HE WHO SAW THE DEEP (I Like Trains), YOU ARE THERE (Hilary Kole) et LONG PLAYER LARGE BLOOMER (Ron Sexsmith) : Histoires de voix

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hewhosawthedeepiliketrainsOn commence avec un son pop-rock sombre et mélancolique qui nous vient d’Angleterre, de Leeds pour être plus précis, avec le groupe I Like Trains et leur album He Who Saw the Deep. Une musique mélodieuse, mais tout de même un peu molle par moments. La voix de Guy Bannister manque de relief, ce qui donne un album un peu plat et globalement répétitif. Heureusement, la qualité va croissante et les derniers morceaux sont les meilleurs. On retiendra notamment Sea of Regrets, qui,à l’image de l’album, va crescendo.

youaretherehilarykoleHilary Kole est une chanteuse de jazz qui possède une particularité rare. Elle ne possède qu’une seule page Wikipédia… en hongrois. Ne parlant pas cette langue, j’ai du consulter son site internet pour apprendre qu’elle était américaine, visiblement originaire de New York. You Are There, est un album de duos avec un grand nombre de pianistes de jazz parmi les plus célèbres de la planète. Le résultat fait fortement penser à Diana Krall, mais avec une voix nettement moins chaude et profonde cependant. Du coup, c’est un tout petit peu monotone. Il n’y a vraiment que sur le titre You Are There qu’Hilary Kole pousse vraiment sa voix et on peut vraiment regretter qu’elle ne le fasse pas plus souvent.

longplayerlatebloomerronsexsmithOn remonte un peu vers le Nord, direction le Canada, pour retrouver Ron Sexsmith et son album Long Player Late Bloomer. Il nous y offre un rock élégant qui glisse tout seul à l’oreille. La voix est mélodieuse, mais avec ce qu’il faut de conviction, bien que rarement poussé. Les morceaux mélangent le rock avec des influences variées, entre swing et country, pour un résultat réellement convaincant.

FLY YELLOW MOON (Fyfe Dangerfield), SECRET BLOOD (Shannon Wright), LET ENGLAND SHAKE (PJ Harvey) : Rock calme

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flyyellowmoonfyfedangerfieldTrois CD qui ne dérangera pas trop les voisins aujourd’hui. Enfin quoi que rien n’interdit d’écouter la musique plutôt calme vraiment très fort. On commence par le premier album solo pour un auteur-compositeur anglais dénommé Fyfe Dangerfield. L’album en question s’intitule Fly Yellow Moon, sorti en 2010. Il s’agit d’une musique pop-rock mélodique (indie rock pour ceux qui préfère). On soulignera la réelle conviction avec laquelle il interprète ses chansons, sans pour autant qu’elles soient d’une originalité folle. On retiendra avant tout une belle ballade intitulée Barricades.

secretbloodshannonwrightOn poursuit avec Shannon Wright, une américaine qui nous livre sa musique entre rock et folk depuis près de 15 ans désormais. J’évoquerai ici son album Secret Blood à l’ambiance assez sombre. Les mélodies sont souvent assez sombres, sur lesquelles se pose une voix qui manque quelque peu de puissance et d’ampleur. Sa musique se fait un petit peu plus mélodieuse sur la fin, mais sans pour autant arriver à faire réellement décoller cet album.

letshakeenglandpjharveyOn termine par PJ Harvey et son album Let England Shake. L’Anglaise nous livre là un nouvel échantillon de son rock aux accents parfois électro. Le résultat est parfaitement maîtrisé, les instrumentations complexes et parcoures parfois de sonorités étranges. C’est musicalement au top, mais pour un résultat tout de même un peu froid et qui surtout n’apporte pas grand chose de nouveau par rapport au reste de son œuvre. Mais bon se maintenir au sommet n’est déjà pas donné à tout le monde. On retiendra surtout le morceau All and Everyone, sombre mais d’une grande force.

