L’humeur dans laquelle on se trouve joue forcément un rôle dans l’appréciation que l’on peut avoir d’un film. J’ai pu le constater une nouvelle fois avec le Hobbit : la Désolation de Smaug que j’ai été voir au premier jour de mes vacances, la tête encore pleine de mes problèmes au boulot. Et j’en suis sorti déçu, mais surtout avec l’impression bizarre de n’avoir jamais été complètement attentif au film et, du coup, incapable de rentrer vraiment dedans. J’ai donc attendu un peu plus de quinze jours avant d’y retourner, pour m’en faire une opinion tout autre.
Ce second volet m’a fait la même impression que m’avait faite le Hobbit : Un Voyage Inattendu. C’est à dire qu’on y retrouve la magie du Seigneur des Anneaux, dans la limite autorisée par un roman moins riche, moins dense, moins sombre, même enrichi considérablement par les annexes de l’oeuvre de Tolkien. La forme est toujours impeccable, mais le fond manque toujours d’un rien de souffle épique, d’un rien de démesure. En effet, on ne demande pas ici à un hobbit de sauver le monde, juste de voler un bijou (bon c’est plus compliqué que ça, mais je résume) et cela change tout.
Heureusement, le grand spectacle est au rendez-vous et quand on est dans l’humeur de se prêter au jeu, on peut facilement s’enthousiasmer pour ces aventures qui puisent dans les profondeurs d’un imaginaire occidental qu’elles ont profondément contribué à renouveler. Le Hobbit : la Désolation de Smaug offre quelques moments de bravoure cinématographique, jusqu’à un dénouement qui nous présente un dragon particulièrement grandiose et réussi.
La critique est donc définitivement un art particulièrement subjectif. J’irai peut-être voir une troisième fois le Hobbit : la Désolation de Smaug, histoire d’être définitivement bien sûr de moi. Mais quelque chose est vraiment sûre ! Le troisième et dernier volet est attendu avec une grande impatience !
LA NOTE : 14/20
Fiche technique :
Production : New Line Cinema, Metro-Goldwyn-Mayer Pictures, Wingnut Films
Distribution : Warner Bros.
Réalisation : Peter Jackson
Scénario : Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson, d’après J.R.R. Tolkien
Montage : Jabez Olssen
Photo : Andrew Lesnie, ACS, ASC
Décors : Dan Hennah
Musique : Howard Shore
Effets spéciaux : Weta Digital Ltd
Maquillage : Weta Workshop Ltd, Peter Swords King
Durée : 161 mn
Casting :
Richard Armitage : Thorin
Martin Freeman : Bilbo Stephen Fry : Maître d Esgaroth
Autre film remarqué à Cannes (dont la cuvée est à vrai dire relativement exceptionnel), le Géant Egoiste confirme que les britanniques n’ont pas de rivaux quand il s’agit de faire des films sociaux. Visiblement, ils n’ont pas que Ken Loach et Mike Leigh qui excellent dans ce domaine, puisque le film de Clio Barnard peut tout à fait rivaliser avec les meilleurs films de ces deux grands réalisateurs.
Pourtant, ce n’était pas gagné que j’aime ce film. En effet, son personnage principal est un jeune garçon passablement insupportable. D’habitude, que ce genre de personnage ait des problèmes dans la vie ne constitue pas pour moi une excuse qui le rend sympathique. Jeune ou vieux, un monstre reste un monstre et les paires de claques se perdent du berceau à la tombe. Mais le grand mérite de le Géant Egoïste est d’arriver à vous faire aimer ses personnages malgré tout.
Le Géant Egoïste est un vrai drame dans tous les sens du terme. N’y aller par pour vous marrer un grand coup, cela serait peine perdue… A moins d’avoir un sens de l’humour très particulier… Par contre, les amateurs d’histoire forte et au final réellement poignante en auront pour leur argent. On en ressort un peu secoué, frappé en plein ventre par la dernière demi-heure réellement bouleversante.
