A SINGLE MAN : A poor movie

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asinglemanUn film aussi psychologique et intimiste soit-il souffrira d’une trame narrative trop prévisible, à l’instar de n’importe quel thriller. Une histoire, c’est une voyage pour lequel connaître la destination final gâche une large part du plaisir. C’est malheureusement le cas de A Single Man, dont l’issu global est absolument sans surprise, malgré un ultime rebondissement moins prévisible, mais qui ne change pas grand chose au fond.

George Falconer est un homme en deuil dans le Los Angeles des années 60. Il a récemment perdu son compagnon dans un accident de voiture. L’homosexualité n’étant pas vraiment accepté, il ne peut assumer son chagrin au grand jour. Alors il fait semblant de vivre. Jusqu’au jour où il décide d’en finir.

A Single Man nous fait vivre ce qui doit être la dernière journée de George Falconer. Ou alors on peut le voir comme étant le récit de la façon dont il va reprendre goût à la vie. Mais le problème est que le projet de suicide n’est vraiment révélé qu’après que la raison évidente qui le poussera à renoncer soit connue. Bref, jamais le film ne maintient un semblant de tension narrative. Tom Ford essaye bien de faire comme si, mais le spectateur n’est pas dupe et s’ennuie ferme.

A Single Man aurait pourtant pu être un film riche car beaucoup de thèmes sont abordés : l’homosexualité, la mort, le deuil, l’amour, l’amitié, l’attrait de la jeunesse… Mais tout ses éléments se superposent mais sans vraiment rien dire, sans vraiment creuser. Tout semble broder pour tisser un semblant d’épaisseur à partir d’une idée de base, qui est malheureusement, comme déjà évoqué, absolument sans surprise. Bref, le film reste simplement contemplatif face à son personnage dont le destin pourra toucher un certain nombre d’entre vous, mais en laissera également indifférent plus d’un.

asingleman2A Single Man donne largement l’occasion à Colin Firth de briller. En effet, il est présent à l’écran 99% du temps. Alors il met tout son talent au service de son personnage, il lui donne une âme, mais il peut combler à lui seul le vide du scénario. Parfois, la déprime de son personnage semble le rattraper et ses yeux de faons malades apparaissent presque comme un appel au secours pour qu’on le sorte de là. Il arrive tant bien que mal au bout des 90 minutes de ce film, heureusement plutôt court, et on est aussi soulagé pour lui que pour soi-même.

La caméra de Tom Ford donne pourtant à A Single Man une grande élégance visuelle. Mais là encore, tout semble bien vain tant le fond est faible. Les effets de style n’arrivent pas à nous le faire oublier et sonnent parfois comme des excuses du réalisateur pour l’ennui dans lequel il nous plonge. En fait, tous les éléments de ce film nous donnent l’impression d’être inaboutis, un puzzle dont on ne se serait pas donner la peine d’assembler correctement les morceaux.

En fait, si je voulais vraiment être méchant avec A Single Man, je dirais simplement qu’on dirait un film français. Et oui, je suis dur parfois…

Fiche technique :
Production : Fade to Black, Depth of Field, Im Global
Distribution : Mars distribution
Réalisation : Tom Ford
Scénario : Tom Ford, David Scearce, d’après le roman de Christopher Isherwood
Montage : Joan Sobel
Photo : Eduard Grau
Décors : Dan Bishop
Musique : Abel Korzeniowski Shigeru Umebayashi
Durée : 90 mn

Casting :
Colin Firth : George
Julianne Moore : Charley
Nicholas Hoult : Kenny
Matthew Goode : Jim
Jon Kortajarena : Carlos
Paulette Lamori : Alva 

CHERIE, JE ME SENS RAJEUNIR

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realmadridlyonMon Dieu que c’est bon ! La vache ! J’avais presque oublié ce que ça faisait ! Les gens de ma génération ont été élevés à grands coups d’exploits européens. Un temps où atteindre une demi-finale européenne était la norme pour un club français ! Que c’est loin tout ça désormais. On attendait une telle soirée depuis 2004 et les exploits de Monaco. Et oui, ça ne nous rajeunit pas tout ça…

Lyon aura donc attendu près de dix ans pour enfin tenir son grand match européen…victorieux. Il y’avait bien eu les quarts de finale contre le PSV ou le Milan A.C. mais qui furent surtout des voyages au bout de la frustration. C’est évidemment amplement mérité car jamais un club français n’avait fait preuve d’une telle régularité au niveau européen et il manquait un vrai exploit pour enfin être reconnu à sa juste valeur.

