On commence cet avis avec un monument du rock qui se passerait presque de commentaires. Led Zeppelin et leur album live Celebration Day, enregistré en 2007 à Londres. Un double CD qui bénéficie d’une très bonne qualité d’enregistrement et où l’on retrouve tous leurs plus grands chefs d’œuvre. Le deuxième CD est notamment un vrai concentré de bonheur musical. Bref du rock à l’état pur et c’est bon !
On poursuit avec deux jolies découvertes. A commencer par Gary Clarck Jr, un musicien venu du Texas. Il nous propose avec Blak and Blu, sorti en 2012, une musique aux multiples influences. L’album s’ouvre d’ailleurs avec un titre assez rock rétro, mais où des cuivres accrochent tout de suite l’oreille. Il y a de la conviction, de la maîtrise. Que les titres soient plus funky, ou carrément plus rock, c’est toujours aussi propre et sympa. La qualité reste vraiment constante pendant les deux tiers de l’album avant une fin un peu moins intéressante.
On poursuit avec Foxygen, un groupe rock venu de Californie. Là aussi le côté un peu rétro domine immédiatement dans ce We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic. C’est frais et lumineux. Le chanteur a un côté dandy dilettante, mais on sent que tout est calculé. Cela donne à leur musique un côté un peu brouillon, mais ça se laisse écouter avec plaisir. Il est juste dommage que la voix du chanteur ne soit du coup pas vraiment mise en valeur.

On enchaîne avec Mark Eitzel, un auteur-compositeur-interpréte américain, né en 1959, et son album Don’t Be a Stranger. Sa voix accroche elle aussi tout de suite l’oreille. Les titres sont un peu plats, mais coulent agréablement. Cependant, l’album ne décolle jamais vraiment et l’attention de l’auditeur se relâche progressivement, le transformant doucement en musique de fond certes agréable, mais certainement pas inoubliable. Surtout qu’aucun titre plus marquant ne vient sortir l’auditeur de sa torpeur.
On termine avec Cali et son album Vernet les Bains. J’aime beaucoup Cali et donc je ne pouvais pas être déçu par cet album. Car il ressemble plus que jamais à du Cali. La même voix (ce qui est logique me direz-vous), la même musique, les mêmes sujets… Rarement un artiste n’aura autant chanté l’amour malheureux. Un des titres phare s’appelle L’Amour est Eternel… sauf que les paroles suivantes sont « jusqu’à ce qu’il s’arrête ». Bref aucune surprise à l’horizon… jusqu’au dernier titre, Happy End, qui fait intervenir une pluie d’invités. Ca ressemblerait presque à une chanson des Enfoirés… mais en mieux !
On poursuit avec Jake Bugg, premier album de… Jake Bugg. Sorti alors qu’il n’avait que 18 ans, le chanteur originaire de Nottingham nous plonge immédiatement dans une ambiance rétro, mais d’une énergie fulgurante. La voix est étonnante, originale et parfaite de maîtrise. La qualité est très élevée, toujours constante. Si les titres rock constituent la marque de fabrique du jeune homme, les ballades aussi se distinguent. Même quand la musique se fait plus douce, il garde sa personnalité et ne tombe jamais dans le gnangnan. Un vrai petit bijou.
On termine par Le Calme et la Tempête de la belle Olivia Ruiz, une artiste que j’apprécie tout particulièrement. Cet album est une nouvelle fois tout à la fois sympathique, varié et maîtrisé. Un résultat solide donc, mais qui manque peut-être un peu de relief, faute d’un titre percutant. On regrettera notamment un humour et un second degré moins présents. Mais ça se laisse écouter avec un réel plaisir néanmoins.
