Il est parfois tentant pour un producteur de faire passer son film pour ce qu’il n’est pas afin d’attirer plus de spectateurs dans les salles. Le plus souvent c’est en faisant passer pour une pure comédie un film qui est très loin de n’être que ça. C’est le cas de Retour Chez ma Mère. Un film sur les rapports familiaux drôle certes. Mais aussi tendre, cruel et même émouvant parfois.
Que tous ceux qui ont vu et adoré la scène de l’inscription sur Internet qui servait de bande-annonce se rassurent. Ils retrouveront cet esprit dans de nombreuses scènes. Mais ils devront s’attendre à faire également face aux non-dits et même une certaine souffrance qui peuvent faire partie de la vie familiale. Retour Chez ma Mère nous offre aussi de beaux exemples de la profonde humiliation que peut procurer une situation professionnelle difficile.
Toute la richesse de ce film transparaît dans la très belle performance de Josiane Balasko, très drôle mais encore plus émouvante. Certes, Retour Chez ma Mère, à force d’emprunter trop de chemins, finit par n’aller au bout d’aucun d’eux. Mais au moins, le spectateur est agréablement surpris par ce divertissement sans prétention mais qui offre un petit supplément d’âme.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique : Production : Same Player, Pathé productions, TF1 films productions, Appaloosa films, Scope pictures, Chabraque productions Distribution : Pathé Distribution Réalisation : Eric Lavaine Scénario : Eric Lavaine, Héctor Cabello Reyes Montage : Vincent Zuffranieri Photo : François Hernandez Décors : Isabelle Quillard Musique : Fabien Cahen Durée : 91 min
Casting : Josiane Balasko : Jacqueline Alexandra Lamy : Stéphanie Mathilde Seigner : Carole Philippe Lefebvre : Nicolas Jérôme Commandeur : Alain Cécile Rebboah : Charlotte Didier Flamand : Jean Patrick Bosso : Agent Pôle Emploi
On a tous droit à une seconde chance. J’avoue n’avoir qu’assez peu apprécié le premier passage au cinéma de Frédéric Beigbeder. D’ailleurs, il avait déclaré avec 99 Francs que cela serait son seul et unique passage sur grand écran. Mais voilà, le cinéma exerce une attirance irrésistible et le voilà de retour avec L’Idéal où il remet en scène son personnage, mais après l’avoir fait changer de branche professionnelle. Après avoir flingué le milieu de la publicité, il nous plonge cette fois dans l’univers de la mode et de sa vacuité infinie.
On retrouve donc ici le même thème que dans The Neon Demon de Nicolas Winding Refn. Si ce dernier est incontestablement un grand cinéaste et si Frédéric Beigbeder ne l’est incontestablement pas, je préfère nettement l’œuvre de ce dernier. Une œuvre maladroite, inégale, mais qui vaut mille fois la fausse perfection prétentieuse de l’autre. L’Idéal propose quelques répliques incroyablement drôles, quelques situations réellement réjouissantes. Bon, c’est vrai, des longueurs aussi, des moments où rien ne semble dirigé ou maîtrisé. L’ensemble forme un tout pas réellement convaincant, mais pas non plus totalement désagréable.
Si sa réalisation flotte parfois, Frédéric Beigbeder affiche un sens artistique plus aiguisée que dans 99 Francs. A tel point que l’on a envie de le voir poursuivre dans le 7ème art. L’Idéal révèle un vrai potentiel, même s’il ne s’accompagne pas de la maturité nécessaire pour être pleinement exploité. Dommage que ce talent intermittent n’est pas su tirer le maximum d’un très beau casting. Si Gaspard Proust et Audrey Fleurot sont plutôt bons, on retiendra surtout la performance de Jonahtan Lambert qui apporte une excise touche de folie. Bref beaucoup de bonnes choses dans ce film, mais cela reste trop souvent un peu trop brouillon pour être pleinement apprécié.