Les esprits chagrin mettront peut-être deux bémols. Tout d’abord, il ne s’agit que d’un huitième de finale. Le chemin reste long avant la Coupe aux grandes oreilles. Mais bon, le match de ce soir nous a surtout rappelé la saveur unique des matchs à élimination directe, quelques soit le tour, qu’aucun match de poule ne pourra jamais approcher. A côté de ça, d’autres pourront toujours répliquer que le niveau de jeu affiché par le Real Madrid dans une première mi-temps qui aurait pu très mal tourner pour les Lyonnais, est totalement inaccessible aux hommes de Claude Puel. Certes, mais cela n’enlèvera rien au fait que ces derniers se sont montrés largement supérieurs trois mi-temps sur quatre.

Un mot enfin pour saluer un joueur dont on parle peu mais qui a joué un rôle décisif dans cette qualification historique. Cesar Delgado n’est pourtant pas souvent titulaire en championnat, mais quel courage et quelle abnégation ! Il aura couru, il se sera battu, il aura pris moult coups, donné quelques uns aussi, sans jamais se ménager. Aux antipodes d’un Cristiano Ronaldo qui aurait mieux fait de moins pérorer dans les journaux ! Il y’a une abîme de talent entre les deux, mais le vainqueur n’est heureusement pas toujours celui que la logique voudrait ! Et c’est ça qui est bon !

PRECIOUS : Un peu de Lindt dans la pourriture

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Clareece Precious Jones a 16 ans. Elle est obèse et enceinte de son deuxième enfant, conçu, comme le précédent, lors d’un viol par son propre père. Sa mère ne décolle pas du canapé d’où elle regarde la télévision à longueur de journée et traite sa fille avec violence et mépris. Bref, pas vraiment une vie de rêve, surtout que la jeune fille se fait renvoyer de son lycée suite à sa grossesse. Mais sa directrice l’envoie dans une école alternative, où elle trouvera enfin le respect et l’écoute.

Au début de Precious, on se demande bien comment on va pouvoir aimer ce personnage. La plaindre, la prendre en pitié ne posent pas de problème, vue la situation dans laquelle elle est plongée. Mais l’affection repose sur autre chose. Le miracle de ce film est de nous faire apprendre à aimer son héroïne au fur et à mesure qu’elle va s’ouvrir et prendre sa vie en main. Le spectateur emprunte un chemin certes très différent de celui de la jeune fille, mais un chemin parallèle. Certains refuseront sans doute de le suivre. Mais ceux qui l’emprunteront ne le regretteront pas un seul instant.

N’allez pas imaginer que Precious se termine par une remise de diplôme à la fac ou un mariage. Oh, vous pourrez toujours imaginer que l’histoire finira pas s’achever ainsi, mais ce film n’est pas un conte de fées. C’est une histoire dure, parfois crue. Mais une histoire pleine d’un optimisme que l’on ne pouvait pas soupçonner au premier abord. Il n’y a pas de miracle ou de happy end mielleux. Simplement, un personnage qui décide de se sortir de l’enfer, même si le paradis semble hors de portée.

Evidemment, ce film possède les mêmes limites que tous les autres du même genre. Pour une Clareece, combien resteront au fond de leur misère et s’y enfonceront inexorablement. On sait bien que rien n’est aussi faux dans la réalité que l’idée que l’on peut toujours s’en sortir par la simple force de sa volonté. La rencontre entre Clareece et Miss Rains est un coup de chance dont une infime minorité bénéficie au cours de son existence. Mais aussi exceptionnelle soit-elle, le parcours de cette jeune fille ne vaut-il pas d’être raconté ? Même si l’espoir est infime, ne doit-il pas être cultivé ?

preciousMais au delà du message, Precious fonctionne aussi bien grâce à de formidables acteurs. Gabourey Sidibe, pour sa première apparition sur grand écran, est déjà tombée sur un rôle exceptionnel comme les meilleurs carrières en comptent peu. Un peu comme si on passait directement de la pataugeoire à la piscine olympique. Mais jamais elle ne s’y noie, sans pour autant marcher sur l’eau. Mais une plus « grande » actrice en aurait peut-être trop fait et n’aurait pu rentrer avec le même bonheur dans la peau de ce personnage si renfermé et si passif (dans un premier temps).

Le vrai numéro d’acteur nous est offert par Mo’Nique, primée aux Oscars et qui interprètent une mère terrifiante. A côté d’elle, Freddy, c’est un bisounours ! L’ultime scène de Precious est un vrai moment d’émotion et de force pures et c’est largement grâce à elle. Les curieux apprécieront également l’apparition d’un Lenny Kravitz en infirmier et surtout de Mariah Carrey en assistante sociale. J’avoue ne pas du tout l’avoir reconnue. Il faut dire, complètement habillée, c’est tout de suite plus difficile… Plaisanterie mise à part, elle représente ici une vraie révélation.

Precious est un film profondément touchant. Certes, on a bien du mal à s’identifier au personnage, mais on apprend à l’aimer. Et puis, un peu d’optimisme dans un monde dégueulasse, ça ne fait jamais de mal.

