THIS MUST BE THE PLACE : Roadtrip improbable

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thismustbetheplaceafficheUn road-movie, mettant en scène un personnage décalé qui va faire face à des fossés culturels, voilà une idée de départ pas forcément hyper originale. Cependant, elle peut être déclinée avec assez de tonalités différentes, entre humour gras et récit contemplatif chiantissime, pour qu’aucun film de ce genre ne se ressemble jamais tout à fait. This Must Be the Place trouve un équilibre entre tout ça pour nous livrer un excellent film plein d’humour et de poésie.

Cheyenne est une ancienne star du rock qui n’a plus touché une guitare depuis 20 ans. Il vit à Dublin, avec sa femme qui le regarde traîner son look gothique, sa mélancolie et son ennui. Un jour, il apprend que son père est mourant. Il est persuadé que ce dernier le déteste et ne lui a d’ailleurs plus adressé la parole depuis des décennies. Il décide néanmoins de retourner en Amérique…en bateau, puisqu’il a une peur bleue de l’avion. Son père est déjà décédé quand il arrive enfin. Etonnamment, Cheyenne décide de reprendre la quête de ce dernier : retrouver le nazi qui l’avait torturé à Auschwitz.

This Must Be the Place est un film en deux temps. Le premier tiers du film sert essentiellement à nous présenter le personnage principal. C’est un rien contemplatif, alors qu’on a assez vite cerné qui il est. Son caractère décalé est déjà source d’un certain humour, mais relativement sous-exploité. On se focalise plutôt sur sa complexité et ce qui se cache sous son improbable coiffure. C’est un tout petit longuet, mais important pour apprécier pleinement ce qui va suivre.

En effet, This Must Be the Place décolle enfin par la suite. Son road-trip commence alors et il constitue vraiment le cœur de ce film réjouissant. Les situations sont alors nettement plus amusantes, rythmées, tout en continuant à nous faire découvrir ce personnage attachant et original. On découvre surtout que sous une certaine nonchalance se cachent parfois des trésors d’imagination. On entre alors vraiment dans l’histoire, se prenant au jeu de cette quête improbable. On est alors pleinement heureux de faire la route avec Cheyenne.

This Must Be the Place n’est pas tout à fait une comédie. Ou plutôt, c’est loin de n’être qu’une comédie. On s’amuse souvent, on rit parfois, sans jamais non plus se tordre sous le siège, hilare. Mais cet humour constant, surtout dans les deux derniers tiers permet au spectateur d’apprécier les autres aspects du film et la réflexion sur les rapports père-fils ou encore sur la différence entre l’apparence et ce que l’on est au fond de soi. Le thème de la Shoah est aussi présent, même s’il constitue plus un prétexte qu’un thème vraiment développé.

thismustbetheplaceUn petit bémol néanmoins sur le dénouement de This Must Be the Place. Si la quête en elle-même se termine sur une idée brillante, la conclusion qui en est tiré laisse nettement plus dubitatif. La signification de la dernière scène n’est pas vraiment claire et les hypothèses que l’on peut formuler, pas vraiment satisfaisante. Cela ne gâche naturellement pas le plaisir ressenti pendant les près de deux heures précédentes. Mais tout de même, c’est dommage de finir sur une légère fausse note.

This Must Be the Place permet de mesure encore une fois l’immense talent de Sean Penn, qui aime interpréter les rôles qui le transforment physiquement radicalement. Ce film ne constituera peut-être pas sa prestation la plus impressionnante. Mais c’est surtout parce que sa carrière est incroyablement riche en grands rôles, car il est absolument parfait en star du rock désabusée. On appréciera également de retrouver une Frances McDormand toujours aussi géniale. Dommage que son rôle ne soit pas mieux exploité.

Au final, This Must Be the Place n’est peut-être pas le film de l’année, mais sûrement un des plus originaux et sûrement pas un des plus mauvais.

Fiche technique :
Production : Indigo, Lucky Red, ARP
Réalisation : Paolo Sorrentino
Scénario : Paolo Sorrentino, Umberto Contarello
Montage : Cristiano Travaglioli
Photo : Luca Bigazzi
Décors : Stefania Cella
Distribution : ARP Selection
Son : Srdjan Kurpjel
Musique : David Byrne
Durée : 118 mn

Casting :
Sean Penn : Cheyenne
France Mc Dormand : Jane
David Byrne : David Byrne
Judd Hirsch : Mordecai Midler
Eve Hewson : Mary
Harry Dean Stanton : Robert Plath
Kerry Condon : Rachel

TU SERAS MON FILS : Un bon cru

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tuserasmonfilsafficheDans la série des thèmes inépuisables, voici la relation père-fils. En particulier, le père qui écrase un fils qui tente d’exister à ses côtés, sujet aussi ancien que l’humanité elle-même. En voici un nouvel exemple avec Tu Seras mon Fils, qui nous emmène dans le monde impitoyable de la viticulture. Et franchement, le vignoble bordelais, c’est mieux que Dallas !

