BRIGHT STAR : Trop d’émotion tue l’émotion

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brigthstarafficheJane Campion est la première femme à avoir remporter la Palme d’Or au Festival de Cannes, avec la Leçon de Piano, en 1992. Elle est connue pour un cinéma débordant de sensibilité. Une sensibilité toute féminine diront certains. C’est peut-être pour ça que j’accroche rarement avec ses films. Et malheureusement, Bright Star, son dernier film, ne déroge pas à la règle.

John Keats, qui, à 23 ans, ignorait qu’il allait rester pour l’éternité un de plus grands poètes romantiques, et Fanny Brawne, sa voisine, s’aiment. Malheureusement, leur amour est contrarié par bien des obstacles : le manque d’argent, leur entourage…

Bref, Bright Star est une histoire aussi vieille comme le monde. Celui de l’amour impossible, ou du moins fort contrarié, qui va consumer deux êtres qui ne peuvent renoncer à leurs sentiments. Depuis Romeo et Juliette, on n’a pas vraiment fait mieux et ce n’est pas ce film qui va y arriver. Pourtant, tout était réuni pour faire de cette histoire un grand film.

Jane Campion sait tenir une caméra, je ne pourrais jamais lui enlever ça. Il y’a une vraie élégance dans sa mise en scène, dans les angles de prise de vue, dans le montage, la photographie… Bref, elle démontre qu’elle est une grande cinéaste avec un vrai sens artistique. Encore une qualité toute féminine oseront certains… Pour le coup, je ne suis pas loin d’être d’accord avec eux.

Le travail de direction d’acteurs est lui aussi remarquable. Le couple Ben Wishaw et Abbie Cornish n’est pas à proprement parler un couple de stars, mais fonctionne à la perfection. Si le cinéma de Jane Campion est autant apprécié, c’est sûrement parce qu’elle sait, comme nul autre, faire ressortir les sentiments du plus profond de ses personnages. Le moindre geste, le moindre sourire est plus chargé en émotion que toute la filmographie de Roland Emmerich (ou je sais, elle était facile celle-là…).

brigthstarMais alors, avec tout ça, comment Bright Star n’a-t-il pas réussi à déchaîner mon enthousiasme ? Et bien, malgré toutes ses qualités de forme, il souffre d’un immense défaut : une histoire comme celle-là devrait sans peine arracher des torrents de larmes au spectateur. Malheureusement, au final, si on a une très légère envie de sangloter, on garde tout le temps une certaine réserve face à ce film peut-être trop impersonnel à force d’être parfait. L’émotion est bien là, mais trop pure pour toucher vraiment. Trop d’émotion tue l’émotion.

Bright Star est emplis du romantisme littéraire qui caractérise si bien l’époque à laquelle écrivait John Keats. Mais le papier n’est pas l’écran. L’imagination y joue un rôle moins important alors le processus d’identification marche moins facilement. On a beau déjà avoir été fou amoureux, on aura bien du mal à se reconnaître dans un des deux protagonistes. On reste donc constamment en dehors du film, qui est un spectacle magnifiquement réalisé, mais dans lequel on aimerait tant pouvoir vraiment entrer.

Bright Star, comme la Leçon de Piano avant lui, me laisse donc largement sur ma faim. Je ne doute pas qu’il ravira le cœur de bien des spectateurs et des spectatrices. Mais le mien est reste bien froid !

Fiche technique :
Production : Pathé, Screen Australia, BBC Films, UK Film Council
Réalisation : Jane Campion
Scénario : Jane Campion, d’après la biographie d’Andrew Motion
Montage : Alexandre de Franceschi
Photo : Greig Fraser
Décors : Janet Patterson
Distribution : Pathé distribution
Musique : Mark Bradshaw
Costumes: Janet Patterson
Durée : 119 mn

Casting :
Ben Whishaw : John Keats
Abbie Cornish : Fanny Brawne
Paul Schneider : Mr Brown
Kerry Fox : Mrs Brawne
Edie Martin : Toots
Thomas Brodie Sangster : Samuel

UNE BARRIERE A SAUTER

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relationvirutelleCette semaine, si tout va bien (et je touche du bois !), je vais avoir l’immense joie et honneur d’accueillir dans ma vraie vie vraie une nouvelle amie… Effectivement, dis comme ça, ça peut paraître étrange comme affirmation. Mais simplement, en dehors de la vraie vie vraie, il existe une autre vie, dont j’ai pu mesurer parfois qu’elle n’est pas toujours vraie, qui est une vie sur le net.

Nombreux sont les personnes qui savent que je fais facilement des ponts entre les deux, pour la simple et bonne raison que c’est sur Internet que l’on s’est connus. Ce fut longtemps les Meeticfriend, maintenant on est passé au Facebookfriend, ou, plus exotique, les Ciaofriend, Amoureuxfriend… Bref, une fois qu’on s’est vu pour de vrai de toute façon, on s’en fout des étiquettes. On est amis tout simplement.

