
Dans l’Angleterre des années 60, Jenny est une jeune fille de 16 ans modèle. Première de la classe, elle fait tout pour intégrer la prestigieuse université d’Oxford. Un jour, elle croise David, trentenaire séduisant. Il va la sortir de la petite vie austère dans laquelle la confine ses parents. Ces derniers sont aussi sous le charme. Mais est-il vraiment aussi parfait qu’il en a l’air ?
Le premier tiers de Une Education est, vous l’aurez compris, particulièrement prometteur. Bien sûr, le pitch n’est pas si original que ça, mais le tout est parfaitement réalisé et interprété, et surtout vraiment empli d’humour. Bref, une mise en bouche très prometteuse. On attend la suite avec impatience. On s’attend surtout à être surpris… sauf que l’on ne l’est jamais. Lone Scherfing nous amène exactement là où on pouvait s’y attendre. Il y’a certes le rebondissement qui va bien, mais même là, si on en ignorait les détails, on se doutait bien qu’il allait arriver quelque chose comme ça. Quand au dénouement, il est d’une platitude désespérante. Faire un film pour arriver à une conclusion aussi attendue, ce n’était vraiment pas la peine.
Pourtant, tout est-il à jeter dans Une Education ? Non, car un élément qui aurait presque pu sauver le film. Il y’a malheureusement un presque, mais ça vaut quand même le coup de s’y attarder. En effet, la sympathie qu’inspire la jeune Jenny arriver à maintenir l’intérêt du spectateur juste au-dessus de la ligne rouge. Malgré les défauts de l’intrigue, elle arrive à ne pas non plus plonger le spectateur dans un ennui profond. L’attachement réel que l’on ressent nous fait partager les émotions du personnage. Si le dénouement est décevant, on est quand même soulagé que les mésaventures de la jeune fille prennent fin.

Lone Scherfing a donc raté son coup avec Une Education. Sa caméra élégante, un vrai talent dans la direction d’acteur aurait du lui permettre de nous offrir une œuvre humaniste réjouissante comme le cinéma britannique en compte tant. Mais voilà, si le plat était appétissant à la vue, au goût, il est beaucoup trop fade et plat pour rester dans les mémoires.
Une Education est une vraie déception culinaire… euh pardon, cinématographique.
Fiche technique :
Production : BBC Films, Endgame Entertainment
Distribution : Metropolitan Filmexport
Réalisation : Lone Scherfig
Scénario : Nick Hornby, d’après la biographie de Lynn Barber
Montage : Barney Pilling
Photo : John de Borman
Décors : Andrew McAlpine
Musique : Paul Englishby
Costumes : Odile Dicks-Mireaux
Durée : 98 mn
Casting :
Carey Mulligan : Jenny
Olivia Williams : Miss Stubs
Alfred Molina : Jack
Cara Seymour : Marjorie
Peter Sarsgaard : David
Dominic Cooper : Danny
Rosamund Pike : helen
Emma Thompson : la directrice
Sally Hawkins : Sarah



Ces deux éléments suffisent déjà à faire de l’Autre Dumas un spectacle agréable à suivre. Surtout que costumes et décors sont de premier ordre. Reste tout de même ce qui est en fait le cœur de l’intrigue, ce triangle amoureux entre les deux Dumas, le vrai et le faux, et la jeune Charlotte. Là, au fond, l’histoire est plutôt classique et n’a rien d’extraordinaire. Le prétendant inhibé dans l’ombre d’un homme charismatique n’est pas vraiment un thème très original. Mais s’il est traité ici sans génie, il l’est avec assez de talent pour véhiculer une réelle émotion, pour peu qu’on s’identifie quelque peu au personnage.


Car si vous allez voir la Horde, c’est pour voir des gens pourchassés par des hordes (d’où le titre) de zombies et les massacrer en nombre. Et pour ça, le film fait fort, très fort, pour le plus grand bonheur du spectateur qui était venu uniquement pour ça. Ces scènes-là sont d’une rare violence et d’une rare intensité. Le film est très crue, assez gore et l’hémoglobine coule à flots de manière plutôt réaliste. Bref, âmes sensibles s’abstenir car c’est très certainement le film de ce genre le plus dur. Pas le plus spectaculaire, mais justement en privilégiant la violence réaliste sur le délire visuel que peut permettre ce genre de film, il donne un ton plutôt original qui déverse des flots d’adrénalines dans les veines des spectateurs.


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