GRAND CENTRAL : Amour radioactif

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grandcentralafficheAmour, écologie et politique au programme de Grand Central, un film français qui nous fait découvrir le quotidien des ouvriers des entreprises auxquelles EDF sous-traitent l’entretien des centrales nucléaires. Le cœur de l’intrigue est un triangle amoureux assez classique, avec une jeune fille qui tombe amoureuse d’un autre à quelques semaines de son mariage. Mais l’intérêt et l’originalité de ce film sont ailleurs, dans le décor dans lequel les protagonistes évoluent.

Il y a évidemment une volonté de dénoncer chez Rebecca Zlotowski. Après, on peut s’interroger sur la démarche de faire passer ce message à travers une histoire beaucoup plus anodine. Il y a certes une volonté de montrer comment les conditions de travail vient s’immiscer dans le quotidien et arrive à broyer les individus et leur volonté d’être heureux « comme tout le monde ». Car évidemment, risquer sa vie tous les jours, encaisser chaque jour une dose de radiation qui peut vous condamner ne fait pas tout à fait de vous quelqu’un « comme tout le monde ».

grandcentralMalheureusement, la démarche n’est pas toujours totalement convaincante. Par contre, le casting de très grande qualité tient Grand Central à bout de bras et donne assez de vie aux personnages pour qu’on se laisse prendre par l’histoire, malgré quelques longueurs. Tahar Rahim et Olivier Gourmet, dans des registres très différents, font étalage de tout leur talent. Mais la vraie star de ce film est l’époustouflante Léa Seydoux, plus belle, charismatique et troublante que jamais. Elle prend une dimension supplémentaire à chacune de ses performances et on se demande où elle s’arrêtera.

LA NOTE : 11,5/20

Fiche technique :
Production : Les Films Velvet
Réalisation : Rebecca Zlotowski
Scénario : Rebecca Zlotowski, Gaëlle Macé
Montage : Julien Lacheray
Photo : George Lechaptois
Distribution : Ad VItam
Durée : 94 mn

Casting :
Tahar Rahim : Gary
Léa Seydoux : Karole
Olivier Gourmet : Gilles
Denis Ménochet : Toni
Johan Libereau : Tcherno
Nahuel Perez Biscayart : Isaac

LE MAJORDOME : L’histoire bien écrite

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lemajordomeafficheOn apprécie d’autant plus un film qu’on ne s’attendait pas à ce qu’il soit d’une telle qualité. C’est le cas pour le Majordome qui m’a très agréablement surpris, bien plus que je ne l’imaginais. Une œuvre qui confirme l’incroyable faculté d’Hollywood a raconté la grande Histoire par l’intermédiaire de vrais intrigues, certes romancées, mais qui captivent le spectateur au delà de l’intérêt historique qu’elles présentent. On peut rapprocher ce film de Lincoln, le chef d’oeuvre de l’année 2013 à mon sens, même si Lee Daniels n’est quand même pas Steven Spielberg.

Bien sûr raconter la grande Histoire en la faisant passer pour un scénario hollywoodien se terminant par le happy end qui va bien peut faire grincer quelques dents. Mais le Majordome n’est pas un documentaire, c’est un film, du simple cinéma. Et du cinéma qui fonctionne à merveille, qui fait rire, qui fait pleurer, qui émeut, qui indigne aussi parfois. Certes, la vision du présent est peut-être un peu idéalisée, mais il nous rappelle tout de même de manière assez forte combien un passé beaucoup plus sombre n’est pas si éloigné. Certes, l’élection d’Obama ne signe pas la fin des inégalités et du racisme aux Etats-Unis, mais force est de constater que ce pays sait raconter les heures sombres de son histoire de manière beaucoup plus franche et naturelle que par chez nous.

lemajordomeAu final, on oublie totalement la réalisation sans grande imagination et l’émotion parfois un peu facile. On se laisse facilement convaincre par cette histoire qui doit beaucoup à l’immense Forest Whitaker, qui confirme là son incroyable charisme. Après un Oscar pour le Dernier Roi d’Ecosse, il est incontestablement en lice pour une seconde statuette avec le Majordome. Le film en lui même ne devrait pas connaître un tel bonheur, mais il serait dommage de bouder notre plaisir face au meilleur film de cette rentrée cinématographique.

