33 ANS, MEME PAS PEUR !

33

33Il y’a quelques jours, je publiais sur ce blog un article intitulé « Deux fois 16 ans » à l’occasion de mes 32 ans… Comme j’ai fêté mes 33 ans il y a quelques jours, cela signifie que cela fait en fait un an que j’ai écrit cette courte prose. L’adage qui veut que le temps semble passer de plus en plus vite à mesure que l’on vieillit se vérifie une nouvelle fois, ce qui n’est pas forcément hyper rassurant.

Mais bon, pour une fois, je n’ai pas été du tout traumatisé par ce gain d’une année supplémentaire. Ok, une semaine avant j’ai découvert mes premiers poils de barbe blancs et j’avoue que ça ne m’a pas fait spécialement plaisir. Les cheveux blancs, ça fait dix ans que le processus a commencé, je m’y suis habitué. Les poils de torse, je m’y suis fait aussi, mais là, c’est un nouveau territoire qui tombe. Barbe grisonnante n’est pas vraiment une expression qui respire la jeunesse.

Cependant, pour rien au monde, je ne redeviendrai plus jeune. A 25 ans, je n’avais certes aucun problème pour récupérer après une fête, un peu plus de cheveux et peut-être encore quelques illusions, mais ça ne vaut pas ce que j’ai gagné depuis ! Ce que j’ai gagné s’appelle la confiance en soi et l’assurance. Bon, je n’ai jamais été franchement complexé, mais disons que sur certains aspects, je partais souvent perdant. C’est alors que s’enchaîne le cercle vicieux où moins on y croit, moins on ose et moins on y arrive. Avec les ans, on s’aperçoit qu’il suffit d’essayer et on arrive à ses fins beaucoup plus souvent qu’on ne l’imaginait.

Tout cela permet d’être bien dans sa peau et dans sa tête. Eviter les questions et les doutes inutiles, savoir un minimum ce que l’on veut et ce que l’on vaut libèrent assez de place dans l’esprit pour laisser place au bonheur, pour apprendre à vraiment savourer sa propre existence et regarder chaque lendemain comme une promesse… Bon, bon, je m’emballe un peu et devient un tantinet mélodramatique. Disons que si j’avais déjà l’impression d’être heureux à 25 ans, il est clair que j’ai la sensation de l’être encore plus aujourd’hui.

Evidemment, à 33 ans, j’aurais pu aussi dire que j’ai atteint la maturité et la sagesse. Mais si j’ai nettement plus confiance en moi, il me reste encore une part de modestie…

LEGISLATIVES : Pourquoi tant d’indifférence ?

legislatives

legislativesDimanche, les élections législatives devraient connaître un taux d’abstention proche de 40%. Lors de cette campagne, à laquelle j’ai activement participé, on a senti une différence abyssale d’intérêt chez nos concitoyens, acceptant ou refusant poliment nos tracts, mais sans rarement formuler d’encouragements ou d’invectives. La campagne de présidentielles était évidemment tout autre, puisque l’on sentait chez tout à chacun une curiosité, une impatience, voire même une excitation conduisant à des réactions réellement viscérales.

Pourtant, le système politique français est tel que ce sont les législatives qui décident vraiment de la politique qui sera menée dans le pays. Nous sommes certes dans un régime largement présidentiel, mais avec cette situation paradoxale qui fait que le Président ne pèse plus grand chose lorsqu’il est privé de majorité parlementaire. Une situation bâtarde, mais qui n’échappe quand même pas aux citoyens, qui vont naturellement offrir au nouveau Président les moyens de diriger réellement le pays. Après, avec quelle ampleur, cela reste à voir.

Le problème des législatives est avant tout d’être une élection locale aux conséquences nationales. Là aussi, la situation est bâtarde. A la fois, on va voter pour quelqu’un de connu et implanté localement, mais tout en sachant qu’il n’aura pas à régler les problèmes locaux. On peut d’ailleurs noter que les élections qui mobilisent le plus les électeurs sont les deux extrêmes : les présidentielles et les municipales. Les entre-deux sont moins vendeurs. De plus, dans beaucoup de circonscription, le résultat ne fait pas de doute, ce qui nuit évidemment beaucoup à la mobilisation.

Le débat sur l’ordre entre présidentielles et législatives anime tous ceux qui aiment la politique. Un débat sans fin puisqu’il existe une infinité d’arguments allant dans un sens ou un autre. Pourtant, il existe une troisième solution qui, pour moi, serait la meilleure et la plus logique : voter le même jour pour les deux élections. Ce sont deux élections à deux tours, cela ne présente donc aucune difficulté technique. Cela aurait déjà l’avantage d’éviter cet épuisement de la mobilisation du grand public, qui ressort des présidentielles totalement repu de politique et n’a bien souvent aucune envie de remettre ça avec les législatives. Et puis, au final, lors de ces deux élections, on vote pour la même chose : la politique générale qui doit être menée au sommet de l’Etat. Evidemment les fonctions de député et de Président de la République sont évidemment très différentes, mais notre constitution lie les deux de manière très forte.

