Machete avait été le film le plus attendu de l’histoire avant même qu’il soit réellement envisagé de le tourner. En effet, il est né d’une fausse bande-annonce diffusée entre le Planète Terreur de Robert Rodriguez et le Boulevard de la Mort de Quentin Tarantino, vite devenue un objet de culte. Personnellement, j’avais adoré l’adaptation en long métrage, mais la réception critique avait été beaucoup plus tiède. C’est donc dans une certaine indifférence qu’est sortie la suite, Machete Kills. Une indifférence un peu injuste.
Certes, Machete Kills est plus proche du délire potache que du chef d’oeuvre du 7ème art. Mais il y a dans ce sommet du second degré, cette énergie brute propre à Robert Rodriguez qui fait de chacun de ses films un moment de pure jouissance, malgré d’innombrables imperfections. Le film recycle tous les clichés du film d’action en les poussant à l’extrême. Ce genre cinématographique a toujours été peuplé d’incohérences et d’invraisemblances, alors pourquoi ne pas l’assumer pleinement et s’affranchir de tout réalisme ?
Au final, Machete Kills reste tout de même un film un peu gadget. Cette suite n’était certainement pas indispensable et forcément au fur et à mesure que l’effet de surprise s’estompe, notre enthousiasme faiblit quelque peu. Mais il y a dans ce film plus d’énergie et d’imagination qu’une infinité de blockbusters hollywoodiens peut-être moins brouillons, mais tellement moins jouissifs.
LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique : Réalisation : Robert Rodriguez
Scénario : Kyle Ward, d’après les personnages créés par Álvaro Rodríguez
Direction artistique :
Décors : Steve Joyner
Costumes : Nina Proctor
Photographie : Robert Rodriguez
Montage : Rebecca Rodriguez et Robert Rodriguez
Musique : Carl Thiel et Robert Rodriguez
Casting : Danny Trejo : Machete Cortez
Michelle Rodriguez : Luz « Shé »
Sofía Vergara : Madame Desdemona
Amber Heard : Miss San Antonio
Tom Savini : Osiris Amanpour
Lady Gaga : La Caméléon
Walton Goggins : le Caméléon 1
Antonio Banderas : le Caméléon 4
Cuba Gooding Jr. : le Caméléon 2
Jessica Alba : Sartana Rivera
Demián Bichir : Marcos Mendez « The Madman »
Mel Gibson : Luther Voz
Charlie Sheen : le Président des États-Unis Rathcock (crédité sous son vrai nom Carlos Estevez4)
Par Toi mon Ame Guérie n’est pas vraiment un film de super-héros. Pourtant, on y retrouve un thème central de ce genre cinématographique : quoi faire des pouvoirs qui nous sont accordés ? En effet, ce film nous raconte l’histoire de Frédi qui a hérité de sa mère d’un talent de guérisseur. Il ne veut pas en entendre parler, mais à la mort de celle-ci, différentes circonstances vont le conduire à devoir l’assumer et l’admettre.
Evidemment, le traitement du sujet est ici très différent d’un film avec des personnages bodybuildés et portant des costume en lycra moulant. Par Toi mon Ame Guéri est un portrait tout en sensibilité d’un homme ordinaire qui ne sait comment faire face à ses propres problèmes et surtout ceux des autres qui le rattrapent inexorablement. Globalement, le film est réussi, la galerie de personnages est séduisante et on s’attache très vite à tous les protagonistes, dont évidement le principal d’entre eux, remarquablement interprété par le trop méconnu Grégory Gadebois.
Par contre, Mon Ame Par Toi Guérie pêche un peu plus dans sa construction. Le film est clairement en deux parties. Or la première s’étire un peu en longueur et la seconde, qui constitue au final le cœur du film, intervient bien tardivement et écrase un peu tout ce qui a précédé. Cela donne l’impression d’un film un peu bancal, où François Dupeyron n’a pas su hiérarchiser entre les différentes sous-histoires, les différents protagonistes, pour donner un vrai souffle à son récit. Du coup, la sensibilité dont il fait preuve flotte un peu dans fil narratif qui connaît quelques trous d’air.