Fiche technique :
Production : Elephant Eye
Réalisation : Lee Daniels
Scénario : Damien Paul, d’après le roman de Sapphire
Montage : Joe Klotz
Photo : Andrew Dunn
Décors : Rochelle Berliner
Distribution : ARP Sélection
Son : Ken Ishii
Maquillage : Toy R. van Lierop
Durée : 109 mn

Casting :
Paula Patton : Mlle Rain
Mo’Nique : Mary
Gabourey Sidibe : “Precious” Jones
Lenny Kravitz : L infirmier John
Mariah Carey : Mme Weiss
Sherri Shepherd : Comros

PAS SUR LA MEME PLANETE

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franceespagne02Ce billet, j’ai failli l’écrire à chaud hier. Et puis bon, je me suis dit que je ferais mieux d’aller bouquiner dans mon lit, plutôt que de consacrer quelques minutes de mon temps précieux à cette piètre équipe de France.

Soyons honnêtes. Hier soir, au Stade de France, c’est surtout l’Espagne qui a démontré à quel point, elle était forte. Sur sa lancée de son titre de championne d’Europe, elle attaquera la prochaine Coupe du Monde avec l’étiquette de favori.

La défaite n’aurait donc pas été honteuse, si en face, il n’y avait pas eu un grand rien. Alors on peut toujours ergoter sur tel ou tel choix tactique, la performance individuelle de tel ou tel joueur, mais un portion de rien, ça ne donne désespérément qu’un autre rien.

Alors peut-on encore croire à un sacre en juillet prochain ? Evidemment, prendre le pari qu’il ne surviendra pas, ce n’est pas prendre beaucoup de risque. Mais en football, on n’est jamais sûr de rien, c’est aussi ça qui fait sa magie.

MIDNIGHT BOOM (The Kills) : L’important, c’est le dialogue !

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midnightboomthekillsEtes-vous plutôt rock britannique ou rock américain ? Voici un débat aussi passionnant que OM ou PSG, Coca ou Pepsi, Nike ou Adidas, à voile ou à vapeur, avec ou sans sel, salade, tomate, oignon ? Et bien The Kills vous propose de s’affranchir enfin de cette querelle transatlantique. En effet, ce groupe est composé de Alison Mosshart, chanteuse américaine, et de Jamie Hince, guitariste anglais. Vive la solidarité entre les peuples !

Quand j’ai commencé à écouter Midnight Boom, un album sorti en 2008, j’ai commencé par me demander ce que j’avais encore pu télécharger. Mais très vite, mes oreilles ont commencé à vibrer sur des ondes positives. En effet, l’album monte en puissance sur les trois premières chansons pour atteindre des hauteurs tout à fait appréciables. Certes, cela retombe un peu pour les trois derniers morceaux, mais l’ensemble est vraiment de qualité et plutôt surprenant.

The Kills navigue entre le pop et le punk, avec le même bonheur. Il parsème également sa musique d’un peu d’électro. Mais ce sont dans ces moments-là que l’album dérape un peu. Il s’agit sans doute là d’un goût personnel, mais c’est évident que c’est un genre qu’ils maîtrisent nettement moins et pour lequel leur inspiration et leur créativité sont nettement moindre. Cela apporte, certes, un peu de variété dans les styles présents sur l’album, mais cela le tire malheureusement plutôt vers le bas. Mais bon, comme je l’ai déjà dit, cela n’est pas suffisant pour nous gâcher le plaisir que l’on ressent à l’écoute de Midnight Boom.

Les morceaux sont soit chantés entièrement par Alison Mosshart, soit il s’agit d’un dialogue entre elle et Jamie Hince. C’est dans cette configuration que les titres sont les meilleurs. Getting Down et Last Day of Magic notamment fonctionnent à la perfection sur ce schéma. Ce sont les morceaux qui ont le plus de personnalité et qui se démarquent d’une production pléthorique dans ce domaine musical.

Getting Down n’est donc pas une bombe musicale, mais un vrai disque de rock créatif. Un album qui s’apprécie de plus en plus au fur et à mesure qu’on l’écoute, même si on a garde l’envie de zapper les morceaux 09, 10 et 11. En tout cas, je suis très heureux d’être partie à la découverte de The Kills, que je ne connaissais que vaguement de nom. Getting Down est leur troisième album, j’ai donc très envie d’aller voir ce qu’avaient donné les deux précédents. De plus, un quatrième serait en préparation.

Getting Down, et plus largement The Kills, est donc pour moi une vraie découverte et une très bonne surprise. Un groupe qui gagnerait à être connu, quand on voit le succès d’un Linkin Park, au son beaucoup plus basique. Mais bon, le succès a ses mystères.

Faisons donc le tour des titres qui peuplent cet album.

1.U.R.A. Fever
Un morceau en forme d’introduction, où les deux musiciens dialoguent sur un fond musical saccadé.

