SACREE SOIREE

Franceirlande

FranceirlandeQue dire sur cette soirée ? Rarement sentiments furent autant contrastés. Ce qui aurait du être de la joie pure est mêlé avec le goût amer de l’injustice et surtout beaucoup de frustration. Mais cette soirée fut surtout dominée par le caractère dramatique que peut revêtir le foot. Aucun sport ne peut offrir un tel scénario où tout se joue sur un rien, un souffle, une erreur qui anéantit des jours, des mois de préparation.

La performance offerte par l’Equipe de France fut ce soir d’un niveau consternant. Les erreurs individuelles à répétition furent indignes d’un futur favori pour le titre de champion du monde. Les Irlandais ont bien joué le coup, mais n’ont pas acquis en quatre jours les qualités techniques qui leur manquaient. Leur jeu reste d’une pauvreté absolue, mais guère pire que celui qui avait permis à la Grèce de devenir championne d’Europe.

Mais malgré cela, nous aurions pu vraiment savourer notre qualification. Sans cette grossière erreur d’arbitrage. Ou plutôt, malheureusement, sans ces grossières erreurs d’arbitrage. Monsieur Hansson a totalement gâché le match. Qu’un Suédois arbitre à l’anglaise, ça peut se comprendre. Cependant, il y’a des limites à tout. Poussettes, coup d’épaules, de coudes, rien ne valait faute à ses yeux. Et très vite les Français se sont mis au diapason des Irlandais transformant ce match en un grand n’importe quoi. Puis vinrent successivement le penalty oublié sur Anelka et la double main de Henry sur l’égalisation tricolore. On peut toujours dire qu’une erreur compense l’autre, mais cela sonne surtout comme un élément d’injustice sportive qui vient gâcher la fête.

Que pourra faire la France à la Coupe du Monde ? Sur ce qu’elle a montré ce soir, pas grand chose. Mais voilà, la compétition ne débute pas demain. Et il n’est pas besoin de super bien connaître très bien le foot pour savoir que le parcours en éliminatoires n’a souvent rien à voir avec le parcours en compétition. C’est même bizarrement l’inverse (même si ce genre de constatation n’appelle aucune conclusion). En 1992 et 2004, nous avions fait carton plein en éliminatoires avant de faire des Euros désastreux. A l’inverse les campagnes éliminatoires 1996, 2000 et 2006 furent plus que laborieuses pour au bout, une demi, une victoire et une finale. Aucune raison d’être confiant, mais aucune raison de se dire qu’on sera forcément eh dessous de tout en Afrique du Sud. Et puis, 2006, nous a même appris qu’on peut être au bord du ridicule pendant deux matchs avant de frôler le tire suprême.

Mais bon, ce que je retiendrai du match de ce soir, c’est que c’est le genre de moment qui nous rappelle pourquoi on aime tant le football. De la tension, des éclats de rire nerveux entre potes, des émotions fortes, le cœur qui bat à 200, une incapacité à regarder les dix dernière minutes assis, du drame, de la passion, des cris et surtout une intrigue plus forte que tous les scénarios de film. Un moment que l’on se racontera encore et encore, sur lequel on pourra discourir à l’infini. Bref un vrai moment d’histoire, au sens premier du terme, qui est déjà entré dans la mémoire collective française… Ca vaut bien mieux que tous les débats sur l’identité nationale…

UN BIEN BEAU WEEK-END

franceafriquedusud

franceafriquedusudC’était un week-end périlleux qui s’annonçait pour les équipes de France. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Et le moins que l’on puisse dire c’est que nos Bleus s’en sont couvert !