Mon Ame Par Toi Guérie a tout de même l’immense mérite de nous raconter une histoire que l’on a pas l’impression d’avoir déjà maintes fois rencontrées. C’est tout de même très appréciable et on pardonne alors les quelques maladresses dans la réalisation.
LA NOTE : 11,5/20
Fiche technique : Production : Alfama Films, Kinology
Riddick est le troisième volet des aventures du personnages du même nom. Il nous offre une nouvelle fois un film de science-fiction bien foutu (même si personnellement, je n’ai pas vu le premier volet, Pitch Black). Cette franchise est donc définitivement solide et distrayante, en ayant la sympathique modestie de ne pas chercher à être autre chose. Après, elle se heurte aux mêmes limites que son acteur principal, Vin Diesel, sûrement pas le plus expressif de l’histoire, mais qui possède un charisme indéniable.
Riddick débute par une longue introduction qui nous permet de redécouvrir le personnage et qui s’apparente plutôt à un film d’aventures. Puis on rentre dans le vif du sujet avec une sorte de huis-clos, tendance Alien, mais où la menace vient pour une fois du héros. Cela fonctionne plutôt bien et n’est pas dénué d’imagination et presque d’originalité. Bien sûr les personnages secondaires sont quelque peu basiques, mais le scénario n’est jamais cousu de fil blanc, à part peut-être un tantinet dans les dernières minutes.
Sans faire beaucoup de bruit, Riddick nous confirme que l’anti-héros nyctalope reste une valeur sûre de la science-fiction cinématographique.
LA NOTE : 12/20
Fiche technique :
Production : One Race Productions, Riddick Canada Productions, Radar Pictures
Distribution : Metropolitan FilmExport
Réalisation : David Twohy
Scénario : David Twohy, d’après les personnages de Jim Wheat et Ken Wheat
Le problème quand vous lisez trop de critiques élogieuses concernant un film est que vous vous attendez forcément au petit chef d’œuvre, au risque d’être déçu si le résultat est seulement très bien. Ce fut mon cas avec Blue Jasmine, objectivement un excellent Woody Allen, mais peut-être pas aussi génial qu’annoncé de mon humble point de vue. Mais ce n’est que mon point de vue…
En tout cas, si une chose n’est pas du tout survendue, c’est bien la performance de Cate Blanchett. Elle est absolument extraordinaire, affichant une expressivité qu’on le lui connaissait pas en dehors de son charisme toujours aussi prégnant. Elle inonde Blue Jasmine de sa classe et insuffle au film une énergie qui constitue à elle seule une raison valable de s’enthousiasmer. Cela restera sûrement un de ses rôles les plus marquants, de ceux qui pourraient facilement valoir un Oscar si Woody Allen était soutenu par un grand studio hollywoodien.
Par contre, à côté de ça, j’ai trouvé que Blue Jasmine ne racontait pas grand chose. L’intrigue est déjà en elle-même assez limitée, avec une évolution somme toute prévisible du personnage. Ca manque un tantinet de matière pour créer une vraie tension narrative. Quand au fond, il y a certes une critique de la haute société où seules les apparences règnent, mais cela ne va pas très loin dans la réflexion. Au moins, cela évite les poncifs et les raccourcis faciles qui auraient pu facilement accompagnés ces sujet, mais sans pour autant apporter une opinion originale ou intéressante.
Au final, Blue Jasmine reste un divertissement intelligent et une performance assez éblouissante d’une grande actrice. Mais je ne le qualifierai certainement pas de meilleur Woody Allen depuis 15 ans comme certains !