Paul de Marseul est le propriétaire d’un vignoble bordelais réputé. François, régisseur du domaine depuis des décennies, est atteint d’un cancer du pancréas et n’est plus en mesure de superviser la prochaine vendange qui s’annonce. Martin, le fils de Paul, pense alors tenir la chance de briller aux yeux d’un père qui le méprise et le rabaisse constamment. Mais c’est sans compter sur le retour de Phlippe, le fils de François, sur le domaine.

Ceux qui comme moi ont vu à de nombreuses reprises la bande-annonce de Tu Seras mon Fils ont a peu près vu et compris tout le film, à l’exception du dénouement. Mais c’est ce dernier qui donne sa valeur à un scénario qui, il est vrai, est longtemps linéaire et quelque peu prévisible. L’exploration du rapport père-fils n’est pas forcément d’un intérêt immense, tant le gouffre qui sépare les deux hommes est béant et tant le mépris est immense. On ne croit pas une seule seconde que les rapports puissent évoluer et il n’en est d’ailleurs jamais une seule seconde question.

Mais si le scénario semble nous emmener sur un chemin totalement balisé, ce n’est pas pour cela qu’il ne recèle pas de nombreuses qualités. La tension entre les deux hommes est palpable dès les premières minutes du film. Elle crée un sentiment de malaise permanent et la conviction que tout cela va forcément mal finir (sinon, il n’y aurait pas de film, me direz-vous). Tu Seras mon Fils nous amène peu à peu vers un point de non-retour que l’on attend et que l’on redoute. Mais c’est cette attente qui fait que l’on entre vraiment dans cette histoire et que l’on a vraiment envie de savoir comment tout cela va pouvoir s’achever.

Là encore, on est face à du très classique. Le ressort de la tension qui nous mène vers une catastrophe annoncée n’a rien de révolutionnaire. Gilles Legrand le maîtrise cependant ici avec beaucoup de talent et de force, à défaut d’une réelle finesse. Il accomplit un travail remarquable pour faire des lieux un protagoniste à part entière de cette intrigue. L’enjeu reste avant tout la terre, le domaine, le terroir. On ne se bat pas que pour le pouvoir, mais pour une sorte de trésor qui ne peut appartenir qu’à une seule personne. La vision du milieu viticole est certainement très caricaturale, mais sa description est parfaitement mise au service de l’intrigue. Tu Seras mon Fils n’est pas un documentaire et ne cherche pas à l’être. Pour cela, regardez sans plus attendre l’excellent Mondovino.

tuserasmonfilsGilles Legrand a été évidemment aidé dans son entreprise par un casting de haute volée. Niels Arestrup n’est jamais aussi bon que quand il joue les rôle de salaud et celui-là lui sied vraiment à ravir. Un homme que l’on déteste dès la première seconde, mais qui arrive tout de même à faire preuve d’un charme qui arrive à séduire tant de gens. En face de lui, Lorant Deutsch confirme qu’il est à l’aise dans tous les genres de rôle et qu’il est encore bien trop souvent cantonné aux comédies pas drôles. Patrick Chesnais signe là encore une fois une prestation remarquable, malgré une grande sobriété. Le quatuor est complété par le jeune Nicolas Bridet qui, s’il ne joue pas encore tout à fait dans la même catégorie, signe là tout de même de bons débuts.

Tu Seras mon Fils est donc un bon cru. Peut-être pas au niveau des plus grands Bordeaux, mais incomparablement meilleur qu’une bouteille de Villageoise.

Fiche technique :
Réalisation : Gilles Legrand
Scénario : Gilles Legrand, Delphine de Vigan
Musique : Armand Amar
Image : Yves Angelo
Date de sortie : France 24 août 2011
Production : Universal
Durée : 102 min.

Casting :
Niels Arestrup : Paul de Marseul
Lorànt Deutsch : Martin de Marseul, fils unique de Paul
Patrick Chesnais : François Amelot, le régisseur du domaine viticole
Nicolas Bridet : Philippe Amelot, fils de François et de Madeleine
Anne Marivin : Alice, la femme de Martin
Valérie Mairesse : Madeleine Amelot, la femme de François
Xavier Robic : Lacourt fils
Urbain Cancelier : Lacourt père
Shirley Bousquet : Jessica, la barmaid
Jean-Marc Roulot : le docteur Vermont

NE CHOMONS PAS, CHANGEONS LE MONDE

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chomagePour le troisième mois consécutif le chômage est en hausse en France, le faisant atteindre des niveaux que l’on avait pas vu depuis longtemps. Après l’économie financière, cette mauvaise nouvelle et les perspectives pessimistes pour la croissance nous conduisent à craindre que l’économie réelle soit sur le point d’elle aussi à nouveau déraper. Et cette fois, ce ne sont pas les actionnaires qui seront touchés, mais les emplois les plus précaires, les citoyens les plus fragiles.