LA NOTE : 15/20

Fiche technique :
Production : Follow Through Pictures, Salamander Pictures, Laura Ziskin Prod., Lee Daniels Entertainment, Pam Williams, Windy Hill
Distribution : Metropolitan Filmexport
Réalisation : Lee Daniels
Scénario : Danny Strong, d’après l’article de Wil Haygood
Montage : Joe Klotz
Photo : Andrew Dunn
Décors : Tim Galvin
Musique : Rodrigi Leao
Costumes : Ruth E. Carter
Durée : 132 mn

Casting :
Forest Whitaker : Cecil Gaines
David Banner : Earl Gaines
Oprah Winfrey : Gloria Gaines
Terrence Howard : Howard
Lenny Kravitz : James Holloway
Cuba Gooding Jr. : Carter Wilson
Robin Williams : Dwight D. Eisenhower
John Cusack : Richard Nixon
James Marsden : John F. Kennedy
Jane Fonda : Nancy Reagan

WHITE HOUSE DOWN : Quand Roland ne vise pas trop haut…

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whitehousedownafficheJe m’apprête à faire quelque chose d’extraordinaire et d’historique… Je vais dire du bien d’un film réalisé par Roland Emmerich. Ce réalisateur est pour moi celui dont le talent est inversement proportionnel aux budgets que les producteurs hollywoodiens lui confient, même si depuis, Louis Leterrier a décidé de lui faire concurrence. Je vais voir chacun de ses films avec délectation, pour le simple plaisir de pouvoir me lâcher lors de l’écriture d’une critique forcément assassine. Mais cette fois, avec White House Down, il n’en est rien.

La grâce aurait frappé le réalisateur allemand ? Non, cela aurait constitué plus qu’un miracle. Par contre, il est arrivé à dépassé l’autoparodie pour arriver à un mélange d’action pure et de second degré, sûrement involontaire, mais qui vous arrache de vrais éclats de rire. Le dernier quart d’heure de White House Down constitue un vrai moment de bonheur cinématographique, rappelant le final de Commando, chef d’œuvre de grand n’importe quoi avec Arnold Schwarzenegger. Bien sûr, je ne crois pas que cette scène ait été conçue pour faire rire, mais qu’importe, c’est juste hilarant.

whitehousedownEt avant ça, on a droit à deux heures de film d’action qui ne fait pas mal à la tête, mais tout de même particulièrement spectaculaire. Pour une fois, cela n’a d’autre ambition que de divertir et Roland Emmerich abandonne toute ambition de nous proposer un grand film. D’ailleurs la promotion fut beaucoup plus discrète et n’a pas cherché à nous survendre cette série B à gros budget. En nous proposant un film qui ne vise tout simplement pas au-dessus de ce que son maigre talent de cinéaste lui permet, l’auteur d’Independance Day et du Jour d’Après évite le ridicule et nous offre un vrai bon moment de jouissance primaire et délicieusement décérébrante.

White House Down est l’archétype d’un cinéma d’action qui en n’ayant pas peur du ridicule, en osant tout, entraîne le spectateur dans un enthousiasme vite oublié, mais bien réel.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Mythology Entertainment, Centropolis, Iron Horse Entertainment
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Réalisation : Roland Emmerich
Scénario : James Vanderbilt
Montage : Adam Wolfe
Photo : Anna J. Foerster
Décors : Kirk M. Petrucelli
Musique : Thomas Wanker, Harald Kloser
Durée : 131 mn

Casting :
Channing Tatum : Cale
Jamie Foxx : President Sawyer
Maggie Gyllenhaal : Finnerty
Jason Clarke : Stenz
Richard Jenkins : Raphelson
Joey King : Emily
James Woods : Walker
Nicolas Wright : Donnie le guide

ILO ILO : Triangle familial

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iloiloafficheAprès, Tirez la Langue, Mademoiselle, une version cette fois-ci très différente du triangle amoureux avec Ilo Ilo, film venu de Singapour, qui nous raconte la relation forte qui se noue entre un jeune garçon assez difficile et sa domestique philippine, sous le regard de plus en plus jaloux d’une mère incapable d’avoir une telle complicité et une telle tendresse avec son enfant. Le tout filmé avec une infinie délicatesse pour un très beau film, mais qui n’a clairement pas exploité pleinement son sujet.