2.Cheap and Cheerful
Un titre un peu électro, assez dansant, mais sans grand relief.

3.Tape Song
Une chanson au son quelque peu dissonant, avec un refrain plus énergique. Un des morceaux les plus originaux de l’album.

4.Getting Down
Les deux voix se mêlent sur un fond musical très simple, mais le contraste des deux donnent un vrai intérêt musical à ce titre.

5.Last Day Of Magic
Une chanson plutôt pop, plus classique, mais avec le même jeu de voix.

6.Hook and Line
Un titre très rock, très énergique, où Alison Mosshart lâche vraiment sa voix.

7.Black Balloon
Une chanson plus douce et mélancolique, mais qui fonctionne aussi bien que les trois précédentes.

8.M.E.X.I.C.O.
Entre l’électro et le pop, ce morceau n’est pas dénué d’énergie et de talent.

9.Sour Cherry
Une chanson un peu confuse et pas particulièrement intéressante.

10.Alphabet Pony
Un morceau électro-rock dissonant et franchement pas terrible

11.What New York Used to Be
Une chanson qui ressemble à la précédente. Avec les mêmes défauts…

12.Goodnight Bad Morning
Une ballade qui sonne comme un au revoir pour achever cet excellent album

SHUTTER ISLAND : Voyage en bateau

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shutterislandafficheJ’ai rarement été aussi embêté pour écrire une critique que pour vous parler de Shutter Island, le dernier film de Martin Scorsese. Il s’agit d’un thriller plein de suspense et de mystère. Et qui dit thriller plein de suspense et de mystère, dit retournement de situation final de la mort qui déchire sa mère en sous-tif devant le Super U… Oui, oui, rien de moins que ça ! Le problème, c’est que, personnellement, je n’ai jamais douté une seule seconde de ce qu’il serait. Du coup, je n’ai jamais eu l’impression d’être mené en bateau par l’histoire, ce qui m’a considérablement gâché mon plaisir. Il n’en reste pas moins que ce film est un bijou cinématographique.

Les marshalls Teddy Daniels et Chuck Aule sont envoyés sur Shutter Island, une île au large de Boston qui sert de prison et d’hôpital psychiatrique, pour enquêter sur l’étrange évasion d’une des pensionnaires. Mais très vite, ils se rendent bien compte que l’île recèle bien des secrets que ses occupants ne sont pas pressés de voir dévoiler.

Que dire alors ? Shutter Island reste avant un tout un Scorsese. On est donc face à une réalisation techniquement magistrale. Il ne donne pas dans le clinquant et l’effet de caméra spectaculaire, sait qu’un plan a le droit de durer plus de deux secondes (il ne pourrait pas le dire à Guy Ritchie ?). Mais il sait composer une image, son cadrage, sa lumière pour arriver à l’effet souhaité. L’image en elle-même parle alors au moins autant que les dialogues et on se demande encore comment aucun de ses films n’ait pu être couronné aux Oscars. Ron Howard pourrait lui en refilé une, parce que franchement… Enfin ceci est un autre débat.

Shutter Island confirme aussi la véritable histoire d’amour entre Scorsese et Di Caprio. Une synergie rare entre un réalisateur et un acteur. Enfin, il faut bien admettre qu’une synergie est d’autant plus facile à créer que les participants sont déjà talentueux à la base. Et Dieu sait si ces deux là le sont ! Et dire qu’à une époque, lointaine désormais, je ne rêvais que d’une chose : lui lacérer le visage pour qu’on arrête de subir sa tronche d’adolescent prépubère mal dégrossi…

shutterislandReste évidemment le scénario et la narration… Et c’est là que les ennuis commencent pour moi car je vais bien avoir du mal à vous en parler. Honnêtement, je me suis presque ennuyé devant Shutter Island. De longues scènes sensées plonger le spectateur dans le mystère et la circonspection me sont apparues comme de longs moments où l’intrigue n’avançait plus. Je suis resté indifférent face à ce qui aurait du être une plongée dans un abîme. Je suis resté au bord de la falaise avec ma frustration et ma déception.

Vue mon expérience personnelle, je vous propose donc plutôt de vous référer à tout ce qui a pu être écrit sur Shutter Island. Vu la quasi-unanimité, il est évidemment qu’il fonctionne à la perfection et que le suspense restera entier jusqu’au dernières minutes pour une immense majorité des spectateurs. Je constitue simplement l’exception qui confirme la règle. Mais bon, à la fois, tout le monde sait déjà que je suis quelqu’un d’exceptionnel…

Shutter Island est donc objectivement un petit chef-d’œuvre du 7ème art. Après, reste ma propre subjectivité, mais elle m’est propre et pas sûrement pas transposable à tous ceux qui iront voir ce film. Et ils auront bien raison.