D’ailleurs, si vous lisez ces lignes, c’est qu’à priori vous comptez réellement dans ma vie car sinon, il y’a longtemps que vous auriez disparu de mon existence. Car j’en ai vu passer des gens, c’est dingue quand j’y pense. Il faudrait d’ailleurs un jour que je fasse la liste de toutes celles (oui parce que j’ai jamais eu de pote virtuel en fait…) que j’ai eu l’occasion de rencontrer. Avec elles, notre relation s’est souvent arrêtée à un premier rendez-vous qui a ressemblé à un calvaire, d’autres sont devenues de bonnes amies avant que la vie et le temps ne nous éloignent. J’en ai viré d’autres un peu brutalement une fois que j’ai découvert qu’elles ne tournaient pas forcément très rond. Dans d’autres cas, ce sont elles qui m’ont viré, parfois mystérieusement, d’autres fois avec un bon coup de pied au cul donné avec le bout en fer de la Dock Martens… J’aurais bien des noms à citer, mais je les garderai pour moi, même si pour le dernier cas, certains d’entre vous doivent facilement deviner de qui je parle…

Mais bon, je n’ai pas voulu écrire ce billet pour parler de celles qui sont désormais des amies à part entière, mais de celles qui, un jour prochain, le deviendront j’espère. Bien sûr, les relations virtuelles sont plus ou moins intenses, plus ou moins intimes. Je n’ai pas avec chacune d’elles la même complicité qu’avec Aurélie avec qui la rencontre sera vraiment quelque chose de spécial ! Cependant, si je maintiens le contact avec elles, c’est que j’apprécie vraiment les relations que j’entretiens avec chacune d’elles. Et pour elles toutes, j’espère bien décrocher définitivement l’étiquette « amie virtuelle » et pouvoir leur témoigner pleinement mon affection. Parce qu’avec tout ce que j’ai pu vivre comme aventures sur le net (à quand le bouquin ? un jour, promis !), tant que le pas n’est pas franchi, je laisse toujours une petite barrière fermée. Juste au cas où…

Je ne sais pas si toutes celles auxquelles je pense liront ce billet, mais je vais leur laisser tout de même un petit mot !

Tout d’abord, commençons par la maman et la future maman, Dorothée et Audrey, ça va faire juste 5 ans qu’on se connaît. J’espère donc vraiment qu’on aura enfin l’occasion de se voir un de ces jours, parce que là, quand même, ça fait long !

Mes petites Bordelaises, Anne-Caroline et Myriam, ça fait à peine moins longtemps qu’on se connaît, mais promis, j’essaye de venir dans le coin cette année. Et vous aurez intérêt à être là à ce moment là !

Marie, je te promets que je ne suis pas blasé du tout, je faisais semblant !

Bon maintenant la série des Facebookfriend. Tout d’abord Muriel et Nacima. Je n’ai pas vraiment l’impression de vous connaître. Mais bon au-delà des petits jeux à la con, vous semblez quand même gagner à être connues ! J’en serai donc ravie !

Cécile, au lieu de me piquer tous mes liens, tu sais que tu as le droit aussi de passer me voir !

Caroline, je ne sais pas où ta recherche de boulot va te conduire, mais perso, ça ne me dérangerait pas que ça ne soit pas trop loin d’ici !

Ayla, y’a certes un océan entre nous, mais après tout, ce n’est pas si grand que ça, un océan…

Ely, y’a deux heures de TGV entre nous et ce n’est pas non plus si grand !

Sandra, tu viens quand tu veux me battre aussi sur un vrai Scrabble !

Et puis, un mot pour la petite dernière, mais pas des moindres ! Bon, Marie, toi c’est un peu différent vu que tu es une amie d’amie, mais ça n’enlève évidemment rien à mon envie de te voir bientôt !

Voilà, j’espère que tous ces prénoms viendront s’ajouter à ceux de Céline, Cécile, Elodie, Julie, Jurga, Maëlle, Maryline, Nathalie, Virgine et Zineb, vous que je n’étais pas du tout destiné à rencontrer, mais que je suis si, si heureux de l’avoir fait !

ESTHER : C’est avec les vieux ressorts qu’on fait les meilleurs matelas

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estherafficheCertains genres cinématographiques utilisent plus ou moins toujours les mêmes ficelles. Le « ils se détestent, il s’aimeront » des comédies romantiques, le « tout l’accuse, mais en fait ce n’est pas lui le coupable » des films de procès et bien sûr le « il a l’air gentil comme ça, mais il va tous les tuer » des films à suspens. C’est dans cette dernière catégorie que rentre Esther, un film sans vraiment de surprises mais qui vous fera sursauter plus d’une fois.

