Je m’apprête à faire quelque chose d’extraordinaire et d’historique… Je vais dire du bien d’un film réalisé par Roland Emmerich. Ce réalisateur est pour moi celui dont le talent est inversement proportionnel aux budgets que les producteurs hollywoodiens lui confient, même si depuis, Louis Leterrier a décidé de lui faire concurrence. Je vais voir chacun de ses films avec délectation, pour le simple plaisir de pouvoir me lâcher lors de l’écriture d’une critique forcément assassine. Mais cette fois, avec White House Down, il n’en est rien.
La grâce aurait frappé le réalisateur allemand ? Non, cela aurait constitué plus qu’un miracle. Par contre, il est arrivé à dépassé l’autoparodie pour arriver à un mélange d’action pure et de second degré, sûrement involontaire, mais qui vous arrache de vrais éclats de rire. Le dernier quart d’heure de White House Down constitue un vrai moment de bonheur cinématographique, rappelant le final de Commando, chef d’œuvre de grand n’importe quoi avec Arnold Schwarzenegger. Bien sûr, je ne crois pas que cette scène ait été conçue pour faire rire, mais qu’importe, c’est juste hilarant.
Et avant ça, on a droit à deux heures de film d’action qui ne fait pas mal à la tête, mais tout de même particulièrement spectaculaire. Pour une fois, cela n’a d’autre ambition que de divertir et Roland Emmerich abandonne toute ambition de nous proposer un grand film. D’ailleurs la promotion fut beaucoup plus discrète et n’a pas cherché à nous survendre cette série B à gros budget. En nous proposant un film qui ne vise tout simplement pas au-dessus de ce que son maigre talent de cinéaste lui permet, l’auteur d’Independance Day et du Jour d’Après évite le ridicule et nous offre un vrai bon moment de jouissance primaire et délicieusement décérébrante.
White House Down est l’archétype d’un cinéma d’action qui en n’ayant pas peur du ridicule, en osant tout, entraîne le spectateur dans un enthousiasme vite oublié, mais bien réel.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique : Production : Mythology Entertainment, Centropolis, Iron Horse Entertainment
Après, Tirez la Langue, Mademoiselle, une version cette fois-ci très différente du triangle amoureux avec Ilo Ilo, film venu de Singapour, qui nous raconte la relation forte qui se noue entre un jeune garçon assez difficile et sa domestique philippine, sous le regard de plus en plus jaloux d’une mère incapable d’avoir une telle complicité et une telle tendresse avec son enfant. Le tout filmé avec une infinie délicatesse pour un très beau film, mais qui n’a clairement pas exploité pleinement son sujet.
Ilo Ilo est un film extrêmement linéaire, au rythme modéré, qui a donc du mal à totalement entraîner le spectateur avec lui. Le fond social lié à l’immigration est largement évoqué, mais le film manque d’un point de vue pour donner un intérêt supplémentaire à cet aspect. On retrouve aussi cette neutralité dans la manière dont les rapports familiaux sont décrits. Certes, cela permet au spectateur de se faire sa propre opinion sur la situation et les personnages, mais cela ne permet pas de partager une seule et même réflexion.
Reste au final avant tout une histoire belle et simple qui fait d’Ilo Ilo un film agréable. Mais il y aurait eu matière à en faire un film d’une force et d’un impact bien plus conséquents.
Le triangle amoureux est un thème classique, usé jusqu’à la corde. Il y a encore des réalisateurs pour s’y attaquer pourtant, en essayant de réinventer une énième fois le genre. C’est le cas de Axelle Ropert avec Tirez la Langue, Mademoiselle. L’originalité de ce film repose sur le fait que deux côtés du triangle soient occupés par deux frères, médecins dans le même cabinet, voisins de paliers, bref presque siamois.
Au final, Tirez la Langue, Mademoiselle est sympathique, sans être d’un intérêt délirant. Comme souvent dans ce genre de film, l’intérêt passe par la qualité des personnages et celle de leur interprétation. On saluera donc une nouvelle fois le charisme et la présence à l’écran de Louise Bourguoin, dont on comprend aisément qu’elle puisse déchaîner ainsi les passions. Cédric Kahn et Laurent Stocker ne sont pas en reste, même si on a parfois un peu de mal à croire à ces deux frères aussi différents que le jour et la nuit.
