Union pour Viroflay
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Solidaires à Viroflay…
9 bulletins pour le Maire sortant avant de voir sortir un bulletin pour notre liste. Je connais la notion d’échantillon représentatif, 10 bulletins ne suffisent pas pour cela. Mais je comprends immédiatement ce que ce début de dépouillement signifie. Le résultat sera mauvais.
Il ne s’agissait évidemment pas de gagner et d’empêcher le maire sortant d’être réélu. Le Graal absolu aurait été d’obtenir un second tour et de pouvoir répéter pendant toute une mandature qu’il représentait moins de 50% de la population. Cependant, je n’y ai jamais cru car nous aurions eu besoin pour cela d’un bon score de la seconde opposition. Pour bien des raisons, il me semblait probable qu’elle fasse moins bien que six ans plus tôt. Ce qui fut bien le cas.
Le vrai objectif était ailleurs. Je ne l’ai pas évoqué jusqu’à présent, mais cette élection était double. Pour la première fois apparaissait sur le bulletin à la fois les candidats pour le Conseil Municipal et ceux pour le Conseil Communautaire de la Communauté d’Agglomération. Malgré des règles d’attribution des sièges très défavorables, nous avions tout de même une chance d’accrocher une des six places. Pour cela, il était nécessaire que la liste de la majorité sortante ne fasse pas plus du double de notre propre score. En 2008, le rapport de force était en gros de 55% contre 25%. Il suffisait de faire seulement un tout petit peu mieux pour que je devienne conseiller communautaire. Cela pouvait donc paraître un objectif atteignable, surtout quand on est convaincu d’avoir fait une bien meilleure campagne que six ans auparavant.
Il faut croire que malgré ma volonté de toujours avoir du recul sur mon engagement politique, moi aussi j’ai fini par me bercer de quelques illusions. Quand j’arrive à la Mairie, avec le seul résultat de mon bureau de vote, je sais déjà que nous en sommes loin. Je croise immédiatement le Maire que je félicite. Il me répond simplement « merci », sans chaleur, avec son sourire en coin qui le rend tellement insupportable parfois. Alors que je sais déjà que l’objectif n’est pas atteint, au fur et à mesure que les résultats des différents bureaux de vote remontent, nous voyons nous dessiner une catastrophe que je n’avais personnellement jamais, mais alors, jamais envisagée. Nous allons perdre un élu et passer de 4 à 3 représentants au Conseil Municipal. Nous allons surtout nous retrouver à égalité numérique avec l’autre opposition, ce qui aura des conséquences fâcheuses (j’y reviendrai).
Une fois les résultats proclamés, tous ceux qui ont œuvré dans cette campagne sont invités à partager un verre autour d’un buffet chez notre ancien secrétaire de section. Je m’efforce de faire bonne figure et prononcer le discours qui va bien. Je parle notamment d’avenir et des combats futurs. Mais au fond de moi, je sais déjà que ce résultat aura une conséquence. En effet, peu de temps avant de rentrer en campagne, j’ai commencé mes premières démarches pour changer de travail. Le mien ne m’intéresse plus depuis un moment et je compte également gagner nettement mieux ma vie. Peut-être assez bien pour habiter dans Paris intramuros, ce qui était mon projet de vie avant d’arriver presque par hasard à Viroflay. Si j’étais devenu Conseiller Communautaire, mandat rémunéré, j’aurais sûrement renoncé à déménager. Ne l’étant pas, je sais que je partirai si j’en ai l’occasion. Je vais donc finir par trahir la confiance et le mandat qui m’ont été donnés. C’est encore loin, flou, juste un projet, mais je me sens un peu hypocrite en tenant mon discours.
Je rentre donc chez moi le cœur lourd et amèrement déçu. Ce qui me donnera finalement un peu de réconfort avant d’aller me coucher, c’est le malheur des autres. Je regarde les résultats de mes camarades un peu partout dans les Yvelines et je constate l’ampleur de la Bérézina pour les candidats issus du PS. Finalement, comparés aux autres, nous ne nous en sortons pas si mal et nous avons limité la casse, comme on dit. Quelle est la part de la qualité de notre campagne dans ce constat ? Avons-nous vraiment sauvé des voix, à défaut d’en gagner ? Impossible de le savoir, mais cela fait du bien de le croire. Avec le recul, je n’en suis pas profondément convaincu.
Dernier aspect d’une campagne électorale, l’aspect administratif. Cela peut presque paraître négligeable quand on se lance, mais on s’aperçoit vite que c’est une part importante du travail à accomplir. Cependant, je pouvais me lancer dans cette aventure sans trop d’appréhension à ce niveau-là. L’avantage de faire parti d’un « vieux » parti politique est de pouvoir être épaulé par des militants chevronnés qui se sont déjà pliés à l’exercice à plusieurs reprises. Et j’avoue que pour cette campagne des municipales, j’ai été parfaitement accompagné.