On a donc tous les raisons d’être pessimiste, contrairement à ce que dit le ministre du travail, Xavier Bertrand, dont le discours lénifiant semble résonner de plus en plus dans le vide. A qui parle-t-il ? Qui peut bien l’écouter ? Le gouvernement est évidemment bien mal placé pour clamer qu’il est capable de remédier une situation qu’il a lui même contribué à créer. Bien sûr, les crises mondiales ne naissent pas à l’Elyséen ni à Matignon, mais en creusant les inégalités par une baisse de la fiscalité au profit des plus riches, en supprimant sans raisonnement autre que financier des emplois publics, en subventionnant la non-embauche par la défiscalisation des heures supplémentaires, il a largement contribué à la dynamique qui nous conduit tout droit vers un marasme durable.

Tout cela amène une réflexion plus large. Aucun gouvernement, même celui des Etats-Unis, ne peut être tenu responsable à lui seul de crises mondiales, comme celles que nous connaissons depuis 2007. Les responsabilités sont partagées, diffuses et impersonnelles. Par contre, il y a une idéologie qui nous a conduit à ce désastre. Une idéologie de toute puissance du marché, de dérégulation, de destruction de la force publique. Une idéologie qui fait de la finance non un outil, mais une fin en soi. Chaque homme politique qui porte aujourd’hui cette idéologie apporte sa pierre à la crise. Le gouvernement, plus largement une bonne partie de l’UMP, même certains à gauche continuent de considérer ce modèle comme le seul possible, alors que depuis son émergence dans les pays occidentaux, ces derniers ont stagné de manière constante.

C’est donc aux citoyens de mettre fin à ce gâchis historique. Aux citoyens du monde, aux citoyens européens, pas qu’aux Français. Mais ces derniers ont une échéance importante en 2012 et il faudra qu’ils en profitent. Cela ne suffira pas à changer la face de l’économie mondiale, mais ça sera déjà un début.

UN JOUR : Un jour, beaucoup d’années

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unjourafficheIl n’y a pas de bon été, sans une belle comédie romantique. En effet, il fait beau, ce sont les vacances, tout le monde est bronzé et détendu et donc tout à fait prêt à entendre parler d’amour, de romance et de fleurs bleues. C’est donc la période idéale pour aller voir Un Jour… sauf que ce film nous entraîne sur un chemin quelque peu inattendu.

Le soir de leur remise des diplômes, Emma et Dexter finissent dans le même lit. Mais ils ne feront pas l’amour et décideront de rester amis. Sauf que pendant vingt ans, ils vont être irrésistiblement liés l’un à l’autre et passeront par tous les stades imaginables d’une relation entre deux personnes. Jusqu’au jour où…

Un Jour aurait pu être une comédie romantique très classique. Mais il n’en est rien. Déjà sur la forme. En effet, les évènements de ce film se déroulent toujours le même jour, le 15 juillet. On saute d’année en année, sur près de vingt ans, mais on reste toujours sur la même case du calendrier. Evidemment, il se passera beaucoup de choses dans la vie de Emma et Dexter les 15 juillet. Mais pas toujours, certains évènements nous sont montrés directement, d’autres sont racontés au détours des dialogues, puisqu’il sont survenus un autre jour. Ce n’est pas le procédé narratif le plus génial jamais inventé, mais au moins, cela donne une petite touche d’originalité plutôt agréable. Surtout que le principe est plutôt bien exploité.

Ensuite, l’histoire raconté n’est pas aussi cousu de fil blanc que ce à quoi on pouvait s’attendre. Je n’en dirai guère plus, sous peine de gâcher la surprise. Sachez simplement que si vous êtes allergiques aux comédies romantiques niaises et prévisibles, mais que vous n’avez rien contre les belles histoires d’amour, alors Un Jour pourrait bien vous plaire. Là encore, on ne crie pas au génie, mais au moins, l’inattendu nous préserve de tout ennui.

Si les rebondissements ne sont pas hyper prévisibles, la principale limite de Un Jour tient au fait qu’il joue largement sur des sentiments faciles. L’émotion est réelle, dans les moments joyeux et ceux plus tristes, mais les ficelles sont quand même assez grosses. Si on est rentré dans l’histoire, on le pardonnera aisément et on se laissera porter. Si on reste un peu en retrait, cela paraîtra peut-être un peu trop gros pour que le spectacle soit totalement plaisant. Les éternels romantiques eux ne devraient avoir aucun soucis pour se laisser bercer.