Je m’étonne que cette hypothèse soit si peu souvent évoquée. La preuve que l’on ne m’écoute pas assez dans dans ce pays…

SI LOIN, SI PROCHE

tsongadjokovic

tsongadjokovicA un moment donné, je me suis surpris à penser : Ah c’est bien, Tsonga va affronter Del Potro en demi-finale, il aura toutes ses chances… J’ai beau approché de l’âge du Christ, j’arrive encore à me faire avoir comme un bleu. Car le tennis, surtout sur terre battue, tire tout son charme de ces renversements de situation qui semblent à un moment donné improbables, mais qui finissent par devenir inexorables. Ces deux matchs ont aussi permis de mesurer une nouvelle fois ce petit rien qui sépare un champion d’un grand champion.

Avec le trio Nadal-Federer-Djokovic, on peut même parler d’immenses champions. Juan-Martin Del Potro et Jo-Wilfried Tsonga sont des sportifs d’un niveau déjà impressionnant. Ils ont été grands hier, très grands même par moment, mais ce n’était pas encore suffisant. Ils avaient devant eux des exceptions qui vous obligent à la perfection de bout en bout. Bien sûr, on peut avoir des regrets, se dire que dans le tie-break du 4ème set, à 4-2 pour le Français, des premières balles lui auraient sûrement offert le match. Mais le bras de Tsonga a tremblé. A peine, un frémissement, mais celui de Djokovic, à ce moment là du match, lui, est resté d’une fermeté absolue.

Tsonga aurait pu gagner, ça n’aurait rien eu d’injuste et il n’aura manqué qu’un peu de réussite au moment critique. Mais on se rend compte à quel point le tennis fait vivre une époque terrible aux joueurs n’appartenant pas au trio magique. On a pu mesurer quel degré de concentration et d’engagement il aura fallu au Français pour ne serait-ce qu’être à deux doigts de gagner. S’il l’avait finalement emporté, il aurait fallu rééditer une telle performance en demi contre Federer, puis en finale contre Nadal. C’est tout simplement impossible…

Tsonga et Del Potro n’ont pas à rougir de leurs défaites. A l’impossible nul n’est tenu, même si, hier, l’impossible était à portée de raquette.

COSMOPOLIS : Retour aux sources, retour au chiant

cosmopolisaffiche

cosmopolisafficheParce qu’il nous a livré, avec A History of Violence, les Promesses de l’Ombre et A Dangerous Method, trois films au scénario solide et bien construit, on a peut-être oublié que David Cronenberg était plutôt habitué aux scénarios tordus et dont le sens était parfois quelque peu mystérieux. Pour le meilleur (Spider, Faux-Semblants), ou pour le pire (Crash). Avec Cosmopolis, il revient à ses premières amours.

Eric Packer est un des hommes les plus riches et les plus puissants au monde. Il se déplace dans les rues de New York à bord d’une immense limousine, où se succèdent les visiteurs, tandis qu’il cherche simplement à se rendre de l’autre côté de la ville pour se rendre chez son coiffeur. Mais ce jour-là, la ville est en ébullition, la révolte gronde. Il va alors voir son empire s’écrouler et va entrer dans un processus inexorable d’autodestruction.

Cosmpolis, c’est l’histoire d’un mec qui parle dans une voiture. A peu près 50% de ce film correspond exactement à cette description. Certes, la limousine est grande et les personnages peuvent s’y déplacer, mais tout de même, cela ne fait pas beaucoup d’espace à explorer. Restent donc principalement les dialogues. Si au moins, ils étaient intéressants… mais ils se contentent malheureusement d’être totalement abscons.

Bref, vous l’aurez compris, le sentiment qui domine largement à la vue de Cosmopolis, c’est un profond ennui, pour ne pas dire un ennui profond. Ca n’a vraiment aucun intérêt. C’est froid, distant, impénétrable. On reste totalement spectateur de ce spectacle quasi-immobile, ne dégageant ni émotion, ni suspense, ni humour. Le film n’a ni rythme, ni réelle profondeur. C’est un objet lisse sur lequel l’esprit n’a aucune prise et qui glisse sur votre regard sans jamais rien entraîner. En un mot, c’est très chiant !

Cosmopolis est une allégorie sur le capitalisme, sa fragilité, son côté destructeur et autodestructeur. On peut comprendre que David Cronenberg ait voulu adapté ce roman de Don DeLillo, vu l’actualité récente. Il est vrai qu’on a du mal à imaginer que cette histoire ait été écrite avant la crise actuelle. Comme quoi, certains sont plus visionnaires que d’autres. Le passage sur grand écran est totalement raté. Certes, visiblement, le roman a été largement autant encensé que critiqué, mais il y a vraiment un problème de forme au cinéma, ce format ne pouvant supporter un spectacle aussi statique.

cosmopolisCosmopolis reste tout de même un film particulièrement abouti visuellement. La maîtrise de David Cronenberg reste impressionnante. On sent bien que chaque cm² de l’image est exactement ce qu’il voulait qu’elle soit. Il a fait exactement à son idée. N’empêche que personnellement, je trouve juste que ce sont de très mauvaises idées pour le coup. C’est trop immobile pour être vraiment beau. Du coup, ça paraît juste surfait et prétentieux.