Au final, Tirez la Langue, Mademoiselle, s’il n’arrive pas à livrer une version réellement différente de cette histoire éternelle, nous offre au moins un joli moment de sensibilité
C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes dit le proverbe. Cela définit assez bien le point de départ de Red, une comédie d’espionnage où des agents retraités prouvent qu’ils ont encore de beaux restes. Le premier épisode avait été léger, sans casser des briques, mais on pouvait craindre qu’une suite ne constitue pas vraiment une bonne idée, car sans l’effet de surprise, cette idée sympathique aurait vite fait de passer pour limiter.
Pourtant Red 2 est incontestablement une réussite. Plus rythmé, plus drôle que le premier volet, il sent un peu le réchauffé, mais certains plats sont meilleurs servis ainsi. Le charme des acteurs marche à plein, notamment un John Malkovitch hilarant et surtout une Mary-Louise Parker au sourire renversant. Sans parler de l’autre femme de ma vie, Catherine Zeta-Jones, toujours aussi parfaite. On ne s’ennuie pas une seule seconde et on se laisse porter par un scénario léger, qui comporte quelques rebondissements attendus mais parfaitement dans l’esprit de cet agréable divertissement qui fonctionne à merveille de bout en bout.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique : Production : Summit Entertainment, Di Bonaventura Pictures, DC Entertainment, Etalon Film, NeoReel, Saints LA
La science-fiction nous offre généralement une vision assez sombre du futur. A la fois, un avenir radieux, où tout le monde serait heureux, baignant dans la joie et la félicité, donnerait difficilement de bonnes histoires. Par contre, la violence, la dictature, l’oppression des masses offrent déjà plus de possibilités. C’est pourquoi imaginer que notre société évoluera vers une séparation nette entre quelques riches vivant dans l’opulence et le reste de la population condamnée à la misère, à la maladie et à la pollution, tourne au cliché. Ce n’est pas Elysium qui bouleversera cet état de fait puisqu’il reprend ces thèmes très classiques.
Cependant, force est de constater que le sujet est quelque peu inépuisable. Alors certes, Elysium n’a rien d’inoubliable par son manque d’originalité. Et puis la dimension « critique sociale » des œuvres de science-fiction cassent rarement des briques il faut bien l’avouer et c’est encore le cas ici. On est donc là face à du pur divertissement, rythmé, bien foutu et souvent spectaculaire. Ce n’est pas spécialement complexe, sans forcément de grande surprise, mais sans être pour autant cousu de fil blanc. On peut juste déplorer que la dernière demi-heure soit extrêmement répétitive.
Le seul regret vient de la présence de Neill Blomkamp derrière la caméra et du duo Matt Damon – Jodie Foster devant. Le premier nous avait offert avec District 9 tout ce qu’Elysium n’est pas, c’est à dire un film d’anticipation original avec un vrai fond. Comme quoi le succès ne pousse pas toujours à la prise de risque. Quant au casting, il est de très haut niveau, mais largement sous-exploité. Cela fait quand même beaucoup de talents pour un résultat plaisant mais très anodin.
LA NOTE : 11/20
Fiche technique : Production : TriStar Pictures, Media Rights Capital, QED International, Kinberg Genre, Sony Pictures Entertainment Distribution : Sony Pictures Releasing France Réalisation : Neill Blomkamp Scénario : Neill Blomkamp Montage : Julian Clarke, Lee Smith Photo : Trent Opaloch Décors : Philip Ivey Musique : Ryan Amon Durée : 109 mn
Casting : Matt Damon : Max Jodie Foster : Delacourt Sharlto Copley : Kruger Alice Braga : Frey Diego Luna : Julio Wagner Moura : Spider William Fichtner : John Carlyle
La prostitution constitue un sujet éminemment délicat. Cela peut donner un résultat franchement mauvais, comme Elles, désastre absolu malgré la présence de Juliette Binoche à l’affiche. Cela peut donner un résultat nettement plus convaincant comme avec Jeune et Jolie, le nouveau film de François Ozon, qui a fait un passage relativement remarqué au dernier festival de Cannes. Mais plus convaincant ne signifie pas non plus réellement enthousiasmant car le film se heurte vite à ses limites.