La mise en images de Lone Scherfig est elle très élégante. On avait déjà pu apprécier son sens de l’image dans Italian for Beginners (que je n’ai malheureusement jamais vu) et Une Education. Une esthétique liée à sa sensibilité féminine diront certains. En tout cas, sans être spectaculaire, la photographie est soignée et change des réalisations brutes de de décoffrage de nombreuses comédies romantiques américaines. On est devant une œuvre de cinéaste, pas devant un produit de consommation courante.

unjourQui dit histoire d’amour, dit couple d’acteurs. Ce qu’il y a de bien avec cette phrase toute faite, c’est que je peux la ressortir dès que je rédige la critique de la moindre comédie romantique. Mais comme elle reste vraie, pourquoi se priver. D’un côté, la charmante Anne Hataway. Charmante, car elle n’a rien d’une bombe ou d’une beauté fatale hollywoodienne. Mais quel charme, mon dieu ! Même quand les costumiers et coiffeurs essayent de la rendre quelconque, il reste toujours quelque chose qui émane d’elle et qui vous donne une envie irrésistible de passer les 80 prochaines années de votre vie avec elle. En face d’elle, Jim Sturgess fait beaucoup plus bellâtre. Mais c’est aussi le rôle qui veut ça. En tout cas, les deux sont charmants et arrivent tout à fait à nous faire croire à leur histoire d’amour. Alors qu’on le sait bien, l’amour, c’est comme le Père Noël…

Un Jour n’est peut-être pas la comédie romantique. Déjà parce que ce n’est pas une comédie romantique. Mais malgré ses défauts, il n’en reste pas moins un beau film touchant et original par certains aspects.

Fiche technique :
Production : Focus Features, Random House Films
Distribution : SND
Réalisation : Lone Scherfig
Scénario : David Nicholls, d’après son roman
Montage : Barney Pilling
Photo : Benoît Delhomme
Décors : Mark Tildesley
Son : Glenn Freemantle
Musique : Rachel Portman
Durée : 106 mn

Casting :
Anne Hathaway : Emma
Jim Sturgess : Dexter
Tom Mison : Callum
Patricia Clarkson : Alison
Ken Scott : Steven
Rafe Spall : Ian
Romola Garai : Sylvie

EN ROUTE POUR LA LIGUE DES CHAMPIONS

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liguedeschampionsPour la 12ème année consécutive, l’Olympique Lyonnais va disputer la phase de poules de la Ligue des Champions. Cette constance à ce niveau est sans précédent dans l’histoire du football français. Evidemment, les 7 titres consécutifs ont aidé, mais le phénomène va bien au-delà de ça. Le développement du club rhodanien est un modèle qui devrait inspirer bien des clubs français, qui ont encore trop tendance à suivre des logiques qui ont conduit aux champs de cendres laissés par Bez ou Tapie.

Cette année encore, l’OL constitue sûrement la plus belle chance pour un club français de briller cette année en Ligue des Champions. Son tirage est équilibré et l’expérience acquise au cours de ces 12 années est un atout irremplaçable. On voit trop souvent de bonnes équipes perdre leurs moyens dans la plus belles des compétitions de clubs. C’est pourquoi, on peut être inquiet vis-à-vis des futures prestations de Lille. Mais comptons sur les hommes de Rudi Garcia pour me donner tort, surtout que le tirage au sort lui a été plutôt favorable.

L’Olympique de Marseille se situe entre les deux. Le club a pris la bonne habitude de disputer la Ligue des Champions. Pour l’instant, il y accumule plutôt des déceptions, mais cela finira forcément un jour par sourire. L’histoire de Lyon l’a montré, l’apprentissage est lent et il faut patience et obstination pour briller dans cette compétition. Le tirage au sort a été terrible avec le club phocéen, mais rien n’interdit d’espérer que cette année soit la bonne et qu’une qualification pour les 8ème de finale soit au rendez-vous.

Vivement le 13 septembre !

LES BIEN-AIMES : L’amour honoré

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lesbienaimesafficheJ’ai souvent un peu de mal avec les comédies musicales françaises pour la simple et très bonne raison que la plupart des acteurs de notre pays ne savent absolument pas chanter, contrairement à la majorité de ceux de l’autre côté de l’Atlantique, qui ont tous pris de cours. Heureusement, il y a quelques exceptions dont Ludivine Sagnier, à l’affiche de Les Bien-Aimés. Elle y chante beaucoup, contribuant à la réussite de ce film.

La vie amoureuse de Madeleine et de sa fille Vera n’a pas toujours été simple. Les chiens ne font pas des chats comme dit une des chansons du film. Des années 60 à aujourd’hui, elles croiseront des hommes qui les marqueront profondément.

