Personnellement, je considère Brad Bird comme étant un des plus illustres cinéastes contemporains. Je regrette beaucoup que son nom ne soit aussi peu connu, sous prétexte qu’il a connu ses plus grands succès en dirigeant des films d’animation. Certes, le travail de réalisateur y est quelque peu différent, mais cela reste un vrai travail de direction artistique et cinématographique. Son œuvre la plus marquante reste sans conteste les Indestructibles. Le premier volet représentait en effet un vrai bijou pour petits et grands, alliant aventures et humour, premier et second degré avec une maestria rare. Il avait donc placé la barre haut et la suite allait forcément être jugée à l’aune de celle-ci. Mais visiblement Brad n’est pas du genre à avoir le vertige !
Les Indestructibles 2 est un succès sur toute la ligne, même s’il n’est pas totalement parfait. Le scénario a su parfaitement trouver un prolongement logique et drôle au premier volet. Un modèle de rebond sur une première idée pour la développer, l’enrichir et nous réserver encore bien des surprises. Cependant, le scénario recèle aussi la faiblesse la plus flagrante du film : un rebondissement principal largement cousu de fil blanc. Certes, ce genre de film nous rend facilement indulgent pour ce type de défaut, mais cela empêche cette suite de posséder le même souffle épique que le premier épisode. Mais, le spectacle proposé reste tout de même particulièrement réjouissant.
Les Indestructibles 2 reste un spectacle familial puisque toutes les générations y trouveront un intérêt. Il faut être cependant adulte pour saisir toute la profondeur d’un humour parodique parfois assez subtil. C’est ça qui fait la force de l’œuvre de Brad Bird, d’ouvrir sur le rêve et l’imaginaire, sans jamais être gnangnan. Le film vous offrira un vrai moment de détente, sans crampe au cerveau, mais sans non plus mettre ce dernier totalement en position arrêt. Un équilibre savoureux qui donne tout son piment à cette œuvre qui prouve que rassembler un large public ne signifie pas forcément tout avoir tiré vers le bas.
LA NOTE : 14/20
Fiche technique :
Production : Pixar Animation Studios, Walt Disney Pictures
Distribution : Walt Disney Studios Distribution
Réalisation : Brad Bird
Scénario : Brad Bird
Montage : Stephen Schaffer
Musique : Michael Giacchino
Directeur artistique : Ralph Eggleston
Durée : 118 min
Casting :
Craig T. Nelson : Robert Parr / Mr Indestructible
Holly Hunter : Helen Parr / Elastigirl
Sarah Vowell : Violet Parr
Huck Milner : Dashiell « Dash » Parr / Flèche
Samuel L. Jackson : Lucius Best / Frozone
Brad Bird : Edna Mode
Jonathan Banks : Rick Dicker
Bob Odenkirk : Winston Deavor
Catherine Keener : Evelyn Deavor
Sophia Bush : Voyd
Isabella Rossellini : l’Ambassadrice
John Ratzenberger : le Démolisseur
Lecture récurrente chez moi, un roman de la série le Poulpe. Il m’en reste encore une petite dizaine à lire donc j’aurais encore l’occasion de vous repasser encore le même plat. Mais les mollusques sont comme tout, il existe moult façons de les préparer. Surtout quand le cuisinier change à chaque recette. Ici Hervé le Tellier, un auteur à la carrière littéraire solide, et qui nous offre donc un épisode, la Disparition de Perek, particulièrement bien écrit. A défaut d’être le plus imaginatif et le plus passionnant.
Le Polar à la française est souvent une affaire d’hommes et de femmes. Bref, de personnages. Le portrait dressé du flic ou du voyou, l’analyse de leur psychologie compte au moins autant et souvent plus que la simple résolution d’un mystère ou le récit d’une traque. Paul Sanchez est revenu ! se situe dans cette pure tradition. Cependant, pour fonctionner, un tel film doit offrir au spectateur des personnages forts, suffisamment pour que l’on se soucie de leur sort. Et il n’est jamais évident de rendre attachants des figurent de flic ou de voyou. Surtout quand on fait des choix aussi hasardeux que Patricia Mazuy.
