L’AME DU TEMPLE, TOME 1 : LE LIVRE DU CERCLE (Robyn Young) : Tempête du désert

lelivreducercleIl existe des mythes qui irriguent l’imaginaire et donnent naissance à de multiples œuvres de fiction, à l’imagination plus ou moins débordante. Cette liberté est d’autant plus grande que le public méconnait la réalité qui se cache derrière. Les templiers constituent un bon exemple de ce genre de mythes. Rares sont ceux qui connaissent les faits historiques les concernant sur le bout des doigts, mais beaucoup plus nombreux sont ceux qui ont déjà lu ou vu une histoire les mettant en scène. Comme par exemple, Le Livre du Cercle, premier tome de l’Ame du Temple qui nous ramène au temps des croisades.

Le Livre du Cercle est un mélange assumée d’invention et de vérité historique. La trame des évènements correspond à la réalité, quand les personnages et une grande partie des enjeux qui les concernent sont nés de l’imagination de Robyn Young. Cela se mélange de manière très efficace pour permettre au lecteur d’avant tout se divertir, mais aussi de se cultiver un peu par la même occasion. La première dimension demeure largement dominante car ce livre est avant tout un récit d’aventures riche et plaisant, même s’il aurait gagné à traîner un peu moins en longueur. Les 700 pages se lisent facilement, mais le même récit aurait pu tenir en une bonne centaine de pages de moins.

Heureusement, la plume de Robyn Young est très vive et agréable pour qu’on ne voit pas non plus le temps trop long. Il parvient à doser les moments d’action et ceux plus centrés sur les relations entre les protagonistes. Dans ce récit, des batailles à grande échelle, mais aussi des complots et de l’amour. On y retrouve vraiment tout ce que l’on apprécie dans ce genre de roman. Le Livre du Cercle n’est pas le plus grande chef d’œuvre du genre, mais se laisse lire avec un réel plaisir. Assez en tout cas, pour avoir envie de dévorer au plus vite le second tome.

LES CHRONIQUES D’ALVIN LE FAISEUR, TOME 2 : LE PROPHETE ROUGE (Orson Scott Card) : Décolage tardif

lepropheterougeSavoir faire preuve d’un minimum de patience est une vertu. Cela permet également de ne pas passer à côté de certaines choses qui valent le coup si l’on sait attendre suffisamment. J’aurais ainsi pu abandonner la lecture de la saga d’Alvin le Faiseur après un premier volet pas forcément hyper emballant. J’aurais pu même m’arrêter après cent pages de ce deuxième tome, le Prophète Rouge, parce que je ne voyais alors rien venir, ne saisissant toujours pas vraiment ce qui pouvait constituer le fond de l’histoire et donner de l’épaisseur aux personnages. Et puis, après cette très longue mise en place, tout a semblé de mettre en mouvement pour le plus grand bonheur du lecteur.

Le Prophète Rouge nous permet enfin de comprendre ce que Orson Scott Card a l’intention de faire de l’univers qu’il a créé. Pour faire simple, il se passe enfin quelque chose ! Le roman nous propose de l’action, du suspense et une situation qui évolue considérablement. Bref, le récit se lance d’un coup et il se lance franchement. Il nous happe et ressort de ce second tome avant une forte envie d’attaquer le suivant pour savoir ce qu’il va advenir des personnages et de cet univers assez original. Un univers fantastique, mais où l’on croisera Lafayette et Napoléon. Il prend ici une toute autre dimension, quand le premier tome restait confiné à un horizon beaucoup plus étroit.

Le Prophète Rouge bénéficie de la joie plume d’Orson Scott Card. La qualité de l’écriture se mesure réellement quand le récit s’accélère. L’intrigue est claire, les personnages sont présentés assez longuement pour qu’ils possèdent une réelle épaisseur, mais ceci toujours de manière vivante. De même, la description plus globale de cet univers uchronique se fait progressivement en donnant des repères solides au lecteur, sans jamais faire baisser le rythme de narration. Vous l’aurez compris, j’ai vraiment changé de regard sur cette saga qui me semble désormais particulièrement prometteuse. Suite au prochain épisode donc.