Ilo Ilo est un film extrêmement linéaire, au rythme modéré, qui a donc du mal à totalement entraîner le spectateur avec lui. Le fond social lié à l’immigration est largement évoqué, mais le film manque d’un point de vue pour donner un intérêt supplémentaire à cet aspect. On retrouve aussi cette neutralité dans la manière dont les rapports familiaux sont décrits. Certes, cela permet au spectateur de se faire sa propre opinion sur la situation et les personnages, mais cela ne permet pas de partager une seule et même réflexion.

iloiloReste au final avant tout une histoire belle et simple qui fait d’Ilo Ilo un film agréable. Mais il y aurait eu matière à en faire un film d’une force et d’un impact bien plus conséquents.

LA NOTE : 12/20

Fiche technique :
Production : Fisheye Pictures Pte LTD
Réalisation : Anthony Chen
Scénario : Anthony Chen
Montage : Hoping Chen, Joanne Cheong
Photo : Benoit Soler
Distribution : Epicentre Films
Son : Zhe Wu
Directeur artistique : Michael Wee
Durée : 99 mn

Casting :
Angeli Bayano : Teresa
Chen Tian Wen : Le père
Yeo Yann Yann : La mère
Koh Jia Ler : Jiale

TIREZ LA LANGUE, MADEMOISELLE : Triangle fraternel

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tirezlalanguemademoiselleafficheLe triangle amoureux est un thème classique, usé jusqu’à la corde. Il y a encore des réalisateurs pour s’y attaquer pourtant, en essayant de réinventer une énième fois le genre. C’est le cas de Axelle Ropert avec Tirez la Langue, Mademoiselle. L’originalité de ce film repose sur le fait que deux côtés du triangle soient occupés par deux frères, médecins dans le même cabinet, voisins de paliers, bref presque siamois.

Au final, Tirez la Langue, Mademoiselle est sympathique, sans être d’un intérêt délirant. Comme souvent dans ce genre de film, l’intérêt passe par la qualité des personnages et celle de leur interprétation. On saluera donc une nouvelle fois le charisme et la présence à l’écran de Louise Bourguoin, dont on comprend aisément qu’elle puisse déchaîner ainsi les passions. Cédric Kahn et Laurent Stocker ne sont pas en reste, même si on a parfois un peu de mal à croire à ces deux frères aussi différents que le jour et la nuit.

tirezlalanguemademoiselleAu final, Tirez la Langue, Mademoiselle, s’il n’arrive pas à livrer une version réellement différente de cette histoire éternelle, nous offre au moins un joli moment de sensibilité

LA NOTE : 11,5/20

Fiche technique :
Production : Les films Pelléas
Distribution : Pyramide distribution
Réalisation : Axelle Ropert
Scénario : Axelle Ropert
Montage : François Quiquere
Photo : Céline Bozon
Décors : Sophie Reynaud-Malouf
Musique : Benjmain Esdraffo
Costumes : Delphine Capossela
Durée : 102 mn
 
Casting :
Louise Bourgoin : Judith
Cédric Kahn : Boris
Laurent Stocker : Dimitri
Paula Denis : Alice
Serge Bozon : Charles
Camille Cayol : Annabelle

RED 2 : Vieux pots, bonne soupe

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red2afficheC’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes dit le proverbe. Cela définit assez bien le point de départ de Red, une comédie d’espionnage où des agents retraités prouvent qu’ils ont encore de beaux restes. Le premier épisode avait été léger, sans casser des briques, mais on pouvait craindre qu’une suite ne constitue pas vraiment une bonne idée, car sans l’effet de surprise, cette idée sympathique aurait vite fait de passer pour limiter.