Paul Sanchez est Revenu ! est donc un film raté. L’idée de base n’était pas totalement inintéressante, mais n’est jamais exploitée de manière à surprendre ou enthousiasmer le spectateur. Laurent Laffite et Zita Hanrot ne ménagent pourtant pas leurs efforts pour donner vie à leurs personnages. Mais c’est vraiment dans l’essence même de ces derniers que réside le problème. Leur interprétation est irréprochable. De plus, le film s’étire beaucoup trop en longueur pour le peu d’intérêt qu’il présente, annihilant tout souffle narratif qui aurait pu porter un tant soit peu le spectateur. Aucun film ne se remet d’un scénario aussi mal écrit. Pas plus ce film qu’un autre.
L’Etoile de Pandore de Peter F. Hamilton reste pour moi une des meilleure saga de science-fiction qui m’a été donnée de lire. C’est donc avec une certaine envie que j’ai attaqué la lecture de la Trilogie du Vide et son premier tome Vide qui Songe, qui se situe dans le même univers. Cependant, la personne qui a eu l’amabilité de me le prêter m’a averti qu’elle était quelque peu décevante. J’avoue qu’au final ce premier volet me laisse quelque peu sur ma faim. Des bases sont posées, mais je reste circonspect sur ce qu’elle peuvent donner par la suite.
Une bande-annonce a pour but premier de donner envie aux spectateurs de venir voir le film en question. En tant que militant politique et ayant un métier fortement orienté communication, je sais à quel point il faut savoir parfois déformer quelque peu la vérité pour donner envie. L’omission reste peut-être le travers le plus pardonnable, puisque, techniquement, on ne ment pas. On n’en voudra donc pas trop à ceux qui ont monté la bande-annonce de Roulez Jeunesse, qui, à travers elle, semblait être une pure comédie, très orientée premier degré. Il se révèle finalement être bien plus que cela. Et de plus, la surprise est vraiment bonne.
Roulez Jeunesse marquera sans doute un tournant dans la carrière d’Eric Judor. Comme son ancien compère Ramzy Bedia, il prouve qu’il peut être à l’aise dans des rôles un peu plus complexes que celui d’ahuri un peu naïf. Le film le prouve d’autant plus que c’est exactement ce qu’est son personnage au départ. Et comme l’intrigue, on le verra évoluer, en même temps que le jeu de son interprète. Il ne livre pas non plus une interprétation bouleversante. Mais sans doute, beaucoup de réalisateurs auront noté qu’il est possible de lui proposer autre chose. Le reste du casting est également excellent, avec une mention spéciale pour les deux enfants qui savent se montrer aussi attachants qu’horripilants parfois. Entre surprise et tromperie, la frontière est parfois mince. Mais ce film fait incontestablement partie de la première catégorie.
C’est l’histoire d’un mec qui téléphone… Voilà, fin de la critique… Vous trouvez ça un peu court ? Pourtant objectivement, cela pourrait parfaitement résumer The Guilty puisque ce film ne comporte quasiment que des plans où son personnage principal est en train de téléphoner. Dis comme ça, on voit mal comment il pourrait re
En effet, livrer des images qui n’ont rien de spectaculaires ne veut surtout pas dire que l’on ne peut pas soigner sa réalisation. C’est même nécessaire, sous peine de donner à son film un caractère statique pouvant facilement conduire à l’ennui. Mais Gustav Möller parvient à jouer sur les types de plan et les angles de prise de vue pour vraiment faire vivre sa narration. Il parvient surtout à vraiment nous faire partager l’état d’esprit du personnage remarquablement interprété par Jakob Cedergren. Cette dimension du film joue d’ailleurs un rôle important dans l’histoire qui se révèle beaucoup plus riche que ce que l’on pouvait imaginer au départ. Et tout cela fait de The Guilty un peu plus qu’un simple exercice de style réussi.