Fiche technique :
Production : Phoenix pictures, Sikelia Productions, Appian Way
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : Martin Scorsese
Scénario : Laeta Kalogridis, d’après le roman de Dennis Lehane
Montage : Thelma Schoonmaker
Photo : Robert Richardson
Décors : Dante Ferretti
Musique : Robbie Robertson
Effets spéciaux : Ron Ames
Durée : 137 mn

Casting :
Leonardo DiCaprio : Teddy Daniels
Mark Ruffalo : Chuck Aule
Ben Kingsley : Dr Cawley
Michelle Williams : Dolores
Emily Mortimer : Rachel Solando
Patricia Clarkson : Rachel Solando
Max Von Sydow : Dr Jeremiah Naehring 

WOLFMAN : On a vu le loup, il ne vaut pas un clou

wolfmanaffiche

wolfmanafficheLe cinéma a ses mythes qu’il aime revisiter encore et encore, avec plus ou moins de bonheur. Le loup-garou en fait partie et constitue le principal sujet de Wolfman, qui porte donc particulièrement bien son nom. On pouvait donc espérer une version modernisée du mythe. Les moyens y ont été mis, le casting est brillant, il ne restait plus qu’à y adjoindre un scénario solide. Et là, le bât blesse…

Lawrence Talbot revient au manoir de son enfance, à l’appel de sa belle sœur qui s’inquiète de la disparition de son mari. Il y retrouvera son père et surtout le corps de son frère, visiblement dévoré par une bête particulièrement féroce. Mais il se murmure dans la campagne, que la présence de gitans inquiète, que l’animal en question ne serait pas vraiment ordinaire.

N’y allons pas par quatre chemins, Woflman est un film raté, dénué de tout intérêt. En effet, l’histoire est absolument sans surprise et il vous suffit de partir au bout d’un quart d’heure pour n’avoir rien raté. On n’a que peu de doute sur qui va finir par se transformer en loup-garou (de toute façon, il suffit de voir la bande-annonce pour le savoir) et il ne faut pas réfléchir très longtemps pour savoir qui se cache derrière le loup-garou qui va le mordre pour que cela se produise. J’ai rarement vu un scénario à ce point dénué d’imagination, cela en est totalement désolant. On reste donc circonspect pendant tout le film, attendant désespérément que la moindre petite surprise vienne poindre à l’horizon. Mais, telle Sœur Anne, nous ne voyons jamais rien venir.

C’est évidemment fort regrettable car mettre Benicio Del Toro et Anthony Hopkins sur une même pellicule méritait tout de même de se produire pour une histoire nettement plus intéressante. D’ailleurs, ils surnagent malgré la médiocrité des dialogues et des situations. Leur classe est évidente, mais que pouvaient-ils faire face à ce vide abyssal ? Leur talent seul ne suffisait pas à le combler.

wolfmanVisuellement, les moyens sont là. Les décors sont superbes, les effets spéciaux réussis, même s’ils ne sont pas spécialement transcendants. Mais bon, il faut avouer qu’on est désormais devenu très exigeants à ce niveau là et que l’on ne se laisse plus impressionner par le premier morphing venu. Mais bon, Wolfman reste quand même très classique. Si cela ne constitue pas forcément un défaut en soi, on le prend ici comme un nouveau manque de créativité regrettable, même s’il est cohérent avec le reste. C’est important la cohérence…

Allez, je suis très vache, mais je ne me suis pas non plus ennuyé devant Wolfman. Mais bon, avec ma carte d’abonnement, je n’ai pas non plus déboursé dix euros pour aller le voir. Car dans ce cas-là, effectivement, j’aurais quand même eu pas mal de bonnes raisons de l’avoir mauvaise. Alors, je vous conseille donc ce film éventuellement à la télé, ça ne vous grillera sûrement pas de neurones et vous fera passer le temps. Après, vous aurez sûrement mieux à voir et vous pourrez aussi sortir ou lire un livre à la place. Mais ça, c’est à vous de voir…

Wolfman a donc cherché à revisiter le mythe du loup-garou. Sauf qu’il n’a rien revisité du tout et vous trouverez dans ce film tout ce que vous pouvez y attendre. Mais rien, vraiment rien de plus.

Fiche technique :
Production : Universal Pictures, Relativity Media, Stuber Pictures
Distribution : Unioversal Pictures International France
Réalisation : Joe Johnston
Scénario : Andrew Kevin Walker, David Self, d’après le remale du film de George Waggner
Montage : Dennis Virkler
Photo : Shelly Johsnon
Format : 35mm
Décors : Rick Heinrichs
Musique : Danny Elfman
Effets spéciaux : Rick Baker, Priscilla John
Costumes : Milena Canonero
Durée : 99 mn

Casting :
Benicio Del Toro : Lawrence Talbot
Anthony Hopkins : Sir John Talbot
Emily Blunt : Gwen Conliffe
Hugo Weaving : Aberline
Art Malik : Singh
David Sterne : Kirk

ADMINISTRATION MON AMOUR

adminsitration

adminsitrationCeux qui suivent régulièrement mes statuts Facebook savent que ma boîte a subi récemment un contrôle fiscal. Il s’est terminé sans aucun dommage pour nous, malgré une première proposition de redressement de 15 000 euros, finalement abandonnée après une contre-argumentation rédigée de main de maître par ma comptable bien aimée. Au-delà de l’anecdote, cette épisode a été pour moi l’occasion de quelques réflexions que je vais vous faire partager ici et qui ont renforcé quelques unes de mes convictions les plus profondes.