Pourtant Red 2 est incontestablement une réussite. Plus rythmé, plus drôle que le premier volet, il sent un peu le réchauffé, mais certains plats sont meilleurs servis ainsi. Le charme des acteurs marche à plein, notamment un John Malkovitch hilarant et surtout une Mary-Louise Parker au sourire renversant. Sans parler de l’autre femme de ma vie, Catherine Zeta-Jones, toujours aussi parfaite. On ne s’ennuie pas une seule seconde et on se laisse porter par un scénario léger, qui comporte quelques rebondissements attendus mais parfaitement dans l’esprit de cet agréable divertissement qui fonctionne à merveille de bout en bout.

red2LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Summit Entertainment, Di Bonaventura Pictures, DC Entertainment, Etalon Film, NeoReel, Saints LA
Distribution : SND
Réalisation : Dean Parisot
Scénario : Jon Hieber, Erich Hoeber
Montage : Don Zimmerman
Photo : Enrique Chediak
Décors : Jim Clay
Musique : Alan Silvestri
Costumes : Beatrix Aruna Pasztor
Durée : 116 mn

Casting :
Bruce Willis : Frank
John Malkovich : Marvin
Mary-Louise Parker : Sarah
Helen Mirren : Victoria
Anthony Hopkins : Bailey
Lee Byung-hun : Han Cho Bai
Catherine Zeta-Jones : Katja
David Thewlis : The Frog
Brian Cox : Ivan

ELYSIUM : Talents anonymes

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elysiumafficheLa science-fiction nous offre généralement une vision assez sombre du futur. A la fois, un avenir radieux, où tout le monde serait heureux, baignant dans la joie et la félicité, donnerait difficilement de bonnes histoires. Par contre, la violence, la dictature, l’oppression des masses offrent déjà plus de possibilités. C’est pourquoi imaginer que notre société évoluera vers une séparation nette entre quelques riches vivant dans l’opulence et le reste de la population condamnée à la misère, à la maladie et à la pollution, tourne au cliché. Ce n’est pas Elysium qui bouleversera cet état de fait puisqu’il reprend ces thèmes très classiques.

Cependant, force est de constater que le sujet est quelque peu inépuisable. Alors certes, Elysium n’a rien d’inoubliable par son manque d’originalité. Et puis la dimension « critique sociale » des œuvres de science-fiction cassent rarement des briques il faut bien l’avouer et c’est encore le cas ici. On est donc là face à du pur divertissement, rythmé, bien foutu et souvent spectaculaire. Ce n’est pas spécialement complexe, sans forcément de grande surprise, mais sans être pour autant cousu de fil blanc. On peut juste déplorer que la dernière demi-heure soit extrêmement répétitive.

elysiumLe seul regret vient de la présence de Neill Blomkamp derrière la caméra et du duo Matt Damon – Jodie Foster devant. Le premier nous avait offert avec District 9 tout ce qu’Elysium n’est pas, c’est à dire un film d’anticipation original avec un vrai fond. Comme quoi le succès ne pousse pas toujours à la prise de risque. Quant au casting, il est de très haut niveau, mais largement sous-exploité. Cela fait quand même beaucoup de talents pour un résultat plaisant mais très anodin.

LA NOTE : 11/20

Fiche technique :
Production : TriStar Pictures, Media Rights Capital, QED International, Kinberg Genre, Sony Pictures Entertainment
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Réalisation : Neill Blomkamp
Scénario : Neill Blomkamp
Montage : Julian Clarke, Lee Smith
Photo : Trent Opaloch
Décors : Philip Ivey
Musique : Ryan Amon
Durée : 109 mn

Casting :
Matt Damon : Max
Jodie Foster : Delacourt
Sharlto Copley : Kruger
Alice Braga : Frey
Diego Luna : Julio
Wagner Moura : Spider
William Fichtner : John Carlyle

 

JEUNE ET JOLIE : Beau et froid

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jeuneetjolieafficheLa prostitution constitue un sujet éminemment délicat. Cela peut donner un résultat franchement mauvais, comme Elles, désastre absolu malgré la présence de Juliette Binoche à l’affiche. Cela peut donner un résultat nettement plus convaincant comme avec Jeune et Jolie, le nouveau film de François Ozon, qui a fait un passage relativement remarqué au dernier festival de Cannes. Mais plus convaincant ne signifie pas non plus réellement enthousiasmant car le film se heurte vite à ses limites.