THE UNION (Elton John et Leo Russel), THE WANTS (The Phantom Band), DREAMS (Neil Diamond) : Platitudes diverses

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theunioneltonjohnElton John fait partie de ces artistes que j’ai l’impression de vraiment bien connaître. Mais en y repensant, à part trois ou quatre grands tubes, j’ignore tout du reste de sa discographie. J’ai donc comblé une toute petite partie de cette lacune avec The Union, un album sorti en 2010 qui nous propose des duos avec Leo Russel, un pianiste et guitariste américain. Le résultat est… propre sur lui. Je sais que ce n’est pas très musical comme terme, mais c’est vraiment ce qui m’est venu à l’esprit à l’écoute de cet album. De petites mélodies au piano, légères et fraîches, mais largement oubliables. Seuls deux titres, très country, où l’influence de Russel se fait donc le plus sentir, sortent un peu du lot (Monkey Suit et A Dream Come True). Je n’ai donc toujours pas vraiment l’impression de connaître réellement le cœur de l’œuvre d’Elton John avec cet album. Une prochaine fois peut-être.

thewantsthephantombandOn enchaîne avec un album assez oubliable, The Wants, du groupe écossais The Phantom Band. Ils nous proposent un rock un rien éthéré, parfois lancinant et répétitif. La personnalité de leur musique tient dans un passage de la voix régulièrement de l’aiguë au grave. Certains titres tirent plus sur le pop rock, mais cela reste toujours quelque peu transparent. Le meilleur titre est Into the Corn, où des sonorités électro viennent enrichir la palette du groupe.

dreamsneildiamondEnfin, on va terminer par une réelle déception, avec Dreams de Neil Diamond. J’ai découvert ce dernier avec son album précédent, Home Before Dark, qui m’avait réellement enthousiasmé. Il s’agit d’une légende de la musique folk-country aux Etats-Unis, dont la carrière a débuté en 1966 et qui reste bien trop méconnu en France. Il s’agit cette fois-ci d’un album de reprises. Mais malheureusement, Neil Diamond n’arrive pas vraiment à apporter une réelle valeur ajouter aux versions qu’il propose de grands standards. On retiendra avant tout la reprise de Blackbird des Beatles et surtout Alone Again, le seul titre vraiment transformé par rapport à l’original. Mais à l’opposé, ses interprétations de Hallelujah ou Yesterday sont d’une platitude indigne de son fabuleux talent et de son immense carrière.

 

LOSING SLEEP (Edwyn Collins), BIRDS AND DRUMS (The Bewitched Hands) ET FEMINA (The Legendary Tigerman) : Rock tranquille

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losingsleepedwyncollinsRock tranquille et mélodieux au programme du jour. On commence par Edwyn Collins et son album Losing Sleep, sorti en 2010. Un artiste qui a connu un succès fulgurant à travers le titre A Girl Like You en 1995 et dont on n’avait assez peu entendu parler depuis. Il nous propose là un album rock aux accents parfois jazzy, avec pas mal de punch. Mais au final, sa musique manque quand même pas mal d’originalité et de personnalité, même si elle se laisse écouter avec plaisir. Comme souvent dans ce genre d’album, le titre que l’on retiendra le plus volontiers est la belle ballade du lot, intitulée All My Days.

birdsanddrumsthebewitchedhandsRetour en France, avec The Bewitched Hands, originaires de Reims comme leur nom ne l’indique pas, et leur album Birds and Drums. Ils nous proposent un rock souvent un peu éthéré, mais assez abouti, maîtrisé et surtout particulièrement varié. C’est souvent plus mélodieux qu’énergique, mais le tout est interprété avec une vraie conviction. Cependant, l’album est quand même parsemé de titres plus confus, qui possèdent certes une certaine originalité, mais le côté expérimental ne fait pas tout, faut-il encore que cela soit agréable à écouter. Un album sympathique donc, mais qui laisse sur une impression de « peut mieux faire ».