Saluons tout d’abord la magnifique performance de notre XV tricolore. Et surtout de sa première ligne. En tant qu’ancien pilier, quel plaisir de voir la mêlée fermée retrouver toute sa place dans un jeu moderne où le spectacle se définit souvent par le nombre de ballons à l’aile. Vendredi soir, au Stadium de Toulouse, le spectacle était au cœur du terrain, là où les « gros » s’affrontent pour le gain du ballon. Et il fut magnifique, un vrai combat héroïque. Certes, ce n’était que du sport, donc un combat inutile. Mais c’est tellement plus beau quand c’est inutile.

irlandefranceL’Equipe de France de football n’a pas encore son billet pour l’Afrique du Sud. Mais bon, en l’emportant en Irlande, elle a quand même déjà fait une bonne parti du chemin. Après, il y’a la noble incertitude du sport, tout ça, tout ça… Mais bon, il n’y avait pas photo samedi soir à Croke Park. Entre une équipe courageuse certes, physiquement solide mais techniquement limitée et une équipe dont les joueurs sont parmi les meilleurs à leur poste en Europe, le résultat ne pouvait guère être différent… Mais il a quand même failli l’être. C’est là la beauté du football, où la notion de logique est trop souvent contredite pour avoir encore réellement un sens. Enfin espérons qu’elle soit tout de même respectée mercredi soir…

UNE GEANT QUI MEURT

vodisparait

vodisparaitCinq lignes dans l’Equipe… Juste cinq lignes dans l’Equipe… Pour un article commençant par « c’est dans l’indifférence générale… »… C’est triste, tellement triste car c’est un monument du sport français qui a disparu. Un des plus beaux palmarès hexagonal qui méritait tellement mieux que cette dissolution définitive et anonyme.

Union Sportive de Valenciennes-Orchies, née en 1923, double championne d’Europe, septuple championne de France et surtout rivale historique de Bourges. Valenciennes, ennemie préférée des supporters berruyers dont je fais partie. Evidemment, il règne autour des parquets de basket féminin infiniment plus de camaraderie et que de haine. Mais la rivalité fut réelle et intense.

Les choses ne seront plus jamais les mêmes. Plus de Bourges-Valenciennes, c’est un peu comme si on supprimait les PSG-OM, la haine en moins. C’est donc avec une très grande tristesse que j’ai lu, presque par hasard, vue sa confidentialité, cette nouvelle. Une pensée aussi pour le public valenciennois qui est peut-être ce qui se faisait de plus extraordinaire autour d’un terrain de sport. Il est sûrement plus triste que moi aujourd’hui. Il ne méritait pas ça ! Sa chaleur manquera au Prado !

Si le orange d’un côté et le jaune et bleu de l’autre ne sont pas forcément très assortis, les voir mariés fut souvent synonyme de grands souvenirs pour moi. Un grand merci à Valenciennes ! Merci pour tout !

CHAPEAU MONSIEUR LOEB !

sebastienloeb

sebastienloebSebastien Loeb a encore renforcé sa place au panthéon du sport français. En devenant pour la 6ème fois consécutive champion du monde des rallyes, on peut même dire que c’est au panthéon du sport mondial qu’il est entré, s’il n’y était pas déjà. Son statut de sportif préféré des français n’est donc en rien usurpé. Pour une fois que notre pays ne tombe pas amoureux d’un éternel loser.

Cependant, on ne peut s’empêcher de se poser un certain nombre de questions quant à la valeur réelle de ses exploits. C’est toujours le cas pour les champions qui écrasent leur discipline de manière insolente. Sont-ils vraiment des champions exceptionnels ou bien est-ce la concurrence qui n’est pas à la hauteur ? Si quelques sports comme l’athlétisme permettent de juger les performances dans l’absolu, grâce aux chronomètres, la plupart des sports ne possèdent pas de tels points de comparaison. Cela donne donc lieu à d’interminables débats. De vains débats certes, mais que toute personne aimant ne serait-ce qu’un tantinet le sport adore mener.