Sans rentrer dans les détails techniques, il faut juste savoir que nous avons acheté l’immeuble de bureau non directement, mais sous forme de parts d’une société que nous avons ensuite fusionner avec la nôtre, en utilisant un procédé particulier appelé transmission universelle de patrimoine. Ceci est assez pointu et a nécessité une formation spécifique de ma comptable. A côté de ça, le notaire pédalait lui-aussi un peu dans la semoule. Ce fut déjà beaucoup de temps, d’argent et d’énergie dépensés pour arriver à mener à bien une simple opération immobilière. Honnêtement, je n’aurais jamais imaginé que cela pourrait être aussi compliqué et surtout aussi difficile de naviguer dans les textes juridiques pour arriver à comprendre ce qu’il est possible de faire et à quelles conditions.

Arriva donc ma charmante contrôleuse. Sa visite me permit d’assister, avec des yeux étonnés, au spectacle de ma comptable échangeant avec elle des propos abscons, se battant surtout à coup de textes qu’elles allaient chercher dans des sources obscures et quasi-inaccessibles. Et la contrôleuse de dire « c’est un sujet compliqué » ou encore « il va falloir que je vois ça avec mon chef ». Conclusion, même le service chargé de contrôler la bonne application du code des impôts est incapable de le maîtriser dans les cas les plus complexes (enfin là, on a juste acheté un immeuble). Pour preuve, au final, on s’en est sorti blanc comme neige, alors qu’il a longtemps affirmé le contraire. Et c’est bien là qu’il y’a un problème…

Depuis que je m’occupe seul dans la gestion d’une entreprise, j’ai pu me rendre compte par moi-même de ce qu’est réellement la sur-administration de la société française. On entend souvent les gens se plaindre de la paperasserie administrative… et bien ils n’ont pas complètement tort de le faire, aussi bonnes soient les raisons qui se cachent derrière chaque procédure. Ceci a évidemment un impact économique. Dans le cadre de mon contrôle fiscal, ce fut particulièrement caricatural. La contrôleuse, ma comptable et moi-même avons donc passé de longues heures à essayer de maîtriser les tenants et les aboutissants d’une procédure juridique du fait de sa complexité et surtout de la multiplicité des textes et des sources. Evidemment, pendant ce temps, nous n’étions pas employés à autre chose de beaucoup plus utile pour la marche du monde et de la société.

Alors autant supprimer le poste de fonctionnaire occupée par ma contrôleuse ! Cela peut apparaître comme du bon sens. Un bon sens largement partagé par notre gouvernement qui fait de la réduction du nombre de fonctionnaires un objectif en soi. Cependant, si le temps passé sur le dossier de ma boîte est bien du temps de perdu pour l’administration, ce n’est pas la faute de son inefficacité. Ma contrôleuse a bien fait son travail, et un travail de contrôle absolument indispensable. C’est le droit fiscal tel qu’il existe aujourd’hui qui est la source de cette perte de temps et d’argent. Et tant qu’il restera en état, supprimer le poste de ma contrôleuse ne serait qu’ouvrir la porte à plus de fraude et d’évasion fiscale.

Y’a-t-il trop de fonctionnaires en France ? Voilà un éternel débat qui ne sera jamais clos. Bien sûr, et je l’ai évoqué récemment, on pourrait mieux organiser l’administration pour la rendre plus efficace. Mais cela reste vrai pour toute organisation et toutes les entreprises. On peut toujours faire mieux. D’ailleurs, le passage au 35h avait démontré de manière éclatante qu’on pouvait toujours gagner en productivité et faire autant avec moins, surtout dans le secteur tertiaire. Mais ceci doit être un effort d’amélioration continue et non pas une idée toute faite lancer pour justifier des suppressions de postes, sans réfléchir une seule seconde si ces derniers sont vraiment utiles ou non.

Et ils le sont ! Si on veut vraiment dégonfler l’administration française, et cela ne serait pas inutile à mon sens, il faut d’abord créer les conditions pour qu’elle n’ait plus besoin d’autant de personnes pour fonctionner. Et là gare aux idées toutes faites ! On l’a bien vu lors du dernier débat télévisé de l’entre deux tours des présidentielles, où les candidats se sont accordés sur un seul point : comme il n’y a plus de frontière en Europe, on n’a besoin de moins de douaniers. Effectivement, cela semble logique, mais l’explosion du commerce international fait que cela se révèle complètement faux. Le métier a changé, mais les besoins en personnel restent les mêmes. Et si demain, on imposait un contrôle sur la qualité environnementale des importations, il pourrait même encore augmenter.