feminathelegendarytigermanEnfin The Legendary Tigerman est un bluesman portugais qui nous propose sur son album Femina, 15 duos avec des interprètes féminins. L’ambiance générale est assez sombre (normal pour du blues me direz-vous) et quelques fois, assez raplapla. Mais l’album recèle quelques perles qui valent le coup d’être écoutées. On notera notamment deux reprises, These Boots Are Made For Walking de Nancy Sinatra et Lonesome Town de Ricky Nelson, assez étonnantes. En fait, l’album monte en puissance avec un très beau Fashionned Man et une jolie conclusion avec True Love Find You in The End.

PACIFIC 231 (Raphael), BAND OF JOY (Robert Plant) : Le passé est derrière eux

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pacific231raphaelEncore deux artistes très différents aujourd’hui. Tout d’abord, Raphaël avec son album Pacific 231, sorti en 2010. Je me rappelle avoir fait une critique désastreuse de son précédent album Je Sais que la Terre est Plate, alors je n’espérais pas grand chose avant d’y jeter une oreille. Mais j’ai plutôt été agréablement surpris. Tout d’abord, parce que le jeune homme semble avoir enfin compris qu’articuler était une bonne chose quand on chante ! L’album s’ouvre sur une jolie chanson, Terminal 2B et se poursuit par des morceaux aux paroles parfois un peu obscures mais aux instrumentations plus solides et maîtrisées qu’auparavant. Certains titres sont plus en retrait, mais on retiendra surtout le Patriote, chanson à la manière de Renaud, qui constitue un bel hommage. Un album plus mature donc, qui corrige ce qui pouvait énerver chez Raphaël, mais qui du coup perd un perd un peu en personnalité.

bandofjoyrobertplantRobert Plant est une légende du rock. Mais sa carrière solo ne connaît pas les mêmes sommets qu’avec Led Zeppelin. La preuve avec Band of Joy, un album parfaitement maîtrisé et très mélodieux, mais quand même un peu mou du genou par moment. Sa grande qualité est la la diversité des sonorités, entre rock, pop, folk, country, parfois éthéré, parfois un rien psychédélique. On retiendra notamment un rock rétro très sympa, You can’t Buy My Love, et une jolie ballade, The Only Sound that Matters.

HOW I GOT OVER (The Roots), PHILIPPE KATERINE (Philippe Katerine), LE NOISE (Neil Young) : Bon en tout genre

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howigotovertherootsTrois albums pour trois genres et trois artistes très différents. On commence avec The Roots et leur album How I Got Over, sorti en 2010 (comme les deux autres albums de ce billet). Un groupe de rap, hip-hop, trip-hop (je ne sais pas trop quel est le terme le plus approprié) américain qui nous libre un album mélodieux, très jazzy et aux accents parfois psychédéliques. De toute façon, pour que des titres de ce genre musical me plaisent, il faut qu’ils soient d’une grande qualité. Je retiendrai notamment le titre justement intitulé How I Got Over, le plus rythmé de l’album, mais aussi celui qui sort du lot. Après, il y a du bon et du moins bon, certains morceaux étant plus proches du bruit que de la musique (en particulier Web 20-20).

philippekaterinephilippekaterineEnsuite, Philippe Katerine et son album sobrement appelé Philippe Katerine. Un artiste assez unique et inclassable, que l’on peut considérer comme une vaste supercherie. Il est vrai que certains titres s’apparentent plus à une phrase répétée en boucle qu’à une vraie chanson, mais il s’en dégage généralement une énergie folle. Le second degré, pour ne pas dire le dixième, qui parcourt cet album est particulièrement rafraîchissant. On aime ou on n’aime pas, mais au moins cela ne se prend pas une seule minute au sérieux et nous offre de vrais moments de joie pure, comme le titre La Banane.

lenoiseneilyoungEnfin, Neil Young avec son album Le Noise. Un artiste que je connais mal et que j’avais découvert par un album un peu collector, pas vraiment représentatif de son univers si j’en crois les connaisseurs. Cette fois-ci, on est visiblement dans le très classique pour l’artiste canadien avec un rock aux accents psychédéliques. Bon personnellement, je trouve que cela manque parfois un peu de punch. Mais on trouve sur cet album au moins une très belle ballade folk, Love and War, qui permet d’apprécier pleinement la voix de Neil Young. Par contre, certains titres sont limite pénibles, comme Angry World.