Même si ce sixième titre fut remporté in-extremis, Sebastien Loeb profite sûrement d’un certain désamour du sport automobile en général, et du rallye en particulier. Quand on sait que le plateau des constructeurs n’est plus composé que de Citroën et Ford, on sent bien que ce sport a un peu de mal à exister à l’ombre de la F1. Il manque à Sebastien Loeb un rival. Des rivaux, il en usé quelques uns, mais pas de rival capable de le battre.

Sebastien Loeb se retrouve un peu dans la peau d’un Federer du temps où ce dernier enchaînait les Petits Chelems avec trop de facilité pour que ça ne paraisse pas louche. D’ailleurs, on ne peut le nier, l’arrivée de Nadal et un degré moindre Djokovic, a considérablement ralenti la constitution de son formidable palmarès. C’est donc qu’avant eux, la concurrence n’était pas au niveau. Mais qu’il arrive encore à gagner des titres du Grand Chelem, bien que cette dernière se soit considérablement renforcée, ne leur donne que plus de valeur et a fait définitivement taire les sceptiques !

Faut-il donc espérer pour Sebastien Loeb qu’il soit battu l’année prochaine pour mieux reconquérir son titre en 2011 ? Pour la légende peut-être, mais pas sûr que le compétiteur qu’il est soit d’accord. Et pas sûr qu’aucun de ses rivaux ne soit capable de l’en empêcher.

LYON, PETIT GRAND D’EUROPE

liverpoollyon

liverpoollyonLyon vient de nous offrir une très belle soirée de football. Il vient également de signer une performance quasi historique, même si Marseille avait ouvert la voix deux ans auparavant. Mais entre la victoire surprise de l’OM et celle de l’OL ce soir, il y’a un monde.

On savait Liverpool handicapé par les blessures et sur une mauvaise dynamique, et du coup, on s’attendait presque à un tel résultat. C’est avant tout le signe que l’Olympique Lyonnais est devenu un acteur récurent et majeur de la Ligue des Champions. Ses exploits passés contre le Bayern et le Real Madrid nous ont habitué à voir les Lyonnais triompher de grands d’Europe lors des phases de poule.

Mais si le Lyon de Le Guen et Houiller avait parfois atteint des sommets dans son niveau de jeu, le Lyon de Puel a peut-être réalisé une performance qui fait de ce club définitivement un « petit » grand d’Europe. En effet, ce n’est pas en signant une performance exceptionnelle que Lyon a triomphé, mais en faisant preuve de solidité, de maturité, de sang-froid et de capacité à prendre des initiatives, malgré le contexte. Des qualités qui manquent si souvent aux clubs français.

Combien de fois avons-nous entendu « l’expérience a parlé » après une défaite qui nous semblait injuste (Marseille-Milan en fut le dernier exemple). Ce soir, l’expérience était au moins autant du côté lyonnais que de celui de Liverpool. Pas de fébrilité, pas de jambes qui flanchent, pas d’équipe qui regarde jouer l’autre. Bref, un vrai match de Ligue des Champions, avec une vraie équipe de Ligue des Champions. Une équipe nommée Olympique Lyonnais.

Pour devenir un grand d’Europe tout court, Lyon devra aller au bout et remporter la coupe aux grandes oreilles. Mais ça, c’est une autre histoire…

TOUS LES ESPOIRS SONT PERMIS…TOUS LES DOUTES EGALEMENT

franceautriche

franceautricheUne de mes plus grandes fiertés idiotes est le fait que, même lorsque les pires critiques pleuvaient sur l’équipe d’Aimé Jacquet, j’ai toujours affirmé que nous serions Champion du Monde en 1998. Nous étions chez nous, avions les meilleurs joueurs au monde, une défense de fer. Bref, cela me semblait logique et j’avais raison.

Et bien, cette fois je vous annonce qu’en 2010 ; la France va…participer à la Coupe du Monde. Oui bon, pour le reste, cette fois-ci, je dois bien avouer qu’il n’y a aucune certitude. Mais est-ce une raison pour ne pas y croire ?