Déjà, au final, le propos de Jeune et Jolie n’est pas d’un intérêt fulgurant. Il évite certes le jugement, mais oublie aussi de donner un point de vue et même, au final d’apporter la moindre explication. Le film est pendant près d’une heure purement contemplatif. Ca ressemble même à une longue scène d’exposition, où vont se multiplier les séquences crues entre la jeune fille avec ses clients. Certes, c’est filmé avec élégance, sans voyeurisme, ni vulgarité, mais la répétition n’apporte pas grand chose à la profondeur du propos. Ce n’est que sur la fin, lorsque la famille découvre la situation, que ce dernier prend une autre consistance. Mais même là, on a l’impression que François Ozon n’a pas été au bout de sa réflexion.

Et puis, il y a le style Ozon pour lequel j’ai un tout petit peu de mal à m’enthousiasmer. C’est statique, sans fioriture, et du coup extrêmement froid. L’image ne véhicule aucune émotion, ce qui donne certes une certain recul par rapport à un sujet difficile, mais nous empêche aussi du coup de vraiment rentrer dans l’histoire. On contemple, on ne ressent pas. Ozon fait de Jeune et Jolie un objet au style parfait, mais trop lisse pour qu’on puisse trouver quelque chose auquel raccrocher son propre regard, son propre vécu, ses propres émotions.

jeuneetjolieLa performance de Marine Vacht est à l’image du film. Froidement maîtrisé, son jeu démontre un talent pur. Elle ne manque pas de présence à l’écran et arrive à rendre son personnage profondément attachant. Mais ses émotions restent impénétrables. Certes, cela fait partie intégrante de l’histoire, mais cela nous laisse largement sur notre faim, nous renvoie au rang de simple spectateur des faits, mais sans nous donner accès aux motivations de la jeune fille.

Il n’en reste pas moins une maîtrise totale de la part de François Ozon qui force l’admiration. Mais Jeune et Jolie laisse tout de même l’impression d’une œuvre manquant d’audace et, au final, froidement belle, mais rarement profondément intéressante.

LA NOTE : 12/20

Fiche technique :
Production : Mandarin cinéma, Mars films, France 2 cinéma, FOZ
Réalisation : François Ozon
Scénario : François Ozon
Montage : Laure Gardette
Photo : Pascal Marti
Décors : Katia Wyszkop
Distribution : Mars distribution
Musique : Philippe Rombi
Durée : 94 mn

Casting :
Géraldine Pailhas : Sylvie
Marine Vacth : Isabelle
Frédéric Pierrot : Patrick
Fantin Ravat : Victor
Johan Leysen : Georges
Charlotte Rampling : Alice
Nathalie Richard : Véronique
Djedje Apali : Oscar

KICK-ASS 2 : Consternant

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kickass2afficheDans la série des suites qu’ils auraient mieux fait de ne pas faire, voici Kick-Ass 2 qui est aussi consternant que le premier était génial, drôle et surprenant. Pourtant, cela démarre plutôt bien. La première demi-heure nous replonge avec plaisir dans l’ambiance et on retrouve avec un réel bonheur les différents personnages. Certaines idées semblent prometteuses et on espère vraiment renouer avec l’enthousiasme dans lequel nous avait plongé le premier volet. Jim Carrey signe notamment une apparition plutôt réussie, même manquant un peu de subtilité. On se dit alors que s’il n’y que ça comme lourdeur, le film devrait passer tout seul.

