière franche et nous redonnent une certaine avidité de savoir où tout cela va nous mener.
L’Assassin Royal, tome 5 : la Voie Magique se démarque aussi par la plume très agréable de Robin Hobb. Chaque chapitre débute toujours par quelques paragraphes abordant un thème relatifs à l’univers dans lequel évolue les personnages. Cela permet d’éviter que le récit en tant que tel ne soit chargé de décrire et d’expliquer. Il se concentre donc vers l’action, ce qui rend le style vivant et fluide. Les amateurs du genre se régaleront.

Shaun le Mouton est le digne héritier des Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati ou de la Party de Blake Edwards. Un personnage décalé dans un univers trop moderne et policé. Un comique uniquement visuel puisque le film est pour le coup totalement dépourvu de dialogue. Qu’il s’agisse d’un mouton et d’un film d’animation ne change rien, ce sont les mêmes ressorts qui sont en jeu ici que dans ses prestigieux prédécesseurs. La subtilité et le second degré sont de mise et parfois de manière étonnante. Poésie et imagination débridée se mêlent avec beaucoup de bonheur.

LA NOTE : 13,5/20

Le Dernier Coup de Marteau est un film riche. Très riche. Trop riche. Le film aborde des sujets aussi variés que l’adolescence, la paternité, la maladie, la pauvreté, la musique, l’intégration… Mais à force de parler de tout, le film finit par ne parler de rien, surtout dans un temps aussi court (à peine plus d’1h20). Le propos n’aboutit d’ailleurs à aucune réelle conclusion, nous laissant définitivement sur notre faim. C’est dommage car il y avait moyen de faire bien mieux avec des personnages presque aussi réussis que ceux de Angèle et Tony.

LA NOTE : 9/20

Big Eyes aura une place à part dans la carrière de ce génie du 7ème art. En effet, pour la première fois, il n’y a aucun élément de fantastique dans cette histoire vraie. On s’éloigne donc de son imaginaire peuplé habituellement de monstres et de créatures fantasmagoriques. Du coup, on le sent à l’étroit dans la désespérante banalité de la réalité. On retrouve tout de même une certaine exubérance visuelle, portant le kitch à son paroxysme, mais sans vraiment arriver à insuffler cette part de génie qui caractérise son œuvre. Big Eyes est donc le premier Tim Burton qui aurait pu être tout aussi bien réalisé par un autre.

LA NOTE : 12/20




Inherent Vice est tout simplement beaucoup trop long. Paul Thomas Anderson n’est définitivement pas un adepte du court métrage, mais ici il étire de manière un peu inconsidérée une intrigue qui ne nécessitait certainement pas près de 2h30 pour être correctement traitée. Il n’y a pas vraiment de longueurs à proprement parler, mais tout dans ce film est quelque peu dilué dans un faux rythme constant qui l’empêche de ne jamais vraiment décoller. Du coup, le talent des acteurs est lui aussi quelque peu noyé dans un léger vide qu’ils n’arrivent jamais tout à fait à combler, malgré la somme assez phénoménale de talents ici réunis. C’est dommage car cela gâche un casting relativement exceptionnel.

LA NOTE : 11/20

Night Run (« traduction » de Run all Night… sérieusement ?) est un film noir dont le principal mérite est d’être plutôt bien foutu. Au-delà de ça, il ne révolutionnera pas le genre, ni par son scénario, ni par sa réalisation. Mais quand tout est fait avec talent et maîtrise, le résultat reste suffisamment bon pour ravir les amateurs du genre, voir même séduire quelques spectateurs égarés qui seraient arrivés là par hasard. Dommage que le dénouement soit beaucoup plus moyen que le reste néanmoins.

LA NOTE : 12,5/20
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