On commence cet avis avec un artiste américain, John Grant, né en 1968, mais qui n’a débuté sa carrière solo qu’en 2010. Grey Tickles, Black Pressure est lui sorti en 2015 et constitue son troisième album. Ce dernier se démarque par une grande variété, même s’il est au final assez inégal. Cela rappelle un peu l’univers de Beck. On enchaîne des titres aux accents électros, pas les plus réussis, avec des titres très rock. L’album va d’ailleurs crescendo en termes de qualité, porté par une voix assez marquante et un travail toujours pointu sur les sonorités. On retiendra notamment le titre Global Warming.
On enchaîne avec un artiste britannique encore un peu plus âgé (né en 1962) mais dont la carrière est-elle très longue. Dave Gahan s’associe ici avec le groupe Soulsavers pour nous proposer Angels & Ghosts. Là encore, c’est la variété qui prédomine avec un univers parfois très sombre ou d’autres titres plus posé, tirant presque sur le crooner. Là aussi la voix est marquante, mais la musique un peu moins, manquant un peu trop souvent d’épaisseur. De la maîtrise certes, mais pas de génie.
On termine avec de vieilles connaissances, le groupe Dionysos dont j’ai toujours été très fan. Leur album Vampire en Pyjama montre qu’ils sont toujours au top. Plus que jamais le duo formé par Matthias Malzieu et Babette fonctionne à merveille et nous propose un album d’une qualité constante, plein d’énergie et d’imagination. On retiendra en particulier les titres Guerrier de Porcelaine, Vampire de l’Amour ou encore une version assez blues de I Follow Rivers. Plus que jamais, j’adore ce groupe !

On enchaîne avec Low, un groupe américain, dont j’avais déjà apprécié le précédent album. Ones and Sixies, dont il s’agit ici, nous propose une musique un rien évaporée, mais en tout cas mélodieuse et agréable. Les titres ne sont pas extrêmement variées, mais toujours maîtrisée artistiquement. Au final, ce sont les titres les plus pop, parfois un peu sucrés, qui sont les plus réussis. Il manque juste un petit pas grand chose pour être vraiment génial. On peut le regretter ou souligner que le résultat est pas mal quand même.
On termine avec une Janet Jackson et son album Unbreakable. Si elle ne possédera jamais la notoriété de son frère, elle aura tout de même mené une belle carrière. Une nouvelle preuve ici avec un son groovy, énergique, plein de conviction et de maîtrise. Les titres sont propres, carrés, peut-être un peu trop d’ailleurs. On y trouve notamment la belle ballade qui va bien, After You Fall, mais sans surprise. Sa voix ressemble à s’y méprendre à celle de son frère, ce qui nuit aussi à donner une vraie personnalité à cet album. Cependant, le résultat reste quand même très agréable à écouter.
On enchaîne avec un groupe de « dream pop » (je suis définitivement fan des noms de genres musicaux sur Wikipedia) américain et leur album Depression Cherry. J’aurais bêtement qualifié ça d’électro-pop un peu sucré et un rien évaporé. Le résultat est cependant surtout lancinant et pas très intéressant. C’est tellement plat que c’est au final même pas vraiment désagréable, mais simplement totalement oubliable.
On termine par Poison Season des Canadiens de Destroyer, dont j’avais déjà apprécié un album précédent. Un rock parfois doux et mélodieux, parfois jazzy et dynamique, porté par une voix pas forcément impressionnante mais possédant un réel charme. Les styles et les ambiances varient d’un titre à l’autre, avec une qualité constante. Rien n’est jamais totalement enthousiasmant, mais l’album recèle quand même pas mal de titres fort sympathiques.
Joel Gion est un percussionniste américain qui a sorti son premier album solo en 2014. Intitulé Apple Bonkers, il nous propose un rock maîtrisé et propre sur lui. Dommage qu’il soit marqué par un effet d’écho et de voix loin du micro qui m’horripilent tant dans les mixages. Il y a des choses que je comprendrai jamais. L’album recèle cependant quelques titres sympas comme Hairy Flowers, au style rétro très sympa. Mais même les meilleurs titres restent souvent un peu trop en-dedans et le résultat global n’est pas vraiment emballant.
On termine avec Currents, du groupe australien Tame Impala. Le meilleur du lot à mon sens, malgré un style électro-pop dont je ne suis pas un grand fan d’habitude. Mais l’album est marqué par une vraie maîtrise, du dynamisme et de la conviction. A cela s’ajoute un travail intéressant sur les sonorités. L’ambiance est très zen, on peut facilement trouver que cela manque souvent de punch. Cependant, tout cela donne un résultat agréable qui se laisse écouter avec plaisir.
On enchaîne avec Blonde Redhead, un groupe américain, et leur album Barragan. Ils nous offre une musique électro-rock lancinante, portée par une petite voie aiguë. Ce n’est pas toujours désagréable, mais reste vraiment sans intérêt. L’auditeur est plongé dans une profonde torpeur face à tant de platitude. Franchement, on peut imaginer à l’écoute des premiers titres que cela fera une bonne musique d’ambiance, mais l’aspect très répétitif rend vite l’album légèrement horripilant.