Mais on n’avait en fait rien vu car peu à peu, Kick-Ass 2 sombre dans une vulgarité sans nom. Je sais que je n’ai aucune tolérance pour ce genre d’humour, mais ce film nous livre une scène d’humour scatologique absolument consternante. Je ne sais pas qui ça peut bien faire rire, mais certainement pas moi. Cependant, c’est encore plus l’évolution du personnage principal qui pose problème. En voulant le faire devenir un véritable héros, les scénaristes ont tout simplement tourné le dos à ce qui faisait le cœur même du premier volet : la parodie et le second degré.

kickass2Evidemment, Kick-Ass 2 se conclut dans le générique par une grosse ouverture vers un troisième épisode. Mais on ne voit pas comment la franchise pourrait remonter la pente, tant la chute fut brutale et très certainement irréversible.

LA NOTE : 03/20

Fiche technique :
Réalisation : Jeff Wadlow
Scénario : Jeff Wadlow, d’après les personnages créés par Mark Millar et John Romita Jr
Direction artistique : Russell De Rozario
Décors : Russell De Rozario
Costumes : Sammy Sheldon
Photographie : Tim Maurice-Jones
Son :Montage : Eddie Hamilton
Musique : Matthew Margeson

Casting :
Aaron Taylor-Johnson : Dave Lizewski / Kick-Ass
Christopher Mintz-Plasse : Chris d’Amico / The Mother Fucker
Chloë Moretz : Mindy Macready / Hit-Girl
Jim Carrey : Sal Bertolinni / le colonel Stars and Stripes
Clark Duke : Marty Eisenberg / Battle Guy
Augustus Prew : Todd Haynes / Ass-Kicker
Morris Chestnut : le sergent Marcus Williams
John Leguizamo : Javier
Donald Faison : le Dr Gravity
Yancy Butler : Angie D’Amico
Lindy Booth : Miranda Swedlow / Night Bitch
Andy Nyman : La Tumeur
Olga Kurkulina : Katarina Dombrovski / Mother Russia
Robert Emms : Insect Man
Daniel Kaluuya : Black Death
Tom Wu : Gonghis Carnage
Sophie Wu : Erika Cho
Lyndsy Fonseca : Katie Deauxma
Claudia Lee : Brooke
Steven Mackintosh : Papa Tommy
Monica Dolan : Maman Tommy
Iain Glen : Oncle Ralph
Garret M. Brown : M. Lizewski

GOLD : Western germain

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goldafficheAprès le western américain, le western spaghetti italien, voici le western allemand avec Gold. Un film qui nous compte le voyage à travers un Canada presque totalement sauvage d’un groupe de germanophones cherchant à rejoindre une région où de l’or aurait été trouvé, afin d’y faire fortune et de refaire leur vie. Malheureusement pour eux, leur guide, qui leur promet un voyage facile et sans encombre, n’est pas tout à fait aussi compétent qu’il le prétend.

Le mythe de la ruée vers l’or a inspiré de nombreux films. L’originalité de Gold est surtout de nous rappeler à quel point la fameuse conquête de l’Ouest a été réalisée par des émigrés venus de toute l’Europe et non uniquement par des anglophones, comme peuvent le faire penser les westerns classiques. Au-delà de ça, on assiste à un road-movie à cheval, plutôt qu’à un film d’aventures, même s’il y a un peu plus d’action vers la fin.

goldGold est un film brillamment maîtrisé, au scénario qui réserve assez de rebondissements pour que l’on ne s’ennuie jamais. Les grands espaces sont parfaitement mis en valeur par une réalisation sobre et élégante. Le casting est quant à lui impeccable, confirmant la grande richesse du vivier d’acteurs d’outre-Rhin. Au final, un western qui change des westerns et qui se laisse regarder avec grand plaisir.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Red Cedar Films, Schramm Film Koerner & Weber, ARTE
Distribution : Happiness Distribution
Réalisation : Thomas Arslan
Scénario : Thomas Arslan
Montage : Bettina Böhler
Photo : Patrick Orth
Décors : Reinhild Blaschke
Musique : Dylan Carlson
Directeur artistique : Merlin Ortner
Durée : 101 mn

Casting :
Nina Hoss : Emily Meyer
Marko Mandic : Carl Böhmer
Peter Kurth : Wilhelm Laser
Uwe Bohm : Gustav Müller
Rosa Enskat : Maria Dietz
Wolfgang Packhäuser : Otto Dietz
Lars Rudolph : Joseph Rossmann