LA NOTE : 11/20
Fiche technique : Production : Légende Films, Orange studio,Le 12e art, Nexus Factory, UMedia Distribution : Legende dsitribution Réalisation : Frédéric Beigbeder Scénario : Frédéric Beigbeder, Nicolas Charlet, Bruno Lavaine, Yann Le Gal, Thierry Gounaud, d’après le livre Au secours pardon Montage : Dorian Rigal-Ansous Photo : Gilles Porte Décors : Stanislas Reydellet Durée : 90 min
Casting : Gaspard Proust : Octave Parango Audrey Fleurot : Valentine Winfled Anamaria Vartolomei : Lena Jonathan Lambert : Carine Wang Camille Rowe : Monica Pynchon
Je suis une vraie gonzesse au cinéma… Oui bon ok, mon introduction est super sexiste, je sais bien, j’espère que vous me pardonnerez. Simplement, je pleure souvent, même devant les moments d’émotion le plus artificielles et factices. Et devant une film d’horreur, il m’arrive souvent de cacher mes yeux pour ne pas voir ce qui se passe. Pourquoi j’y vais alors me demanderez-vous ? Mais le caractère profondément masochiste est quand même à la base du plaisir que l’on prend devant ce genre cinématographique. J’en ai pris devant The Witch, mais pas tant que ça…
Allons à l’essentiel, The Witch est un film où il ne se passe pas grand chose. Ce n’est pas toujours un problème dans ce genre de film, car ce qui compte c’est la tension et la certitude chez le spectateur qu’il va finir par se passer quelque chose d’horrible à la fin. Sauf qu’ici, elle n’est jamais terriblement intense et surtout on a la sensation que rien de vraiment effrayant viendra conclure cette histoire. C’est d’ailleurs exactement ce qui se passe (ou plutôt qui ne se passe pas). Etre dans la retenue, c’est bien, mais trop de retenue tue la retenue, surtout dans ces circonstances.
C’est dommage car The Witch se distinguer par une élégance visuelle assez rare dans ce style cinématographique. Le film est beau, la manière dont les personnages sont mis en valeur par la qualité de la photographie remarquable. La direction d’acteurs est aussi d’un standing inhabituel, avec la jeune Anna Taylor-Joy qui crève vraiment l’écran. Mais tout ceci ne peut totalement sauver un film de ce genre quand il lui manque trop de l’essentiel. Un film trop incomplet pour être emballant donc.
LA NOTE : 9/20
Fiche technique :
Réalisation : Robert Eggers
Scénario : Robert Eggers
Direction artistique : David LeBrun
Costumes : Linda Muir
Photographie : Jarin Blaschke
Montage : Louise Ford
Musique : Mark Korven
Production : Jodi Redmond, Daniel Bekerman et Lars Knudsen
Décidément, les pères sont à l’honneur ces derniers temps dans le cinéma français. Nous avions fini l’année 2015 avec Nous Trois ou Rien, petit chef d’œuvre qui nous faisait découvrir le destin du père de Kheiron dans un film écrit, réalisé et interprété… par ce dernier pour un hommage filial bouleversant. Voici désormais Bienvenue à Marly-Gomont qui raconte l’histoire du père de Kamini, qui nous avait fait découvrir ce petit village de Picardie il y a quelques années en chanson. Ce film est l’occasion de découvrir toute l’histoire qu’il y avait derrière et encore une fois le destin extraordinaire d’un père qui ne l’était pas moins.
Bienvenue à Marly-Gomont est loin d’être exempt de défauts. Il faut dire que l’équilibre n’est jamais facile à trouver quand on veut parler d’un sujet grave sur le ton de la comédie. Pourtant ce choix s’avère judicieux… dans sa partie la moins drôle. En effet, il impose une certaine pudeur sur les humiliations subies, sur la souffrance qu’elles ont pu engendrer. Une pudeur qui ne signifie pas que l’on en saisit pas la force. Un récit de la connerie ordinaire qui fait mouche et si on choisit d’en rire c’est que ça serait lui faire trop d’honneur d’en pleurer.
