
La jeune Cataleya assiste petite fille au massacre de sa famille par les membres d’un des principaux cartels colombiens. Elle réussit à s’échapper par miracle et rejoint son oncle aux Etats-Unis. Elle y apprendra l’art de tuer, préparant patiemment sa vengeance.
Le thème de la vengeance continuera à constituer une source inépuisable d’inspiration pour les scénaristes pour encore bien des générations. Sauf que si Colombiana manque incontestablement d’une chose, c’est bien d’inspiration. Pas une once d’originalité ou de créativité à l’horizon, mais beaucoup de poncifs, de péripéties prévisibles et de platitude. Ce n’est même pas mauvais, ridicule ou incohérent, c’est juste sans intérêt. Les rares rebondissements ne surprennent personne et ne permettent pas à l’encéphalogramme des spectateurs de s’exciter un peu.
Le pire dans tout cela reste les personnages. Ils souffrent tous d’une absence totale de charisme, n’éveille aucun attachement ou aucune sympathie. L’héroïne ne fait naître aucun sentiment et, du coup, on ne prend pas du tout sa quête à cœur. Le méchant ne fait pas flipper et son décès final ne fait ni chaud, ni froid. Tout cela explique largement pourquoi on n’entre jamais dans cette histoire qui ne valait vraiment pas le coup d’être raconté. On n’y croit pas, pas forcément parce qu’on ne pourrait pas le faire, mais parce qu’on en a aucune envie. Et ce n’est pas la transparence de la réalisation et de la bande-originale qui viendra sauver le film.

L’interprétation ne vient en rien sauver Colombiana. La performance de Zoe Saladana n’aurait de toute façon rien pu changer au destin de ce navet. Alors, je ne lui jetterai pas la pierre car il est difficile de surnager quand tant de médiocrité vous entraîne irrémédiablement vers le fond. Le seul plaisir sera éprouvé par les fans d’Alias qui seront heureux de retrouver Michael Vartan…qui nous rappelle malheureusement pourquoi sa carrière d’acteur ne décolle pas.
Colmbiana ne réconciliera donc pas Luc Besson avec ses détracteurs, tant ce film transpire la médiocrité. Une vraie déception donc, même si on n’attendait pas grand-chose de ce film. Mais rien, c’est encore moins que pas grand-chose.
Fiche technique :
Réalisation : Olivier Megaton
Scénario : Luc Besson et Robert Mark Kamen
Direction artistique : Gilles Boillot, Franckie Diago, Pascal Leguellec et Fanny Stauff
Décors : Patrick Durand
Costumes : Olivier Bériot
Photographie : Romain Lacourbas
Montage : Camille Delamarre
Musique : Nathaniel Méchaly
Casting :
Zoe Saldana : Cataleya Restrepo
Jordi Mollà : Marco
Lennie James : Agent spécial Ross
Amandla Stenberg : Cataleya Restrepo, jeune
Michael Vartan : Danny Delanay
Cliff Curtis : Emilio Restrepo
Beto Benites : Don Luis
Jesse Borrego : Fabio
Cynthia Addai-Robinson : Alicia
Angel Garnica : Pepe

Effets spéciaux, décors, scènes d’action, tout est, comme d’habitude, parfaitement réalisés. On retrouve aussi dans Harry Potter et les Reliques de la Mort, 2ème partie cette noirceur qui n’a fait que grandir au fur et à mesure des films. L’humour et la romance sont infiniment moins présents, tout est axé sur l’avancée de l’intrigue qui doit nous mener vers le duel final. Celui-ci occupe une bonne place dans ce film, ce qui lui a parfois été injustement reproché, mais, encore une fois, à l’échelle de la saga, il n’est certainement pas trop long. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour un au revoir spectaculaire et un rien nostalgique. Même s’il partage les fans, on retrouvera dans le film l’épilogue qui achève la saga et que personnellement j’aime beaucoup. La boucle se retrouve bouclée et de fort belle manière. 
Bad Teacher ne fonctionnerait pas aussi bien s’il ne possédait pas quelques autres qualités. Le rythme notamment est constant. Si les gags ne s’enchaînent pas avec une frénésie absolue, on ne déplore jamais de réels temps morts dans ce film. Tous les personnages sont aussi très réussis, à la fois énervants et attachants. Là encore, le scénario échappe à un manichéisme qui aurait pu le rendre totalement insupportable. Les mauvais, mais aussi les trop bons profs en prennent pour leur grade et la morale de cette histoire ne se révèle certainement pas être un chant à la gloire du travail et de l’assiduité monastique.
Il y a aussi dans Happy Happy un regard critique sur la société traditionnelle norvégienne. Là encore, cela reste drôle et assez tendre. Pour un étranger qui connaît très peu ce pays, cela est parfois difficile à saisir, même s’il est évident que le film cherche à faire passer un message sur le manque d’ouverture, sur la frustration que cela engendre et les comportements ridicules pour contourner des interdits qui n’ont pas vraiment de raison d’être. Les personnages finiront pas se libérer d’un carcan, cela représente un axe fort du film, même si on a parfois du mal à mesurer à quel point il est général à la société norvégienne ou spécifique aux personnages. 
Plus largement, The Murderer nous retranscrit visuellement avec talent une société gangrénée par la violence et la misère. Ce n’est pas seulement une histoire de truands, mais il y a aussi un vrai fond social sur la condition et l’exploitation des émigrés chinois en Corée. Le film ne s’en sert pas que comme un prétexte ou une toile de fond, mais cherche réellement à faire passer un message sur une situation sur laquelle, à mon avis, beaucoup des compatriotes de Hong-jin Na préfèrent fermer les yeux. Quant à nous, pauvres Occidentaux, nous découvrirons quelque chose dont nous ignorons tout. 
Comme tous films à sketchs, les Contes de la Nuit est quelque peu inégal. La scénette la plus intéressante est à mes yeux celle qui se déroule au Tibet. C’est de loin la plus riche et la plus complexe et elle laissera peut-être assez dubitatif les plus petits. Après, chacun aura ses préférences selon la sensibilité qu’il porte aux différentes cultures qui habitent chacune de ces histoires. On a chacun son conte préféré dans un livre d’histoire et ce film n’échappe pas à la règle. Evidemment, il faudrait savoir conserver au moins une partie de son âme d’enfant pour les apprécier pleinement et ne pas en rire bêtement. 

Une grande différence entre I’m Still Here et les films de Sacha Baron Cohen réside dans l’ampleur de l’investissement réalisé par Joaquin Phoenix qui a vraiment changé sa vie pendant deux ans. Cela donne une dimension « historique » à ce film, qui est au final la plus grande blague de potache jamais réalisée. Mais à l’inverse, pour tenir aussi longtemps, il a fallu que tout cela reste très réaliste… Il n’y a donc pas de moments totalement surréalistes comme ceux que l’on peut voir dans Borat. On est donc là face à ce qui est à la fois la grande force, mais aussi la plus grande limite de ce film. 

Le Doulos reste tout de même un film de son temps. Un film d’hommes, un film d’acteurs, mais manque parfois un peu de rythme et d’intensité par rapport aux productions actuelles. Mais on peut simplement y voir le témoignage d’un 7ème art qui se concentrait à l’époque sur l’essentiel, sur le cœur de l’histoire et non sur des scènes purement spectaculaires. Cela donne une légère impression de naïveté à ce film, même si, on vient le voir, Jean-Pierre Melville avait alors fait son maximum pour conserver un certain réalisme.
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