Les Coleman, après avoir perdu leur troisième enfant à la naissance, décide d’adopter une petite fille dans un orphelinat. Elle se prénomme Esther et semble être la petite fille idéale et modèle. J’ai bien dit semble…

On est dans donc dans un schéma très classique dans ce genre de film. Un tiers arrive dans une famille, manipule ses membres pour le faire se dresser les un contre les autres. Un d’entre eux s’en aperçoit, personne le croit et se retrouve exclu, laissant le champs libre à l’élément extérieur qui peut poursuivre son noir dessin à loisir. Que, dans ce film, celui-ci prenne les traits d’une petite fille de dix ans n’est pas non plus révolutionnaire. D’ailleurs, sans forcément donner dans le genre suspens-horreur, le thème de l’enfant machiavélique et manipulateur reste un grand classique (cf. Desperate Housewives par exemple).

A côté de ça, le réalisateur se débrouille pour créer une tension permanente rendant les moments les plus anodins terrifiants. Non n’ouvre pas ce placard, y’a sûrement un serial killer derrière… Mais elle l’ouvre quand même, on sursaute… et on découvre des fringues… Dans Esther, c’est exactement ce qui se passe, avec une mention spéciale pour un plan où des enfants traversent le champs en riant et qui ont fait sursauter toute la salle…alors que le personnage d’Esther n’était toujours pas apparu à l ‘écran. Car ce qui terrifie vraiment, ce n’est jamais ce qui se passe, mais ce que l’on sent qui pourrait se passer. Après, tout le jeu est de surprendre le spectateur en prenant à revers ses prédictions.

estherEsther fonctionne donc avec des ressorts tout ce qu’il y’a de plus usés. Mais voilà, cela n’empêche pas du tout une seule seconde le film de fonctionner à la perfection. On a beau faire le fier, on tremble et on sursaute comme tout le monde ! Car Esther est réalisé avec beaucoup plus de moyens et de talents que les séries B habituelles du genre. Et ceci à tous les niveaux : réalisation, photographie, casting… Ceci combiné à de l’intelligence, du rythme et de densité, on assiste donc à un film de genre certes, mais d’excellente facture !

On ne pourra que saluer la prestation hallucinante de la jeune Isabelle Fuhrman. Personnellement, je ne sais pas si j’autoriserais ma fille de 12 ans de jouer un tel rôle, combien même le film aurait été réalisé par Stanley Kubrick. Ce n’est pas que le film soit gore, loin de là, mais le rôle demande quand même une énorme maturité pour jouer un monstre aussi cynique et… Bon je m’arrête là parce que je risque de dévoiler le retournement de situation qui, vous vous en doutez, ne manque pas d’arriver ! En tout cas, c’est le genre de rôle qui peut vous marquer pour la vie, surtout en pleine adolescence… mais bon ceci est un autre débat.

Esther est donc à conseiller à tous les fans du genre. Mais aussi à ceux qui apprécient ce genre de film à l’occasion. Esther peut justement être une très bonne occasion…

Fiche technique :
Realisateur : Jaume Collet-Serra
Scénariste : David Leslie Johnson et Alex Mace
Compositeur John Ottman
Directeur de la photographie Jeff Cutter
Monteur Timothy Alverson
Directeur du casting Ronnie Yeskel
Chef décorateur Tom Meyer
Directeur artistique Michele Laliberte

Casting :
Kate Coleman : Vera Farmiga
John Coleman : Peter Sarsgaard
Esther : Isabelle Fuhrman
Soeur Abigail : CCH Pounder

AGORA : Le premier coup de coeur de 2010

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agoraafficheDonner une dimension politco-religieuse à un film à grand spectacle n’est pas forcément le meilleur moyen de faire l’unanimité. On provoque forcément des réactions contrastées selon la manière dont le spectateur est réceptif au message… et bien sûr en accord avec lui. Cela avait été le cas avec Kingdom of Heaven de Ridley Scott (un très grand film à mon sens, avis pas forcément partagé), cela l’est également avec Agora, le nouveau film de Alejandro Amenabar. Même s’il ne s’agit là « que » d’un excellent film (ce qui n’est quand même déjà pas si mal), il s’agit bien là de mon premier coup de cœur cinématographique de l’année… Bon certes, c’est aussi le premier film que je vois en 2010, mais tout de même.