LE SAINT A LONDRES (Leslie Charteris) : 2ème rendez-vous raté

lesaintalondresDans les histoires d’amour, le plus difficile est souvent le deuxième rendez-vous. C’est le moment où l’on a passé le cap de l’émerveillement de la nouveauté et de la découverte pour commencer à relever tous les petits travers et défauts de l’autre. C’est aussi le moment où on est soi-même moins attentif à donner une bonne image et où on peut finir par mettre en avant des choses que l’on aurait bien aimé laisser encore un peu caché. Ma première rencontre littéraire avec le Saint avait été assez enthousiaste, à l’occasion de ma lecture du Saint à New York. C’est donc avec joie que je me suis attaqué au Saint à Londres. Malheureusement, ces retrouvailles n’ont pas été celles que j’imaginais.

Tout le monde (ou presque) sait à quel point j’apprécie la littérature de gare comme genre littéraire à part entière. Je sais apprécier tout sa richesse et ses qualités. Mais elle possède également incontestablement quelques défauts que le Saint à Londres met particulièrement en avant. Il s’agit d’un récit en trois parties, vaguement reliées entre elles. Ca semble écrit à la va-vite, sans que Leslie Charters n’ait cherché à proposer plus que le strict minimum. Je n’ai absolument pas retrouvé tout ce qui faisait le charme du Saint à New York, où l’intrigue était nettement plus étoffée et où on pouvait vraiment découvrir et apprécier ce personnage rendu légendaire par Roger Moore à la télévision.

De même, la qualité de la plume de Leslie Charters m’a beaucoup moins sauté aux yeux. Cela reste incontestablement mieux écrit que la moyenne des romans de gare, mais comme l’histoire est nettement plus plate, le style l’est aussi quelque peu. J’ignore donc s’il n’y aura jamais de troisième rendez-vous, vu que je crois que j’ai épuisé le stock de livres de cette série présents, suite à un don, dans ma bibliothèque. Mais qui sait, peut-être qu’à l’occasion d’une brocante ou d’un emprunt, je verrai lors d’un troisième rendez-vous si jamais la magie peut renaître. Mais je crains néanmoins que cela ne soit jamais plus le plus grand des amours.

LA TERRE (Emile Zola) : Rendez-vous en terre inconnue

laterreLa longue saga des Rougon-Macquart d’Emile Zola reste certainement une des entreprises littéraires les plus ambitieuses de l’histoire. Dresser un tableau aussi exhaustif d’une époque et de tout un pays représente un travail titanesque qui va forcément entraîner l’auteur sur des terrains qu’il ne connaît pas. Malgré tout le travail de documentation qu’il pourra réaliser, il restera toujours une part d’idées reçues trop profondément ancrées pour totalement s’en débarrasser. De mon point de vue, et même si je ne suis pas un spécialiste de la paysannerie du XIXème siècle, la Terre est un roman qui traduit plus une vision préconçue de son auteur qu’un portrait fidèle. Et du coup, il peine à convaincre.

En toute honnêteté, je n’ai peut-être pas lu la Terre dans les meilleures conditions. Une lecture avec des pauses assez longues qui a fait que j’ai assez vite décroché et me suis retrouvé perdu dans une foule de personnages, affublés de surnoms dont il est parfois difficile de se rappeler les liens notamment familiaux qu’ils entretiennent entre eux. Je ne suis donc pas parvenu à apprécier cette intrigue dont je n’ai pas toujours saisi tous les ressorts. Mais cela n’a fait que renforcer mon impression d’un auteur peu à l’aise avec son sujet et qui se laisse aller à la paresse de clichés trop faciles pour être totalement honnêtes.