On poursuit avec Neil Young, artiste légendaire qui revient souvent dans mes critiques. Aujourd’hui pour vous parler d’un double album, intitulé Psychedelic Pill. Un nouvel album en duo avec le groupe Crazy Horse, sorti tout juste six mois après leur album en commun précédent, Americana, dont je vous ai parlé par ici. On est tout de suite saisi par la voix du chanteur canadien, malgré une qualité d’enregistrement très moyenne. C’est très certainement volontaire, mais cela donne une impression de live pirate. L’album s’ouvre sur un titre de près de 30 minutes hyper répétitif qui en fait très représentatif de sa globalité. Très vite, on n’en peut plus. Quelques titres sont d’une longueur plus classique, mais assez ennuyeux néanmoins. Bref, une expérience à oublier.
On termine avec le premier album d’Asaf Avidan, sorti en 2002 et intitulé Different Pulses. Un artiste dont la voix est immédiatement marquante, même sur un titre d’ouverture finalement assez plat. Mais globalement, l’album est loin d’être désagréable car il monte en puissance, même si on reste un peu frustré, avec l’impression que l’artiste israélien n’exploite pas tout son potentiel. Personnellement, je retiendrai avant tout le très beau titre Love it or Leave it.
On enchaîne avec un nouveau groupe allemand, comme son nom ne l’indique pas du tout, Gel Well Soon et leur album The Scarlet Beasts O’Seven Heads. L’ambiance est éthérée, avec souvent un effet loin du micro et c’est globalement assez mou du genou si vous me permettez l’expression. La seule grande qualité est une certaine variété au niveau des mélodies et des ambiances, mais jamais aucun titre ne décolle vraiment.
On termine avec une vraie déception, l’album Electric Soul du groupe Zenzile. J’avais vraiment apprécié Pawn Shop, le précédent album. Mais là, il nous livre une musique électro lancinante et disons-le tout net assez chiante. Les arrangements ne sont pas toujours mélodieux du tout, la mélodie et la voix s’ajoutent au lieu de se compléter pour un résultat parfois insupportable. Certains titres sont heureusement mieux maîtrisés, mais l’album reste globalement terriblement inégal et jamais transcendant.
Après le rock expérimental allemand de la dernière fois, voici le post-rock… Ne me demandez pas vraiment ce que cela veut dire, mais c’est ainsi que Wikipédia qualifie la musique de Goodspeed You ! Black Emperor, un groupe canadien, que j’ai découvert au travers de leur album Allujah ! Dont’ Bend ! Ascend ! Un album composé de 4 titres seulement… mais donc deux font chacun vingt minutes à eux seuls. Des titres qui ressemblent généralement à de (très) longues montées où l’instrumentation se complexifie au fur et à mesure. J’avoue que c’est musicalement plutôt intéressant, mais c’est beaucoup trop long et répétitif et donc vite lancinant. Ca ressemble même parfois à un gros bordel passablement inaudible. Bref, ça change de l’ordinaire… mais pas forcément en mieux.
On termine avec une autre découverte que j’ai espéré très bonne à l’écoute du premier morceau de Life is People, le 6ème album de Bill Fay, un auteur-compositeur-interprète anglais qui a commencé sa carrière en 1969 avant de connaître un trou de près de 30 ans. Le début rappelle un peu Bruce Springsteen, avec une voix beaucoup plus douce. La suite est malheureusement beaucoup plus sombre, parfois ennuyeuse ou simplement désespérément planplan et transparent. Il ne ressort que quelques ballades sympathiques, mais qui ne cassent pas trois pattes à un canard.
On poursuit avec une autre découverte, mais beaucoup plus réjouissante avec Rumer, une artiste britannique d’origine pakistanaise. Boy’s Don’t Cry est sorti en 2012 et est sont deuxième album (sur trois). L’album est particulièrement frais et entraînant, porté par une voix claire et mélodieuse. Bon, ça fait parfois un peu soupe, mais ça se laisse écouter avec plaisir. Ca rappelle beaucoup Dido par certains côtés. On retiendra un titre aux accents jazzy très sympa, Soulsville, et une jolie ballade : Flyin’Shoes.