A peu près toutes les équipes championnes du monde ont été porté par un grand joueur, un très grand joueur. Matthäus, Romario, Zidane, Ronaldo pour les dernières éditions. Toutes ? Non, il y’a trois ans, l’Italie a triomphé avec une équipe très homogène mais sans une individualité qui se détachait vraiment. A ce jour, nous n’avons pas non plus un tel joueur, malgré la dimension prise par Ribery et toutes les promesses portées par Gourcuff.

L’Equipe de France pourrait donc ressembler à la Squadra Azzura de 2006. Une équipe que l’on placerait parmi les favoris par habitude, mais sans vraiment y croire. Une équipe qui passerait peut-être péniblement le premier tour, triompherait peut-être de justesse en 8ème de finale contre une équipe de seconde zone (par exemple, au hasard,…l’Australie !), monterait peut-être doucement en régime et gagnerait peut-être la finale sans vraiment le mériter, en faisant notamment disjoncter le meilleur joueur d’en face en insultant sa sœur… Oui bon ok, ça, j’en doute fort, ce n’est pas vraiment dans la culture tricolore.

Dans tout ce que je viens de dire, ce qui est important évidemment, ce sont les peut-être. Car une élimination honteuse dès le premier tour peut tout aussi bien arriver. Mais justement, on ne sait pas, c’est ça qui est beau dans le football, le sport le plus imprévisible qui soit.

Bon, vous me direz que j’oublie quand même un point de détail. Les fameux barrages… Oui certes, c’est un gros détail. Mais qui ne m’inquiète pas plus que ça. Comme en 98, je suis persuadé que j’aurais finalement raison…ou pas !

NOUS IRONS A RIO

rioorganiseralesjo

rioorganiseralesjoJ’ai quelque peu hésité avant de ranger ce billet dans une catégorie. Organiser les Jeux Olympiques est un enjeu qui dépasse largement le cadre du sport. Il n’y a qu’à voir le défilé des chefs d’état aujourd’hui à Copenhague pour s’en rendre compte.

Les Jeux Olympiques de 2016 seront donc organisés à Rio de Janeiro. Ce résultat ne constitue pas vraiment une surprise, on s’y attendait. Ce n’est que justice pour le continent sud-américain qui n’avait pas encore eu la chance d’organiser cette compétition. C’est surtout une immense victoire pour le Brésil qui, avec la Coupe du Monde 2014, va être le centre du monde sportif pendant deux ans. Les yeux du monde seront par deux fois braqués sur eux, la pression sera immense. Mais si le succès est là, cela constituera à n’en pas douter un tournant dans l’histoire de ce pays.

La surprise vient de l’élimination dès de le premier tour de Chicago, dont le dossier a pourtant été présenté par Barack Obama himself. Mais est-ce vraiment une surprise ? L’attention sur cette candidature n’a été attirée que par la déplacement du Président Américain. Avant cette annonce, elle restait avant tout celle pour laquelle l’adhésion de la population locale était la plus faible. Son dossier technique n’était pas non plus le meilleur. On peut tirer de là toutes les conclusions géopolitiques que l’on veut, sur le déclin de l’omnipotence américaine notamment, mais elle renvoie surtout à une réalité que l’on oublie trop souvent : les USA pèsent sur le monde sportif quasiment uniquement par l’argent qu’ils y injectent. On l’a vu à Pékin avec les horaires de la natation aberrant pour satisfaire les chaînes de télé américaine.

Mais au-delà de ça, les Américains ne pèsent que très peu culturellement dans le mouvement sportif globalisé. Ils sont leurs propres sports, ou alors les mêmes avec leurs propres règles, comme pour le basket. Et surtout, ils sont inexistants dans ce qui représente le phénomène culturel le plus universel, le football. Certes ce dernier tient une place un peu à part dans l’olympisme. Mais la présence de Pelé aux côté de Lula, ce vendredi à Copenhague, montre bien que le sport le plus populaire de la planète garde une influence prépondérante dans le domaine du sport.