Pourtant, j’ai passé une bonne partie de ma vie professionnelle à travailler sur le foncier agricole et je mesure totalement l’attachement du monde agricole à « la terre ». De ce point de vue, je ne formulerai aucun reproche à Emile Zola d’avoir montré à quel point cet attachement pouvait rendre fou. Mais il le fait de manière trop caricaturale et maladroite pour que j’y trouve vraiment plaisir que je partage un point de vue particulièrement biaisé sur ce monde singulier. Bref, la Terre ne restera pas mon roman préféré dans la série des Rougon-Macquart. Mais Zola parle trop bien du monde urbain pour que je lui en veuille outre mesure d’avoir raté son rendez-vous avec le monde rural.

LE SAINT A NEW YORK (Leslie Charteris) : Justicier en série

lesaintanewyorkLe Saint est un personnage mythique de mon enfance. Mythique au vrai sens premier du terme puisque n’ayant jamais vu un seul épisode de la série télévisée, ni le film, il restait auréolé de beaucoup de mystère, sinon qu’il a été interprété à la télévision par Roger Moore. J’en sais enfin plus sur lui en découvrant qu’il était avant tout un personnage de roman, crée par Leslie Charteris en 1928. Un précurseur donc, mais surtout une vraie bonne surprise littéraire. Le Saint à New York reste un polar de gare mais qui compte des qualités infiniment supérieures à la moyenne.

Le Saint à New York possède toutes les caractéristiques de son genre littéraire. Relativement court et imprimé à l’origine sur du papier de qualité très moyenne. Mais dès les premières lignes, on est surpris par la qualité de la plume de Leslie Charteris, vraiment inhabituelle dans ce type de littérature. L’action démarre très rapidement, suite à une introduction minimale. Elle ne s’arrêtera qu’à la dernière page. Le roman va donc droit au but, avec une réelle intensité et raconté avec beaucoup de clarté et un joli style. Bref, les amateurs du genre pourront se régaler sans modération.

Le seul regret que laisse le Saint à New York reste des « méchants » qui manquent quelque peu d’épaisseur. A la vitesse où le héros les élimine, on a de toute façon guère le temps d’apprendre à les connaître. On se focalise donc sur le personnage de Simon Templar, qui lui ne manque pas d’intérêt. Il présente une réelle ambiguïté morale avec laquelle Leslie Charteris joue de manière subtile. Le récit est moins manichéen qu’il en a l’air, même si ce n’est pas non plus d’une profondeur démesurée. Mais au final, les qualités l’emportent largement et permettent de mieux comprendre le succès du personnage principal.

LUMIERE D’AOUT (William Faulkner) : Rencontre ratée

lumieredaoutDécouvrir pour la première fois un grand auteur s’apparente logiquement à un plaisir rare. Mais toute rencontre, aussi prometteuse soit-elle, ne se passe pas toujours aussi bien que ce qu’on imaginait. C’est qui m’est arrivé en lisant Soleil d’Août de William Faulkner. Pourtant, j’aurais dû me méfier en lisant la préface qui précisait que commencer à découvrir cet auteur par ce roman constitue une erreur. Avec le recul, je ne peux que lui donner raison, mais une fois le livre en main, je n’ai pas voulu renoncer. J’aurais peut-être du.

Je dois le confesser, au milieu du roman, j’ai parcouru sa page Wikipedia pour m’assurer d’avoir tout compris. En effet, William Faulkner ne semble guère se soucier du bien-être de son lecteur. On soulignera notamment son refus de rappeler de qui il parle, y compris au début d’un chapitre, en attaquant directement avec le pronom « il » ou « elle ». Quand vous reprenez une lecture interrompue depuis un jour ou deux, ça ne vous aide pas à reprendre le fil. Surtout dans un récit où l’on passe d’un personnage à l’autre ou même d’une époque à l’autre sans que cela soit explicité. Bref, Lumière d’Août est vraiment pénible à lire.

Du coup, difficile d’apprécier la qualité du fond. Cependant, en découvrant Faulkner, j’ai surtout eu envie de relire Steinbeck. Même époque, même fond social, mais à mon sens pas du tout le même sens du récit. Le récit est ici parfois plus philosophique que factuel. Il explore de manière plus profonde et torturée les recoins de l’âme humaine. Mais cela rend les personnages de Lumière d’Août totalement inabordable. On ne les comprend pas, on ne comprend pas ce qu’ils vivent et le sens de leurs actes. Bref, on progresse difficilement dans un récit qui ne nous apporte rien. Sans doute suis-je passé à côté de quelque chose. Et visiblement, je l’ai raté de très loin !