Par contre, Bienvenue à Marly-Gomont perd quelque peu le sens de l’équilibre quand le balancier se retourne. Sans sombrer dans les bons sentiments sirupeux, le film en fait parfois un peu trop. Certes, il véhicule une vraie émotion, peut arracher une petite larme, mais il n’évite pas certaines facilités. La métamorphose semble trop soudaine, trop subitement unanime pour être vraiment convaincante. Certes, les contes de fée forment de belles histoires, mais le sujet aurait mérité de ce côté là plus de subtilité. Cela n’enlève rien au vrai mérite de ce film qui nous faire rire et pleurer, nous consterne et nous donne espoir.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique : Réalisation : Julien Rambaldi Scénario : Kamini, Julien Rambaldi et Benoît Graffin Direction artistique : Décors : Alain Veissier Costumes : Emmanuelle Youchnovski Photographie : Yannick Ressigeac Son : Dominique Warnier, Luc Thomas Montage : Stéphane Pereira Musique : Emmanuel Rambaldi Production : Pauline Duhault, Olivier Delbosc, Marc Missonnier
Casting :
Aïssa Maïga : Anne Zantoko Bayron Lebli : Kamini Mata Gabin Jonathan Lambert : Lavigne Thomas VDB Rufus : Jean Jean-Michel Balthazar Riton Liebman : Stéphane Bissot : Stéphanie Crayencour : Medina Diarra : la fillette Verhaeghe Catherine : la femme de Lavigne Emilie Rouhart : Sylvie Michel Schillaci : entraîneur de l’équipe de football de Marly-Gomont
En matière de goûts cinématographiques (et de goûts tout court en fait), on peut parfois se sentir seul contre tous. Ainsi, j’ai été un des rares à trouver vraiment merveilleux le Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton. Je n’ai absolument pas compris le flot de mauvaises critiques qui l’avait recouvert. Je suis donc aller voir Alice de l’Autre Côté du Miroir sans me soucier des nombreuses voix qui ont mis en avant une certaine médiocrité. Sauf que cette fois, je ne ferai pas cavalier seul.
Alice De l’Autre Côté du Miroir constitue globalement un film plutôt distrayant, mais qui n’offre aucune raison de s’enthousiasmer. Un scénario pas très emballant, de nouveaux personnages sympas mais sans plus et un univers visuel qui copie celui imaginé par Tim Burton sans arriver à être à la hauteur de l’original. Bref, on ne s’ennuie pas mais on suit parfois les événements de loin. Les ressorts psychologiques des personnages sont quand même très simplistes et les scènes d’actions n’ont rien d’inoubliables.
Du coup, Johnny Depp semble passablement anesthésié. Son jeu est paresseux et sans conviction. Heureusement, Sacha Baron Cohen apporte une réelle énergie et une certaine fraîcheur par son enthousiasme visible. Mia Wasikowska ne parvient pas à donner de l’épaisseur à son personnage, même si son charme suffit à emporter la sympathie du spectateur. Au final, Alice De l’Autre Côté du Miroir est un produit formaté, pas désagréable, mais d’un intérêt tout de même limité.
LA NOTE : 11/20
Fiche technique : Production : Tim Burton Productions, Walt Disney Pictures, Roth Films, Team Todd, Legend3D Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures France Réalisation : James Bobin Scénario : Linda Woolverton d’après l’œuvre de Lewis Caroll Montage : Andrew Weisblum Photo : Stuart Dryburgh Décors : Dan Hennah Musique : Danny Elfman Effets spéciaux : Neil Corbould Maquillage : Peter King Durée : 113 min
Casting : Mia Wasikowska : Alice Kingsleigh Johnny Depp : Le chapelier fou Helena Bonham-Carter : La Reine Iracebeth Anne Hathaway : La Reine Mirana Sacha Baron Cohen : Le temps Rhys Ifans : Zanick Hightopp Lindsay Duncan : La mère d’Alice Alan Rickman : la voix d’Absolem Timothy Spall : La voix de Bauard
Certains jeunes sportifs sont portés au rang de star avant même de faire réellement leur preuve. Leur talent naturel les promet à un brillant avenir et on leur promet vite monts et merveilles. Simplement, certains d’entre eux se croient du coup arrivés, ne se remettent plus jamais en question et finissent par plonger dans une insondable médiocrité. Si ce genre de trajectoire est plus rare chez les cinéastes, elle n’est pas totalement absente. C’est malheureusement sur cette pente glissante que semble s’être engagée la carrière de Nicolas Winding Refn avec The Neon Demon.