Déjà, au final, le propos de Jeune et Jolie n’est pas d’un intérêt fulgurant. Il évite certes le jugement, mais oublie aussi de donner un point de vue et même, au final d’apporter la moindre explication. Le film est pendant près d’une heure purement contemplatif. Ca ressemble même à une longue scène d’exposition, où vont se multiplier les séquences crues entre la jeune fille avec ses clients. Certes, c’est filmé avec élégance, sans voyeurisme, ni vulgarité, mais la répétition n’apporte pas grand chose à la profondeur du propos. Ce n’est que sur la fin, lorsque la famille découvre la situation, que ce dernier prend une autre consistance. Mais même là, on a l’impression que François Ozon n’a pas été au bout de sa réflexion.
Et puis, il y a le style Ozon pour lequel j’ai un tout petit peu de mal à m’enthousiasmer. C’est statique, sans fioriture, et du coup extrêmement froid. L’image ne véhicule aucune émotion, ce qui donne certes une certain recul par rapport à un sujet difficile, mais nous empêche aussi du coup de vraiment rentrer dans l’histoire. On contemple, on ne ressent pas. Ozon fait de Jeune et Jolie un objet au style parfait, mais trop lisse pour qu’on puisse trouver quelque chose auquel raccrocher son propre regard, son propre vécu, ses propres émotions.
La performance de Marine Vacht est à l’image du film. Froidement maîtrisé, son jeu démontre un talent pur. Elle ne manque pas de présence à l’écran et arrive à rendre son personnage profondément attachant. Mais ses émotions restent impénétrables. Certes, cela fait partie intégrante de l’histoire, mais cela nous laisse largement sur notre faim, nous renvoie au rang de simple spectateur des faits, mais sans nous donner accès aux motivations de la jeune fille.
Il n’en reste pas moins une maîtrise totale de la part de François Ozon qui force l’admiration. Mais Jeune et Jolie laisse tout de même l’impression d’une œuvre manquant d’audace et, au final, froidement belle, mais rarement profondément intéressante.
LA NOTE : 12/20
Fiche technique : Production : Mandarin cinéma, Mars films, France 2 cinéma, FOZ Réalisation : François Ozon Scénario : François Ozon Montage : Laure Gardette Photo : Pascal Marti Décors : Katia Wyszkop Distribution : Mars distribution Musique : Philippe Rombi Durée : 94 mn
Casting : Géraldine Pailhas : Sylvie Marine Vacth : Isabelle Frédéric Pierrot : Patrick Fantin Ravat : Victor Johan Leysen : Georges Charlotte Rampling : Alice Nathalie Richard : Véronique Djedje Apali : Oscar
Dans la série des suites qu’ils auraient mieux fait de ne pas faire, voici Kick-Ass 2 qui est aussi consternant que le premier était génial, drôle et surprenant. Pourtant, cela démarre plutôt bien. La première demi-heure nous replonge avec plaisir dans l’ambiance et on retrouve avec un réel bonheur les différents personnages. Certaines idées semblent prometteuses et on espère vraiment renouer avec l’enthousiasme dans lequel nous avait plongé le premier volet. Jim Carrey signe notamment une apparition plutôt réussie, même manquant un peu de subtilité. On se dit alors que s’il n’y que ça comme lourdeur, le film devrait passer tout seul.
Mais on n’avait en fait rien vu car peu à peu, Kick-Ass 2 sombre dans une vulgarité sans nom. Je sais que je n’ai aucune tolérance pour ce genre d’humour, mais ce film nous livre une scène d’humour scatologique absolument consternante. Je ne sais pas qui ça peut bien faire rire, mais certainement pas moi. Cependant, c’est encore plus l’évolution du personnage principal qui pose problème. En voulant le faire devenir un véritable héros, les scénaristes ont tout simplement tourné le dos à ce qui faisait le cœur même du premier volet : la parodie et le second degré.