Les Bien-Aimés n’est pas contrairement à ce que l’on pourrait penser une comédie romantique. Certes on n’y parle essentiellement d’amour, souvent avec le sourire. Mais dès les premières minutes quand on apprend que Madeleine rencontre le père de Véra lors d’une de ses passes occasionnelles, on comprend vite que tout ne sera pas rose bonbon et politiquement correct. Les amours que vivront la mère et sa fille seront des amours compliqués, parce que la vie est souvent compliqué.

Voilà, une fois, ce lieu commun délivré, parlons un peu plus en détail de Les Bien-Aimés. Tout d’abord, on saluera un scénario remarquable, humaniste, parfois drôle, parfois triste, mais toujours touchant. S’il est quelque peu difficile de s’identifier à eux, on ressent une profonde affection pour ces personnages qui tentent de vivre leur passion comme ils l’entendent, malgré les distances dans l’espace et dans le temps. N’allez cependant pas croire que ce film est une ode béate à l’amour éternel, on est très loin de cela.

Les Bien-Aimés est donc également une comédie musicale. On y chante quand même relativement peu, une dizaine de chansons tout au plus (bon, j’avoue, je n’ai pas compté). La qualité des interprètes est variée. Ludivine Sagnier confirme son talent dans ce domaine, Catherine Deneuve n’a plus tout à fait la voix de ses vingt ans, mais ne fait guère de fausse note et Chiara Mastroianni ne s’en sort pas trop mal, malgré un organe limité. Par contre, les interprètes masculins frisent parfois le hors-jeu. Bref, on va dire que c’est moins pire que d’habitude pour une production hexagonale, alors ça passe. Surtout que ce film aurait tout autant d’intérêt sans les passages musicaux.

Mais le seul vrai reproche que l’on pourra faire à Les Bien-Aimés est peut-être sa longueur. Deux heures et quart qui ne se justifiaient peut-être pas. Certes, on ne s’y ennuie pas une seconde, mais rajouter un peu de rythme à la narration n’aurait pas été superflu. Enfin, on a connu infiniment pire à ce niveau et cela ne retire rien au mérite de Christophe Honoré, qui signe-là son meilleur film, en tout cas une bien meilleure comédie musicale que les Chansons d’Amour, que je n’avais pas du tout aimé personnellement (contrairement à beaucoup, je l’admets). Un film relativement ambitieux et intéressant dans son fond et qui, sur la forme, cherche à sortir de la narration plan-plan de nombreuses productions hexagonales.

lesbienaimesLes Bien-Aimés constitue une réussite aussi par son casting prestigieux. Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni sont parfaites en mère et fille, on y croirait… Ah bah oui, c’est normal, c’est vraiment le cas ! (ah ah ah que je suis drôle!). Avec Ludivine Sagnier, elles forment un trio d’actrices au charisme fabuleux. Les acteurs masculins sont eux plus hétérogènes. Milos Forman et Michel Delpech ne s’en sortent pas trop mal, mais ils sont quand même plus à l’aise sur leur terrain habituel. Seul, Louis Garrel sort vraiment du lot…même si personnellement, je trouve vraiment qu’il a une tête à claques, mais c’est un avis qui n’appartient qu’à moi.

J’ai été voir les Bien-Aimés uniquement après vu l’affiche et vu la note globale sur Allociné. Je ne savais donc absolument pas ce que j’allais voir et n’attendait rien en particulier. Mais au final, j’ai été réellement séduit par ce film touchant et riche.

Fiche technique :
Production : Why Not Productions, France 2 Cinéma, Sixteen Films, Negativ
Réalisation : Christophe Honoré
Scénario : Christophe Honoré
Montage : Chantal Hymans
Photo : Rémy Chevrin
Décors : Samuel Deshors
Distribution : Le pacte
Son : Guillaume Le Braz
Musique : Alex Beaupain
Durée : 135 mn

Casting :
Chiara Mastroianni : Vera
Catherine Deneuve : Madeleine
Ludivine Sagnier : Madeleine jeune
Milos Forman : Jaromil
Louis Garrel : Clément
Michel Delpech : François Gouriot
Paul Schneider : Henderson

ET MAINTENANT ?

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dsk2DSK est donc innocent… Enfin, disons qu’il ne sera pas reconnu coupable pénalement. Après, personne ne saura jamais ce qui s’est exactement passé dans cette fameuse suite, même si peut-être que les procès civils aux Etats-Unis et en France nous en diront plus… s’ils ont lieu. Il restera de toute cette affaire un sentiment de malaise car la fin de la procédure ne signifie en rien la fin du soupçon.