Une chose est sûr l’incroyable talent de Nicolas Winding Refn n’est pas mort. C’est avec beaucoup de maestria qu’il réussit à créer une ambiance envoûtante, pour ne pas dire troublante dans une bonne moitié de The Neon Demon. C’est beau et mystérieux, on n’a strictement aucune idée de là où cela va nous mener mais on a une folle envie de se laisser porter. Surtout qu’on imagine facilement qu’il ne va pas nous conduire dans un lieu trop attendu.
Mais voilà, The Neon Demon ne nous mène strictement nul part. On comprend alors qu’il est entièrement conçu pour célébrer le talent esthétique de Nicolas Winding Refn. Mais des images qui n’ont pas de sens ne seront jamais que des objets froids et sans émotion. Le film est une ode à l’autosatisfaction, une œuvre d’une prétention incroyable et surtout d’une vacuité totale. Il est beaucoup question d’ego dans ce film, mais le réalisateur de Drive devrait surtout penser à dégonfler un peu le sien avant de parler de celui des autres.
LA NOTE : 06/20
Fiche technique : Production : Space Rocket Nation / Motel Movies Réalisation : Nicolas Winding Refn Scénario : Nicolas Winding Refn, Mary Laws, Polly Stenham Montage : Matthew Newman Photo : Natasha Braier Décors : Elliott Hostetter, Jonathan Amico, Adam Willis Distribution : The Jokers / Le Pacte Son : Eddie Simonsen, Anne Jensen Musique : Cliff Martinez Maquillage : Erin Ayanian Durée : 177 min
Casting : Elle Fanning : Jesse Karl Glusman : Dean Bella Heathcote : Gigi Jena Malone : Ruby Christina Hendricks : Roberta Hoffman Abbey Lee : Sarah Keanu Reeves : Hank Desmond Harrington : Jack
Les adolescents difficiles ont le vent en poupe au cinéma. Après Mommy venu du Québec, ou encore la Tête Haute, un des plus beaux films français de l’année dernière, voici le Lendemain qui nous vient de Suède. Un film riche qui nous parle plus largement de la difficulté à échapper à son passé quand il forge le regard des autres. Un film particulièrement convaincant par certains côtés… mais nettement moins par d’autres.
Le Lendemain nous offre une très belle rencontre avec un personnage qui sait nous toucher, malgré son infinie ambiguïté. On s’y attache malgré un mutisme prononcé, on finit par ressentir une très forte empathie. Du coup, on se laisse porter par cette histoire qui porte une vraie réflexion, sans avoir pour autant la prétention d’apporter des réponses définitives. C’est à chacun de s’approprier ce qui lui est présenté. Le spectateur est amené à se demander quelles auraient été ses réactions dans une telle situation.
Le soucis est cependant que le Lendemain repose sur une base scénaristique fragile. En effet, l’histoire repose sur l’idée que le jeune homme, après avoir purgé sa peine, revienne dans son lycée. J’ai beau être particulièrement tolérant, il est vrai que je ne sais comment je réagirais si je voyais revenir le meurtrier d’une de mes amies. On peut facilement trouver ce choix absurde et qu’il provoque de manière assez artificielle beaucoup des problèmes auquel il se retrouve confronter. On peut facilement passé au-dessus, mais cela nuit tout de même à la solidité du propos.
LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique : Réalisation : Magnus von Horn Scénario : Magnus von Horn Costumes : Anna-Karin Cameron Photographie : Łukasz Żal Montage : Agnieszka Glińska Production : Madeleine Ekman et Mariusz Wlodarski Durée : 102 minutes
Casting : Ulrik Munther : John Mats Blomgren : Martin Wieslaw Komasa : le grand-père Alexander Nordgren : Filip Loa Ek : Malin Ellen Mattsson : Bea Sven Ahlström : le père de Kim Stefan Cronwall : Grannen Felix Göransson : Korv-Hannes Oliver Heilmann : Kim Inger Nilsson Cecilia Wilhelmsson : le professeur de gymnastique
La forme et le fond forment les deux faces d’une même pièce qui fait la qualité des films. Les grands films sont ceux qui arrivent à lier les deux pour créer une synergie qui les conduit à la perfection. D’autres ne brillent que par une seule face. Du coup, on est toujours partagé entre l’envie de s’enthousiasmer pour ce qui est particulièrement réussi et la frustration que le reste ne soit pas au niveau. Julieta, le nouveau film de Pedro Almodovar, m’a laissé sur un tel jugement mitigé.
Jamais Pedro Almodovar ne nous avait raconté une histoire aussi peu intéressante. Il nous offre un nouveau portrait de femme, mais assez peu inspiré. Il ne suffit pas de nous présenter des personnages tourmentés pour que l’on soit ému par leurs tourments. On compatit certes, mais plus par pitié qu’à travers une souffrance partagée avec le spectateur. Bref, Julieta réalisé par un autre cinéaste n’aurait pas eu grand intérêt.
A l’inverse, jamais Pedro Almodovar ne nous avait proposé un film aussi beau. La photographie de Julieta est tout simplement sublime. Le travail sur les couleurs est réellement fantastique, faisant de ce film un vrai plaisir pour les yeux. Certains trouveront ça peut-être insuffisant pour se rendre dans une salle obscure. Mais les amateurs du 7ème art apprécieront cette qualité visuelle à sa juste valeur. Dommage simplement qu’elle soit un peu seule.
LA NOTE : 12/20
Fiche technique : Production : El Deseo, FilmNation Réalisation : Pedro Almodóvar Scénario : Pedro Almodóvar, d’après des nouvelles d’Alice Munro Montage : José Salcedo Photo : Jean-Claude Larrieu Décors : Antxon Gomez Distribution : Pathé distribution Musique : Alberto Iglesias, Chavela Vargas Effets spéciaux : El Ranchito Durée : 96 min
Casting : Emma Suárez : Julieta Adriana Ugarte : Julieta jeune Daniel Grao : Xoan Inma Cuesta : Ava Rossy de Palma : Marian Michelle Jenner : Beatriz Darío Grandinetti : Lorenzo
C’est bien connu les cimetières sont plein de gens indispensables et formidables. On est forcément toujours enclin de dire beaucoup de bien des personnes décédées, mais certaines mérites ces éloges. Le suicide de Robin Williams a bouleversé tous les cinéphiles. Un acteur qui aura joué dans un certain nombre de navets, mais aura livré des rôles aussi différent que son talent était immense. Boulevard restera un de ces derniers films, distribué tardivement en France et dans une indifférence totale. Certes, l’histoire n’est pas la plus intéressante qui soit. Mais l’interprétation est magnifique.
Boulevard prend une résonance particulière quelques jours après le drame d’Orlando. Le film a malheureusement désormais quasiment déserté nos écrans. Cependant, toutes ces émotions ne doivent pas obscurcir notre jugement et nous faire oublier que si le sujet est digne d’intérêt, son traitement est ici relativement imparfait. On s’attache aux personnages, on est ému, touché, mais on s’ennuie quand même un peu parfois. Le tout manque de tension et d’intensité pour vraiment nous saisir. Il souffre sans doute d’un excès de pudeur.
Par contre, la performance de Robin Williams est tout point remarquable. Il fait preuve d’une sobriété et d’une justesse rares. Il prouve une nouvelle fois qu’il savait être bien plus qu’un comique cabotin. La liste des films qui le prouve est longue, mais Boulevard y occupe une place de choix. A ses côtés, le jeune Roberto Aguire est lui aussi très convaincant et Kathy Baker apporte à ce film un petit supplément d’âme. Pas assez malheureusement pour donner une autre dimension à ce film qui manque quelque peu d’épaisseur.