Au 4ème siècle, l’Empire Romain est en plein déclin. La cité d’Alexandrie est un melting-pot de religions, où cohabitent l’ancienne religion païenne, le judaïsme et le christianisme qui prend chaque jour un peu plus d’ampleur. Les tensions entre les communautés sont vives. Malgré tout, la philosophe Hypathie enseigne entre les murs de la grande bibliothèque le savoir et surtout la tolérance. Mais la guerre civile couve…

Agora est un manifeste pour la tolérance. Mais il ne cherche pas à réécrire l’histoire et comme pour Kingdom of Haeven, il ne peut que constater qu’elle doit souvent s’effacer face aux luttes de pouvoir. Il porte aussi en lui une critique sévère du fanatisme religieux, voire même de la religion tout court. Les premiers chrétiens en prennent pour leur grade et apparaissent comme une secte belliqueuse et misogyne.

Mais ne nous y trompons pas, le film ne souffre d’aucun manichéisme. Les victimes du jour seront les bourreaux du lendemain et inversement. Les courageux d’un jour finiront par faire preuve de lâcheté. L’amour fera place à la haine, la haine à l’amour. Seul le personnage d’Hypathie reste constant, en faisant ainsi la clé de voûte de cette histoire. Bref, ce film cherche à balayer toutes les images d’Epinal que l’on peut avoir sur cette époque. Je doute qu’au catéchisme, on y raconte cette histoire. D’ailleurs beaucoup de critiques trouvent ce film parfois trop caricatural, mais il est nettement moins que la plupart des productions occidentales ayant traité du sujet jusqu’à présent. Et sûrement beaucoup plus proche de la réalité.

Agora est une fresque qui s’étend sur plusieurs années. Il renoue avec le grand cinéma historique, comme on a peu en connaître du temps des 10 Commandements, de Cléopâtre ou de Ben Hur. Mais depuis Gladiator et la série Rome, on a cessé d’idéaliser l’Antiquité. Les hommes y transpirent enfin, y sont souvent sales et n’ayant jamais porté d’appareil dentaire, n’y ont pas forcément les dents très droites. Visuellement, le film est impressionnant, aussi bien au niveau des décors que des costumes. Amenabar n’a pas cherché à faire dans le sensationnel, sa vison de la grande bibliothèque d’Alexandrie n’a rien de fantasmagorique, mais il n’empêche qu’on est saisit par la beauté des lieux.

agoraSi on doit faire un petit reproche à Agora, c’est sans doute les effets de caméras parfois superflus utilisés par Amenabar. Certes, cela donne une vraie personnalité visuelle au film, mais cela ressemble parfois à un jeune réalisateur débordant d’enthousiasme, faisant mumuse avec sa caméra. Le réalisateur espagnol a depuis longtemps dépassé ce stade, alors on aurait pu attendre de lui un peu plus de maîtrise. Mais bon, il s’agit là vraiment d’une critique de forme et ça n’enlève pas une once du plaisir que l’on a à regarder ce film.

Pour Agora, Amenabar a donc sorti les grands moyens. Les scènes d’action sont parfaitement réalisées et renforcent l’aspect spectaculaire au delà des décors dans lesquels elles se déroulent. Mais encore une fois, cette forme à grand spectacle ne retire en rien à la consistance du fond. Et le mariage des ces deux aspect est ici particulièrement heureux, même si il n’a pas forcément séduit les tenants purs et durs des deux camps. Comme quoi la tolérance n’est pas forcément non plus une qualité universelle chez les critiques.

Un petit mot enfin sur Rachel Weisz, la star de ce film. Elle est sans doute l’élément le plus consistant d’un casting qui n’est pas tout à fait à la hauteur du reste. Elle est la seule à ne pas être écrasée par la splendeur des décors et l’ambition du propos. Elle tient là à n’en pas douter un des plus grands rôles de sa carrière.

Agora est donc un film particulièrement ambitieux. Amenabar a réussi à être largement à la hauteur. Tout le monde ne partage pas mon avis et c’est bien dommage.

Fiche technique :
Production : A Mod Producciones, Himenoptero, Telecinco cinema
Réalisation : Alejandro Amenabar
Scénario : Alejandro Amenabar, Mateo Gil
Montage : Nacho Ruiz Capillas
Photo : Xavi Gimenez
Décors : Guy Hendrix Dyas
Distribution : Mars distribution
Son : Glenn Freemantle
Musique : Dario Marianelli
Costumes: Gabriella Rescucci
Maquillage : Jan Sewell
Durée : 141 mn

Casting :
Rachel Weisz : Hypatie
Michael Lonsdale : Then
Ashraf Barhom : Ammonius
Oscar Isaac : Oreste
Max Minghella : Davus
Rupert Evans : Synesius

IL N’Y A PAS QU’EN BOITE QU’IL Y’A DES PHYSIOS… Y’A EN URNE AUSSI

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votedesetrangersIls sont rigolos à l’UMP…enfin non, mais bref… Si j’ai bien compris, ils sont donc pour le droit de vote des étrangers dans l’absolu, mais pas tout de suite parce que les Français ne sont pas prêts… Non mais, ils n’avaient pas encore osé la faire celle-là. Le tableau de chasse de leur connerie frôle désormais l’exhaustivité. Ils se sont demandé si les Français étaient prêts à accorder aux 5% les plus riches d’entre eux le bouclier fiscal ?

