
Cette critique pourrait facile tourner en débat existentiel. Mais je rappellerai simplement que beaucoup de fans avaient sévèrement critiqué le précédent épisode cinématographique pour les multiples coupes, ellipses et modifications par rapport au roman. La question de le découper en deux films s’était déjà d’ailleurs posée. Pour Harry Potter et les Reliques de la Mort, le choix a été fait de coller beaucoup plus au roman et à sa richesse. Mais du coup, ce sont ceux qui n’ont pas lu l’œuvre originale qui se plaignent. La vie de scénariste est décidément bien difficile.
Cependant, aussi fan que je sois des romans, je dois avouer que Harry Potter et les Reliques de la Mort, 1ère Partie est sans doute celui qui m’a le moins enthousiasmé en lui-même. Par contre, il a renforcé mon envie de voir la suite ! On retrouve l’impatience provoquée par la première partie du roman et pour ça, à mon sens, le film est plutôt réussi. De plus, David Yates est vraiment le réalisateur, avec Chris Colombus, qui aura le mieux réussi à faire le lien entre œuvre littéraire et cinématographique. Sa réalisation est à la fois pleine de maîtrise technique, tout en gardant une certaine humilité face à la richesse de l’univers qu’il décrit. Il pourrait noyer la magie du monde d’Harry Potter dans une avalanche d’effets spéciaux et de scènes d’action échevelés, mais il n’en est rien.
Par contre, Harry Potter et les Reliques de la Mort possède une grande faiblesse, qui grandit de films en films. Une faiblesse nommée David Radcliffe. L’acteur enfant qui collait parfaitement au personnage et nous transmettait sa vivacité et son audace s’est mué en jeune adulte au jeu plat et sans intérêt. Heureusement pour lui, il évolue dans un univers visuel assez spectaculaire et il est entouré par un casting de très haute gamme pour les personnages adultes et pas deux acolytes dont le jeu a au contraire gagné en maturité à chaque épisode. Emma Watson et Ruppert Grint apportent une vraie dimension à leur personnage et tire heureusement leur compère vers le haut. Le choix de faire deux films fait couler beaucoup d’encre. Beaucoup y voit une manœuvre purement commerciale, surtout vu le rythme de Harry Potter et les Reliques de la Mort, 1ère partie. Mais pour moi, et tous les fans des romans que je connais, cette solution était le seul moyen pour retranscrire fidèlement à l’écran une œuvre qui nous a tant enthousiasmés. Ce film ne nous aura peut-être pas fait entrer en transe, mais il nous fait plus que jamais trépigner d’impatience, comme à la lecture des pages écrites par J.K. Rowling.
Production : Heyday Films, Warner Bros Pictures
Distribution : Warner Bros Entertainment France
Réalisation : David Yates
Scénario : Steve Kloves, d’après le roman de J.K. Rowling
Montage : Mark Day
Photo : Eduardo Serra
Décors : Stuart Craig
Musique : Alexandre Desplat
Durée : 145 mn
Casting :
Daniel Radcliffe : Harry Potter
Emma Watson : Hermione Granger
Rupert Grint : Ron Weasley
Ralph Fiennes : Voldemort
Helena Bonham-Carter : Bellatrix Lestrange
Tom Felton : Drago Malfoy
Bill Nighy : Brtus Scrimgeour
Rhys Idans : Xenophilius Lovegood
Clémence Poésy : Fleur Delacour

Deux potes, deux acteurs. Le film a été bâti autour et pour le duo Benoît Magimel – Edouard Baer. Si j’ai déjà fait part de mes réserves concernant le premier, je voue une admiration sans limite pour le second. Mais, pour Mon Pote, je dois admettre que les deux donnent le meilleur d’eux-mêmes et il est difficile d’en congratuler un plus que l’autre. On assiste à une vraie symbiose qui donne son brillant, son épaisseur et surtout sa crédibilité à cette fable, qui aurait pu sombrer dans le ridicule.
Comme je l’ai évoqué, la plus grande limite de A Bout Portant reste son scénario. Niveau rythme, il n’y a vraiment rien à dire et il faut vraiment le souligner car c’est souvent là où pêchent bien des productions hexagonales. Les rebondissements sont nombreux, mais sans jamais nous prendre totalement au dépourvu. Mais sa vraie faiblesse reste dans ses personnages, qui même s’ils peuvent nous inspirer une réelle sympathie ou au contraire une forte antipathie, il faut bien avouer qu’ils ne présentent pas non plus un intérêt fantastique. Certains pourront donc dire que le film abandonne ici ce qui fait d’habitude la force du cinéma français. Mais que voulez-vous on ne peut pas tout avoir, même au cinéma… Enfin si, ça arrive, mais tous les quatre matins non plus. 