La grande star de ce film est Robert « Twillight » Pattinson, plutôt convaincant, à défaut d’être génial dans un rôle qui de toute façon ne pouvait guère être convaincant. Face à lui, un défilé d’invités prestigieux, donc deux de nos plus brillants comédiens : Juliette Binoche et Matthieu Almaric. Le troisième invité de marque est Paul Giamatti, une serviette sur la tête (ceux qui ont vu le film comprendront), dont l’apparition vient conclure le film. Mais bon comme la fin est à l’image du film, sans queue, ni tête et surtout sans intérêt, même lui n’arrive pas à faire naître le moindre frisson d’émotion.

Cosmopolis est sûrement plus représentatif de ce qu’est vraiment le cinéma de Cronenberg que son plus grand chef d’œuvre, les Promesses de l’Ombre. Mais on préfèrera évidemment un milliard de fois ce dernier.

Fiche technique :
Production : Alfama production, Stone Angels
Réalisation : David Cronenberg
Scénario : David Cronenberg, d’après le roman de Don DeLillo
Montage : Ronald Sanders
Photo : Peter Suschitzky
Décors : Av Grewal
Distribution : Stone Angels
Musique : Howard Shore
Durée : 108 mn

Casting :
Robert Pattinson : Eric Paker
Juliette Binoche : la consultante en art
Paul Giamatti : l’ex employé
Samantha Morton : la professeur de théorie
Sarah Gadon : l’épouse
Mathieu Amalric : l’entarteur

LES FEMMES DU BUS 678 : Femmes de combat

lesfemmesdubus678affiche

lesfemmesdubus678afficheL’Egypte a été au cœur de l’actualité depuis un an et encore plus depuis quinze jours avec les élections présidentielles et le procès Moubarak. Du coup, il serait dommage que passe inaperçu la sortie de Les Femmes du Bus 678, un film qui dénonce les agressions sexuelles dont sont sont victimes les femmes de ce pays. Une démarche courageuse qui suffit à donner son intérêt à un film dont la valeur artistique est plus limitée.

Fayza, Seba et Nelly n’auraient jamais du se croiser dans cette immense ville qu’est le Caire, où la société est très compartimentée. Mais toutes les trois vont se dresser face au machisme ambiant et dénoncer les agressions sexuelles dont elles sont victimes. Elle vont cependant se heurter à toute une société qui vit dans le déni et les pousse à renoncer. Y compris leurs proches.

Le principal intérêt de Les Femmes du Bus 678 tient donc dans son sujet. Mohamed Diab s’est appuyé sur divers témoignages et affaires réels. Il y dénonce la négation des violences faites aux femmes, qui peut aller d’une simple main baladeuse dans le bus à une véritable agression. Mais comment se révolter quand les autres vont considèreront comme déshonorée si vous osez en parler ? Le film cherche à briser des tabous d’une société où les traditions sont encore particulièrement présentes, pour ne pas dire pesantes.

On ne peut évidemment qu’être touché et prendre fait et cause pour ces trois femmes. La justesse de leur combat est indéniable. Du coup, on entre vraiment dans Les Femmes du Bus 678 et on soutient leur lutte du fond de notre cœur. Une partie de la salle a applaudi au générique de fin, chose déjà assez rare, surtout qu’elle était loin d’être pleine. Le propos renvoie vraiment à une réalité et transcende donc les limites de la fiction.

Surtout que Les Femmes du Bus 678 souffre quand même d’un certain nombre de limites sur la forme. Déjà le scénario arrive à mêler question de fond et une vraie narration, mais présente quand même quelques faiblesses. Le propos flirte souvent avec un certain manichéisme qui le rend parfois très prévisible. Le moment le plus intéressant est lorsque les lignes se brouillent. On peut simplement regretter que, très vite, tout revienne dans l’ordre attendu.

lesfemmesdubus678La réalisation et la direction d’acteurs de Mohamed Diab sont elles-aussi plus efficaces que brillantes. C’est propre, ça ne donne pas du tout l’impression « téléfilm », mais cela reste quand même sans grande imagination. On aurait aimé plus de subtilité dans la captation des émotions des protagonistes. Plus globalement, Les Femmes du Bus 678 reste un peu entre deux, préférant un premier degré pur à une véritable émotion ou au contraire une véritable ironie.