Il faut dire que les médias font aussi très forts. Sans doute dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et donc par soucis d’économies d’encre, ils parlent allègrement du débat sur le droit de vote des étrangers… Je rappelle à tout le monde que l’on parle ici du droit de vote des étrangers hors Union Européennes aux élections municipales…

Et oui, les fachos qui font pleuvoir leur haine à longueur de commentaires sur tous les sites d’actualités ne l’ont visiblement pas encore réalisé, mais les étrangers votent déjà. Un nombre peu important d’entre eux certes, mais des étrangers quand même. Ce qu’il y’a de plus grave, c’est que visiblement les membres de l’UMP ne l’ont pas réalisé non plus. Ou bien…

…est-ce plutôt que, si on prend cela en compte, il devient difficile de justifier l’injustifiable ? Pourquoi dénier un droit accordé aux ressortissants de l’Union Européenne aux étrangers hors UE ? Et là évidemment, on tremble d’effroi devant la seule réponse possible : mais parce qu’ils sont comme nous…ils sont blancs… Bon, je vomis et je reviens…

Après, se pose une autre question. Pourquoi les Socialistes n’ont jamais mis en œuvre cette décision lorsqu’ils en avaient l’occasion alors que, rappelons-le, elle faisait partie du programme de Mitterrand en 1981 ? C’est une bonne question, mais malheureusement qui s’applique à beaucoup de choses. Le gouvernement Jospin avait bien lancé la machine, mais n’avait osé porter l’initiative jusqu’au bout avant les Présidentielles. On sait ce qu’il en a été…

Alors verdict : UMP = connards, PS = petites bites ? Enfin en attendant, la bête immonde est bien toujours là.

UNE FEMME SOUS INFLUENCE : Une folie douce et dure à la fois

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unefemmesousinfluenceafficheJohn Cassavets est un des réalisateurs fétiches dans ma famille… Enfin sauf qu’en tant que petit dernier, je n’avais jamais eu l’occasion d’en voir un seul. J’ai donc pu me rattraper en regardant Une Femme sous Influence lors de son passage sur Arte. J’ai donc pu me plonger dans l’univers singulier de ce réalisateur, précurseur du cinéma indépendant américain. Mais si le film déborde de qualités cinématographiques pures, je n’ai pas forcément été totalement charmé.

Mabel est un peu cinglée. Une folie douce mais qui met rapidement mal à l’aise ceux qu’elle croise. Un soir, son mari Nick, contremaître sur un chantier, l’appelle qu’il ne pourra rentrer avant le lendemain, alors qu’ils avaient programmé une soirée en tête à tête et confié leurs trois enfants à leur grand-mère. Peu à peu cette folie va devenir de plus en plus dur à supporter pour chacun.

John Cassavets est un peu à la fois le Rohmer américain et l’anti-Rohmer. C’est à dire, que je me suis ennuyé comme devant un Rohmer, mais en assistant à un film extraordinairement construit (oui, désolé, il ne faut pas dire de mal des morts, mais j’ai toujours détesté Eric Rohmer). Une Femme sous Influence dans un film où on rentre totalement, et là j’imagine que ça peut être une expérience extraordinaire, ou alors on reste à la porte et on a l’impression d’assister à un spectacle dont on reste totalement étranger.

Le film est essentiellement composé de longues scènes qui semblent parfois tout droit sorties de l’émission Strip-tease. Plus qu’un spectacle cinématographique, on a souvent l’impression de partager une intimité, d’être la petite souris qui assiste à une scène de la vie quotidienne. Bref, Cassavets place le spectateur dans une position de voyeur. Dans Une Femme sous Influence, on se sent souvent aussi mal à l’aise que ceux que Mabel croise. On est gêné par cette folie, même inoffensive, mais face à laquelle on ne sait comment réagir. Du coup, cela donne une incroyable force au propos et on ressent vraiment les sentiments des personnages, l’isolement dans lequel s’enfonce Mabel alors qu’elle ne cherche qu’à communiquer. Bref, un film absolument bouleversant…

unefemmesousinfluence…si ce n’est que ce procédé implique que les scènes s’étirent en longueur. En effet, le temps de Une Femme sous Influence n’est pas celui d’une narration classique, avec son montage, ses raccourcis, ses ellipses. Ici, on est face à un temps du réel, du quotidien, de la vraie vie vraie, aussi extraordinaire soit-elle. Et parfois, si ce n’est souvent, on s’ennuie. L’absence d’une trame narrative forte tend à faire s’égarer l’attention du spectateur, qui a déjà tendance à vouloir s’échapper du malaise que ce film provoque. C’est sans doute le prix à payer pour atteindre cette fantastique impression de réalisme, sans beaucoup d’équivalent. Mais un prix lourd à payer.