Mais le vrai couple vedette de Red est bien sûr le duo Bruce Willis – Mary Louise Parker. Pour le premier, pas de surprise, il nous livre une prestation chargée de son charisme habituel et de son inimitable lever de sourcils pendant l’action. De toute façon, le film a clairement été taillé pour lui, il s’y sent donc particulièrement à l’aise. A ses côtés, les fans de Weeds seront heureux de retrouver une de leur héroïne préférée et ceux qui, comme moi, ont revu récemment Beignets de Tomates Vertes, se diront que la jeune fille est devenue une femme magnifique et charmante. Allez, soyons honnêtes, ce n’est pas la plus grande actrice de l’histoire du 7ème art non plus, mais ce film n’est pas non plus en lice pour l’Oscar. 
Cette audace, cette noirceur, ce réalisme des sentiments auront peut-être choqué à l’époque, mais n’auront pas freiné le succès de Manon, récompensé notamment par le Lion d’Or au Festival de Venise. Il faut dire qu’au-delà des thèmes abordés, Henri-Georges Clouzot nous livre là un chef d’œuvre d’un esthétisme que seul permet le noir et blanc. Ce dernier, au cinéma comme pour la photographie, permet de réaliser des portraits à nul autre pareil. L’expressivité des personnages est sublimée, donnant parfois quelque peu l’impression que les acteurs surjouent. Mais à l’époque, sans effets spéciaux, où les décors de grande ampleur étaient réservés aux super-productions hollywoodiennes, les comédiens formaient le pilier central sur lequel devait s’appuyer tous les flims. Et Henri-Georges Clouzot n’a eu guère d’équivalent pour les mettre en valeur.
Le second défi consistait dans l’écriture d’un scénario qui nous offre assez de rebondissements pour maintenir l’intérêt du spectateur du bout en bout. C’était sans doute là la clé qui pouvait faire basculer Buried d’un côté ou de l’autre de la réussite. Sans être génial dans son contenu, le scénario déploie assez d’intelligence pour que le challenge soit parfaitement relevé. Son plus grand mérite réside dans sa capacité à faire monter la pression peu à peu jusqu’à un final de toute beauté. Cette histoire n’était sûrement pas facile à conclure et une fin ratée aurait pu tout gâcher. Heureusement, il n’en est rien, bien au contraire.
Plus généralement, la principale limite de Le Nom des Gens réside dans son inégalité. Que ce soit dans l’humour ou la réflexion, il recèle quelques moments un peu faibles. Oh rien de bien méchant, ni de bien long surtout, rien qui ne gâte réellement le plaisir, mais juste assez pour ne pas classer ce film parmi les petits chef-d’œuvres. Il reste un film remarquable, bourré de qualités vraiment rares, mais il manque un petit je ne sais quoi pour en faire véritablement un film culte.
On pourra aussi reprocher à Inside Job un certain angélisme quand il aborde les mesures prises par l’Union Européenne en termes de régulation financière, qui ne sont pas, contrairement à ce qui est dit, spectaculairement plus poussées que le plan de Barack Obama. C’est un point de détail certes, mais qui montre que quoi que l’on fasse, un tel sujet ne peut être traité sans au moins une petite part de subjectivité. Cependant, Inside Job laisse la parole à toutes les parties qui exposent leur point de vue en tout liberté. Après, quand on les titille un peu, parfois, le masque tombe, mais non ne va pas non plus reprocher aux auteurs d’avoir fait ce que devrait faire tout journaliste digne de ce nom. 
Date Limite, comme tout film de ce type, repose énormément sur ses deux acteurs principaux. Et là encore, le bilan n’est pas homogène. En effet, Robert Downey Jr se contente vraiment du minimum, usant et abusant de son charme naturel, sans vraiment avoir l’air de trop fatiguer son talent. Du coup, il a bien du mal à donner l’ampleur à son personnage que Tood Philipps semblait souhaiter. A l’inverse, Zach Galifanakis s’en donne à cœur joie. Du coup, certains pourront dire qu’il en fait peut-être un tantinet trop. Mais comme son compère lui laisse tout le champs libre, il aurait bien eu tort de s’en priver. L’un ne compense pas tout à fait l’autre, mais s’il avait été lui aussi un ton en dessous, ce film aurait été vraiment raté. 
C’est pour cela que je placerais vraiment Potiche parmi les meilleurs films de François Ozon. En effet, il véhicule réellement une opinion qui provient du plus profond des convictions du réalisateur. Alors bien sûr, il reste encore un tantinet ce côté très académique, mais au moins, on sent que le réalisateur s’est investi dans l’écriture de ce scénario, ce qui lui donne ainsi un côté assez personnel à ce film.
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