LA NOTE : 13/20
Fiche technique : Production : Perdido productions
Ma Vie avec Liberace restera peut-être comme le dernier film de Steven Soderbergh. En tout cas, c’est ce qu’a annoncé le réalisateur américain, même si on peut douter de la solidité de telles promesses qui ne résistent souvent pas longtemps à l’appel de la passion. Ce film constitue donc un événement en soi. Reste à savoir s’il constitue une sortie digne du talent de ce cinéaste extrêmement prolifique, mais surtout extrêmement talentueux.
Vu de notre France, Ma Vie avec Liberace possède un intérêt quasi-historique puisqu’il nous fait découvrir un personnage jouissant d’une phénoménale notoriété outre-Atlantique (où il est plus connu qu’Elvis dit-on), même si elle n’a guère franchi les océans. C’est donc un pan de la culture américaine que ce film nous permet de découvrir. Un pan de son immense hypocrisie aussi puisque Liberace a toujours menti sur sa vie privée afin de préserver sa popularité et son succès.
Ma Vie avec Liberace présente aussi un intérêt cinématographique réel. Si la réalisation de Soderbergh est plus sobre qu’à son habitude, le cinéaste nous montre (une dernière fois?) qu’il a toujours su diriger merveilleusement bien les acteurs. Certes, il a toujours bénéficié de casting assez incroyables. Mais si les comédiens se sont toujours pressés pour tourner avec lui, ce n’est pas pour rien. Avec à l’affiche un duo aussi prestigieux que Michael Douglas – Matt Damon, il partait avec un sérieux atout dans sa manche. Mais la manière dont il est arrivé à pousser ces deux immenses stars dans des territoires inhabituels nous offre deux numéros d’acteurs valant à eux seuls le déplacement.
Cependant, Ma Vie avec Liberace souffre d’une limite presque rédhibitoire. En effet, ce film est avant tout une histoire d’amour. Mais les deux protagonistes sont trop antipathiques pour faire naître une réelle émotion. On ne ressent ni réel attachement, ni empathie profonde. Cela nous laisse un peu trop spectateur de cette histoire et seules les paillettes des costumes de Liberace nous éblouissent vraiment.
Au final, Ma Vie avec Liberace n’est pas vraiment décevant, mais n’arrive qu’à provoquer un intérêt curieux, au lieu d’une émotion enthousiaste.
LA NOTE : 12/20
Fiche technique : Production : HBO Films
Réalisation : Steven Soderbergh
Scénario : Richard LaGravenese, d’après le livre d’Alex Thorleifson et de Scott Thorson
Le cinéma hollywoodien aime célébrer les valeurs familiales, de manière souvent caricaturale, voire jusqu’à la nausée. Trop souvent, tout début de remise de cause, critique, ambiguïté ou de politiquement incorrect se voit balayé au moment du dénouement où tout le monde rentre dans le rang au pays des Bisounours. Cela semble réellement inscrit au plus profond de l’ADN d’Hollywood qui ne peut jamais trop s’éloigner de ces chemins pavés de trop bonnes intentions.
Nouvelle démonstration avec les Miller, une Famille en Herbe. Une comédie dont une des bases est justement de tourner en ridicule ces valeurs familiales. On se dit que cette fois, les scénaristes vont aller au bout de leur logique. Mais aux Etats-Unis, le cinéma n’est pas encore prêt pour ça, contrairement à des séries comme Weeds et Breaking Bad. Du coup, cela se termine sur un message bancal, qui nous explique quand même que malgré tout, rien ne rend plus heureux que d’être en couple avec deux enfants… Et ne pas aller au bout de son idée reste le meilleur moyen pour qu’elle ne soit pas si bonne que ça.
Il n’en reste pas moins que les Miller, une Famille en Herbe reste quand même une comédie drôle et qui fonctionne. C’est relativement rythmé, les situations sont variées et si cela ne vole jamais très haut, cela ne sombre jamais dans une réelle vulgarité. On pousse de vrais éclats de rire, on s’attache aux personnages et on ne s’ennuie jamais. Bref, tout ce que l’on recherche dans une comédie… même si, encore une fois, tout cela provoque aussi une certaine frustration car cela aurait gagné à être encore plus méchant et plus réellement, plus profondément subversif.