Je l’ai souligné dans ma critique de Infinity War (et peu dans celle de Deadpool 2), les films de super-héros arrivent à un tournant de leur histoire. Ils ont connu un succès grandissant ces dernières années, grâce à un renouvellement, voire même parfois une réinvention, constante. Le processus semble être arrivé à son terme et les réelles nouveautés se font rares. Du coup, on commence à craindre à chaque fois que l’on va voir un nouveau long métrage tiré de l’univers Marvel de tomber sur l’épisode vraiment raté et sans intérêt. Ant-Man et la Guêpe avait le potentiel pour être celui-là. Il n’en est rien. Et le plaisir demeure !
Ant-Man et la Guêpe bénéficie d’une réalisation de Peyton Reed, qui était déjà à la tête du premier qui a le bon goût de ne pas faire ressembler son film à un clip vidéo. Le film n’a rien de particulièrement esthétique et ne présente pas d’un intérêt artistique délirant, mais on se situe tout de même un cran au-dessus de l’efficacité pure et simple. On se divertit, mais sans risque de mal de crâne à la fin. Le duo formé par Paul Rudd et Evangeline Lily fonctionne à merveille, en s’amusant de manière particulièrement communicative à l’écran, sous le regard bienveillant de Michael Douglas. Tout ce petit monde entraîne le spectateur avec lui, permettant à ce dernier de ne surtout pas regretter d’être venu.
Woman at War se démarque aussi par sa forme. Benedikt Erlingsson prouve qu’un budget moyen n’empêche en rien l’imagination visuelle et le travail artistique de premier ordre. Par quelques trouvailles, notamment les groupes qui viennent jouer la musique du film à l’écran, il donne à son film un supplément de poésie qui ajoute le charme à l’intérêt. Evidemment, la beauté des paysages islandais aide aussi à faire de ce film une œuvre à l’esthétique marquée. Le film doit beaucoup également à Halldóra Geirharðsdóttir qui interprète non pas un seul, mais deux rôles. Elle tient largement son rôle sur ses frêles épaules. Mais comme veut le prouver ce film, aussi frêles soient-elles, elles ont la capacité à changer le monde. Enfin au moins à essayer…
On poursuit avec le groupe américain Wilco et leur album Schmilco. Il s’agit du quatrième album de ce groupe dont je parle ici (visiblement j’ai raté celui d’avant celui-ci) et il s’écoute une nouvelle fois avec plaisir, mais sans enthousiasme cependant. Ils nous offrent une musique douce et tranquille, mélodieuse et maîtrisée. Ils affichent une vraie personnalité, nous offrent des titres variés, mais cela manque parfois un peu de punch. La qualité est constante, mais aucun titre n’accroche vraiment l’oreille.
On terme avec Let the Record Show : Dexys Do Irish and Country Soul, un album de reprises du groupe anglais Dexys. On reconnaîtra pas mal de titres de cet album mais sans jamais entendre ces nouvelles interprétations apporter grand chose par rapport aux titres originaux. Voire même ils nous arrivent de les trouver moins intéressantes. Du coup, on apprécie avant tous les morceaux qui nous sont inconnus de prime abord et qui peuvent se révéler malgré tout fort sympathiques. Au final, le groupe n’avait pas tout à fait les moyens de leurs ambitions, ne parvenant pas à sublime ou revisiter les titres qu’ils reprennent.
Steven Soderbergh reste un des maîtres de la réalisation style « reportage » avec une impression de caméra à l’épaule et un grain d’image qui fait plus penser à une vidéo prise avec un téléphone portable qu’à un classique hollywoodien. Ceci n’est évidemment qu’illusion, tant on sent que la photographie, assurée par Soderbergh lui-même, est soignée. Paranoïa permet aussi à Claire Foy de quitter le monde de la série télévisée pour tenir un premier rôle au cinéma. La transition du petit au grand écran se déroule sans soucis tant elle paraît à l’aise dans ce rôle qui demandait pourtant beaucoup de maîtrise. Mais Soderbergh reste aussi un merveilleux directeur d’acteur. Bref, un grand cinéaste, même dans ses œuvres les moins marquantes.
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