Enfin, la défaite de Madrid sonne, espérons-le, la fin définitive pour le mouvement olympique du régime Samaranch et de ses dérives quasi-mafieuses. Et ça, c’est une très bonne nouvelle !

LA FAUTE A PAS DE BOL

eurobasketfrance

eurobasketfranceEn ce lundi, il y’a deux équipes qui peuvent se dire qu’objectivement, elles n’ont quand même pas eu de bol. Et ce, sans aucun chauvinisme !

Tout d’abord, l’équipe de France de basket qui a donc terminé vice-championne d’Europe… Ah non, pardon, 5ème. Enfin sur le papier, car sur le terrain, elle a largement montré qu’elle valait bien mieux que ça. La faute à qui ? A l’Espagne et son incompréhensible début de compétition qui ne lui a permis de terminer que 4ème de sa poule et en a fait ainsi l’adversaire des Bleus en quart de finale. L’Equipe de France s’est certes faite laminée, mais comme toutes les autres équipes une fois que les Ibères ont décidé d’arrêter de jouer avec une main dans le dos. Mais bon l’essentiel est assuré avec la qualification pour le prochain Mondial et le prochain Euro. Après finir 2ème ou 5ème, ça n’a pas tant d’importance.

L’autre équipe pas vernie du week-end, et ce n’est pas moi qui le dit, c’est la une de l’Equipe, c’est le Paris-Saint-Germain, contraint au match nul contre Lyon malgré une prestation de très grande qualité. La faute à qui ? Tout d’abord à Hugo Lloris, le gardien lyonnais. Evidemment, la qualité d’un joueur adverse n’a rien à voir avec le manque de bol. Mais le football étant un sport collectif, on trouve toujours injuste de perdre à cause de la qualité non pas du collectif, mais de la qualité d’un seul joueur adversaire. Marseille a pu en faire la douloureuse expérience également contre le Milan AC du très opportuniste (le mot est faible) Pippo Inzaghi.

psglyonMais c’est surtout, la faute à l’arbitre assistant qui n’a pas signalé la position de Bafé Gomis sur le but égalisateur lyonnais en toute fin de match. Il aurait donc du être logiquement refusé et le PSG conservé sa victoire. Soyons honnêtes, le position de hors jeu ne se joue qu’à quelques centimètres et Gomis aurait très bien pu mettre le même but sans l’être. L’avantage procuré par sa position n’explique donc pas à 100% pourquoi il a pu inscrire ce but.

Ce qui fait que le PSG est vraiment malchanceux sur ce coup-là, c’est que les erreurs d’arbitrage sur les hors-jeux sont souvent dans l’autre sens. Et ce, pour une raison toute bête : le temps que le regard de l’arbitre quitte le passeur pour aller sur celui à qui la passe est destinée, il se déroule quelques dixièmes de secondes pendant lesquels l’attaquant aura continué à avancer (et les défenseurs à remonter souvent). Un joueur paraît donc souvent « plus hors-jeu » qu’il ne l’est en réalité. C’est une plaie car, à une époque où l’on se plaint du manque de but, cela annihile souvent plusieurs occasions de marquer par match.

C’est dommage pour le jeu. Et aussi pour le PSG dimanche soir…

FRANCE-ITALIE : MATCH NUL !

lyonfiorentina

lyonfiorentinaLa triple confrontation franco-italienne en Ligue des Champions aura donc débouché sur une victoire, un nul et une défaite, 3 buts marqués, 3 buts encaissés. Autant dire une égalité parfaite. On pourra y voir un progrès général des clubs français à ce niveau ou un signe du déclin persistant du Calcio en Europe. De toute façon, il est un peu tôt pour tirer la moindre conclusion à ce niveau. Surtout que ces trois résultats cachent des réalités très différentes.