LES CHRONIQUES D’ALVIN LE FAISEUR, TOME 1 : LE SEPTIEME FILS (Orson Scott Card) : En suspens

leseptiemefilsComme vous le savez (ou pas), j’aime aller voir des films en ne sachant rien ou presque sur eux. C’est un plaisir que je m’accorde plus rarement pour des romans, mais comme je recueille souvent les livres abandonnés dans la rue, cela peut m’arriver également. En attaquant, les Chroniques d’Alvin le Faiseur, tome 1 : le Septième Fils, je pensais m’attaquer à une saga de fantasy médiévale comme il en existe tant. Il n’en est rien, puisqu’il s’agit en fait d’une uchronie nous plongeant dans l’Amérique au début du XIXème siècle. Une Amérique où la magie existe.

J’avoue être longtemps resté circonspect en lisant les Chroniques d’Alvin le Faiseur, tome 1 : le Septième Fils. Déstabilisé par cette surprise initiale, je ne savais pas trop quoi penser de ce que je lisais. Surtout que Orson Scott Card tarde à exposer clairement les enjeux et on ne voit vraiment pas où il souhaite emmener son lecteur. Cela finit par s’éclaircir sur la fin, mais tout cela fait de ce premier volet une réelle introduction à quelque chose de plus long, de plus grand et espérons de plus épais.

On ressort donc de les Chroniques d’Alvin le Faiseur, tome 1 : le Septième Fils avec beaucoup de curiosité, une envie de voir a suite, mais encore quelques doutes sur l’intérêt de l’ensemble. Cependant, il n’y a pas de raison d’être particulièrement pessimiste. La plume d’Orson Scott Card est correct, mais sans plus. Le récit manque parfois un peu de clarté, même si je suis convaincu que c’est parfois volontaire pour livrer les tenants et les aboutissants progressivement. Suite au prochain tome donc.

MAIGRET ET LA JEUNE MORTE (Georges Simenon) : Plaisantes bouffées

maigretetlajeunemorteDans la vie, rien de meilleur qu’une bonne pipe. Je parle évidemment ici de se plonger dans la lecture d’un épisode des aventures du Commissaire Maigret. Si vous avez imaginé autre chose, c’est que vous avez l’esprit particulièrement mal placé. C’est donc avec joie que j’ai découvert Maigret et la Jeune Morte. Un épisode très classique, mais pas forcément pour une œuvre de Georges Simenon. Même si le célèbre inspecteur y tire toujours bien de bouffées.

Dans Maigret et la Jeune Morte, Georges Simenon ne cherche pas forcément à explorer les profondeurs sombres de l’âme humaine et de la société française. Ces éléments ne sont pas totalement absents, mais moins prégnants qu’à son habitude. On se concentre ici longuement sur le fonctionnement interne de la police et les rivalités qui peuvent naître entre ses différents acteurs. Tout cela donne une intrigue articulée autour de plusieurs éléments et que l’on suit avec grand plaisir et une curiosité de tous les instants.

Inutile de préciser que Maigret et la Jeune Morte est particulièrement bien écrit. A force d’écrire des critiques de roman de Georges Simenon, je suis à cours d’idée pour décrire la qualité de la plume du romancier belge. Inutile de préciser aussi que le roman est court, comme tous ceux qu’il a signé. Bref, de ce point de vue là, le lecteur familier de son univers n’est pas trop déstabilisé. Mais à la fois, quand on aime, on n’a pas forcément envie de tout changer.