Evidemment, Kick-Ass 2 se conclut dans le générique par une grosse ouverture vers un troisième épisode. Mais on ne voit pas comment la franchise pourrait remonter la pente, tant la chute fut brutale et très certainement irréversible.
LA NOTE : 03/20
Fiche technique : Réalisation : Jeff Wadlow Scénario : Jeff Wadlow, d’après les personnages créés par Mark Millar et John Romita Jr Direction artistique : Russell De Rozario Décors : Russell De Rozario Costumes : Sammy Sheldon Photographie : Tim Maurice-Jones Son :Montage : Eddie Hamilton Musique : Matthew Margeson
Casting : Aaron Taylor-Johnson : Dave Lizewski / Kick-Ass Christopher Mintz-Plasse : Chris d’Amico / The Mother Fucker Chloë Moretz : Mindy Macready / Hit-Girl Jim Carrey : Sal Bertolinni / le colonel Stars and Stripes Clark Duke : Marty Eisenberg / Battle Guy Augustus Prew : Todd Haynes / Ass-Kicker Morris Chestnut : le sergent Marcus Williams John Leguizamo : Javier Donald Faison : le Dr Gravity Yancy Butler : Angie D’Amico Lindy Booth : Miranda Swedlow / Night Bitch Andy Nyman : La Tumeur Olga Kurkulina : Katarina Dombrovski / Mother Russia Robert Emms : Insect Man Daniel Kaluuya : Black Death Tom Wu : Gonghis Carnage Sophie Wu : Erika Cho Lyndsy Fonseca : Katie Deauxma Claudia Lee : Brooke Steven Mackintosh : Papa Tommy Monica Dolan : Maman Tommy Iain Glen : Oncle Ralph Garret M. Brown : M. Lizewski
Aujourd’hui, je vais vous parler d’un bouleversant chef d’œuvre de la littérature que m’ont fait découvrir mes merveilleux amis par un sublime cadeau d’anniversaire : My Little Pony : la Chasse au Dragon. Par sa construction habile, son émotion toujours intense et son suspense insoutenable, ce merveilleux roman est l’égal des plus grands classiques d’Emile Zola et de Victor Hugo.
My Little Pony : la Chasse au Dragon se distingue tout d’abord pour la complexité et la profondeur de ses personnages. Ils correspondent tous à un archétype particulièrement tranché, laissant penser dans un premier temps que l’œuvre pourrait sombrer dans une litanie sans fin de clichés. Mais toute sa force repose justement sur la manière dont le récit va permettre aux personnages de dépasser l’image qu’ils renvoient dans un premier temps. On peut y voir une allégorie évidente de la pression sociale qui nous pousse à jouer un rôle dont il nous est interdit de sortir. A ce titre, ce livre constitue un vrai message d’espoir pour tous ceux qui souffrent de ce carcan dans leur affirmation d’eux-mêmes.
My Little Pony : la Chasse au Dragon nous offre également une construction du récit d’une merveilleuse habileté. Il débute par une présentation des personnages, nous permettant de prendre la mesure de toute la profondeur des personnages que j’évoquais plus haut. Puis la menace insidieuse s’installe, saisissant à chaque page un peu plus le lecteur. La tension va alors monter progressivement au gré d’aventures pleines de surprises, de suspense et d’émotion. On tremble, on frémit en même temps que ces courageuses héroïnes. Avant évidemment cette confrontation inoubliable avec le fameux dragon, qui rejoint au rang des méchants de légende Darth Vader, Sauron ou encore Nicolas Sarkozy. Le lecteur est alors totalement saisi par l’intensité d’une intrigue qui le laissera subjugué, quasi hagard.
My Little Pony : la Chasse au Dragon, c’est enfin un style tranchant, vif et direct. On comprend que l’auteur ait préféré garder son anonymat, au risque de voir sa vie bouleversée par des hordes de fans en furie. Il figure pourtant au panthéon des auteurs de légende, au côté de Gustave Flaubert, Ernest Hemingway et Francis Lalanne. On citera notamment ce passage « Ce dragon pue du bec, c’est une horreur ! » qui permet vraiment de mesurer le génie de cette œuvre bouleversante et poétique.