Surtout qu’il ne permet pas non plus de profiter totalement de l’ahurissante prestation des deux acteurs principaux. Ah si Peter Falk n’était pas devenu Columbo, quelle carrière il aurait pu faire ! Une perte inestimable pour le cinéma, un grand bonheur pour les vendeurs d’imperméables. Et que dire de Gena Rowlands ! Elle ne joue pas, elle est ! A côté d’elle, Dustin Hoffman en autiste dans Rain Man ressemble à une imitation de Didier Gustin. Elle était la femme de John Cassavets, mais une chose est sûre, c’est que cela ne lui a pas permis d’accéder à un rôle trop grand pour elle. Elle a toujours été la muse inspiratrice du réalisateur et leur collaboration s’assimile ici à une fusion totale et parfaite.

Une Femme sous Influence est donc incontestablement un moment rare de cinéma. D’un abord difficile, cette œuvre en rebutera plus d’un, mais doit constituer une expérience hors du commun pour celui qui arrive à s’y abandonner complètement.

Fiche technique :
Titre : Une femme sous influence
Titre original : A Woman Under the Influence
Réalisation : John Cassavetes
Scénario : John Cassavetes
Production : Sam Shaw
Musique : Bo Harwood
Photographie : Al Ruban et Mitch Breit
Montage : David Armstrong et Sheila Viseltear
Pays d’origine : États-Unis
Format : Couleurs – 1,85:1 – Mono – 35 mm
Genre : Drame
Durée : 155 minutes
Date de sortie : 20 septembre 1974

Casting :
Peter Falk : Nick Longhetti
Gena Rowlands : Mabel Longhetti
Fred Draper : George Mortensen
Lady Rowlands : Martha Mortensen
Katherine Cassavetes : Margaret Longhetti
Matthew Laborteaux : Angelo Longhetti
Matthew Cassel : Tony Longhetti
Christina Grisanti : Maria Longhetti
O.G. Dunn : Garson Cross
Mario Gallo : Harold Jensen
Eddie Shaw : Docteur Zepp  

QUAND JEAN-PIERRE RAME…

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escalettesdomenechComment sauver un navire qui sombre… dans le ridicule. C’est le cas actuellement de la Fédération Française de Football. Le maintien de Domenech à la tête de l’Equipe de France après l’Euro 2008 a fait peu à peu de cette vénérable institution un des sujets centraux des discussions dans les café du commerce. Et pas pour en dire du bien !

Evidemment, la campagne de qualification pour la prochaine Coupe du Monde de l’Equipe de France n’a rien arrangé. Si, évidemment, on ne peut pas reprocher aux dirigeants du football français la main de Thierry Henry, le niveau de jeu déplorable de nos Bleus est évidemment à porter à la responsabilité du sélectionneur et donc, indirectement, de ceux qui lui ont fait confiance, quand tout aurait du les pousser à le mettre dehors.

Depuis la qualification, les sorties médiatiques d’Aimé Jacquet et de Guy Chambilly ont apporté leur pierre à l’impression de n’importe quoi ambiant. Personne ne maîtrise plus rien, le spectacle donné est lamentable, personne ne voulant assumer quoique ce soit.

Et pour reprendre la main, le Président de la FFF pensait avoir trouver la parade. En lançant dors et déjà le débat sur la succession de Domenech, il pensait sans doute détourner l’attention et pousser les clients des cafés du commerce vers des débats plus positifs. En annonçant dès ce mois de janvier les quatre favoris (Blanc, Tigana, Boghossian et Deschamps), il pensait sans doute donner toutes les cartes pour que l’on oublie définitivement de critiquer le sélectionneur aux sourcils infiniment plus épais que son palmarès…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Jean-Pierre Escalettes a fait preuve de constance… dans la médiocrité. Cette tentative s’est soldée par un échec complet. Car si Laurent Blanc a fait la une de l’Equipe cette semaine, ce n’est pas pour son statut de favori mais du fait de sa colère suite à la pluie de sollicitations médiatiques qu’il a reçu sur le sujet. Comme si l’entraîneur bordelais n’avait pas d’autres chats à fouetter en ce mois de janvier ! Oh bien sûr, cette idée lui trotte forcément dans la tête, mais comment pourrait-on l’imaginer déclarant son intention de quitter Bordeaux pour Clairefontaine alors que les Girondins vont attaquer les six derniers mois d’une saison qui pourrait être historique pour le club ?

