
Aya de Yopougon a quelque chose d’à la fois extrêmement dépaysant et d’extrêmement familier. Dépaysant parce qu’il nous transporte au cœur d’une société différente de la nôtre, avec sa propre culture, ses propres codes. Familier parce qu’il montre à quel point les êtres humains sont au fond partout les mêmes. Qu’on habite à Beverly Hills ou à Yopougon, on vit les mêmes émotions, on croise les mêmes personnages, les mêmes caractères, les mêmes qualités, les mêmes défauts. Cela nous permet d’entrer très facilement dans ce film et de ressentir immédiatement une affection profonde pour ces personnages.

LA NOTE : 14/20
Fiche technique :
Production : Autochenille production, Banjo Studio, TF1 DA
Distribution : UGC distribution
Réalisation : Marguerite Abouet, Clément Oubrerie
Scénario : Marguerite Abouet, Clément Oubrerie, d’après leur bande dessinée
Décors : Clément Oubrerie, Julia Weber
Son : Nils Fauth, Alexandre Fleurant
Durée : 84 mn
Casting :
Aïssa Maïga : Aya
Tella Kpomahou : Bintou
Tatiana Rojo : Adjoua
Jacky Ido : Ignace, Hervé, Moussa, Basile, Sidiki, Arsene
Eriq Ebouaney : Hyacinthe
Pascal N’Zonzi : Bonaventure Sissako
Atou Ecaré : Simone Sissoko
Marguerite Abouet : Fanta, Mère Mamadou

Le premier avait été mauvais, le second est juste sans intérêt. Il n’y avait rien à attendre de ce Wolverine : le Combat de l’Immortel… et rien résume assez bien ce dont on retire de cette histoire d’une platitude absolue. Quel gâchis, alors que le mutant griffu est peut-être le personnage le plus intéressant et le plus ambigüe de l’univers Marvel ! Ce pauvre Hugh Jackman grimace tant qu’il peut, bande ses muscles, mais il n’y a pas la moindre étincelle de vie dans son personnage. Le tout est réalisé sans imagination. Bref, du blockbuster construit uniquement pour amener le fan à déverser quelques euros. Bref, vivement le prochain X-Men qui est annoncé pendant le générique de fin et qui s’annonce d’un tout autre acabit.
Déjà sur celui des scénaristes qui nous livre avec Insaisissables une intrigue à la structure classique, mais dont les rebondissements sont vraiment surprenants. On en ressort avec la sensation qu’on aurait dû s’en douter… mais on ne s’en est pas douté du tout ! Le film est bien à l’image du monde de la prestidigitation, avec des fausses pistes qui captent notre attention pour mieux nous tromper et nous détourner de la vérité. Bref, c’est bien foutu, atteint parfaitement son but et permet à ce film d’être un des plus réussis de cet été cinématographique plutôt décevant.
Le Grand Méchant Loup est quant à lui une comédie des mœurs à la française. Elle offre une vision très masculine de la relation amoureuse, à l’instar du Cœur des Hommes (dont le troisième volet sortira à la rentrée). Peut-être que le propos développé déplaira à certaines, mais il n’empêche qu’il ne fait que retranscrire une réalité sur la manière dont les mâles vivent l’engagement et la fidélité. Par contre, il serait injuste de voir dans ce film la moindre trace de misogynie, puisque ce film ne dit rien sur le point de vue féminin. Il ne cherche donc pas à différencier les sexes, mais à nous faire partager un point de vue qui existe quoiqu’il en soit.
Hijacking doit beaucoup à la performance remarquable de ses deux acteurs principaux : Pilou Asbaek et Peter C. Ludvigsen. Tous deux, de manière très différente, arrive à nous partager le poids de leur calvaire, sans jamais en faire trop, en rendant les choses particulièrement crédibles. On ne peut donc que le féliciter et souligner leurs mérites respectifs.
Enfin Grigris fascine par la présence assez extraordinaire de Souleymane Démé, son acteur principal. Atteint de la polio, il utilise son handicap pour nous livrer quelques numéros de danse assez prodigieux. Mais plus largement, son regard parfois dérangeant, mais fascinant, son charisme, sa présence, sa démarche à la fois maladroite et volontaire en font un personnage rare et marquant, qui donne à ce film une toute autre ampleur, quand, d’un point de vue de la réalisation pure, il tient du téléfilm bien foutu plutôt que du long métrage.

Cependant, il faut reconnaître que Pacific Rim offre des scènes d’actions incroyablement spectaculaires. Alors qu’on croyait avoir tout vu, tout inventé à ce niveau, il reste encore visiblement de la place pour la créativité. Et surtout, on sent bien qu’il n’y a pas n’importe qui derrière la caméra. Guillermo Del Toro ne se sent pas obligé de nous offrir à la chaîne des plans de moins d’une demi-seconde qui font mal à la tête, sous prétexte que cela fait hyper moderne. On est vraiment face à un long métrage, pas un clip vidéo amélioré. Cela permet de mesurer toute la différence avec la série des Transformers, réalisée par Michael Bay, qui lui est plus proche d’un peintre en bâtiment que de Monet.

Du coup, on ne peut apprécier pleinement la belle performance du trio d’acteurs, emmené par un Benoît Magimel, dont je vais dire du bien, ce qui est assez rare pour être souligné. Mais en face Nicolas Duvauchelle n’est pas en reste, même si on peut trouver que son répertoire d’expressions ne varie guère d’un film à l’autre. Et la touche de charme et de grâce est apportée par Mélanie Thierry, dont la seule présence à l’écran est un ravissement.
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