CRAZY FOR YOU (Best Coast), IN MEMORY OF LOSS (Nathaniel Rateliff) : Sympathiques Américains

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crazyforyoutbestcoastDeux albums sympathiques au programme de ce billet. D’abord, Crazy for You, premier album sortie en 2010 du groupe californien Best Coast. Une musique pop-rock, avec un petit côté rétro. Les titres sont assez homogènes et le résultat est plutôt bon. Je l’aurais trouvé encore meilleur sans un effet loin du micro, qui donne peut-être une certaine personnalité à leur musique, mais qui ne nous permet pas d’apprécier pleinement la belle voix de la chanteuse, Bethany Cosentino.

inmemoryoflossnathanielrateliffNathaniel Rateliff nous vient lui du Colorado avec son album In Memory of Loss, sorti lui aussi en 2010 (oui, j’ai un peu du mal à rattraper mon retard, j’avoue…). Il nous livre des mélodies plutôt épurées, aux accents country, folk ou blues. Il arrive à mettre une vraie personnalité dans sa musique, mais surtout à nous livrer 13 morceaux qui ne se ressemblent pas du tout. Car l’aspect épuré ne signifie pas forcément une absence de recherche puisque la guitare est accompagnée au fil des titres par des touches de piano, d’harmonica ou de batterie, donnant des sonorités toujours différentes. Bref, un artiste méconnu mais qui mériterait de l’être beaucoup moins !

SEA OF COWARDS (The Dead Weather), GRINDERMAN 2 (Grinderman) : Qu’importe le groupe, pourvu qu’on ait le chanteur

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seaofcowardsthedeadweatherA la base, je n’aurais du vous parler ici que de Grinderman 2, deuxième album du groupe Grinderman. Mais un petit malin a caché un autre album dans un fichier portant ce nom. Je vais donc commencer par vous parler de Sea of Cowards, du groupe The Dead Weather. J’avoue que cela m’avait complètement échappé mais ce dernier est la troisième formation de Jack White, après The White Stripes et The Raconteurs. Mais quels que soit ceux qui l’accompagne, le talent reste intact.

On reconnaît évidemment la voix de Jack White entre mille. Sea of the Cowards n’échappe pas à la règle et tient là toute sa personnalité. A côté de ça, les instrumentations sont assez originales, on peut même très créatives, mélangeant allégrement rock et électro. Cependant, le résultat est parfois un rien contemplatif, manquant parfois d’énergie et d’impact. Si ce troisième groupe a moins marqué que les deux précédents, il y a sans doute une raison et je crois bien qu’elle est là.

Grinderman2GrindermanBon revenons à ce que je devais écouter à la base, c’est à dire Grinderman 2. Il s’agit là aussi d’un groupe formé par un grand du rock, à savoir Nick Cave. Il nous propose un rock plutôt sombre et puissant, ce qui n’est pas surprenant quand on sait ce qu’il fait par ailleurs. Il y a une vraie conviction dans les interprétations et là encore la voix donne une vraie personnalité à la musique. Cependant, contrairement à The Dead Weather, Grinderman propose un rock finalement assez peu original, même si parfaitement maîtrisé.

Bref deux albums qui ne seront pas les plus marquants de l’immense carrière de Jack White et Nick Cave. Mais même quand ils nous proposent des œuvres plus « routinières », ils arrivent quand même à être largement au-dessus du lot du commun des mortels.