On termine par une valeur sûre du rock, en la personne du légendaire Robert Plant et son album Lullaby and… The Ceaseless Roar. Le talent est là, mais pas la conviction. Le titre d’ouverture, marquée par une voix évaporée et des accents irlandais donne le ton. C’est maîtrisé, mais au final toujours assez plat. On reconnaîtra une recherche sur les sonorités, une variété dans les différents morceaux, mais aucun d’entre eux ne parvient à réellement accrocher l’oreille de l’auditeur.
Retour au beaucoup plus ordinaire, pour ne pas dire médiocre, avec Tweedy, composé de Jeff Tweedy, chanteur du groupe Wilco, que j’aime beaucoup par ailleurs, et de son fils. Leur unique album, Sukierae, nous offre un rock sans grande conviction. La voix est toujours travaillée et un peu déformée et c’est vraiment dommage. Il y a certes une vraie maîtrise artistique, mais ça ronronne gentiment avant même de s’éteindre progressivement au fur et à mesure de l’album.
On termine avec une petite déception avec Angus and Julia Stone et leur album du même nom. Certes, le charme opère tout de suite, mais on constate vite qu’il manque un petit quelque chose par rapport à leur album précédent. Il y a toujours beaucoup de douceur et de maîtrise, de très beaux titres comme Death Defying Acts et ça coule tout seul aux oreilles. Mais on en ressort sans avoir retenu grand chose de cet album un peu transparent.
Marianne Faithfull ne fait plus partie d’aucune nouvelle scène depuis belle lurette. Elle a sorti son premier album en 1965, 40 ans avant ce Give Me Love to London. Mais si ce dernier s’ouvre avec un titre un peu country fort sympathique, la suite, beaucoup plus éthérée, n’est pas terrible. Certes, on compte quelques ballades un peu plus convaincantes, mais jamais rien de bien transcendant. Je ne sais pas si c’est l’âge qui fait ça, mais la voix n’est jamais d’une grande intensité, plongeant l’auditeur dans une grande indifférence.
Si Prince est parti trop tôt, il laisse derrière lui une discographie incroyablement pléthorique, dont ce Art Official Age, sorti deux ans avant sa mort. Il y livre un son assez funky, qui rappelle fortement les années 90. Mais beaucoup de titres sont déstructures et semblent surtout totalement inaboutis, joués de manière un peu forcée. Du coup, les titres ne coulent jamais tous seuls aux oreilles. Quelques exceptions cependant, comme Breakdown, un jolie ballade tout en maîtrise. Mais globalement, l’album manque sérieusement d’une étincelle et est même parfois, osons le dire, un peu chiant.
On poursuit avec un artiste bien de chez nous, Raphaël et son album Somnambules. On reconnaît immédiatement son style typique. Petite nouveauté ici, l’emploi, un peu abusif d’ailleurs, de cœur de voix d’enfants. Le ton est toujours très mélancolique, même s’il est parfois capable de se montrer un peu énergique. Les textes gardent cette légère naïveté que le caractérise. Sa voix unique apporte une vraie personnalité, sans que le titres se ressemblent pour autant. Les fans de cet artiste seront vraiment ravis.
On reste en France avec le groupe angevin Zenzile et leur album Berlin. Un album à l’énergie contenue, où tous les titres, instrumentaux, ne sont pas désagréables, mais jamais vraiment emballants. Leur musique est même un peu transparente parfois. Il y a une certaine variété entre les morceaux, mais sans jamais arrivé à faire naître un réel enthousiaste. Ca ressemble parfois à une Yann Tiersen, mais en restant bien en deçà en qualité.
On poursuit avec Foxygen, un groupe venu d’Austin au Texas, et leur album …And Star Power. Si on doit leur reconnaître une qualité, c’est de proposer des morceaux vraiment variés. Variés, mais surtout décousus et au final surtout pas très intéressants, au-delà du simple fait qu’ils ne soient pas très mélodieux. En fait, cela s’apparente au final à patchwork passablement indigeste. Surtout qu’aucun titre ne surnage, rien ne vient jamais accrocher l’oreille.
On reste aux Etats-Unis avec Thurston Moore, originaire lui de Floride, et son album The Best Day. Pourtant ce dernier ne nous offre pas vraiment le meilleur, mais plutôt un rock fait des morceaux longs et monotones, ponctués des solos de guitare absolument interminables. La voix est quant à elle éteinte et sans relief. Bref, au final tout cela ne décolle jamais et ne donne jamais aucune raison à l’auditeur de s’enthousiasmer.
On poursuit avec Parquet Courts et leur album Content Nausea, sorti en 2014. Un groupe américain originaire de New York qui nous offre un rock assez étrange. Les textes sont plus parlés que chantés et se posent sur des mélodies lancinantes. L’ambiance est assez étrange, mais surtout pas vraiment transcendantes. Au final, c’est assez transparent, pour ne pas dire sans intérêt. Seul éclair dans ce brouillard, une reprise assez décalée du célèbre These Boots Are Made for Walkin’.
On revient en Europe pour découvrir la chanteuse danoise Kira Skov et son album When We Were Gentle. Elle est dotée d’une belle voix… mais le reste est beaucoup moins emballant. En effet, elle propose des mélodies épurées, assez sombres et mélancoliques. Mais le résultat est, parlons franchement, assez chiant. Sa musique ne dégage pas vraiment d’émotion et ne décolle donc jamais. Et ce ne sont pas les accents jazzy tristounets qui parcourent la majorité des titres qui vont sauver cet album.
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