Et puis dégonfler l’administration française signifierait-elle forcément de diminuer le nombre de fonctionnaires ? N’y a-t-il pas des besoins dans les écoles, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les commissariats, dans les crèches qui pourraient être satisfaits si on gagnait des marges de manœuvre par ailleurs ? Sans doute, mais cela resterait à étudier avec précision et sans a priori. Sans a priori, comme par exemple, se fixer l’objectif de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite…

I LOVE YOU PHILLIP MORRIS : Une comédie romantique pas comme les autres

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iloveyouphillipmorrisafficheFaire un film racontant une histoire d’amour n’est pas vraiment ce qu’il y’a de plus original. Que cette histoire touche deux hommes est également du déjà-vu, mais généralement dans le cadre d’un cinéma militant. I Love You Phillip Morris est par contre une comédie romantique gay…gaie (désolé, il fallait que je la fasse), ce qui est déjà nettement moins fréquent. Il est surtout un excellent film.

Steven est pianiste à l’église, policier et marié. Mais suite à un accident de voiture, il se décide à enfin assumer le fait d’être gay. Il plaque tout et s’en va vivre la vie dont il a toujours rêvé. Mais cette vie à un coût… Il multiplie alors les arnaques aux assurances. Il finit en prison où il rencontrera l’amour de sa vie. Un jeune homme aux yeux bleus, nommés Philip Morris. Une fois sortis, Steven lui promettra de devenir honnête pour que jamais il ne soit séparé… Mais peut-il vraiment aller contre ce qui est devenu une seconde nature ?

Comme toute comédie romantique, I Love You Philip Morris repose sur un couple de personnages, mais aussi d’acteurs. Jim Carrey-Ewan McGregor, voilà qui pèse lourd au box-office. Mais il y’a tout de même une légère dissymétrie dans le talent. Jim Carrey confirme ici que, correctement dirigé, il est un immense acteur, qui vaut mille fois mieux que les rôles grimaçants dans lesquels il a longtemps été confiné. Depuis quelques temps, sa carrière semble avoir vraiment repris son envol et c’est tant mieux. Bien sûr, c’est lui qui apporte une grande part de la légèreté et de l’humour qui habitent ce film. Mais c’est aussi lui, qui éclabousse l’écran lorsque le ton se fait plus grave. A côté de lui, Ewan McGregor confirme qu’il aura bien du mal à jamais dépasser le stade de minet gentillet un rien plat sur les bords.

Mais I Love You Phillip Morris, c’est aussi, et même avant tout, une très belle histoire. Et une histoire vraie en plus… enfin autant que peut l’être ce genre d’histoire portée à l’écran. Une histoire riche en rebondissements et en surprise, où l’on verra le héros faire preuve d’une ingéniosité hors paire uniquement par amour. Prêt à prendre tous les risques pour celui qu’il aime, il est à la fois un personnage extrême et très humain. Il est vrai qu’il est assez dur de s’identifier à lui, mais il n’en reste pas moins terriblement attachant. On est ému par son amour, on lui en veut de le gâcher par ses erreurs et on est à fond derrière lui quand il essaye de les réparer.

iloveyouphillipmorrisI Love You Phillip Morris est une comédie romantique pour ceux qui n’aiment pas les comédies romantiques. Jamais mièvre, jamais larmoyant, jamais sirupeux, il ressemble plus aux histoires que l’on vit dans la vraie vie que n’importe quel film avec Hugh Grant. Après le sexe des protagonistes n’a que peu d’importance et n’enlève évidemment rien à la beauté de l’histoire, ni à sa légèreté et à son humour. Car il peut y pleurer un peu, on rit surtout devant ce film remarquable à bien des points de vues.

Le passage derrière la caméra des deux scénaristes Glenn Ficarra et John Requa (auteurs des scénarios de l’excellent Bad Santa et Les Looney Tunes passent à la l’action…comme quoi il faut être polyvalent à Hollywood) représentent donc une première réussie. I Love You Phillip Morris ne souffre d’aucune faiblesse particulière, le travail accompli par les deux réalisateurs est donc remarquable.

I Love You Phillip Morris n’est peut-être pas un de plus grands chefs d’œuvre du 7ème art. Mais un film doté d’assez de personnalité et de qualités pour valoir de débourser le prix d’une place de ciné.