On commence avec une vieille connaissance des années 80 que l’on pensait hors du coup, mais qui a bien sorti un album en 2019. UB40 nous propose avec For the Many une musique dans la droite lignée de ce qu’on leur connaît, mais avec une maturité nouvelle dans la voix. Cela donne une ambiance plus sombre, moins sucré. Le groupe est sûr de son art et déroule les excellents titres avec beaucoup de maîtrise. Même les non fans de reggae comme moi sont ravis. Il y a de l’énergie, de la conviction, quelques sonorités un peu plus jazz qui font de cet album un vent de fraîcheur un peu inattendu. Pour être dans l’air du temps, le groupe propose même quelques titres un peu hip-hop sur la fin de l’album, mais ce n’est pas eux que l’on retiendra en premier.
On part en Australie pour découvrir le groupe King Gizzard and the Lizard Wizard et leur album Fishing for the Fishes. Le style est pop-rock avec une touche d’électro, voire même une très grosse touche parfois. Le résultat est maîtrisé et énergique et se laisse écouter avec plaisir. Un seul bémol, très personnel, la voix légèrement distordue, effet qu’il m’horripile au plus haut point. Le résultat est solde mais manque tout d’un ou deux vrais tubes pour accrocher définitivement l’oreille de l’auditeur.
Michelle Blades est une artiste venue du Panama, même si elle a beaucoup voyagé au cours de son existence. Son album Visitor permet de nous faire découvrir sa petite voix fluette, qui vient ici se poser sur une musique sans épaisseur. Ce n’est pas désagréable, mais c’est totalement transparent. Sa pop sucrée et gentillette a parfois quelque chose d’enfantin et s’avère parfois assez lancinante… pour ne pas dire carrément pénible. On lui reconnaîtra une certaine diversité entre les titres, mais rien de vraiment emballant en tout cas.
Vous l’aurez bien compris si vous êtes un ou une fidèle lecteur/lectrice de ce site, j’aime laisser le hasard mettre sur mon chemin des lectures que je n’aurais pas forcément choisies de moi-même. Parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. Pour Nos Cheveux Blanchiront avec nos Yeux, je me méfiais quelque peu. En effet, il s’agissait d’un roman offert quand on achetait deux livres du même éditeur. Je me doutais bien que ce dernier n’aurait pas agi ainsi pour écouler un best-seller unanimement salué par la critique. Effectivement il y a peu de chance que ce roman rentre dans cette catégorie quand on considère que sa plus grande (seule ?) qualité est sa brièveté.
Un beau jour de 2009, un de mes voisins déposent devant l’entrée de mon immeuble deux cartons plein de livres. Ils deviendront « les livres du tas », me rappelant une époque et un appartement où par terre était un meuble. J’ai depuis emménagé dans des logements m’autorisant à avoir la quantité adéquate de bibliothèques. Mais cette bonne centaine de livres resteront à jamais associés à ce surnom. Le cinquième des Chroniques d’Alvin le Faiseur, Flammes de Vie, est le dernier que je lirai. Il m’en reste bien encore un autre dans ma bibliothèque, mais je ne le lirai pas en tant que tel (parce qu’il correspond à un demi-tome de l’édition livre de poche d’une autre saga). Bon ça peut paraître anecdotique, mais c’est un petit d’émotion pour moi !
On commence avec un artiste américain, dénommé Chris Cohen et son album sobrement intitulé Chris Cohen, sorti en 2019. Ce qui frappe en premier, c’est sa voix fluette, largement distordue. Elle vient donner vie à des titres très calmes, qui bercent l’auditeur. Il y a un vrai travail sur les sonorités, des morceaux plutôt variés, mais rien ne vient vraiment compenser le caractère désagréable de la voix. Après, si on n’est pas dérangé par elle, il est possible d’apprécier cet album et de le trouver tout à fait sympathique.
On renvient en Europe avec le groupe britannique Ride et leur album Weather Diaries. Ce dernier s’ouvre sur un rock aux sonorités électro pour une ambiance un peu éthérée. La suite sera plus pop, plus énergique. Le groupe sait varier les plaisirs, mais toujours avec une grande maîtrise. Les instrumentations sont recherchées, abouties et parfois assez complexes. Le résultat se laisse écouter avec une vraie curiosité et surtout un certain plaisir. Dommage simplement que l’album se termine par un long instrumental de 25 minutes.
On repart aux Etats-Unis (oui, je sais, je n’optimise pas les déplacements) avec The Raconteurs, un groupe dans lequel évolue notamment Jack White. Après 11 ans d’absence, ils sont revenus en 2019 avec Help Us Stranger pour nous offrir un rock énergique et maîtrisé. Les textes sont chantés avec le « ton », ce qui donne une vraie personnalité à l’ensemble. Les titres sont vraiment variés et surtout d’une qualité constante et particulièrement haute. Les instrumentations sont souvent très imaginatives. Le tout garde malgré tout un côté très classique, mais c’est tellement bon qu’on en redemande.
