






Techniquement, Michel-Ange n’est pas totalement un biopic. En effet, il ne nous raconte pas la vie de ce génie, mais simplement un épisode de son existence. Mais à travers celui-ci, on fait connaissance avec sa personnalité torturée et surtout on découvre un vrai panorama d’une époque. Le scénario est d’une grande richesse et parvient de manière très intelligente à nous livrer une vraie leçon d’Histoire à partir d’une histoire (combien même, ce n’est pas celle de n’importe qui). Toute personne s’y intéressant, que ce soit celle de l’art mais aussi politique, trouvera dans ce film un réel intérêt.

LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Réalisation : Andreï Kontchalovski
Scénario : Elena Kiseleva et Andreï Kontchalovski
Musique : Edouard Artemiev
Direction artistique : Maurizio Sabatini
Costumes : Dmitri Andreev
Photographie : Alexandre Simonov
Montage : Karolina Maciejewska et Sergueï Taraskine
Production : Alisher Usmanov
Production déléguée : Mauro Calevi et Olesya Gidrat
Coproduction : Elda Ferri et Andreï Kontchalovski
Durée : 134 minutes
Casting :
Alberto Testone : Michel-Ange
Yuliya Vysotskaya : la dame à l’hermine
Riccardo Landi : Al Farab
Jakob Diehl : Peppe
Antonio Gargiulo : François Marie Ier della Rovere
Nicola Adobati : Laurent II de Médicis
Massimo De Francovich : le pape Jules II
Simone Toffanin : le pape Léon X
Nicola De Paola : le cardinal Jules de Médicis
Adriano Chiaramida : Ludovico Buonarroti, le père de Michel-Ange
Glen Blackhall : Raphaël
Orso Maria Guerrini : le marquis Malaspina
Federico Vanni : Jacopo Sansovino
Toni Pandolfo : Dante

Certains l’Aiment Clos est un huis-clos classique (d’où le titre) où de nombreux personnages sont enfermés et voient certains d’entre eux mourir les uns après les autres. Situation indémodable qui ne se démode pas puisque le récit est plaisant à lire. Le décor, un monastère, est lui aussi du déjà vu, mais là aussi il s’avère très efficace. Le tout fonctionne très bien, puisque l’on retrouve par ailleurs tout l’esprit de ce personnage, un peu cynique et désabusé. Un Poulpe qui revient donc aux fondamentaux, du polar et de la série elle-même, pour un épisode convaincant. L’intrigue se déroule avec beaucoup de maîtrise, parvenant à ménager un vrai suspense qui nous tient en haleine.
Certains l’Aiment Clos est également mieux écrit que la moyenne des épisodes de la série. Les auteurs du Poulpe sont parfois des journalistes ou des écrivains très intermittents. Ici, nous avons à faire à un vrai romancier et cela se sent. Ce n’est pas du Victor Hugo, mais le style est vivant et clair, rendant ainsi la lecture aussi facile qu’agréable. Le format est toujours court, donc on passe un bref moment de plaisir littéraire simple et sans fioriture. Un vrai roman de gare dans ce qu’il y a de plus noble, celle qui vous rend les voyages moins long, à défaut de les rendre inoubliables.




En signant Au-Revoir Là-Haut, Albert Dupontel avait prouvé qu’il pouvait mettre son talent au service d’une œuvre qui n’était pas la sienne. Avec Adieu les Cons, il revient à une forme et un fond très personnelle. C’est d’ailleurs, le seul reproche sérieux que l’on peut formuler à l’égard de ce film. Il rappelle par bien des côtés certains autres de ses films. Par le propos profondément humaniste, un rien anarchiste. Par l’humour et l’énergie qui ont toujours été sa marque de fabrique. Et par une photographie caractéristique qui rappelle fortement celle de 9 Mois Ferme. Albert Dupontel est clairement resté dans sa zone de confort, mais c’est aussi là que son talent s’exprime le mieux, alors il serait injuste le lui reprocher sérieusement.

LA NOTE : 14/20
Fiche technique :
Réalisation et scénario : Albert Dupontel
Producteur : Catherine Bozorgan
Photographie : Alexis Kavyrchine
Montage : Christophe Pinel
Décors : Philippe Cord’homme
Costumes : Mimi Lempicka
Durée : 87 minutes
Casting :
Virginie Efira : Suze Trappet
Albert Dupontel : JB
Nicolas Marié : M. Blin
Jackie Berroyer : Dr Lint
Philippe Uchan : M. Kurtzman
Bastien Ughetto : Adrienus
Marilou Aussilloux : Clara
Catherine Davenier : Mme Lint
Michel Vuillermoz : le psy
Laurent Stocker : M. Tuttle
Kyan Khojandi : le médecin de Lint
Grégoire Ludig : le préposé 1
David Marsais : le préposé 2
Bouli Lanners : le médecin de Suze
Terry Gilliam : le chasseur
Yves Pignot : le fleuriste

Miss reste un film quelque peu inégal, mais globalement très réussi. On passe de la franche comédie, à des moments plus intimes et profonds. Parfois, le propos ne se montre pas forcément convaincant, comme dans certains passages plus moralisateurs, mais il fait de ce film un feel good movie, ce qui n’était pas gagné, vu le sujet. Il y a dans ce film quelque chose de hollywoodien, quand une tradition plus française lui aurait conférer une plus grande gravité. Mais Ruben Alves fait assume et maîtrise parfaitement ce choix. Il avait déjà prouvé avec son formidable premier film, la Cage Doré, qu’il sait traiter de sujets sérieux avec une légèreté enthousiasmante.

LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Réalisation : Ruben Alves
Scénario : Élodie Namer et Ruben Alves
Décors : Philippe Chiffre
Costumes : Isabelle Mathieu
Photographie : Renaud Chassaing
Montage : Valérie Deseine
Production : Laetitia Galitzine et Hugo Gélin ; Fabrice Delville, Nora Thomas et Christophe Toulemonde (production belge)
Durée : 107 minutes
Casting :
Alexandre Wetter : Alex
Isabelle Nanty : Yolande
Pascale Arbillot : Amanda
Thibault de Montalembert : Lola
Stéfi Celma : Miss Paca
Baya Rehaz : Miss Saint Pierre et Miquelon
Claire Chust : Une Miss
Hedi Bouchenafa : Amhed
Moussa Mansaly : Randy
Alexiane Torres : Miss Corse
Margaux Bourdin : Miss Réunion
Amanda Lear : Marraine
Quentin Faure : Élias
Bertrand Combe : le présentateur

Les trois romans rassemblés dans L’Agence N°1 des Dames Détectives ne sont en fait qu’à la marge des histoires de détectives. En effet, l’aspect enquête constitue avant tout un prétexte pour nous faire découvrir des personnages hauts en couleur et le plus souvent attachants. Pas de grand suspense, ou de serial killer. Le récit traite avant tout de la vie privée des protagonistes et des conséquences que leur statut de détective peut avoir. Le tout est sympathique, sans être profondément passionnant. Les intrigues manquent un peu de corps et d’épaisseur. Les romans se situent plus proches du sitcom que du grand récit policier.
La volonté d’Alexander McCall Smith de faire découvrir la partie du monde où il est né (il a vu le jour au Zimbabwe) est une intention louable. Mais on peut déplorer que cela reste assez superficiel et anecdotique. Le ton résolument léger de l’Agence N°1 des Dames Détectives ne permet pas de saisir la complexité réelle du sujet. Au final, le recueil ne manque pas de qualités, mais aucune n’est exploitée suffisamment pour lui donner la dimension qu’il aurait pu posséder. Il se lit cependant suffisamment facilement pour en faire une lecture divertissante qui nous propose tout de même un beau voyage.

En se concentrant un peu, des impressions demeurent. L’impression d’être entrée assez facilement dans le roman, lors d’une première partie plutôt bien menée. Mais on découvre vite que cette première partie ne sert finalement pas à grand chose. L’essentiel du récit sera en fait un long flash-back, les événements dans le présent tenant plus de l’anecdote. Et là, j’avoue que je n’ai pas trouvé d’intérêt débordant dans ce que l’Après-midi Bleu raconte. Une histoire d’amour contrariée dans la bonne société des Philippines au début du XXème siècle. Même les aspects historiques et exotiques ne parviennent pas à vraiment raviver la flamme du récit.
Je reconnais à William Boyd une plume légère et agréable. C’est vraiment par son intrigue que l’Après-midi Bleu pêche. Ayant ramassé le livre dans la rue, je n’ai pas l’impression d’avoir perdu d’argent. Peut-être un peu de temps, mais c’est aussi le prix à payer quand on aime les surprises. Cette fois, elle n’était pas franchement mauvaise, mais pas vraiment bonne. Un roman moyen, oubliable et vite oublié. Il ne moisira sans doute pas longtemps dans ma bibliothèque. Je réserve cette surprise moyenne à d’autres…




Drunk est typique des films qui ont un petit truc en plus qui les rendent vraiment marquants. Cela les rend souvent inclassable car ils proposent bien trop de contenu pour ne tenir que dans une seule boîte. Il est plus qu’une chronique d’une bande de copains, plus qu’une comédie des moeurs, plus qu’une comédie tout court et plus qu’un drame. C’est une histoire au point de départ quelque peu inattendu mais qui en dit beaucoup sur la nature humaine et notre société. Pas de grands discours, mais un propos subtil, profond et pertinent. Rien que ça !

LA NOTE : 14,5/20
Fiche technique :
Réalisation : Thomas Vinterberg
Scénario : Tobias Lindholm et Thomas Vinterberg
Photographie : Sturla Brandth Grøvlen
Montage : Janus Billeskov Jansen et Anne Østerud
Durée : 115 minutes
Casting :
Mads Mikkelsen : Martin
Thomas Bo Larsen : Tommy
Lars Ranthe : Peter
Magnus Millang : Nikolaj
Maria Bonnevie : Anika
Susse Wold : recteur
Helene Reingaard Neumann : Amalie
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