On termine avec un des acteurs majeurs de la scène française, M et son album Il. Il y enchaîne des titres particulièrement variés : musique douce, titres plus rock, d’autres éthérés ou encore certains aux accents latinos. Ce n’est donc jamais monotone, mais ça n’atteint jamais des sommets. Le single Mojo est sympa, mais à côté de ça, d’autres titres sont limites chiants. Personnellement, je trouve qu’il n’a jamais retrouvé la qualité de ses débuts, même s’il reste un artiste majeur dans notre pays.
On poursuit avec Mothers and Tygers, 5ème album d’Emily Loizeau, sorti en 2012 et dernier en date. Sa très belle voix nous saisit immédiatement, portée par une musique douce, harmonieuse et des textes poétiques. Les mélodies sont simples, mais toujours plaisantes. La qualité des titres reste constante et élevée, sans « tube » sortant du lot. Du coup, l’album ronronne quelque peu. Mais un ronronnement agréable qui nous berce tendrement. Je sortirais tout de même le morceau Infant Sorrow du lot.
On termine avec Rats du groupe de rock alternatif Balthazar. Ils nous offrent une musique un peu décousue mais toujours agréables, dégageant une vraie personnalité. Leur rock est tranquille, mais toujours interprété avec conviction. Dommage que l’album perd un peu en intensité au fur et à mesure, proposant certains titres assez transparents. Ils se reprennent quelque peu sur la fin, mais c’est clairement le premier tiers de l’album qui est à retenir.
On poursuit avec un album solo d’un ancien du groupe britannique Pulp, à savoir Richard Hawley. Standing at the Sky’s Edge est son 7ème album depuis 2000 (un 8ème vient de paraître). Un rock assez symphonique, mais souvent lancinant. Les meilleurs titres sont les plus doux et les plus intimistes, car ils permettent d’apprécier pleinement sa voix, même s’ils conservent les même défauts que les autres titres. Un résultat final maîtrisé donc, mais au final assez plat. Ca n’accroche jamais vraiment l’oreille et constitue au mieux une bonne musique de fond.
On termine par une belle découverte… Enfin de mon côté, parce que le groupe Alabama Shakes ne m’a pas attendu pour connaître un certain succès. Leur premier album Boys and Girls permet immédiatement d’apprécier la voix prenante et posée de Brittany Howard. L’album est parcourue avec une vraie énergie et une réelle conviction. Cela manque peut-être d’un peu de fantaisie parfois, d’un tube ou deux se détachant vraiment, mais la qualité reste vraiment constante. Je retiendrai quand même particulièrement le titre I ain’t the Same.
On enchaîne avec un album qui m’a relativement dérouté. Il s’agit de This is Pil du groupe britannique Public Image Limited (soit PIL). Pour ceux qui l’ignoreraient, comme moi il y a encore quelques secondes, il s’agit là de la formation fondée par Johnny Rotten à la séparation des Sex Pistols. Un groupe qui tourne donc depuis 1978 et dont c’est le 9ème album (un 10ème est sorti cette année), sorti après 20 ans de silence. Dérouté car il débute par un morceau particulièrement lancinant, pour ne pas dire chiant. Le deuxième est plus dynamique, mais toujours pas emballant. Le style est assez particulier, les sonorités étranges et relativement indescriptibles. Mais on finit tout de même par rentrer dans cet album qui s’écoute au moins avec curiosité.
On termine avec une belle découverte. Regina Spektor est une artiste américaine d’origine russe, que je ne connaissais que de nom. Son album What We Saw From the Cheap Seats s’ouvre sur un joli air de piano où vient finalement se poser sa voix enjouée. Les instrumentations restent toujours sobres, mais cela est compensé par la façon dont Regina Spektor « joue » ses textes, en mettant vraiment le ton, le tout en plusieurs langues dont le français. Mais quand elle nous livre des titres plus posés, plus doux, presque tendres, le résultat reste également très bon.
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