Si la réalisation fait parfois penser à un téléfilm, Le Géant Egoïste bénéficie cependant d’un casting d’une immense valeur. C’est vraiment à se demander comment le cinéma britannique arrive à produire ainsi des comédies formidables à la chaîne.
013 étant au final une bonne année cinématographique, elle nous devait un dernier grand film. Il s’agit de Tel Père, Tel Fils, film japonais, Prix du Jury au dernier Festival de Cannes. Une histoire d’échange de nourrissons et surtout une sublime réflexion sur les rapports père-fils. Si le point de départ est le même que la Vie est un Long Fleuve Tranquille, le moins que l’on puisse dire, c’est que le traitement du sujet est très différent.
Tel Père, Tel Fils est à la fois universel et très lié à la société japonaise. Ou disons qu’il permet de voir comment les caractéristiques de cette dernière exacerbe certains aspects de la réflexion. Cependant, le film ne sombre jamais dans l’excès. Il repose sur la comparaison entre deux figures paternelles très différentes, pour ne pas dire opposées, mais qui ne sombrent jamais dans la caricature. On y retrouvera tous des situations, des réactions, des attitudes que l’on a vécu plus ou moins directement.
Tel Père, Tel Fils dégage une grande émotion à chaque scène. Cela permet à l’intrigue de rester constamment sous tension. De plus, il y a jusqu’au bout un vrai suspense sur le dénouement qui aurait pu être très différent. Le rythme de narration reste japonais, mais là aussi sans excès, et jamais on ne s’ennuie. Il ne s’agit pas d’un film contemplatif, mais d’une réflexion qui se fait au travers des agissements et des réactions des personnages.
Les acteurs sont eux aussi formidables, avec une mention tout particulière pour Masaharu Fukuyama. La réalisation est sombre, mais terriblement élégante et raffinée. Bref, on est là devant un très beau moment de cinéma, alliant une grande humanité, une infinie tendresse, de l’humour parfois et surtout une émotion profonde et sincère.
LA NOTE : 15,5/20
Fiche technique :
Production : Fuji Television Network, Amuse Inc, Gaga corporation
A Noël, il y a les Disney. Mais il y a aussi souvent les films de Martin Scorsese. Après nous avoir ravi il y a deux ans avec Hugo Cabret, le revoici avec le Loup de Wall Street. Il s’agit d’un beau cadeau à mettre au pied du sapin, même si je lui ai trouvé quelques faiblesses. Cependant, quand un très réalisateur dirige un très acteur, il ne peut quand même rien sortir de vraiment mauvais.
Avec Le Loup de Wall Street, Martin Scorsese revient à ce qu’il sait faire de mieux : le récit de la vie de quelqu’un pas très honnête de l’ascension à la chute. Pas de mafia ici, mais le milieu de la finance et ses excès. Le déroulé du film est donc sans surprise, l’intérêt reposant beaucoup plus sur le chemin qui sera parcouru plutôt que sur le point d’arrivée. Le réalisateur maîtrise le sujet à merveille, mais ça sent quand même un tout petit peu le réchauffé. Surtout que la forme aussi est typique de son œuvre, avec différents personnages parlant en voix-off comme un narrateur
Ensuite, Le Loup de Wall Street est un peu long, près de trois heures, et quelques peu inégal. J’ai trouvé certaines scènes un peu ratées, allant un peu trop dans l’excès et perdant du coup en crédibilité. Les personnages sont à la fois détestables et attachants, mais parfois surtout détestables. Bref, personnellement, j’en suis resté au stade de l’intérêt, sans aller jusqu’à celui de l’enthousiasme.
A côté de cela, Le Loup de Wall Street reste un film dirigé par Martin Scorsese avec Leonardo Di Caprio. C’est à dire que la classe à l’état pur transparaît dans chaque image. C’est merveilleusement filmé et merveilleusement interprété. Mais un peu comme pour le duo James Gray – Joaquim Phenix, on peut se demander si un tel duo à force d’être reconduit ne finit pas par tomber dans une certaine routine qui ne cherche plus à nous proposer quelque chose d’inattendu.
LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique : Production : Red Grabite Pictures, Sikelia Productions, Appian Way, Emjag Productions
Distribution : Metropolitan Filmexport
Réalisation : Martin Scorsese
Scénario : Terrence Winter, d’après le livre de Jordan Belfort
Qui dit Noël, dit nouveau film signé Disney ! Je n’ai pas dérogé à la tradition en allant voir Reine des Neiges ! Et j’ai eu bien raison puisque ce film est une vraie réussite qui séduira petits et grands. Bon, on n’est pas au niveau des grands grand classiques comme le Roi Lion (de toute façon, rien n’est au niveau du Roi Lion), mais il fera incontestablement partie de ceux que l’on aura plaisir à voir et revoir. Il se situe dans la droite lignée de La Princesse et la Grenouille, Raiponce ou les Mondes de Ralph qui confirme que le studio est revenu au top, loin de l’époque de Frère des Ours ou la Ferme se Rebelle.
Le film est clairement en deux parties. Dans la première, on chante ! C’est une tradition chez Disney, mais là on chante vraiment souvent. Et quand on est amateur de comédies musicales comme moi, on est ravi ! La deuxième est par contre beaucoup plus tournée avec l’action. C’est rythmé, spectaculaire et tout aussi réussi. Bref, la Reine des Neiges est un film riche qui donne beaucoup de raisons de l’aimer.
Le tout est porté par une histoire pleine de vrais rebondissements, parfois réellement inattendus. Le propos n’est pas d’une profondeur abyssale, mais pour un divertissement familial, ce n’est pas mal. Ce sont surtout les personnages qui se démarquent par une certaine ambiguïté. A la fin, on distingue bien les méchants des gentils, mais ce n’est pas si évident au cours de l’intrigue. Enfin, le film est visuellement très beau, les effets entre neige et glace étant particulièrement soignés. Si j’avais une seule petite réserve à formuler, le ferai à l’encontre de l’aspect cartoon qui prend la forme ici d’un renne et d’un bonhomme de neige facétieux. C’est sympathique, mais sans génie.
LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique : Production : Walt Disney Animation Studios, Walt Disney Pictures
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures
Réalisation : Chris Buck, Jennifer Lee
Scénario : Chris Buck, Jennifer Lee, Shane Morris, d’après le conte de Hans Christian Andersen
Quand on pense cinéma indien, on pense tout de suite Bollywood, saris colorés et chorégraphies improbables. Mais il ne se résume pas qu’à cela. La preuve avec The Lunchbox, un très beau film entre la comédie romantique et le film social. L’histoire d’un amour épistolaire entre un homme veuf proche de la retraite et une jeune fille délaissée par un mari assez peu attentionné. Une histoire qui nous plonge au cœur de la société indienne moderne, même si les sentiments sont totalement universels.
The Lunchbox est un film drôle et tendre, même s’il décrit les lourdeurs de la société indienne, le désir de certains d’y échapper et la difficulté pour y parvenir. Mais l’humour domine quand même pour nous donner le sourire tout au long du film. Un sourire franc et massif, tant on est séduit par les personnages et les situations. Le tout est porté par un fil narratif qui crée un vrai suspense et maintient donc l’intérêt du spectateur au plus haut jusqu’à la dernière seconde.
Je vous conseille fortement de ne pas aller voir The Lunchbox le ventre vide. Surtout si vous aimez la cuisine indienne (comment ne pas aimer ! Ou alors vous n’avez pas goûté celle de ma mère !). Il y est beaucoup question de nourriture et le film vous mettra l’eau à la bouche. Une autre raison pour trouver ce film particulièrement savoureux !