Les Femmes du Bus 678 tire aussi son intérêt d’une interprétation vraiment convaincante. L’affection que l’on ressent pour les trois jeunes femmes ne tient pas qu’à leur statut de victimes, mais bien aussi par le talent avec lequel elles sont incarnées. On saluera en premier lieu Bushra Rozza, étonnante alors qu’elle est surtout connue pour être une chanteuse de variété très populaire en Egypte. La voir jouer la moins libérée des trois, la seule voilée, est un vrai contre-emploi, mais surtout une vraie réussite.

Au final, Les Femmes du Bus 678 est un film auquel on pardonne volontiers bien des défauts. Mais traiter de manière un peu naïve un combat si salutaire vaut parfois bien plus que traiter avec subtilité un sujet sans intérêt.

Fiche technique :
Production : Dollar Film, New Century productions
Distribution : Pyramide distribution
Réalisation : Mohamed Diab
Scénario : Mohamed Diab
Montage : Amr Salah El din
Photo : Ahmed Gabr
Son : Ahmed Gaber
Musique : Hani Adel
Durée : 100 min

Casting :
Nahed El Sebaï : Nelly
Bushra Rozza : Fayza
Nelly Karim : Seba
Omar El Saeed : Omar
Bassem Samra : Adel

SUR LA ROUTE : Un mythe littéraire à l’écran

surlarouteaffiche

surlarouteafficheAu Trivial Pursuit, jeu que j’affectionne particulièrement, j’ai un point faible qui m’a coûté quelques victoires : le camembert marron. Certes, je reste un lecteur plutôt assidu, mais il me manque quand même de larges pans d’une véritable culture littéraire. Parmi les grands classiques que je n’ai jamais lus, il y a Sur la Route, de Jack Kerouac. Mais heureusement, j’ai pu me rattraper, un peu, en allant voir son adaptation cinématographique qui vient de sortir sur nos écrans.

Sal Paradise commence une carrière d’écrivain à New-York. Alors qu’il vient de perdre son père, il rencontre Dean Moriarty, un peu fou, mais au charme et au charisme ravageurs. Déterminés à vivre leur vie pleinement, ils vont prendre la route ensemble à plusieurs reprises, ce qui offrira au final à Sal son premier roman.

Sur la Route est évidemment à classer dans la catégorie des road-movies. On peut même considérer d’ailleurs que c’est le roman de Kerouac qui a inventé le concept (même si on peut aussi considérer que l’Odyssée est le vrai premier… enfin mon professeur de français de 6ème considérait qu’il était à l’origine de tout). Le film est donc constitué d’un fil rouge, sur lequel se greffent des voyages et des rencontres. On est donc proche du film à sketchs, même si chaque épisode du chemin fait évoluer les personnages.

Sur la Route est raconté à la première personne, avec Sal comme narrateur. On partage ses impressions, ses réflexions. Mais le film nous raconte tout autant le parcours de Dean. Les deux hommes suivent un chemin parallèle avant un dénouement que je ne révèlerai évidemment pas. L’affection que l’on peut ressentir pour cette histoire tient donc dans une large mesure dans l’affection que l’on peut ressentir pour les personnages. Personnellement, je les ai beaucoup aimés, ce qui m’a permis de vraiment entrer et apprécier ce film.

Sur la Route propose une multitude de personnages secondaires constants, ou croisés le long du voyage. Forcément, c’est un peu inégal, mais globalement toutes les séquences apportent quelque chose et jamais on ne sort de l’histoire. La seule qui laisse plus perplexe est celle avec Viggo Mortensen qui semble être là simplement pour offrir un rôle à cet immense acteur. Il y a une vraie cohérence entre le point de départ et d’arrivée, ce qui rend le propos convainquant.

Walter Salles, réalisateur brésilien, a préparé cette adaptation de Sur la Route pendant de longues années. Le roman a fait l’objet de plusieurs tentatives, certaines par des cinéastes très prestigieux comme Coppola, depuis les années 50, mais qui n’ont jamais abouties. N’ayant pas lu le roman, je ne peux évidemment pas juger la qualité du travail finalement réalisé, même si beaucoup de critiques ont porté justement sur les choix qu’il a du faire. Reste qu’il signe un film plutôt élégant, à la photographie soignée. La volonté de reproduire l’ambiance d’après-guerre et le désir de liberté de toute une génération se concrétise avec un certain brio.

surlarouteSur la Route fonctionne aussi grâce à ses deux acteurs principaux. On avait découvert Sam Riley dans Control, où il interprétait Ian Curtis, le chanteur de Joy Division. On l’avait un peu perdu de vue depuis, mais il signe là un retour vraiment brillant. Son alter ego, Garrett Hedlund, s’est fait remarqué lui dans Eragorn (j’en rigole encore !) et surtout dans Tron, l’Heritage. Son rôle tout en charme et en charisme n’aurait pu être incarné par n’importe quel acteur et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’en sort particulièrement bien. Le reste du casting, notamment féminin, est plutôt prestigieux avec Kristen Stewart et Kirsten Dunst, mais aussi les apparitions de Viggo Mortensen et Steve Buscemi.