Une chose reste tout de même établie. Dominique Strauss-Kahn n’a pu résister à l’envie de faire l’amour à une femme de chambre plutôt moche dans une chambre d’hôtel à 11h du matin… On aura beau répéter que cela fait partie de la vie privée, on a guère envie de confier l’avenir de la nation à un homme incapable de résister à de telles pulsions. Parce qu’à côté de ça, Bill Clinton et le cigare de Monica Lewinski, c’était glamour et romantique.

Depuis deux jours, on spécule de plus belle sur l’avenir politique de DSK. Je suis le premier à souligner l’absence totale de mémoire de l’opinion, mais là, la tâche sera difficile à effacer, surtout que l’on a tendance à oublier que les démêlés judiciaires ne sont pas encore terminés. Aussi compétent soit-il, sa parole public est pour longtemps décrédibilisée, même sur des sujets n’ayant rien à voir avec la morale et le savoir-vivre.

On peut facilement imaginer que les candidats à la primaire socialiste, et surtout celui qui en sortira vainqueur, n’espérera qu’une seule chose : que l’ancien patron du FMI fasse profil bas. Mais comme on le voit mal en conseiller de l’ombre, le PS risque fort de se demander si, pour lui, DSK n’était pas mieux en prison. Enfin, peut-être que l’homme DSK n’aura plus envie pour un moment d’être sous le feux des projecteurs du pouvoir…

… Mais rares sont ceux qui ont su de désintoxiquer de cette drogue.

LA PIEL QUE HABITO : Le Almodovar ultime

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lapielquehabitoaffichePedro Almodovar est sans doute le réalisateur non-anglo-saxon en activité le plus connu de par le monde. Ses films sont toujours très attendus et je fais partie de ceux qui les considèrent comme des évènements. Pourtant certaines de ces dernières œuvres m’avaient quelque peu déçues, notamment La Mauvaise Education et Etreintes Brisées, car je trouvais qu’il y ressassait quelque peu toujours les mêmes thèmes et les mêmes obsessions. J’attendais donc avec une certaine appréhension La Piel que Habito.

Le docteur Robert Ledgard est un des plus grands spécialistes mondiaux de la greffe de peau. Il se consacre avec d’autant plus d’ardeur à son travail que sa propre femme est morte des suite de ses brûlures. Il a mis au point un peu synthétique qui pourrait révolutionner la médecine. Mais ce qu’il ne peut avouer, c’est qu’il l’a testé sur une mystérieuse cobaye qui reste cloîtrée chez lui.

La Piel que Habito est peut-être le meilleur scénario que Pedro Almodovar n’ait jamais écrit. Ce film pourra être cité comme un des modèles de rebondissement qui change toute la perspective du film d’un seul coup. Ce n’est pas tout à fait Le Sixième Sens ou Usual Suspects, le revirement étant moins brutal et moins proche de la fin. On peut comprendre de quoi il en retourne plus ou moins tôt, mais au moment où cela arrive, on en reste comme deux ronds de flan.

La Piel que Habito possède par ailleurs toutes les qualités habituelles d’un film de Pedro Almodovar. C’est ce qui en fait réellement un film d’exception. On y retrouve ses personnages incomparables. Incomparablement torturés diront certains, mais au moins sont-ils particulièrement marquants. On est toujours partagé entre fascination, sympathie et dégoût. Du coup, on cherche à approfondir nos propres sentiments vis à vis des protagonistes, ce qui nous pousse à entrer de plus en plus loin dans l’histoire. Mais au cours du scénario, les rebondissements nous feront changer d’avis à plusieurs reprises.

Pedro Almodovar a encore puisé dans bien de ses thèmes favoris pour écrire La Piel que Habio, certains surgissant d’ailleurs de manières très inattendues. Mais cette fois, je lui pardonne totalement tant tous ces éléments s’arrangent cette fois de manière inédite et particulièrement fascinante. Ce film peut vraiment surprendre même les plus grands fans du réalisateur espagnol, tout en les ravissant puisqu’on y retrouve tout ce qui a toujours fait son succès. Se renouveler en exploitant ce que l’on fait de mieux, voilà la marque des grands !

lapielquehabitoLa Piel que Habito nous offre également une réalisation et une photographie sublime. C’est sûrement là que l’on mesure le mieux combien un excellent scénario ne pourra jamais remplacer un grand cinéaste. Chaque scène, chaque plan est une perfection visuelle, sans que l’on ne mesure jamais vraiment pourquoi. Pedro Almodovar ne donne pas dans l’esbroufe et les effets de caméra spectaculaires. Il n’est pas Gaspar Noe ou Daren Aronofsky. N’empêche que chacun de ses films n’aurait pu être réalisé par un autre, celui là ne faisant pas exception.