LA NOTE : 11/20
Fiche technique : Réalisation : Dito Montiel Scénario : Douglas Soesbe Direction artistique : Angela Messina Décors : Brit Doyle Costumes : Carlos Rosario Photographie : Chung Chung-hoon Montage : Jake Pushinsky Musique : Jimmy Haun et David Wittman Production : Monica Aguirre Diez Barroso, Ryan Belenzon, Mia Chang et Jeffrey Gelber Durée : 88 minutes
Casting : Robin Williams : Nolan Mack Bob Odenkirk : Winston Kathy Baker : Joy Giles Matthey : Eddie Eleonore Hendricks : Patty Roberto Aguire : Leo J. Karen Thomas : Cat
Les films adaptés de jeux vidéos ont souvent alternés le pire et le pas très bon. Du coup, l’annonce de l’arrivée de Warcraft : le Commencement sur les écrans n’avait pas réellement déchaîné d’attentes particulières. Puis les premières bandes-annonces sont arrivées et elles faisaient bien plus envie que ce que l’on pouvait imaginer. C’est donc avec confiance que je m’y suis rendu. Le résultat ne m’a pas déçu. Mais ne m’a pas enthousiasmé non plus il est vrai.
Warcraft : le Commencement est un film sans véritablement d’âme. Pas vraiment de défaut, mais aucune prise de risque. Tout reste superficiel, aussi bien l’histoire dénuée de vraies surprises que les personnages qui ressemblent parfois à un catalogue d’archétypes du genre. Le tout est cependant rythmé, alternant les phases de découverte de l’univers avec des scènes d’action plutôt bien menées. On ne s’ennuie donc jamais, sans pour autant tomber en amour faute d’une véritable magie qui dépasserait une efficacité toute commerciale.
Warcraft : le Commencement est visuellement plutôt réussi. Là aussi c’est d’une froide efficacité, mais on échappe au côté cheap qu’on eu beaucoup de films du genre. Les effets spéciaux donnent vraiment naissance à cet univers, mais ne le sublime pas. Bref, le film est globalement réussi, mais joue trop la sécurité pour être vraiment inoubliable. Il aura forcément une suite. On l’attend sans impatience, mais on prendra un certain plaisir à repartir dans ce monde.
LA NOTE:11,5/20
Fiche technique : Réalisation : Duncan Jones Scénario : Duncan Jones et Charles Leavitt d’après le jeu vidéo Warcraft créé par Chris Metzen Direction artistique : Gavin Bocquet Décors : Dan Hermansen, Helen Jarvis, Margot Ready et Grant Van Der Slagt Costumes : Mayes C. Rubeo Montage : Paul Hirsch Musique : Ramin Djawadi1 Photographie : Simon Duggan Production : Alex Gartner, Jon Jashni, Charles Roven et Thomas Tull Durée : 123 minutes
Casting : Travis Fimmel : Sir Anduin Lothar, chevalier de Hurlevent Paula Patton : Garona Miorque Ben Foster : Medivh, le Gardien et Protecteur d’Azeroth Dominic Cooper : le roi Llane Wrynn, souverain de Hurlevent Toby Kebbell : Durotan, chef du clan orc des Loups-de-Givre Ben Schnetzer : Khadgar, ancien apprenti de Medivh Robert Kazinsky : Orgrim Marteau-du-Destin Daniel Wu : Gul’dan Ruth Negga : Lady Taria Wrynn, épouse du roi, sœur d’Anduin Lothar Anna Galvin : Draka Clancy Brown : Main-Noire, le Destructeur Terry Notary : Grommash Hurlenfer Dylan Schombing : le prince Varian Wrynn Callum Keith Rennie : Moroes Burkely Duffield : Callan Dean Redman : Varis Ryan Robbins : Karos Michael Adamwhaite : le roi Magni Barbe-de-Bronze Andre Tricoteux : le capitaine de guerre des Orcs
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