
George Falconer est un homme en deuil dans le Los Angeles des années 60. Il a récemment perdu son compagnon dans un accident de voiture. L’homosexualité n’étant pas vraiment accepté, il ne peut assumer son chagrin au grand jour. Alors il fait semblant de vivre. Jusqu’au jour où il décide d’en finir.
A Single Man nous fait vivre ce qui doit être la dernière journée de George Falconer. Ou alors on peut le voir comme étant le récit de la façon dont il va reprendre goût à la vie. Mais le problème est que le projet de suicide n’est vraiment révélé qu’après que la raison évidente qui le poussera à renoncer soit connue. Bref, jamais le film ne maintient un semblant de tension narrative. Tom Ford essaye bien de faire comme si, mais le spectateur n’est pas dupe et s’ennuie ferme.
A Single Man aurait pourtant pu être un film riche car beaucoup de thèmes sont abordés : l’homosexualité, la mort, le deuil, l’amour, l’amitié, l’attrait de la jeunesse… Mais tout ses éléments se superposent mais sans vraiment rien dire, sans vraiment creuser. Tout semble broder pour tisser un semblant d’épaisseur à partir d’une idée de base, qui est malheureusement, comme déjà évoqué, absolument sans surprise. Bref, le film reste simplement contemplatif face à son personnage dont le destin pourra toucher un certain nombre d’entre vous, mais en laissera également indifférent plus d’un.

La caméra de Tom Ford donne pourtant à A Single Man une grande élégance visuelle. Mais là encore, tout semble bien vain tant le fond est faible. Les effets de style n’arrivent pas à nous le faire oublier et sonnent parfois comme des excuses du réalisateur pour l’ennui dans lequel il nous plonge. En fait, tous les éléments de ce film nous donnent l’impression d’être inaboutis, un puzzle dont on ne se serait pas donner la peine d’assembler correctement les morceaux.
En fait, si je voulais vraiment être méchant avec A Single Man, je dirais simplement qu’on dirait un film français. Et oui, je suis dur parfois…
Fiche technique :
Production : Fade to Black, Depth of Field, Im Global
Distribution : Mars distribution
Réalisation : Tom Ford
Scénario : Tom Ford, David Scearce, d’après le roman de Christopher Isherwood
Montage : Joan Sobel
Photo : Eduard Grau
Décors : Dan Bishop
Musique : Abel Korzeniowski Shigeru Umebayashi
Durée : 90 mn
Casting :
Colin Firth : George
Julianne Moore : Charley
Nicholas Hoult : Kenny
Matthew Goode : Jim
Jon Kortajarena : Carlos
Paulette Lamori : Alva


Mais au delà du message, Precious fonctionne aussi bien grâce à de formidables acteurs. Gabourey Sidibe, pour sa première apparition sur grand écran, est déjà tombée sur un rôle exceptionnel comme les meilleurs carrières en comptent peu. Un peu comme si on passait directement de la pataugeoire à la piscine olympique. Mais jamais elle ne s’y noie, sans pour autant marcher sur l’eau. Mais une plus « grande » actrice en aurait peut-être trop fait et n’aurait pu rentrer avec le même bonheur dans la peau de ce personnage si renfermé et si passif (dans un premier temps). 


Reste évidemment le scénario et la narration… Et c’est là que les ennuis commencent pour moi car je vais bien avoir du mal à vous en parler. Honnêtement, je me suis presque ennuyé devant Shutter Island. De longues scènes sensées plonger le spectateur dans le mystère et la circonspection me sont apparues comme de longs moments où l’intrigue n’avançait plus. Je suis resté indifférent face à ce qui aurait du être une plongée dans un abîme. Je suis resté au bord de la falaise avec ma frustration et ma déception.
Visuellement, les moyens sont là. Les décors sont superbes, les effets spéciaux réussis, même s’ils ne sont pas spécialement transcendants. Mais bon, il faut avouer qu’on est désormais devenu très exigeants à ce niveau là et que l’on ne se laisse plus impressionner par le premier morphing venu. Mais bon, Wolfman reste quand même très classique. Si cela ne constitue pas forcément un défaut en soi, on le prend ici comme un nouveau manque de créativité regrettable, même s’il est cohérent avec le reste. C’est important la cohérence…

I Love You Phillip Morris est une comédie romantique pour ceux qui n’aiment pas les comédies romantiques. Jamais mièvre, jamais larmoyant, jamais sirupeux, il ressemble plus aux histoires que l’on vit dans la vraie vie que n’importe quel film avec Hugh Grant. Après le sexe des protagonistes n’a que peu d’importance et n’enlève évidemment rien à la beauté de l’histoire, ni à sa légèreté et à son humour. Car il peut y pleurer un peu, on rit surtout devant ce film remarquable à bien des points de vues.
Fantastic Mr Fox est un film d’animation qui n’est visuellement pas du tout dans l’air du temps, à l’heure d’Avatar qui gomme la frontière entre le virtuel et la réalité. On est là face à un style visuel « vintage », qui ressemblerait presque à un vieux film d’animation des années 70, réalisé uniquement pour la télévision. J’avoue qu’après avoir vu la bande-annonce 50 fois, j’étais quelque peu sceptique. Mais, au final, cela colle parfaitement avec le côté décalé de ce film et participe largement à sa réussite.
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