La Piel que Habito offre un de ses plus grand rôle à Antonio Banderas. 22 ans après Attache-moi, il retrouve avec un immense bonheur Pedro Almodovar. Bonheur pour les spectateurs avant tout ! On a parfois du mal à se dire qu’il a 22 ans de plus, tant il est bien conservé, mais cet acteur a incontestablement acquis un charisme que seule la maturité peut accorder. Mais le reste du casting n’a pas à rougir de la comparaison. On peut une nouvelle fois mesurer l’incomparable talent du réalisateur espagnol pour la direction d’acteurs.

Au moment des remises de prix de fin d’année, La Piel que Habito figurera sûrement dans les premières places de bien des palmarès. Du mien en tout cas, cela est certain !

Fiche technique :
Production : El Deseo
Réalisation : Pedro Almodovar
Scénario : Pedro Almodovar, d’après
Montage : José Salcedo
Photo : José Luis Alcaine
Distribution : Pathé Films
Son : Pelayo Gutirrez
Musique : Alberto Iglesias
Durée : 120 mn

Casting :
Antonio Banderas : Robert Ledgard
Elena Anaya : Vera
Marisa Paredes : Marilia
Jan Cornet : Vicente
Roberto Alamo : Zeca
Blanca Suarez : Norma
Eduard Fernandez : Fulgencio

CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER : Une nouvelle naissance, 70 ans après

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captainamericaafficheMarvel a visiblement décidé de remplir nos écrans cet année, avec pas moins de trois films de super-héros. Il y a tout d’abord eu le très moyen Thor, pourtant réalisé par Kenneth Branagh. Puis le très réussi X-Men : le Commencement. Restait donc à savoir où Captain America : First Avenger allait pencher la balance. Le verdict est sans appel : le cru 2011 est excellent !

Alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage en Europe, Steve Rogers rêve de s’engager dans l’armée pour défendre la liberté. Mais à cause de sa carrure frêle et de ses problèmes de santé, il se fait invariablement éconduire. Jusqu’au jour, où il croise le Professeur Erskine qui va le sélectionner pour un programme de création de super-soldats. L’urgence est là, car au même moment, un scientifique nazi, à la tête d’une mystérieuse organisation, l’Hydra, a mis la main sur une formidable source d’énergie.

Captain America est le second super-héros de l’histoire, né en 1941, deux ans après Superman. Il est donc un des personnages les plus légendaires de l’univers Marvel et a servi de modèle a bien de ses futurs collègues nés dans les années 60 (Les 4 Fantastiques, les X-Men, Ironman, Thor, Spiderman…). Il est donc l’archétype du super-héros costumé, symbole d’une Amérique qui se voulait le phare du monde occidental, du monde libre. Aujourd’hui, beaucoup des éléments qui ont présidé à sa création n’ont plus cours et prêtent même à sourire.

Il est vrai qu’il ne viendrait à l’idée de personne de nos jours de tailler le costume d’un personnage dans le drapeau américain ou bien de faire enfiler à un héros son slip par-dessus ses collants. Mais ses accoutrements grotesques font intégralement partie de la culture des supér-héros de comics. Marvel, suite au premier X-Men, de Bryan Singer, avait tenté de les supprimer dans ses publications… mais à vite fait machine arrière. Le problème est qu’objectivement, Captain America, a sans doute la tenue de combat la plus ridicule de tous. Quant au récit de ses origines, il est plutôt naïf et simpliste, en tout cas pas au niveau de ce que peut attendre le lecteur ou le spectateur de 2011.

Le problème se posait donc pour l’adaptation de Captain America : First Avenger : comment en faire un personnage à la fois crédible et fidèle à l’original, puisque toute trahison serait très mal vécue par les fans. Et bien, le tour de force a été réalisé ! Les connaisseurs de l’univers Marvel ne seront pas déçus et retrouveront un récit proche de la bande-dessinée, avec de multiples clins d’œil à l’œuvre de Jack Kirby, auquel le film cherche vraiment à coller. Mais les autres ne seront pas déçus non plus.

En tout cas, les deux types de spectateurs sentiront bien qu’il souffle sur Captain America : First Avenger un vent de nostalgie. On frôle parfois avec la parodie, ou disons plutôt l’hommage aux vieux films d’aventures. On retrouve le même esprit que dans les Indiana Jones, auxquels d’ailleurs il est fait une référence explicite. Un gentil, gentil et beau. Un méchant, méchant et laid. Une belle fille. Et évidemment, beaucoup de bagarres, de fusillades et de poursuites. Bref, de l’action, beaucoup d’action et le bien qui triomphe à la fin.