LA NOTE : 13/20
Fiche technique : Production : Sikhya Entertainment, DAR Motion Pictures, NFDC, Asap Films, Rohfilm, Cine Mosaic, Dharma productions, arte France cinéma
Il revient, Albator, le Capitaine Corsaire… Et cette fois, il revient sur grand écran pour le grand bonheur de tous ceux qui ont tant aimé ce personnage qui a marqué la fin des années 70 et les années 80 au cours de deux séries inoubliables. Ceux qui ont eu la chance de lire le manga savent bien qu’il s’agit là d’une œuvre majeure de cette culture, d’une qualité et d’une profondeur bien supérieure à la majorité des séries que l’on associe à cette époque. Ceux qui ont revu des épisodes de Capitaine Flam comprendront parfaitement ce que je veux dire…
Albator, Corsaire de l’Espace nous revient cette fois en images de synthèse. Déjà premier point, le film est esthétiquement très beau. Certes, cela donne un côté un peu froid aux personnages, mais les scènes de batailles sont vraiment sublimes. Cela aboutit surtout à un « graphisme » plus adulte que les séries originales. L’ambiance y est beaucoup plus sombre, collant parfaitement avec le scénario.
Le scénario, parlons-en justement. L’histoire d’Albator, Corsaire de l’Espace n’est peut-être pas le plus grand récit de science-fiction que la terre ait porté, mais il présente assez de complexité, de rythme et de surprises pour le rendre dignes d’intérêt. Ce film n’est pas qu’un revival surfait sur un sentiment de nostalgie. Il revisite complètement le personnage au cours d’une histoire totalement nouvelle, sans liens avec l’œuvre originale, dont il préserve cependant parfaitement l’esprit. Il est donc à même de séduire un public beaucoup plus large que les fans de Récré A2 et du Club Dorothée.
Cette adaptation d’Albator, Corsaire de l’Espace sur grand écran constitue donc une vraie réussite, bien au-delà du simple gadget pour geeks. Un beau film d’animation de science-fiction… qui ne nous empêchera pas d’en ressortir avec la musique du générique orignal dans la tête.
LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique :
Production : Toei Animation
Distribution : Ocean films
Réalisation : Shinji Aramaki
Scénario : Harutoshi Fukui, Kiyoto Takeuchi, d’après le manga de Leiji Matsumoto
Je suis le premier à souligner que les comédies françaises ne sont pas toujours drôles, manquant de rythme et de densité. Mais heureusement, ce n’est pas toujours le cas. La preuve avec Je Fais le Mort, certainement pas le film du siècle, mais un vrai petit plaisir de fin d’année (enfin de début désormais, mais personnellement, je l’ai vu le 24 décembre) sans autre prétention que celui de nous divertir.
Pourtant Je Fais le Mort repose sur le ressort le plus éculé de la comédie : le duo de personnages que tout oppose et obligé de collaborer. Cette fois-ci, il s’agit d’un acteur raté, interprété à la perfection de François Damiens, qui est désormais clairement l’acteur comique le plus drôle du cinéma francophone, et une juge d’instruction un brin psychorigide, qui nous permet de mesurer tout le talent de Géraldine Nakache, qui s’affirme de films en films. Rien de révolutionnaire donc, mais quand le synergie est là, le résultat est garanti. On rit et on rit souvent !
Je Fais le Mort est à ranger dans les comédies policières. Le volet enquête n’est peut-être pas la première motivation du spectateur qui va voir ce film, mais pour une fois, il apporte une vraie plus-value. Là encore, rien d’extraordinaire, mais au moins un minimum de suspense et de rebondissements inattendus qui font de cet aspect plus qu’un prétexte aux situations comiques. Bref, tout ça accumulé, cela donne tout simplement un bon petit film !
LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique : Production : Diaphana Films, Les Films du Fleuve
En allant voir A Touch of Sin, je me suis dit « chouette, un polar coréen, j’adore ça ! »… Comme quoi je ne lis vraiment pas le contenu des critiques, puisqu’il s’agit en fait d’un film chinois et qu’il ne s’agit pas du tout d’un polar. Enfin, j’avais tout de même bien retenu les commentaires plutôt dithyrambiques, alors je me suis dit que ce n’était pas bien grave et que j’avais bien fait de venir.