Fiche technique :
Production : Europacorp, Mad Chance
Réalisation : John Requa, Glenn Ficarra
Scénario : John Requa, Glenn Ficarra, d’après le roman de Steve McVicker
Montage : Thomas J. Nordberg
Photo : Xavier Pérez Grobet
Décors : Hugo Luczyc-Wyhowsky
Distribution : EuropaCorp distribution
Musique : Nick Urata
Durée : 96 mn

Casting :
Jim Carrey : Steven Russell
Ewan McGregor : Phillip Morris
Rodrigo Santoro : Jimmy Kemple
Leslie Mann : Debbie Russell 

FANTASTIC MR FOX : Le nouveau tube filmé décalé de Wes Anderson

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fantasticmrfoxafficheUn divertissement familial capable de ravir réellement petits et grands, ce n’est pas si fréquent. Mais c’est le cas de Fantastic Mr Fox, adaptation d’un roman de Roald Dahl, l’auteur de Charlie et la Chocolaterie. Une œuvre lisible à plusieurs degrés, un peu comme un album d’Asterix.

Mr Fox est le meilleur voleur de volaille de toute la région. Mais un jour, alors qu’il réchappe de peu à la capture, il promet à sa femme de se ranger des voitures et devient journaliste. Quelques années plus tard, devenu papa, il semble avoir tenu sa promesse, malgré des fins de mois difficiles. Cependant, la tentation est trop grande et il organise un dernier grand coup chez les trois plus gros fermiers du secteur. Mais ces derniers sont bien décidés à piéger ce renard impertinent.

La trame narrative ne reflète que très peu la richesse de Fantastic Mr Fox. Bien sûr, l’intrigue en elle-même est un peu enfantine. Elle est relativement linéaire, sans réelle ambiguïté, donc relativement facile à suivre pour le plus jeunes. Cependant, elle n’en est pas pour autant simpliste et reste riche en rebondissements. Une vraie histoire, dans laquelle on se laisse facilement prendre.

Mais à côté de ce fil rouge très accessible, Fantastic Mr Fox recèle une vraie subtilité par ses personnages qui sont eux, vraiment fouillés. Le héros, déjà, n’en ai pas vraiment un. Si c’est toujours lui qui prend les choses en main pour sortir ses compagnons de situations difficiles, c’est souvent parce qu’est c’est lui qui les a provoqués. Menteur, égocentrique, tout en étant charmeur et baratineur hors paire. Il est aussi maladroit que rusé, aussi manipulateur qu’attachant. Bref, un personnage loin d’être enfantin, même si sa bouille de renard et la sympathie qu’il dégage charmera petits et grands.

C’est surtout sur les relations entre ces personnages que Mr Fox prend un côté vraiment « adulte ». Les relations familiale, entre parents et enfants et dans le couple, sont ici traitées de manière très subtile, sous couvert d’une histoire dont les protagonistes principaux sont des animaux. En fait, le film nous montre que, sous le maquillage de la politesse et des conventions sociales, nos comportements sont souvent bien plus basiques et animaux que l’on veut bien l’admettre. Le tout est traité avec beaucoup d’humour et c’est là, la vraie force qui fait de ce film un vrai moment de bonheur.

fantasticmrfoxFantastic Mr Fox est un film d’animation qui n’est visuellement pas du tout dans l’air du temps, à l’heure d’Avatar qui gomme la frontière entre le virtuel et la réalité. On est là face à un style visuel « vintage », qui ressemblerait presque à un vieux film d’animation des années 70, réalisé uniquement pour la télévision. J’avoue qu’après avoir vu la bande-annonce 50 fois, j’étais quelque peu sceptique. Mais, au final, cela colle parfaitement avec le côté décalé de ce film et participe largement à sa réussite.

Enfin, le dernier plaisir, et non des moindres, que nous offre Fantastic Mr Fox, c’est celui d’entendre la voix de George Clooney (en VO bien sûr). Pas besoin d’en dire plus… Et quand on sait que le casting vocal rassemble aussi Mery Streep et Bill Murray, on comprendra que ce film ne souffre pas d’une interprétation vocale de seconde zone.

Fantastic Mr Fox est donc un film riche et étonnant. Un OVNI cinématographique qui prend à contre-pied toutes les tendances actuelles du 7ème art. Et ça fait du bien !

Fiche technique :
Production : Allison Abbate, Scott Rudin, Wes Anderson et Jeremy Dawson
Distribution : Twentieth Century Fox
Réalisation : Wes Anderson
Scénario : Wes Anderson, Noah Baumbach, d’après le livre de Roald Dahl
Montage : Andrew Weisblum
Photo : Tristan Oliver
Musique : Alexandre Desplat
Effets spéciaux : Mark Gustafson, Tim Ledbury
Directeur artistique : Francesca Maxwell
Durée : 88 mn

Casting :
George Clooney : Mr Fox
Meryl Streep : Felicity
Bill Murray : Blaireau
Jason Schwartzman : Ash
Michael Gambon : Franklin Bean
Owen Wilson : Coach Skip
Willem Dafoe : Rat