
Nick, Kurt et Dale seraient bien plus heureux sans leurs patrons respectifs pour leur gâcher la vie. L’un est un tyran, l’autre un cocaïnomane lubrique et la dernière une nymphomane invétérée. Par peur du chômage, ils n’osent démissionner. Mais alors, la seule solution n’est-elle pas de les faire assassiner ?
Comment Tuer son Boss ? est l’antithèse totale de Mes Meilleure Amies, la très mauvaise comédie que j’ai eu la très regrettable idée d’aller voir il y a quelques jours. Pourtant, les deux films partent d’un pitch ultra-classique, pour ne pas dire éculé. Mais tout cela ne constitue qu’un point de départ, l’essentiel réside dans la direction que l’on prend par la suite. Ce coup-ci, les scénaristes se sont dirigés vers le drôle, pas trop lourdingue et rythmé, plutôt que vers le pas drôle, affligeant et qui s’étire en longueur. Et croyez-moi, cela fait toute la différence.
Comment Tuer son Boss ? est vraiment drôle, sans être littéralement hilarant. Quelques gags arrachent tout de même de vrais et bons fous rires comme on les aime. Mais l’humour est le plus souvent situationnel et quand on ne s’esclaffe pas, on a toujours au minimum le sourire aux lèvres. Pas de pipi, caca, popo, juste une histoire de brosse à dent dans l’anus… Mais bon, avec le contexte, ça se justifie totalement et passe comme un lettre à la poste. Enfin, un jour où il n’y pas trop de queue au guichet.
Comment Tuer son Boss ? se distingue également par son rythme, qualité indispensable pour une vraie bonne comédie. Ce film a le bon goût de ne durer qu’un peu plus d’une heure et demi, soit le format idéal pour ce genre de film. Ainsi, on évite de tourner en rond et d’épuiser totalement le pitch avec des vannes de seconde zone. A comparer avec les plus de deux heures de Mes Meilleures Amies… Ok, j’arrête avec ce film, mais je crois qu’il m’a vraiment traumatisé.
Enfin, Comment Tuer son Boss ? restera dans les annales pour les trois rôles des patrons insupportables, qui ont permis un contre-emploi délectable de trois grands acteurs. Enfin, Kevin Spacey est ici dans un rôle qui lui va quand même très bien, il suffit de voir l’excellent Swimming with Sharks pour s’en convaincre. Par contre, Colin Farrel et Jennifer Anniston sont étonnants dans la peau de personnages très éloignés de ce qu’ils ont l’habitude d’interpréter. Pour cette dernière, c’est presque une révélation. Certes, tous les fans de Friends savent déjà qu’elle sait faire rire, mais pas forcément avec un tel sens de la comédie.

Comment Tuer son Boss ? est au final sûrement LA comédie de cet été et une des meilleures de l’année assurément.
Fiche technique :
Production : Rat Entertainment, New Line Cinema
Distribution : Warner Bros Entertainment France
Réalisation : Seth Gordon
Scénario : Michael Markowitz, John Francis Daley, Jonathan Goldstein
Montage : Peter Teschner
Photo : David Hennings
Décors : Shepherd Frankel
Musique : Christopher Lennertz
Durée : 97 mn
Casting :
Jason Bateman : Nick Hendricks
Charlie Day : Dale Arbus
Jason Sudeikis : Kurt Buckman
Kevin Spacey : Dave Harken
Jennifer Aniston : Dr Julia Harris
Colin Farrell : Bobby Pellit
Jamie Foxx : Dean Jones
Donald Sutherland : Jack Pellit

Par contre, Lars Van Trier reste un très grand directeur d’acteurs. Le prix à Cannes remis à Kirsten Dunst est mille fois mérité. On imaginait difficilement cette actrice capable d’une telle performance dans un rôle aussi dur et difficile. Elle est tout simplement éblouissante et c’est grâce à elle, si on supporte la première moitié du film. Melancholia offre également sûrement son plus beau rôle à Kiefer Sutherland, qui prouve ici qu’il n’est pas que Jack Bauer, mais peut être un grand acteur de cinéma. Enfin, Charlotte Gainsbourg est égale à elle-même en femme fragile et sensible. Un rôle qui lui sied à ravir et dans lequel elle peut exprimer tout son talent.

Allez positivons. Il y a quand même un aspect plutôt réussi dans Mes Meilleures Amies, c’est l’histoire d’amour entre Annie et un policier un peu timide. C’est mignon, parfois touchant et ce sont les seuls moments où on se prend un minimum d’affection pour les personnages. Plus que quand ils vomissent et chient dans un lavabo d’un magasins de robe de mariée en tout cas, suite à une tourista foudroyante… Cette romance nous offre aussi la seule scène qui nous arrache un long sourire, quand Annie commet toutes les infractions routières possibles et imaginables juste sous le nez du flic pour attirer son attention alors qu’il boude, enfermé dans sa voiture de service, stationnée sur le bas-côté. Bon bah voilà, j’ai donné tout ce que j’avais pour dire du bien de ce film. Et croyez-moi, c’est déjà beaucoup !

En fait, plus globalement, si l’histoire de Impardonnables ne convainc qu’à moitié, pour ne pas dire qu’à un tiers, la mise en image est par contre d’une grande qualité. Photographie, montage, direction des acteurs, tous ces éléments nous permettent de bien nous rendre compte qu’il n’y a pas n’importe qui derrière la caméra. C’est d’ailleurs grâce à tout ça que le début est prometteur, avec une tension qui monte très vite. Dommage, qu’elle ne soit pas maintenue et que le tout se dégonfle comme un soufflé raté. 
Les scènes d’action sont elles très spectaculaires, portés par des effets spéciaux de toute beauté. Quel contraste avec les costumes un peu ridicules du film de 1968 ! Je n’irai pas jusqu’à dire que l’on n’a jamais l’impression d’être face à des images de synthèse, mais le travail réalisé est vraiment impressionnant. La bataille finale, entre les singes et la police et l’armée sur le Golden Gate Bridge à Los Angeles reste un beau moment de cinéma. 

Car à côté de ça, Super 8 nous offre du grand spectacle. Il reprend toutes les ficelles du genre, mais avec assez de talent et de moyens pour que cela ne ressemble en rien aux séries B, dont le film se veut pourtant l’héritier. Si on est pas forcément surpris par un récit qui ne déborde pas de rebondissements, on ne s’ennuie pas une seule seconde et on retrouve toute la joie un peu enfantine que l’on ressent devant un film d’aventures. On sait bien comment tout cela va finir, mais qu’importe. On est là pour se divertir et, au moins sur ce point, ce film remplit sa mission à la perfection. Bref, s’il y a bien des reproches rationnels à faire à ce film, il n’empêche qu’à la fin, on ne peut qu’admettre que l’on a passé un très bon moment.
L’histoire nous plonge dans l’univers feutré d’un monastère et au cœur de la mysticité chrétienne. Le ressort est somme toute classique et pas forcément très surprenant. C’est une des limites du Moine, qui n’emmène jamais le spectateur sur des chemins inconnus et originaux. Le début du film nous rappelle parfois le Nom de la Rose, même si les histoires finiront par prendre des voies très différentes. On n’est jamais réellement déstabilisé et c’est ce qui explique que ce film ne dépasse jamais le stade de l’intérêt pour entre dans le réellement passionnant.
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