Avoir des idées ne demande rien de plus qu’un peu de jus de cerveau. Ce n’est pas cher, même si cela ne garantit évidemment pas la qualité du résultat. Les faire connaître est une autre paire de manches et demande des moyens matériels, parfois non négligeables. Pour les campagnes électorales, les moyens financiers sont fournis par la puissance publique (j’y reviendrai dans le prochain billet), reste à savoir quoi en faire pour attirer l’attention d’une population majoritaire indifférente qui ne voit de toute façon aucune raison immédiate de voter pour vous.
Une distribution au marché s’avéra tout de même assez exceptionnelle puisque j’ai bénéficié de la visite et du soutien d’un Ministre, en la personne de Benoît Hamon, qui faisait encore partie du gouvernement. Il avait surtout pris le contrôle de la fédération PS des Yvelines et j’avais déjà eu l’occasion de mieux connaître le personnages et les pratiques détestables de ses proches. Bref, à cette époque, je ne le portais déjà pas dans mon cœur, ce qui ne s’arrangera pas par la suite. Donc quand l’idée est soulevée, je fus tenté quelques instants de décliner mais voyant que cela faisait plaisir à beaucoup de militants, je n’ai rien dit. Effectivement, le matin de sa venue, nombreux de mes plus proches soutiens étaient présents. Mais ce qui m’a frappé, ce fut la réaction de la population. Même dans une ville aussi à droite, un Ministre, même de gauche, est une rock star. Les gens se pressent pour le voir et comme tout homme politique, il sait se montrer affable avec tout le monde et dit bonjour à tous ceux qu’ils croisent, comme s’ils les connaissaient depuis toujours. Benoît Hamon n’est pas très grand, mais c’est une boule d’énergie et j’ai du mal à suivre son pas. A un moment donné, alors que je suis derrière lui, une dame tente de le rattraper en réclamant un tract. Comme elle est à mon niveau, je lui tends le papier sur lequel se trouve MA photo. Elle me répond « ah non, je veux que ça soit lui qui me le donne ». Bref, elle se foutait bien du contenu du tract, elle voulait juste le recevoir des mains d’un ministre… Quand je vous dis que le fond ne rapporte pas grand chose en politique…
Mener une campagne électorale, c’est mener de front trois dimensions différentes : le fond, la forme et l’administratif. Ce qui demande évidemment beaucoup de travail. A l’époque des municipales 2014, j’avais « la chance » d’occuper un emploi me laissant beaucoup de liberté et surtout de temps. Comme beaucoup d’aventure exaltante, on se lance dans un telle campagne en sous-estimant largement le temps que cela va vous prendre au final. Je n’ai pas décompté précisément le temps que j’y aurais consacré, mais je peux résumer ça à un bon mi-temps pendant quatre à six mois, surtout en ayant fait le choix de faire toutes les mises en page moi-même.
Pour commencer, un des groupes phare de la scène musicale actuelle, The Black Keys et leur album Let’s Rock, sorti en 2019. Le groupe fait preuve d’une parfaite maîtrise, en propose une musique d’une qualité constante et surtout très haute. Il propose un rock à la fois très classique et doté d’une réelle personnalité. Les titres sont variés. On passe de sonorités country à des sonorités électro avec le même bonheur. Le tour de force est vraiment de nous offrir un rock à la fois électrique et mélodique. Un vrai bonheur.
On poursuit avec Bill Calahan, un vieux routier de la musique country américaine. Mais une musique country qualifiée de country alternative, loin des clichés du genre. Sheperd in a Sheepskin Vest nous propose une musique particulièrement épurée, au rythme très lent. La voix de l’artiste est toujours aussi prenante, mais une partie de l’album nous pousse à nous demander si elle peut vraiment à ce point porter tout l’album. Le résultat manque de corps, mais se laisse écouter malgré tout. Les titres ne sont pas toujours hyper harmonieux, sont plus parlés que chantés. L’album compte pas moins de 20 titres, une petite sélection n’aurait pas fait de mal.
The Leisure Society qui nous propose un double album intitulé Arrivals and Departures. Il s’ouvre sur une mélodie presque enfantine, qui prend peu à peu des allures psychédéliques. Le reste prendra une tournure folk-pop plus classique. C’est maîtrisé, propre sur lui, agréable, mais un rien fleur bleue. Ca manque donc d’audace pour s’avérer réellement marquant, mais on peut néanmoins saluer la solidité de l’ensemble.
Ce n’est pas parce que l’homme a inventé la science-fiction et décidé de raconter des histoires imaginaires dans des futurs éloignés ou dans des galaxies lointaines, très lointaines, qu’il a abandonné les grandes thématiques qui ont toujours donné les meilleurs récits depuis que l’humanité en invente. Je sais, ma phrase d’introduction est un peu longue. Bref, parmi les sentiments qui habitent les personnages de fiction les plus remarquables, le désir de vengeance occupe une belle place. Gully Foyle, le personnage principal de Terminus les Etoiles s’ajoute à la liste. Il prend vie dans une œuvre incontournable d’un des pères de la science-fiction moderne.
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