Captain America : First Avenger est donc un film quasi-parfait dans ce qu’il cherche à être. Un divertissement spectaculaire qui met en scène un univers et des personnages qui appartiennent à l’imaginaire de millions de gens à travers le monde depuis 70 ans, ce qui n’est pas rien. La mission est parfaitement accomplie. Après, on pourra préférer les personnages plus torturés, comme ceux des Spiderman de Sam Raimi ou de Ironman, mais le Steve Rogers de ce film est vraiment fidèle à celui qui vit depuis des décennies dans les pages des bandes-dessinées Marvel.

Captain America : First Avenger est porté par des effets spéciaux encore une fois impeccables. L’univers graphique est surtout beaucoup plus soigné et moins kitch que celui de Thor par exemple. Bien sûr, il s’agissait de reconstituer les années 40, pas un monde imaginaire comme Asgard. Mais tout cela est fait avec beaucoup plus de goût et de subtilité. Sans cela, le problème posé par le ridicule du costume n’aurait jamais pu être réglé de manière aussi réussie.

L’acteur Chris Evans qui interprète Steve Rogers est à l’image de son personnage : un rien monolithique et froid, mais c’est tout à fait ce que Captain America est. Il est le parfait opposé de Robert Downey Jr qui interprète Tony Stark dans Ironman, mais c’est tout à fait ce que ces deux personnages sont. Les fans de Marvel le savent bien. Je n’y verrai donc pas une erreur de casting comparable à Chris Hemsworth pour Thor.

captainamericaLe reste du casting se distingue surtout par la présence de Tommy Lee Jones, qui ne tient pas là son rôle le plus intéressant, mais qui s’en sort avec son talent habituel. Mais la plus grande star de Captain America : Frist Avenger est incontestablement Hugo Weaving (le Elrond du Seigneur des Anneaux) qui semble parfaitement à l’aise dans la peau de Crâne Rouge… ce qui, dit comme ça, n’est pas très rassurant pour lui. Enfin, on ne restera pas insensible au charme de Hayley Atwell, que l’on avait déjà remarqué dans l’adaptation télévisé des Pilliers de la Terre de Ken Follett.

Au final, Captain America : First Avenger n’est peut-être pas le meilleur film de super-héros dans l’absolu. Mais c’est peut-être celui qui a su le mieux retranscrire l’esprit de l’œuvre originale. Et pourtant, ce n’était pas gagné d’avance…

P.S. : Comme tous les films Marvel (sauf X-Men : le Commencement bizarrement), il y a une scène à la fin du générique qui ouvre sur un prochain film… Cette fois-ci, c’est encore plus net puisque tout cela finit carrément par la bande-annonce de The Avenger, prévu pour 2012. Et on se réjouit d’avance de voir Tony Stark, et donc Robert Downey Jr, se moquer du physique de bodybuilder de Thor-Chris Hemsworth.

Fiche technique :
Production : Paramount Pictures, Marvel Entertainment
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : Joe Johnston
Scénario : Christopher Markus, Stephen McFeely, d’après les comics de Marvel
Montage : Robert Dalva, Jeffrey Ford
Photo : Shelly Johnson
Décors : Rick Heinrichs
Musique : Alan Silvestri
Durée : 124 mn

Casting :
Chris Evans : Steve Rogers, Captain America
Tommy Lee Jones : Col. Chester Phillips
Hugo Weaving : Johann Schmidt, le crâne rouge
Hayley Atwell : Peggy Carter
Sebastian Stan : Bucky Barnes
Dominic Cooper : Howard Stark
Derek Luke : Gabe Jones
Ken Choi : Morita
Stanley Tucci : Abraham Erskine

MEMOIRE COURTE ?

lybie

lybieLe régime du Colonel Kadhafi est sur le point de tomber. C’est évidemment une bonne nouvelle pour la Lybie et pour le monde. Bien sûr, il plane encore bien des interrogations sur la nature du régime qui va lui succéder et il faudra demeurer particulièrement vigilant. On peut se réjouir également du fait que l’action de l’OTAN n’a pas été vaine. Il faut dire que quand il y a du pétrole en jeu…

Dans les jours qui viennent, les pays occidentaux vont se congratuler de leur action décisive. Au premier rang desquels la France, dont ne peut que reconnaître la volonté décisive d’appuyer militairement la rébellion libyenne. Sans son action, on n’en serait évidemment pas là. Mais bizarrement, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de ministres du gouvernement pour rappeler également que Kadhafi plantait encore il n’y a pas si longtemps sa tente dans les jardins de l’Elysée.

On dit que l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Dans le cas qui nous intéresse, il est encore trop tôt pour savoir ce que la postérité retiendra : notre contribution à la libération de la Lybie ou la manière dont nous nous sommes humiliés devant un dictateur pour toucher une part de sa rente pétrolière ?

Espérons que la deuxième partie ne sera pas totalement occultée.