LA TRILOGIE DU VIDE, TOME 3 : VIDE EN EVOLUTION (Peter F. Hamilton) : En demi-teinte

videenevolutionArriver au bout de près de 2500 pages de lecture vous rend quelque peu exigeant quant à la qualité du dénouement. Après avoir passé autant de temps à tourner les pages, vous voulez que cet investissement trouve une juste récompense. Il faut bien avouer que souvent on aboutit à un final quelque peu décevant. Peter F. Hamilton avait parfaitement relevé le défi avec sa saga l’Etoile de Pandore, qui resta passionnante du début à la fin. La Trilogie du Vide, qui lui fait suite, offre deux premiers tomes nettement moins enthousiasmants. On pouvait donc craindre légitimement que le dernier, Vide en Evolution, soit du même acabit.

Franchement, je me trouve super doué pour maintenir un certain suspense en attendant la moitié du deuxième paragraphe pour dire ce que je pense du livre dont je suis en train d’écrire la critique (bon ok, suffit de lire le titre, mais bon…). Une frustration d’écrivain du dimanches sûrement. Bref, allons désormais droit au but, Vide en Evolution est dans la lignée des deux tomes précédents de la Vide en Evolution. Bien, mais pas top. Et surtout, il se termine un peu en eau de boudin. La conclusion n’est pas mauvaise, elle laisse juste le lecteur sur sa faim, en étant un peu trop rapide et sans bouquet final. Elle suit pourtant le même modèle que pour l’Etoile de Pandore, c’est dire que tous les éléments (et surtout les personnages) jusque là éparses se rassemblent à fin, sauf que là ce n’est pas pour faire grand chose.

Vous l’aurez compris, si l’Etoile de Pandore était une saga absolument indispensable à tout amateur de science-fiction qui se respecte, on peut se permettre de passer à côté de la Trilogie du Vide. Non pas que cette œuvre fera honte à votre bibliothèque, mais disons que c’est un peu long pour ce que c’est. Je regrette aussi fortement cette fois-ci l’absence d’un index des personnages qui auraient été pourtant fort utile, vu le foisonnement de protagonistes, que l’on peut perdre parfois de vue pendant des centaines de pages. Vide en Evolution apporte donc une conclusion en demi-teinte à une saga en demi-teinte. Mais au moins elle la constance pour elle.

LA PERLE DE L’EMPEREUR (Robert Van Gulik) : Trop d’enquêtes tue les enquêtes

laperledelempereurBien avant Colombo et Derrick, dans la Chine médiévale, il y avait le Juge Ti. Et il valait déjà bien ses glorieux successeurs. Une nouvelle preuve avec la Perle de l’Empereur, qui est en fait le troisième tome écrit par Robert Van Gulik. S’il porte le titre de juge, il reste avant tout un enquêteur perspicace, capable de faire surgir la vérité à partir d’indices matériels et en sondant les âmes. Ses aventures nous donne ici un épisode particulièrement riche… peut-être trop.

Comme pour tous les tomes de ses aventures, le Juge Ti mène plusieurs enquêtes en parallèle qui finiront par trouver un lien entre elles… ou pas. Ici pas moins de trois meurtres, auquel viennent s’ajouter d’autres éléments d’intrigue. Heureusement, la Perle de l’Empereur nous offre un index des personnages, mais cela fait quand même beaucoup pour un récit aussi court. Du coup, il est particulièrement dense et un peu difficile à suivre si, comme moi, vous n’êtes pas un lecteur qui lit d’une traite mais peut interrompre ses lecteurs pendant plusieurs jours. Quand on reprend le fil, on s’aperçoit vite qu’on l’a quelque peu perdu.

Les amateurs de cet univers trouveront tout de même leur content. On prend toujours plaisir par le dépaysement apporté par ce récit qui nous amène loin dans le temps et l’espace. On apprécie aussi la personnalité unique de ce personnage qui jette un regard détaché sur les enquêtes qu’il mène. La Perle de l’Empereur ne fait pas exception, même si pour les raisons que j’ai évoquées plus haut, ce n’est pas l’épisode qui m’a le plus enthousiasmé. Si jamais vous deviez découvrir le Juge Ti, je ne vous conseillerai pas de commencer par celui-là.