Par contre, je serai un peu moins enthousiaste que mes collègues… Oui, j’adore dire collègues, comme si j’étais moi aussi un professionnel… A Touch of Sin est un film à sketchs, donc forcément un peu inégal. Et je dois bien avouer qu’à quelques moments, je me suis fait un peu chier, disons le tout net. Oh jamais très longtemps, mais c’est à noter tout de même. Reste que cela n’enlève rien à l’intérêt du sujet, une plongée assez vertigineuse au cœur de la société chinoise actuelle, où la frustration de la population fait naître une violence parfois dévastatrice.
A Touch of Sin ne ménage donc pas le spectateur, avec une violence crue qui peut intervenir dans des situations pourtant anodines. Cela en fait un film assez inclassable, parfois assez surprenant et qui apporte un regard sans compromis sur l’Empire du Milieu et la tension sociale sous-jacente. La réalisation est totalement maîtrisée, d’un classicisme presque froid, mais qui fait du coup particulièrement ressortir les moments où la violence survient. Un voyage dépaysant… et un peu inquiétant aussi.
LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique : Production : Xstream Pictures, Office Kitano, Shanghai Film Group Corporation
Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’aurais fait preuve d’abnégation pour finir par voir la Vénus à la Fourrure, puisque du fait de sa disparition quasi totale des écrans, j’ai du me rendre dans un cinéma n’acceptant pas la carte UGC. J’ai payé pour aller au ciné… Voilà quelque chose que je n’aurais vraiment pas fait souvent depuis un peu plus plus d’une décennie… (en dehors de ma parenthèse provinciale). Mais je ne voulais pas passer à côté d’un film de Roman Polanski, aux critiques plutôt élogieuses, même si visiblement le public l’a un peu boudé. Et au final, je ne regrette pas !
La Venus à la Fourrure n’échappe pas aux limites des pièces de théâtre adaptées au cinéma. On est là face à du théâtre filmé et ça se voit. Cependant, Roman Polanski est tout de même arrivé à mettre son décor parfaitement en valeur, à multiplier les angles de prises de vues pour ne pas donner la sensation d’acteurs enfermés dans un espace confiné, au contraire de Carnage, sa précédente expérience de ce type. On peut donc apprécier pleinement le contenu et le jeu des acteurs.
Le contenu se distingue de deux façons. Déjà, la Vénus à la Fourrure est drôle, parfois vraiment drôle. Il exploite la palette complète de l’humour toujours avec le même bonheur et avec de densité pour que l’on s’attarde pas sur les moments qui nous font moins rire. Ensuite, si le propos n’est pas d’une profondeur abyssale, au moins nous mène-t-il vers une direction inattendue. L’évolution du personnage féminin constitue un fil rouge narratif aux virages parfois serrés et qu’on ne voit venir qu’au tout dernier moment.
Enfin, la Vénus à la Fourrure est l’occasion de se rappeler à quel point Mathieu Almaric est un acteur génial. Mais cela, on le savait déjà, mais il y a des vérités dont on ne se lasse pas. Mais Emmanuelle Seigner lui donne merveilleusement bien la réplique, prouvant qu’elle n’est pas que parce qu’elle a épousé le réalisateur. Certes, elle n’est pas toujours convaincante dans les premières minutes, quand elle joue les filles vulgaires, mais croyez-moi, elle se rattrape sur la fin, au point de finir par voler la vedette de son homologue masculin.
En tout cas, la Vénus à la Fourrure aurait mérité un autre succès au cinéma.
LA NOTE : 13,5/20
Fiche technique : Production : Robert Benmussa, Alain Sarde
Réalisation : Roman Polanski
Scénario : Roman Polanski, David Ives, D’après la pièce de David Ives, Venus in Fur
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