TIMBER TIMBRE (Timber Timbre), BUTTERFLY HOUSE (The Coral) et BEFORE TODAY (Ariel Pink’s Haunted Graffiti) : Pas de sommet à l’horizon

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timbertimbretimbertimbreTrois albums au programme de ce billet, dont aucun n’atteint des sommets. Commençons par le plus intéressant avec Timber Timbre et l’album du même nom, leur troisième. Il s’agit d’un groupe folk canadien dont les titres sont relativement épurés mais particulièrement mélodiques. Le tout est porté par une voix, celle de Taylor Krik, qui possède une vraie personnalité. L’album est assez homogène en qualité, mais finit tout de même par manquer de relief à la longue. L’édition 2CD propose un certain nombres de titre live qui démontre bien qu’il manque quand même un soupçon de mordant à ce groupe.

The Coral est un lui un groupe anglais qui a tout de même signé 6 albums depuis 2002. Je vous parlerai ici de Butterfly House, le dernier en date, sorti en 2010. Un album qui en donne pour son argent puisqu’il compte pas moins de 18 titres. Il s’agit d’un rock assez classique et plutôt tranquille. Le résultat est plutôt sympa, mais ça reste souvent un petit peu plat. A défaut d’originalité, un peu plus d’énergie aurait été de bon aloi.

Enfin, Before Today, de Ariel Pink’s Haunted Graffiti, nous propose une musique aux influences particulièrement diverses : pop, rock, électro… Mais le résultat reste désespérément dénué d’intérêt et d’une consternante platitude. La diversité n’est pas toujours synonyme de créativité.

MISS METEORES LIVE (Olivia Ruiz), INFINTE ARMS (Band of Horses), BECOMING A JACKAL (Villagers) : Talents à la scène et à la ville

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missmeteoresliveoliviaruizOn voit ce qu’une artiste musicale a vraiment dans le ventre quand on l’entend sur scène. Si j’ai toujours beaucoup aimé Olivia Ruiz, j’avoue que j’avais quelques doutes sur ce qu’elle pouvait donner en dehors d’un studio. Si je n’ai toujours pas eu la chance de la voir en vrai, l’écoute de Miss Météores Live, sorti en 2010, a pu me donner une petite idée de ce que cela pouvait donner. Et je dois dire que la surprise fut vraiment bonne et confirme pleinement que la jeune fille a véritablement un talent fou.

Miss Météores Live revisite avant tout l’album studio du même nom, mais aussi bien sûr ces autres grands tubes comme J’Traîne des Pieds ou bien La Femme Chocolat. Olivia Ruiz nous livre des interprétations généralement plus rock et énergiques qu’en studio. Le résultat est parfois vraiment enthousiasmant, comme sur cette version de J’Aime Pas l’Amour qui dépote ! En plus de cela, elle conserve sa grande qualité dans la diction : on comprend tout ce qu’elle chante et surtout elle joue vraiment ses textes. Bref, une vraie confirmation.

De l’autre côté de l’Atlantique, on trouve aussi bien des groupes talentueux comme Band of Horses et leur album Infinite Arms. Un son pop rock mélodique qui n’a rien du bon vieux son US qui tâche. La musique est plutôt subtile, maîtrisée et agréable. L’ambiance générale est un rien éthérée et planante, mais le groupe met de la conviction dans ses interprétations et jamais les lignes mélodiques ne flottent. Encore un groupe qui pourrait passer sur les radios à la place de bien d’autres qui ne les surpassent en rien.

Un mot enfin sur Becoming a Jackal du groupe irlandais Villagers. Une pop mélodique, épurée, mais qui manque quand même souvent d’épaisseur, malgré la voix plutôt intéressante de leur leader, Conor J. O’Brien. Cependant, la qualité est quand même présente à chacun des morceaux de l’album, alors il n’est pas désagréable d’y jeter une oreille.