Bref, le bateau tangue, tangue et tangue toujours… Les joueurs sont désormais les seuls qui peuvent encore sauver le navire. Ils l’avaient réussi en 2004. Mais le bateau était alors nettement moins endommagé. Et surtout, il y’avait un matelot dénommé Zidane…

BORAT : Le choc des civilisations a eu lieu… et il est hliarant

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BoratafficheEtant seul et abandonné ce samedi soir dernier et ayant commencé ma préparation mentale pour la reprise du boulot de lundi matin qui s’annonce rude, j’ai décidé de me faire un petit plaisir en solitaire… Et là, j’entends déjà glousser tous ceux d’entre vous qui ont l’esprit mal placé ! Non, je me suis simplement regardé Borat en DVD, ce qui vous largement… enfin bref…

Borat est un journaliste vedette de la télévision du Kazakhstan, pays fier de ses valeurs : le viol, le lâcher de juif, la cruauté envers les attardés mentaux… Tout cela en fait un pays merveilleux, mais qui doit pouvoir encore s’améliorer. Le gouvernement l’envoie donc faire un reportage aux Etats-Unis pour découvrir ce qui fait la force de ce grand pays…

Attention, si vous n’appréciez pas le second…que dis-je, le vingt-huitième degré, passez immédiatement votre chemin, Borat n’est pas pour vous ! Il est d’ailleurs amusant de voir la réaction du gouvernement kazakhe, le vrai, à la sortie de ce film. Il fut tout d’abord outragé par l’image caricaturale (et encore le mot est faible) que ce film donne de ce pays, avant de s’apercevoir qu’il engendrait plutôt une vague d’intérêt et de sympathie envers leur pays. Ils ont alors décrété qu’il s’agissait bien d’humour…

Car Borat ne cherche en rien à se moquer du Kazakhstan qui ne sert ici que de prétexte. Non, c’est l’Amérique qui en prend un sacré coup ! En créant un choc des cultures complètement artificiel, il met en lumière les pires aspects de la société américaine. Quand il se rend chez un marchand d’armes pour lui demander quel pistolet serait le mieux pour se défendre contre un juif, ou à un vendeur de voitures quelle serait la meilleure pour écraser des gitans, aucun des deux ne se paraît choqué et ils répondent avec l’argumentaire nécessaire pour conclure la vente…

borat…Après reste la question de savoir s’il s’agit de complices ou bien de vraies situations provoquées. Il semblerait que la scène du rodéo, où il massacre l’hymne américain devant un public texan qui venait de l’acclamer deux minutes auparavant quand il souhaitait que l’Amérique raye l’Irak de la carte, soit vraiment tourné devant un vrai public incrédule (et inquiétant de beaufitude soit-dit en passant). Le lâcher de poule dans le métro new-yorkais ou son intervention sur une télé locale l’ont dans doute été également. Pour d’autres, la présence de la caméra qui le précède et certaines répliques qui tombent trop bien peuvent paraître suspectes…

Mais bon, il faut vraiment faire abstraction de toute ça. Borat est un vrai-faux reportage et si on se donne un tout petit peu la peine d’y croire, il devient surtout un moment de cinéma absolument hilarant (de la Baltique bien sûr !) Sacha Baron Cohen rentre tellement dans la peau de son personnage que l’on oublie bien vite qu’il s’agit d’un acteur et d’un rôle. C’est une métamorphose et personne parmi ceux qu’il croise ne peut s’imaginer un seul instant qu’il s’agit bien d’un acteur à l’accent aussi artificiel qu’hilarant.

Borat est le film culte par excellence. Décalé, provocateur, allant au bout de ses idées, ce film est surtout l’occasion d’immenses éclats de rire…

Fiche technique :
Production : Four by Two
Distribution : 20th Century Fox
Réalisation : Larry Charles
Scénario : Sacha Baron Cohen, Antohony Hines, Peter Baynham, Dan Mazer, d’après le personnage créé par Sacha Baron Cohen
Montage : Peter Teschner, James Thomas
Photo : Anthony Hardwick, Luke Geissbühler
Durée : 90 mn

Casting :
Sacha Baron Cohen : Borat Sagdiyev
Ken Davitian : Azamat
Luenell : Luenell 

2009, UNE GRANDE ANNEE DE CINEMA !

slumdogmillionaire

slumdogmillionairePuisque nous sommes désormais en 2010, j’ai pu m’amuser à faire mon classement des 10 meilleurs films de l’année 2009. N’étant pas comme Télérama, je ne l’ai fait pas fait au mois de décembre, puisque Noël est toujours l’occasion de grosses sorties, avec en tête cette année Avatar.