Reste le vrai plaisir de voir les acteurs s’amuser et nous entraîner dans leur délire. Le quatuor partage une vraie complicité qui nous permet de croire à cette histoire. Leur enthousiasme a quelque chose de réellement communicatif et contribue largement à nous faire parler un bon moment. Au premier rang du casting, une Jennifer Anniston étonnante, qui donne de sa personne dans une scène mémorable qui vous prouvera que passée 40 ans, une femme peut être infiniment plus sexy que n’importe quelle minette de 20 ans !
Les Miller, une Famille en Herbe aurait pu être une comédie décapante et subversive. Elle n’est au finale que drôle et réussie. C’est déjà pas mal, mais un rien frustrant.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique :Production : New Line Cinema, Newman/Tooley Films, Slap Happy Production/Heyday Films, Bender-Spink
Distribution : Warner Bros France
Réalisation : Rawson Marshall Thurber
Scénario : Bob Fisher, Steve Faber, Sean Anders, John Morris
Faire un film basé uniquement (ou presque) sur des discussions entre deux hommes est un exercice périlleux. Arnaud Despleschin s’y ai attaqué en adaptant à l’écran le livre de Georges Devereux, Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines). Il a même traversé l’Atlantique pour cela. Pari doublement osé donc… et qu’à moitié réussi.
Pendant une première moitié, Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines) fascine. On entre dans l’histoire avec une curiosité avide, portée par le charisme incroyable de Benicio Del Toro, parfaitement secondé par un Matthieu Almaric tout simplement génial. La complémentarité entre les deux acteurs et les deux personnages est parfaite et on attend beaucoup de leurs échanges, impatient de plonger au cœur de cette âme torturée. On ne sait pas ce que l’on va y trouver mais on est justement grisé par cette envie d’être surprise.
Le soucis qu’il ne ressort au final pas grand chose de Jimmy P (Psychothérapie d’un Indien des Plaines). Les dialogues finissent pas s’éterniser et tourner en rond. On ne saisit pas dans quelle mesure il s’agit d’un processus par lequel le malade avance. Du coup, on décroche pour finir par franchement s’ennuyer, puisque l’on est devenu totalement indifférent à des propos dont le sens nous échappe de plus en plus. Puis le film se termine sans que l’on sache trop pourquoi à ce moment-là et pas à un autre.
Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines) est donc final décevant, sentiment renforcé par une première heure particulièrement prometteuse.
LA NOTE : 9/20
Fiche technique :
Production : Why Not Productions, Wild bunch, France 2 Cinéma, Hérodiade, Le Pacte
Réalisation : Arnaud Desplechin
Scénario : Arnaud Desplechin, Julie Peyr, Kent Jones, D’après l’oeuvre de Georges Devereux
Le titre de championne d’Europe de basket remporté hier soir par la France a été unanimement salué comme celui de la persévérance. Et notamment celle de Tony Parker qui a porté cette équipe pendant plus de dix ans, pas toujours aidé par des coéquipiers dont l’implication ne fut pas toujours aussi exemplaire que la sienne, loin s’en faut. Cette victoire sonne comme une juste récompense pour celui qui était déjà le meilleur basketteur français de l’histoire et qui prend désormais une place à part dans le paysage du sport français.
Né en Belgique, d’un père américain et d’une mère néerlandaise, rien ne destinait Tony Parker à devenir le phare du sport tricolore. Notre pays sous-estime encore beaucoup (mais un peu moins depuis hier) le talent et la valeur du palmarès du meneur de San Antonio. La faute au décalage horaire qui empêche le grand public d’assister à ses exploits à longueur d’année de l’autre côté de l’Atlantique. Il n’y avait pas de réelle proximité, de relation affective aussi forte qu’elle devrait l’être entre les Français et Tony Parker. Ce titre de champion d’Europe va, espérons-le, combler ce fossé injuste.