Si j’ai vraiment apprécié Sur la Route le film, je dois avouer que son plus grand mérite aura été de me donner une irrépressible envie de lire le roman.

Fiche technique :
Production : MK2 films, American Zoetrope, Videofilmes, Vanguard films, Film 4, Jerry Leider Cy
Réalisation : Walter Salles
Scénario : Jose Rivera, d’après le roman de Jack Kerouac
Montage : François Gedigier
Photo : Eric Gautier
Décors : Carlos Conti
Distribution : MK2
Musique : Gustavo Santaolalla, Charlie Haden, Brian Blade
Durée :
137 mn

Casting :
Garrett Hedlund : Dean Moriarty / Neal Cassady
Sam Riley : Sal Paradise / Jack Kerouac
Kristen Stewart : Marylou / LuAnne Henderson
Kirsten Dunst : Camille / Carolyn Cassady
Viggo Mortensen : Old Bull Lee / William S. Burroughs
Amy Adams : Jane / Joan Vollmer
Alice Braga : Terry / Bea Franco

INDIAN PALACE : Le 3ème âge à l’ombre des éléphants

indianpalaceaffiche

indianpalaceafficheDe part mes origines, certes lointaines (un arrière-grand-père), j’ai un attachement particulier à l’Inde. Du coup, j’ai quelque peu hésité à aller voir Indian Palace, une comédie anglaise, qui sentait tout de même le ramassis de clichés à plein nez. D’ailleurs, mes parents, qui vont en Inde chaque année ou presque, s’y sont refusés et ont même trouvé quelque peu saugrenue mon intention d’aller le voir. Mais au final, je ne regrette pas, surtout que le vrai sujet du film n’est pas du tout l’Inde…

Des retraités quittent l’Angleterre pour diverses raisons, principalement financières, pour séjourner au Marigold Hotel à Jaïpur en Inde. Ce dernier se révèle moins luxueux qu’annoncé dans les publicités, malgré les efforts et l’énergie de son gérant, le jeune Sonny. Chacun d’eux va alors vivre une expérience qui va leur faire comprendre que leur existence est loin d’être terminée.

Indian Palace porte en fait essentiellement sur ces retraités anglais qui semblaient condamnés à une fin de vie sinistre et sans joie. L’Inde n’est qu’un prétexte, un décor. Certes, cette histoire ne serait pas transposable ailleurs, mais qu’importe si tout est un peu édulcoré, un peu carte postale. On est face à une sorte de road movie du troisième âge, mais où la route parcourue l’est surtout dans les esprits. De nouvelles perspectives s’ouvrent et redonnent goût à la vie… ou pas…

En effet, Indian Palace nous offre autant d’histoires que de personnages et chacune d’elles ne va pas déboucher sur un happy end, malgré le ton assez léger du film. On est presque proche du film à sketchs, même si tout est raconté en parallèle. Et comme d’habitude, cela débouche sur un résultat inégal. Tout ne fonctionne pas, tout n’est pas convaincant, mais globalement ça se tient. Au final, si on se prête au jeu, il se dégage de ce film une réelle émotion portée par un vraie optimiste très agréable.

Indian Palace essaye tout de même de nous parler de l’Inde, en particulier de l’opposition entre la partie de la société qui s’occidentalise à grand pas et celle qui reste attachée à une culture traditionnelle. Sauf que cette dernière, comme elle est représentée dans le film, est déjà hyper moderne. Le sujet des intouchables est lui aussi évoqué, mais sans vraiment entrer dans le cœur du sujet. Bref, comme on pouvait le pressentir en voyant la bande-annonce, la partie vraiment « indienne » du film est loin d’être la plus intéressante.

indianpalaceLa multitude des intrigues parallèles fait que le film est plutôt rythmé. Même si on n’est pas toujours totalement convaincus, au moins, on ne s’ennuie pas. La réalisation de John Madden, dont l’œuvre majeur, Shakespeare in Love a quand même reçu l’Oscar du meilleur film, est très professionnelle, mais sans génie particulier. Il faut dire que depuis Slumdog Millionnaire, on sait comment un Occidental peut filmer l’Inde avec un talent infini.

Le lien avec Slumdog Millionnaire tient aussi à la présence de Dev Patel à l’affiche. Cela permet de voir comment un film forme un tout où chaque élément se tire mutuellement vers le haut. Ou inversement, car à l’image du film, sa performance n’a cette fois rien d’inoubliable. La vraie fraîcheur vient de cette bande d’acteurs soixantenaires. Un grand bravo au trio Bill Nighy, Tom Wilkinson et surtout l’immense Judi Dench. Par contre Maggie Smith est moins convaincante, même si c’est surtout son personnage qui est à blâmer.

Indian Palace est donc au final un film sympathique, mais inégal. Un fond de réflexion qui porte sur la vieillesse, bien plus sur la société Indienne, parfois convaincant et empli d’un optimisme réjouissant.

