
Marguerite se fait un jour voler son sac à l’arrachée. Drame quotidien dont les conséquences sont rarement importantes. Surtout que son portefeuille est retrouvé par Georges, qui va le rapporter au commissariat. Tout semble être parti pour finir bien… Sauf que Georges commence à être quelque peu obsédé par cette femme qu’il ne connaît pourtant pas.
Allez, je sens que vous n’en pouvez plus, mettons fin au suspense. Globalement, j’ai plutôt aimé Les Herbes Folles, sans pour autant me rouler par terre d’enthousiasme. Enfin, je vous rassure, c’est un image, physiquement, cela ne m’arrive jamais… Si ce film aura permis à Alain Resnais, à 87 ans, d’être enfin primé à Cannes par un prix spécial, il ne constituera pas le sommet de son œuvre. Il y’a dans ce film beaucoup d’originalité, mais on est loin du génie narratif d’un Smoking/No Smoking.
Les Herbes Folles est un film sur la folie douce. Les personnages qui peuplent ce film ont tous un petit grain, mais rien de méchant, juste assez pour créer des situations saugrenues et cocasses, qui arrachent souvent un sourire au spectateur. Le caractère imprévisible de leurs réactions permet au scénario de l’être également et donc de maintenir l’intérêt du spectateur. On est amusé par ce spectacle léger et distrayant, mais au final, assez vain. Mais bon, je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’un film doit forcément avoir un sens pour être bon.

Il n’y en fait pas de faiblesse à proprement parler dans les Herbes Folles. Mais plutôt un léger manque de contenu, de matière, d’épaisseur. Tous les éléments sont bons, réalisés avec talent, mais est-ce tout à fait suffisant pour en faire un film d’1h40 ? Un bon film oui, sans doute, les Herbes Folles en est un. Un grand film digne d’un prix à Cannes, pour moi la réponse est non. Mais bon, la carrière d’Alain Resnais méritait bien ça.
Les Herbes Folles est donc une comédie légère et originale qui peut se laisser regarder un soir de pluie à la télé. Par contre, si vous l’avez raté au cinéma, il est sans doute superflu de vous lamenter.
Fiche technique :
Production : F comme film, StudioCanal France 2 cinéma, Bim distribuzione
Réalisation : Alain Resnais
Scénario : Alex Réval, Laurent Herbiet, d’après le roman L’incident de Christian Gailly
Montage : Hervé de Luze
Photo : Eric Gauthier
Décors : Jacques Saulnier
Distribution : StudioCanal
Musique : Mark Snow
Durée : 104 mn
Casting :
Sabine Azéma : Marguerite Muir
André Dussollier : Georges Palet
Edouard Baer : le narrateur
Mathieu Amalric : le policier
Emmanuelle Devos : Josépha
Anne Consigny : Suzanne Palet
Annie Cordy : la voisine
Sara Forestier : Elodie
Nicolas Duvauchelle : Jean-Mi

L’autre grande qualité de Micmacs à Tire-larigot repose sur son casting. On sent bien que tourner avec Jean-Pierre Jeunet est le rêve de beaucoup d’acteurs français. Dany Boon donc, André Dussolier, Jean-Pierre Marielle, Omar Sy, Yolande Moreau et bien sûr, comme d’habitude, Dominique Pinon. Une très belle brochette parfaitement mise en valeur par ces rôles pleins d’énergie et d’imagination. Les acteurs s’en donnent à cœur-joie et vu leur talent, tout cela fait le plus grand bonheur du spectateur !
Le Ruban Blanc est également visuellement remarquable. Le choix du noir et blanc renvoie évidemment à l’austérité qu’il souhaite décrire. Mais ce choix n’aurait pas été réellement pertinent sans une photographie parfaitement maîtrisée. Michael Haneke n’est cependant pas n’importe qui et le pari est parfaitement réussi. Le travail sur la lumière renforce l’impression d’oppression que ce film peut parfois nous faire ressentir.

Le seul truc qui cloche, mais c’est souvent le cas dans ce genre de film, c’est la copine moche. Parce que la copine moche est interprétée par Amanda Seyfried, actrice principale de Mama Mia ! (putain, a y’est, j’ai des boutons rien que d’avoir écrit le titre de ce film) où elle est censée être super belle. Et en fait, faut bien l’avouer, elle l’est. Mais dans Jennfier’s Body, ils ont décidé de l’enlaidir et elle est donc contrainte de porter un faux nez…non… un faux menton…non plus…mais des lunettes ! Bah oui, c’est bien connu, si vous êtes belle et que vous mettez des lunettes, d’un coup, vous devenez repoussante et plus aucun garçon ne veut de vous. D’ailleurs, je sais que vous êtes beaucoup à souffrir de ce handicap et que l’on vous jette des pierres dans la rue. Mais heureusement, je suis particulièrement bon et magnanime et je suis prêt à vous sortir de cette solitude. Donc toutes les femmes portant des lunettes peuvent m’envoyer deux photos, dont une maillot, et je choisirai celles avec qui je veux bien… 
Pour autant, mesdames, ne vous privez pas d’aller voir 500 jours ensemble. Déjà, vous y apprendrez peut-être à mieux nous connaître. Et puis, comme je l’ai déjà dit, le film est assez drôle et touchant pour satisfaire tous les publics.

Mais alors qu’est-ce qui cloche ? Je n’aime pas dénoncer, mais si on doit trouver un coupable, on peut désigner James Huth pour pendre quelqu’un. Je n’aime pas être méchant, mais il est tout simplement un très mauvais réalisateur. On l’avait déjà vu dans Brice de Nice et il se révèle une nouvelle fois incapable de diriger un acteur aussi cabotin que Jean Dujardin. Ce dernier nous livre son numéro habituel, qu’il maîtrise à la perfection, mais semble parfois perdu à l’écran, nous offrant quelques mimiques en attendant que quelque chose se passe. 

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