Tony Parker a rejoint Michel Platini dans la légende. Si les deux sports sont différents, les deux hommes ont allié l’immensité du talent, l’épaisseur du palmarès avec une faculté à être le leader, l’âme d’une équipe, à la porter plus haut, parfois seul quand les autres n’étaient pas au niveau. Les deux étaient des meneurs de jeu sur et en dehors du terrain, altruiste quand il le fallait, scoreur lorsque c’était nécessaire, sans jamais fuir leurs responsabilités. C’est ce qui pour moi fera toujours la petite différence avec un Zinédine Zidane, parfois trop effacé et surtout qui n’aura jamais autant de but que ce que lui permettait son talent.
Le basket français n’a jamais su profiter de ses succès pour enfin grandir et se développer. Ce titre de champion d’Europe représente une chance historique, surtout que l’équipe féminine a elle aussi conquit les cœurs. Cela passera notamment par la reconnaissance pleine et entière par le grand public de ce que représente Tony Parker pour le sport français. Une reconnaissance qui serait surtout plus que méritée !
Michael Bay a rangé ses Transformers et nous revient avec No Pain No Gain, qui nous rappelle qu’il reste un réalisateur efficace et doté d’un certain talent. Alors certes, ses qualités artistiques sont maigres, mais il sait parfois donner un supplément d’âme à ses films pour faire la différence. C’est pour ça qu’on a aimé The Rock, The Island et le premier Transformers qui ont tous pour point commun d’être baigné par un certain humour et un réel sens du second degré.
No Pain No Gain nous raconte l’histoire vraie de trois bodybuilders, un rien limités, qui décident de devenir riches en arnaquant un de leur riche client. Le problème est que rien ne se passera comme prévu dans leur plan foireux et tout tournera à la catastrophe. On est donc plus proche de la comédie que du réel film d’action et on peut saluer le trio Mark Wahlberg, Dwayne Johnson et Anthony Mackie qui se moque, avec un certain brio, des personnages qu’ils interprète d’habitude. Le tout nous arrache plusieurs vrais fous rires, nous faisant passer un vrai bon moment, même si le film aurait gagné à compter vingt bonnes minutes de moins.
Il est cependant vrai que No Pain No Gain nous laisse sur une impression un peu bizarre. Parce que mine de rien, on finit par aimer ces trois crétins, anti-héros absolus. Mais quand on nous apprend à la fin que deux d’entre eux ont finalement été condamnés à mort, on se rappelle d’un coup que leur bêtise les ont transformés en meurtriers. Ca gâche un peu la légèreté que dégage ce film vraiment drôle par ailleurs.
Le point de vue adopté par Michael Bay pour nous raconter cette histoire est donc discutable… mais fonctionne tout de même et fait de No Pain No Gain une très bonne surprise.
LA NOTE : 13,5/20
Fiche technique : Production : Paramount Pictures, De Line Pictures
Le prix du film le plus crétin de 2013 est décerné en avance à Tip Top, une comédie policière sans queue, ni tête, qui confond fantaisie et grand n’importe quoi. Dialogues abscons et ridicules, personnages beaucoup plus idiots qu’originaux, des seconds rôles mauvais au possible, une direction d’acteurs défaillante, des effets spéciaux sortis des années 50 (Isabelle Huppert qui conduit sans jamais tourner ne serait-ce que d’un centimètre le volant), intrigue sans intérêt et sans dénouement… Bref pas grand chose à retenir de ce film qui pousse le mauvais goût jusqu’à faire jouer à Samy Naceri une scène d’amour vache, à base d’échanges de coups de poing avec Isabelle Huppert. On peut trouver ce film décalé ou ampli de folie douce. Personnellement, j’y ai juste vu un grand foutage de gueule !
LA NOTE : 03/20
Fiche technique :
Production : Les Films Pélléas, Herodiade Films, Iris films, Canal +
Réalisation : Serge Bozon
Scénario : Serge Bozon, Axelle Ropert, Odile Barski, d’après l’oeuvre de Bill James
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