J’ai donc listé tous les films à qui j’avais mis la note maximale sur Ciao cette année. J’ai pris les dix premiers, mais ça me brisait le cœur de ne pas citer les suivants, j’ai donc fait un top 15… mais il en manquait encore et comme j’aime les bons films comme mes enfants (ok, je dis ça parce que je n’en ai pas encore…), je n’ai pas voulu en oublier un seul. Vous retrouvez donc ci-après la liste de mes 28 films 5 étoiles de l’année 2009.

Je donnerai une mention spéciale à deux scènes : le premier quart d’heure de Là-haut et le dernier du Concert, les deux plus beaux moments de cinéma qui m’est été donné de voir en 2009.

Pour les acteurs, je donnerais le prix d’interprétation masculine à Christoph Walz pour son rôle dans Inglorious Basterds et le prix d’interprétation féminine pour Kate Winslet, dans les Noces Rebelles. J’accorde également une mention spéciale à Mickey Rourke pour son rôle dans The Wrestler et évidemment à la bande-son de Good Morning England.

1 – Slumdog Millionaire
2 – Les Noces Rebelles
3 – Avatar
4 – Gran Torino
5 – Good Morning England
6 – Inglourious Basterds
7 – District 9
8 – 500 jours ensemble
9 – L’Etrange Histoire de Benjamin Button
10 – The Wrestler
11 – Departures
12 – Mary and Max
13 – Very Bad Trip
14 – Whatever Works
15 – Watchmen
16 – La-Haut
17 – Looking For Eric
18 – Star Trek
19 – Jusqu’en Enfer
20 – Morse
21 – Le Drôle de Noël de Scrooge
22 – Harry Potter le Prince de Sang Mêlé
23 – The Chaser
24 – Demineurs
25 – Une Mariage de Rêve
26 – Away we go
27 – Le Concert
28 – La Proposition

2009 EST MORT, VIVE 2010 !

2010

20101er janvier, heure des bilans d’un côté et des souhaits de l’autre.

Bon, le bilan, désolé, mais n’ayant aucunement l’intention de raconter ma vie ici, je me contenterai de quelques mots, dans le désordre, qui auront marqué cette année : crise, Michael Jackson, panneaux photovoltaïques, 2,5 (il n’y a que Anne-Ca qui comprendra), mamans, nouvelle version de mon site, main, Scrabble, 30 ans, putain 30 ans… Et puis bon, j’aurais fini 2009 en sauvant une nouvelle fois la Princesse Peach des griffes de Bowser… Ca dure depuis le Noël 1989, mais bon, ça fait toujours plaisir et ça donne tout de suite à votre année un autre relief !

Allez, le passé étant révolu, inutile de passer la nuit dessus. 2010, année du vice ? du pénis ? de la saucisse ? du clitoris ? du pubis ? de la cuisse ?… ou bien du tennis ? des varices ? de la police ? de l’avarice ? de la jaunisse ? de l’écrevisse ? de Sarkozys ? du comice ?…Ok j’arrête là, je commence à être à court d’idées !

2010 a la bonne idée d’être une année paire ! Et ce qu’il y’a de bien dans les années paires, c’est qu’il y’a soit des Jeux Olympiques, soit une Coupe du Monde ! J’en entends déjà soupirer en trouvant ça lamentable que ça soit la première chose qui me vienne à l’esprit, mais c’est comme ça que voulez vous ! C’est surtout que ce sont de formidables repères temporels et que je situe la date des évènements généralement à partir de ça. Donc, tout ce qui sera associé à la prochaine Coupe du Monde en Afrique du Sud sera à jamais situé en 2010 dans ma mémoire.

2010 va être aussi une année riche en naissances, vu que beaucoup de mes amis ont décidé de se reproduire en même temps ! Bref, j’aurais pas mal de layettes à acheter lors des six premiers mois ! Et puis, à nos âges, il était temps qu’ils s’y mettent… Et moi ? Arrêtez, on dirait mon père !

2010 est aussi l’année où j’aurais 31 ans, ce qui, en y repensant, constitue une perspective beaucoup plus effrayante que celle d’avoir 30 ans. C’est nul, 31, c’est un chiffre sans intérêt… à part d’être un nombre premier, certes, mais là, je ne vois pas en quoi ça me console !

Evidemment, j’aurais pu aussi vous faire la liste de tout ce que je me souhaite pour 2010, mais bon, si c’est pour citer la joie, le bonheur, le sexe, l’argent, l’alcool, les amis, le sexe, le pognon, le sexe, le blé, le sexe, le flouze… vu que c’est ce que je m’étais souhaité pour 2009 et que je me souhaiterai pour 2011, je ne vais pas non plus vous emmerder avec ça !

Donc voilà, 2009 est mort, vive 2010 !

Bonne année à tous !