Bizarrement, la seule équipe victorieuse, Lyon, est peut-être celle qui a laissé l’impression la plus mitigée. Incapable de bousculer la Fiorentina en première mi-temps, le club du Rhône n’aura du son salut qu’à l’expulsion de Gilardino. Et encore, malgré cela, la victoire mit longtemps à se dessiner et Lyon n’a vraiment fait la différence que dans le dernier quart d’heure, où les Italiens étaient à bout physiquement. Une victoire plutôt chanceuse donc, mais comptablement très précieuse. Et puis, on ne va pas se plaindre du fait que, pour une fois, ce genre de scénario sourisse à un club français au détriment d’un club transalpin et non l’inverse, comme ce fut si souvent le cas en Coupe d’Europe.

A l’inverse, Marseille a réalisé une opération très défavorable arithmétiquement, malgré de grandes promesses dans le jeu. Cependant, le génie, ça ne s’explique pas et celui de Pippo Inzaghi est indéniable. Une demi-occasion, deux buts et voilà les Olympiens battus injustement 2-1. Si c’est prometteur pour la suite, le handicap de cette défaite à domicile d’entrée sera difficile à surmonter, surtout vu le déplacement à Madrid qui attend Marseille pour son prochain match.

La vraie bonne performance vient donc du champion de France en titre, Bordeaux, dont le nul ramené de Turin vaut bien des victoires. Le terrain de la Juventus n’a pourtant que très rarement souri aux clubs français, c’est le moins que l’on puisse dire. Et vue la physionomie du match, une victoire n’aurait pas été illogique, même si les Italiens, en tirant sur la barre dans les derniers instants, auraient pu eux aussi l’emporter. Quel contraste avec l’entrée dans la compétition des Bordelais l’année dernière et cette déculottée reçue à Chelsea, sans avoir eu l’air de combattre ! Cela démontre les énormes progrès réalisés par cette équipe…

… et espérons le par le football français de clubs qui nous a apporté surtout des déceptions cette dernière décennie. Début de réponse dans quinze jours.

QUAND CA VEUT PAS, CA VEUT PAS !

franceserbie

franceserbieC’est ce que peut se dire l’Equipe de France de football après ses deux matchs contre la Roumanie et la Serbie. Elle confirme aussi que la victoire, c’est souvent une question de dynamique. Quand ça sourit, tout sourit. Mais quand ça coince, rien ne fonctionne.

Objectivement, les Bleus ont livré deux prestations qui ressemblaient quand même à quelque chose. Pas le plus grand football de l’histoire de l’équipe de France, mais un niveau de jeu digne de la qualité individuelle des joueurs présents sur le terrain. C’est quand même rassurant en vue des barrages auxquels il semble désormais difficile d’échapper.

Rassurant… Dans un sens oui… Mais d’un autre côté, les deux matchs de samedi et mercredi ont également souligné à quel point l’opposition était faible. Dominer les Serbes, chez eux, d’une telle manière, à 10 contre 11, représente certes un mini exploit… Mais cela prouve surtout que cette Serbie est une équipe de seconde, voire de troisième zone. Et la voir 4 points devant l’Equipe de France au classement en dit long sur le niveau qu’ont eu nos Bleus pendant ces éliminatoires. On peut accuser le manque de chance sur les deux derniers matchs, mais on aurait du être déjà à l’abris de ce genre de mésaventures, inévitables en football. Mais voilà, la performance catastrophique en Autriche, le mot est faible, avait lancé la campagne des Bleus sur des bien mauvaises bases.

Je n’ai guère de doute quant à la qualification de l’équipe de France pour l’Afrique du Sud. Nos adversaires potentiels en barrage sont d’un niveau bien inférieur à ce que l’on a démontré. Mais bon, après, la magie Domenech peut opérer, celle qui transforme n’importe quel arrière central de renom en buse qui ferait honte à un club de Nationale 2. On n’est jamais à l’abris d’une prise de judo à la Mexes ou une extension rageuse à la Escudé…