Fiche technique :
Production : Blueprint puctures, Imagenation Abu Dhabi FZ, Participant Medi
Distribution : 20th Century Fox
Réalisation : John Madden
Scénario : Ol Parker, d’après le roman de Denorah Moggach
Montage : Chris Gill
Photo : Ben Davis
Décors : Alan MacDonald
Musique : Thomas Newman
Durée : 124 mn

Casting :
Judi Dench : Evelyn Greenslade
Tom Wilkinson : Graham Dashwood
Bill Nighy : Douglas Ainslie
Penelope Wilton : Jean Ainslie
Maggie Smith : Miuriel Donnelly
Celia Imrie : Madge Hardcastle
Dev Patel : Sonny Kapoor

DE ROUILLE ET D’OS : De corps et d’émotion

derouilleetdosaffiche

derouilleetdosafficheJacques Audiard est depuis déjà longtemps considéré comme un des réalisateurs majeurs de l’Hexagone. Mais depuis l’immense succès de Un Prophète, chacun de ses futurs films est désormais considéré comme un véritable événement. C’est bien le cas de De Rouilles et d’Os qui a animé tous les discussions au début du Festival de Cannes, avant d’être totalement oublié par le palmarès. Une injustice ?

Ali arrive à Antibes, sans argent, mais avec son fils de 5 ans, à Antibes, vivre chez sa sœur. Vu son physique plutôt impressionnant, il va trouver un travail de videur dans une boîte de nuit. Il y fait la connaissance d’Alice, une femme vers qui tous les regards se tournent. Mais suite à un accident, elle est amputée des deux jambes. D’abord désespérée, elle va trouver un soutien inattendu chez cette homme à qui tout l’opposait.

Dans De Rouille et d’Os, on retrouve tout ce que l’on aime chez Audiard. Déjà cette incroyable capacité à capter les émotions de ses personnages pour donner une intensité dramatique phénoménale à ses intrigues. De Rouille et d’Os monte encore d’un cran dans ce domaine, au dépend d’une histoire plus simple que Dans un Prophète. Simple, mais particulièrement riche, avec une multitude de thématiques abordées.

Audiard, c’est aussi un incroyable metteur en scène. Un sens de l’image et du cadrage rare, qui fait de De Rouille et d’Os un vrai régal pour les yeux. Pourtant, il ne s’intéresse pas aux paysages, mais encore et toujours aux personnages, à leur émotions, à leurs corps. Le film parle beaucoup du rapport au corps et au physique. Les acteurs en font partie pas uniquement par leur expressivité ou par leurs dialogues, mais par leur être tout entier. Le tout donne un film d’un intensité visuelle remarquable qui sublime les émotions.

Mais… Parce que oui, il y a un mais… Honnêtement, je ne fais pas partie des gens ayant été totalement enthousiasmé par Un Prophète. J’avais trouvé le rythme beaucoup trop lent et du coup, j’avais parfois été au bord de l’ennui. Pour de Rouille et d’Os, c’est presque la même chose. Le défaut est moins présent ici, mais j’estime qu’avec une petite demi-heure de moins, le film serait meilleur. Jacques Audiard a une légère tendance à répéter un point de son propos, comme pour s’assurer que le spectateur a bien compris avant de passer à la suite. Sauf qu’on avait déjà compris dès le début…

Bon, je cherche un peu la petite bête. Mais ce genre de considération fait la différence entre l’admiration et l’enthousiasme. J’ai une admiration sans borne pour de Rouille et d’Os. Mais je n’ai pas ressenti le même enthousiasme que pour Sur Mes Lèvres, mon Audiard préféré, peut-être moins abouti artistiquement, mais plus direct, nerveux et réalisé avec les tripes.

derouilleetdosNiveau casting, de Rouille et d’Os marque une confirmation et une révélation. La révélation s’appelle Marion Cotillard… Bon ok, je fais un peu de provocation, mais malgré tout le mal que je pense que l’être humain, on ne peut qu’en dire du bien à la vision de ce film. Une interprétation juste et poignante d’un rôle qui aurait pu tuer le film s’il avait sombré dans un pathos surjoué. La confirmation s’appelle Matthias Schoenaerts, lui qu’on avait découvert dans l’extraordinaire Bullhead, qui reste pour encore pour moi le meilleur film de l’année. Un acteur au physique hors du commun qui compense une expressivité limitée par une justesse remarquable et un travail corporel impressionnant.

De Rouille et d’Os est un film admirable à tout point de vue. Une qualité artistique rare, au service d’une histoire très touchante, mais qui souffre tout de même d’un léger manque de souffle.

