
Anne Dare a repris le trône de Crotheny et se prépare à la guerre contre Hansa et l’Eglise. Elle envoie sa mère comme ambassadrice pour tenter de stopper un conflit qui semble inévitable. Loin d’eux, Stéphane et Aspar tentent eux-aussi de sauver le monde de la destruction et feront face à des forces de plus en plus puissantes.
J’ai lu la Dernière Reine avec la même avidité que les trois tomes précédents. Cette saga est tellement passionnante qu’elle ne se lit pas, elle se dévore ! J’ai donc lu les 550 premières pages avec un bonheur rare et un enthousiasme réel. Ce dimanche, alors qu’il était minuit, il ne me restait plus que 100 pages à lire. J’avais donc le choix de le finir d’un trait, comme j’en mourrais d’envie, mais avec le risque de lutter contre le sommeil et du coup, de ne pas profiter pleinement du plaisir de la lecture. J’ai choisi la seconde option, celle de repousser ça au lendemain soir, passant la journée de lundi à attendre impatiemment de me retrouver dans mon lit pour cette apothéose.
80 pages plus loin, mon enthousiasme était au plus haut face à un final formidablement haletant. Plus que 20 pages pour tout conclure, cela semblait impossible…. Et c’était effectivement trop peu ! La fin de la Dernière Reine est loin d’être ratée, mais simplement trop rapide et du coup, un peu confuse et avouons-le, un rien frustrante. Sans faire du Tolkien, Greg Keyes aurait gagné à prendre un peu plus son temps.
Rendons cependant à Greg Keyes ce qui lui appartient. Si l’extrême fin des Royaumes d’Epines et d’Os essuient quelques critiques, c’est que le reste place la barre très très haut. L’intensité des deux derniers tomes est tout à fait exceptionnelle, la seule erreur de l’auteur et d’avoir voulu la pousser encore plus loin pour le dénouement. Cela part d’un bon sentiment, mais la réussite ne fut pas totale.
Mais cessons-là ces critiques, qui s’assimilent quand même largement à du pinaillage. La Dernière Reine est un des meilleurs bouquins que je n’ai jamais lu et garde sur plus de 600 pages toutes les qualités qui nous ont fait tant aimer les trois tomes précédents. Un récit clair malgré son incroyable richesse (je vous conseille cependant de ne pas lire les 4 tomes avec un an d’intervalle, surtout les deux derniers), un style direct qui vous fait entrer de manière rare au cœur de l’action qui ne ralentit jamais depuis le milieu du troisième tome. Bref, un livre exceptionnel qui vient conclure une saga exceptionnelle.
Personne n’aurait pu se douter que Greg Keyes nous entraînerait là où se termine la Dernière Reine. C’est une des plus grandes forces des Royaumes d’Epines et d’Os ! La saga n’est en rien cousue de fil blanc et constitue un univers vraiment original et unique. Bien sûr, on y retrouve bien des élément classiques de ce genre, mais qui sont ici mis en scène dans un récit hors du commun de l’héroic fantasy.
Je le répète encore un fois, mais La Dernière Reine et plus largement Les Royaumes d’Epines et d’Os est indispensable à tout amateur de près ou de loin d’heroic fantasy et saura séduire un public simplement amateur de récits palpitants et pleins d’aventures.
P.S : Encore un grand merci à Armelle pour ce superbe cadeau d’anniversaire !

Le peuple souverain et nul ne peut contester sa parole. Il a choisi de ne pas élire un élu de terrain, qui a milité pendant 30 ans dans sa commune. 30 ans pendant lesquels une victoire semblait inaccessible, dans une terre de mission, où la politique était un sacerdoce, non une ambition. Un homme qui a sué sang et eau pendant plusieurs décennies pour l’unique amour de ses idées et de ses convictions. Un homme qui sait ce que c’est que de tracter dans une ville qui ne vous est pas favorable, par –5°, quand personne n’a envie de sortir les mains de ses poches pour prendre le papier que vous lui tendez. Un homme qui avait même rasé sa moustache pour l’occasion. C’est le choix du peuple et la démocratie impose de le respecter.

Autre chose m’a également gêné dans ce film, mais cela reste très personnel. En effet, j’ai trouvé le petit garçon interprétant le Petit Nicolas absolument pas mignon. Au contraire, j’ai eu envie pendant tous le film de lui filer une bonne paire de claques, pour rien, comme ça, juste pour le plaisir. Bon j’exagère un tantinet (je rassure tout le monde, je n’ai pas ce genre de pulsions envers les enfants !). Il y’a, certes, une vraie ressemblance avec le personnage dessiné par Sempé mais du coup, il semble artificiel, un extra-terrestre parmi de vrais petits garçons.
Si Mary et Max avait été un film classique, il n’aurait pas eu la même poésie. Et c’est justement cette dernière qui le rend si émouvant. Sans elle, il aurait été juste glauque et dramatique. Grâce à elle, il y règne un élan d’optimisme humaniste malgré toute la tristesse de l’univers des deux personnages. Leurs échanges constituent une des rares lueurs qui éclairent leurs vies, dans un monde qu’ils ne comprennent pas bien. La manière dont ils sont illustrés apportent cette touche de fantaisie et d’humour qui apporte plus bien au propos que tous les moments larmoyants qu’on pourrait imaginer.

Déjà, du rythme. The Informant ! est un film mollasson. Il se veut une comédie, mais n’est absolument pas parcouru par l’énergie indispensable à ce genre de film. Il est amusant, sympa, marrant, mais certainement pas drôle, alors qu’il promettait de l’être et que tout était réuni pour cela. C’est bien dommage et regrettable. En fait, le film donne un peu l’impression d’avoir été bâclé et le rythme de sorties des films de Soderbergh donne à penser que l’on ne doit pas être très loin de la vérité en pensant cela.


Il reste quelques décors assez réussis. Mais là encore, c’est du Canada Dry quand Moulin Rouge était de la Kilkenny. Ca tente de briller de mille feux, mais ça se limite finalement à 512. Et puis, quand bien même l’écrin serait splendide, le bijou est tellement raté qu’on a envie de le jeter avec le reste.
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