My Little Pony : la Chasse au Dragon constitue un mélange fantastiquement intense d’humour, de suspense et d’émotion. Le dénouement est notamment d’une force prodigieuse, quand les rôles des uns et des autres sont remis en question, brisant les archétypes et permettant de voir que derrière l’image qu’elle renvoie, la personne, poney ou dragon, est en fait bien différente. On passe ainsi du rire aux larmes en quelques mots. Mais les dernières larmes qui coulent sont celles de nos regrets de devoir finir un roman aussi magique que l’on aurait aimé voir se poursuivre encore et encore…
Envoyer le lecteur dans un monde imaginaire ou dans le futur offre la possibilité à l’auteur de laisser totalement libre cours à son imagination, aussi débordante soit-elle. Cependant, il faut être habile pour inviter le lecteur à découvrir cet univers inconnu sans qu’il se sente perdu ou plongé dans une trop grande confusion. Généralement au fil des pages, on finit toujours par raccrocher les wagons, mais plus cela nécessite de temps plus il est difficile de rentrer totalement, et par la même apprécier, dans une histoire.
C’est malheureusement le défaut de Le Dragon de Lucifer de Jon Courtenay Grimwood. On nage quand même un long moment en se demandant vraiment quel peut être le rapport entre les différents fils de la narration. Ceci en soit n’est pas forcément grave, si ces derniers n’étaient pas aussi en eux-mêmes difficiles à suivre. De plus, le roman alterne de longues successions de chapitres portant sur l’un ou l’autre. Du coup, à chaque changement de sous-intrigue, on a un peu de mal à se demander qui est qui et pourquoi il fait ça…
Si la dernière partie est plus claire et linéaire, elle est surtout assez peu originale, sans aller jusqu’à dire qu’elle est dénuée d’intérêt. Elle nous laisse surtout sur un sentiment de « tout ça pour ça » et on se demande bien pourquoi Jon Courtenay Grimwood s’est donné la peine de nous raconter de larges pans de ce qui constitue Le Dragon de Lucifer. En effet, des aspects entiers du récit ne semblent là que pour faire joli et donne au final la sensation d’une œuvre inaboutie et mal maitrisée, portée par une écriture un peu confuse, malgré les quelques bonnes idées qui émaillent le récit.
Les Extraordinaires Aventures de John Lofty Oakes de Catherine Rey est un livre ramassé dans la rue et dont j’ignorais tout avant d’en commencer la lecture. Je suis au final tombé sur une œuvre particulièrement surprenante et sympathique, à défaut d’être totalement passionnant. Un récit original et plutôt ésotérique, que l’on peut rapprocher des Voyages de Gulliver de Swift ou de l’Alchimiste de Paolo Coehlo.
Les Extraordinaires Aventures de John Lofty Oakes nous fait vivre le voyage d’un jeune garçon qui la particularité d’être d’une taille minuscule. Plus le récit avant, plus il traverse des contrées mystérieuses et fantastiques, finissant même par quitter notre monde. L’imagination de Catherine Rey est foisonnante et on suit les pas de son héros avec un réel plaisir, surtout que le style particulièrement léger rend la lecture agréable et rapide.
On reste cependant partagé entre les aspects parfois assez enfantins du récit et ceux qui le sont nettement moins, comme une scène d’amour qui ne s’adresse visiblement pas aux plus jeunes. On peut apprécier ce léger mélange des genres, mais cela donne quand même parfois l’impression que Les Extraordinaires Aventures de John Lofty Oakes n’a pas tout à fait su trouver son ton. De plus, le passage incessant d’un lieu à l’autre donne une impression de zapping un peu frustrante, lorsque l’on aimerait que Catherine Rey s’attarde quelque peu dans un lieu à propos duquel on aimerait en savoir un peu plus. Cela contribue certes à la richesse de cette œuvre, mais constitue aussi une de ces principales limites qui l’empêche d’être totalement inoubliable.
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