Fiche technique :
Production : Why Not productions, Page 114, France 2 Cinéma, Les films du fleuve, RTBF, Lumière et Lunanime
Réalisation : Jacques Audiard
Scénario : Jacques Audard, Thomas Bidegain, d’après le recueil de nouvelles de Craig Davidson
Montage : Juliette Welfling
Photo : Stéphane Fontaine
Décors : Michel Barthélémy
Distribution : UGC
Musique : Alexandre Desplat
Durée : 115 mn

Casting :
Marion Cotillard : Stéphanie
Matthias Schoenaerts : Ali
Armand Verdure : Sam
Céline Sallette : Louise
Corinne Masiero : Anna
Bouli Lanners : Martial
Jean-Michel Correia : Richard

MOONRISE KINGDOM : Poésie singulière

moonrisekingdomaffiche

moonrisekingdomafficheWes Anderson est un des réalisateurs les plus singuliers d’Outre-Atlantique. Son univers a des allures enfantines, mais avec un second degré accessible aux adultes. Il rappelle celui de René Goscinny et dieu sait si cette comparaison est flatteuse venant de moi. Pour rester dans le cinéma, il y a un peu de Tim Burton chez lui, le gothique et l’aspect sombre en moins. Mais c’est avant tout un réalisateur de grande qualité qui nous livre une nouveau petit bijou : Moonrise Kingdom.

Branle-bas de combat chez la compagnie scout d’une petite île au large de la Nouvelle-Angleterre. Le jeune Sam, 12 ans, s’est enfuit. Même état d’esprit chez les Bishop, puisque leur fille Suzy semble avoir fugué. Ils ne mettront pas longtemps avant de s’apercevoir que les deux adolescents entretiennent une correspondance depuis quelques mois et ont décidé de fuir ensemble, eux qui se sont toujours sentis à part et rejetés.

Moonrise Kingdom est un film parcouru d’une folie douce, à l’image de celle qui frappe la plupart de ses protagonistes. Il en naît une grande poésie de cette histoire qui ne paye pas de mine mais qui arrive à nous proposer un très moment de cinéma. Une histoire simple mais qui brille par la richesse de ses à-côtés, la finesse de son humour et son aspect décalé tout à fait délectable. Ceux qui ont aimé Fantastic Mr. Fox retrouveront ce même talent, ce même imagination fertile.

Wes Anderson maîtrise à la perfection la confrontation entre l’innocence enfantine et les problèmes d’adultes, afin de mieux faire ressortir l’absurdité de ces derniers. Car Moonrise Kingdom ne tire pas son intérêt de son aspect compte de fées, mais bien de ce que ça révèle sur tout ce dont on s’embarrasse avec l’âge et qui nous empêche tout simplement d’être heureux. C’est plus drôle que profond, mais le propos est infiniment plus intelligent qu’il en a l’air. Le tout est souligné par une très belle bande originale signée Alexandre Desplats, auquel un bel hommage est rendu pendant le générique de fin.

Il est évident que la forme de Moorise Kingdom peut quelque peu surprendre. Pris au premier degré, on peut même trouver ce film quelque peu crétin… A la fois, il ne faut vraiment avoir aucun sens du second degré pour ne pas voir celui qui parcourt ce film. On est vraiment dans le second degré, pas le troisième ou le quatrième. Tout reste très accessible. C’est peut-être plutôt les aspects quelque peu enfantins qui peuvent rebuter certains. Mais bon, même avec une minuscule âme d’enfant, on a toute les chances d’apprécier pleinement ce film.

Le seul léger reprocher que je formulerai à l’encontre de Moonrise Kingdom est un léger manque de rythme. Le film est court, tout juste un peu plus d’une heure et demi, mais l’histoire qui reste assez simple aurait pu se conclure avec une petite dizaine de minutes de moins. On se laisse bercer par l’histoire, alors qu’elle se prêtait plutôt à nous emporter. Rien de bien méchant, mais suffisant pour que l’enthousiasme ne devienne totalement débordant.

moorisekingdomOn reconnaît la qualité de réalisateur de Wes Anderson, quand on voit le fabuleux casting qu’il a réussi à réunir, malgré un budget limité. Si Bill Murray et Frances McDormand en couple d’avocats complètement lunaires sont tout à fait dans le registre qu’on leur connaît, on apprécie particulièrement les performances de Bruce Willis, Edward Norton et Harvey Keitel dans de jolis contre-emplois. Il est évident qu’ils n’auraient jamais accepté de tels rôles pour un jeune débutant. Enfin, ne passons pas sous silence le vrai talent dont font preuves l’ensemble du casting « enfantin », en particulier les deux acteurs principaux : Jared Gilman et Kara Hayward. Toutes les scènes ne sont pourtant pas faciles, notamment celles où les deux jeunes gens découvrent l’amour.

Moonrise Kingdom a apporté un souffle de rêverie et de poésie sur le Festival de Cannes dont il a fait l’ouverture. Un vrai beau moment de bonheur cinématographique !

Fiche technique :
Production : StudioCanal, Focus Features Int’l, Indian Paintbrush, American Empirical
Réalisation : Wes Anderson
Scénario : Wes Anderson, Roman Coppola
Montage : Andrew Weisblum
Photo : Robert Yeoman
Décors : Adam Stockhausen
Distribution : StudioCanal
Musique : Alexandre Desplat
Durée : 94 mn

Casting :
Jared Gilman : Sam
Tilda Swinton : Services sociaux
Frances McDormand : Mme Bishop
Bill Murray : Mr. Bishop
Edward Norton : Chef Scout Ward
Bruce Willis : Capitaine Sharp
Kara Hayward : Suzy
Jason Schwartzman : le cousin Ben

MEN IN BLACK III : Entre noir clair et noir foncé

mib3affiche

mib3afficheNée en 1997, la franchise Men In Black semblait enterrée, mais elle revient pour un troisième épisode, 10 ans après le second. L’avantage d’être un peu oublié, c’est que l’on attend plus grand chose de vous, voire même on n’imagine pas autre chose qu’une gentil navet. Cependant, prendre une décennie pour écrire un scénario peut faire espérer qu’elle revienne avec plein de nouvelles bonnes idées et nouveautés. La vérité se situe au final au milieu de tout ça.

Boris l’animal, un des pires criminels jamais arrêtés par l’Agent K, s’échappe de la prison située sur la lune. Il en ressort obsédé par deux choses : éliminer son vieil ennemi et provoquer l’invasion de la planète Terre pas son peuple belliqueux. Pour empêcher ce double drame, l’Agent J. n’a d’autre choix que de remonter dans le temps et croiser le chemin de son équipier du temps où ce dernier était encore jeune.

Men in Black III propose une bonne idée qui permet un certain renouvellement : le voyage dans le temps. Pas simplement pour le plaisir des anachronismes, mais surtout pour connaître un peu mieux l’Agent K, qui se caractérisait avant tout jusqu’à présent par un mutisme et un certain désenchantement. On découvrira donc les origines de cette personnalité, le tout se terminant sur une jolie surprise scénaristique. Bon, honnêtement, on aurait pu s’attendre à un effort supplémentaire pour trouver des idées novatrices. Certes, ça reste dans l’esprit, mais attendre dix ans pour ans pour ça, c’est un tantinet décevant

Les amoureux des deux premiers épisodes seront donc tout de même ravis. Les autres pourront prendre Men in Black III pour ce qu’il est au fond, un aimable divertissement familial, drôle et bien foutu. Le scénario reste un peu léger, on vient de le voir, mais on passe tout de même un bon moment. Comme l’histoire ne nous fait donc découvrir que peu de choses vraiment nouvelles, elle se concentre donc essentiellement sur les rebondissements et les péripéties, proposées à un rythme soutenu. A défaut de nous surprendre, au moins, cela nous met à l’abri de l’ennui.

Visuellement, le film n’a rien de très surprenant non plus. En effet, le film se concentre avant tout sur les personnages humains. Bien sûr, on retrouve les éternels extra-terrestres se faisant passer pour des humains par d’habiles déguisements, mais de manière beaucoup moins fréquente que dans les épisodes précédents. On peut y voir une qualité, car on peut considérer que les premiers films avaient quelque peu fait le tour de la question. L’humour est donc au final plus classique, mais toujours aussi efficace. On ne rit pas forcément aux éclats toutes les cinq minutes, mais le film ne se prend définitivement pas au sérieux.

mib3Men in Black III n’est donc ni moins bon, ni vraiment meilleur à ce que l’on attendait. C’est propre, distrayant, professionnel, bref très hollywoodien. On peut toujours discuter de l’intérêt d’un tel film, mais je serai de mauvaise foi, si je disais que je n’ai pas passé un bon moment. Cet épisode n’est pas l’épisode de trop, mais on se dit que le nombre limité de nouvelles idées n’incite pas à l’optimisme quant à un quatrième ou un cinquième opus.

Ce Men in Black III met d’autant plus en avant Will Smith que Tommy Lee Jones est absent de l’écran une bonne partie du film. Il s’acquitte de son rôle avec son charme habituel, mais sans non plus forcer son talent plus que ça. A l’image du film en fait. Son partenaire est cette fois essentiellement un Josh Brolin chez qui on sent un vrai bonheur d’être là et une implication bien plus convaincante.

Au final, Men in Black III n’a évidemment rien à voir avec le vrai bonheur qu’avait constituer le premier épisode. Mais on a connu bien des franchises dont le troisième était d’une qualité bien moindre que celui-là. Il y a même bien des franchises où même le premier était bien en dessous…

Fiche technique :
Production : Amblin Entertainment, Media Magik Entertainment, Hemisphere Media Capital, Columbia Pictures
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Réalisation : Barry Sonnenfeld
Scénario : Etan Cohen
Montage : Don Zimmerman
Photo : Bill Pope
Décors : Bo Welch
Musique : Danny Elfman
Durée : 104 mn

Casting :
Will Smith : L’agent J
Josh Broslin : L agent K jeune
Tommy Lee Jones : L agent K
Emma Thompson : L agent O
Jemaine Clement : Boris