
Cette première campagne électorale, j’y suis entré sur la pointe des pieds. En effet, adhérent depuis 4 mois au PS, je n’avais aucune idée de comment les choses allaient se passer. De plus, je ne connaissais alors que très peu notre leader, en tant que suppléant au législatives avant l’été, il avait été finalement assez peu présent sur Viroflay, faisant campagne sur toute la circonscription. Sur la pointe des pieds, mais avec l’attention de participer activement et, j’avoue avec l’idée d’être en bonne place sur la liste.
En effet, je dis souvent que je n’ai strictement aucune ambition en politique. C’est en fait relativement faux. Je n’aurais aucun complexe à accepter un poste de Ministre. Par contre, je ne suis pas prêt à faire le nécessaire pour concrétiser cette ambition. Et un des buts de ce récit est bien de montrer ce que tout cela revêt. Donc en septembre 2007 quand mon Secrétaire de Section nous envoie l’appel à candidature pour être tête de liste, j’hésite à postuler. Personne ne me connaît, mais ça pourrait être l’occasion justement. Mais finalement, ma timidité et ma prudence me font dire que ça serait peut-être malvenu.
Cependant, j’obtiendrai au final la troisième place sur la liste, éligible donc, sans même à avoir à demander. 28 ans, ingénieur, j’ai quand même un bon profil. De plus, cette campagne me fait vite réaliser que dans le militantisme politique est un puits sans fond et qu’on vous trouvera toujours des choses à faire. A peine ai-je levé le doigt pour dire que je savais me servir d’un ordinateur que me voilà désigné responsable de la création du site Internet. Bref, je suis présent, volontaire et un minimum efficace, ce qui me vaudra vite une place prépondérante sur la liste. On est à Viroflay, ville très à droite, nous n’avons aucune chance de gagner, ce qui limite le nombre de volontaires.
Rappelons-nous, que je suis dans ma période Bisounours. Je trouve ça absolument formidable. Pourtant notre campagne ne casse pas des briques, mais nous la menons avec enthousiasme. Pour la lancer, nous menons une grande enquête auprès des Viroflaysiens pour connaître leurs attentes. Résultat… un peu moins de 25 réponses… donc un bon nombre de militants PS et même de membres de la liste. Cela ne m’empêche pas d’en faire une restitution qui laisserait penser que nous avons eu des centaine de réponses. Quant à nos supports de campagne, ils arborent notre nouveau logo que j’ai crée… en Wordart ! Même en 2007, ça sentait quand même fort le manque de moyen et la ringardise.
Mais qu’importe au fond, car au final on fera exactement le même score que d’habitude. Un peu moins de 25% qui nous vaut de conserver nos 4 élus. La majorité sortant est réelue au premier tour, mais de peu, ce qui nous fait dire que l’on n’est pas passé si loin de notre objectif principal. Bref, on n’est ni vraiment satisfait, ni vraiment déçu. En fait, cette campagne reste pour moi un excellent souvenir, celle de mon intégration dans ce qui sera mon équipe pendant près de 10 ans. Mais il faut bien admettre qu’elle fut plus enrichissante humainement que politiquement.
En fait, les leçons à tirer proviennent de la troisième liste. Une liste entre centre droit et écologie de bas étage et qui fait de son opposition au projet de tramway qui doit venir desservir Viroflay en souterrain le fer de lance de sa campagne. Lors d’une réunion au cours de la campagne (genre conjuration secrète des oppositions), leur leader historique lâchera « Vous verrez, Lebrun (le Maire sortant) va perdre les élections à cause du tramway ». C’est vrai qu’une association très active s’est montée contre ce projet. Cela leur vaut beaucoup plus de monde à leur réunion publique de campagne. Si on ajoute à ça quelques innovations en termes de support de campagne (distribution d’un CD-Rom dans toutes les boîtes aux lettres), j’avoue que nous avons nous-même un peu paniqué à l’idée qu’ils pourraient nous passer devant.
Résultat, ils auront certes gagné deux points par rapport à d’habitude, que l’on retrouve uniquement sur les trois bureaux de vote situés au-dessus du futur tunnel, mais restent très loin de leur espérance profonde et sincère de victoire. Ils auront été victime d’un phénomène particulièrement important en politique : l’effet loupe, qui vaudra bien un chapitre à lui tout seul. Un effet loupe, qui se heurte toujours au phénomène le plus important, celui qui m’aura le plus marqué pendant ce dix ans de militantisme : le « au fond, tout le monde s’en fout »…

Reste donc principalement les aventures de Gru, de son frère jumeau qui fait son apparition et de Lucile. Et ici, rien de très enthousiasmant. Quelques idées de départ sont pourtant plus sympathiques comme ce méchants fans des années 80 qui multiplie des clins d’œil que les grands nostalgiques de ma génération seront heureux de saisir au vol. Mais au-delà de ça, Moi, Moche et Méchant 3 manque de quelques moments de bravoure vraiment marquants. Les bandes-annonces nous ont déjà livré les rares éclairs de génie du film, il ne reste donc plus grand chose à se mettre sous la dent le jour J. Bref, un épisode qui sonne comme un coup de mou pour la franchise. Mais on n’est jamais à l’abri d’un redémarrage en fanfare.
Le vrai soucis est que tout cela vient en support d’une histoire décevante qui démarre porutant plutôt bien. Cela tourne parfois au cliché (mention spéciale au pompier macho), mais cela donne un peu de corps au scénario. Malheureusement, tout se termine dans une mièvrerie absolue (nouvelle mention spéciale au pompier macho) où tout le monde est finalement quelqu’un de formidable. Au final, malgré toute l’affection que l’on porte aux personnages de Les Hommes du Feu, on est légèrement écœuré par tant de bons sentiments.
Les références nombreuses aux mythes grecs constituent un bon exemple. Ils sont cités, on peut voir facilement le parallèle si on les connaît assez bien par ailleurs, mais certains spectateurs auront plus de mal à saisir le sens supplémentaire que les scénaristes ont cherché à donner à l’histoire à travers ses parallèles. The Last Girl : Celles qui a Tous les Dons aurait vraiment pu revêtir une dimension supplémentaire avec une surcroît d’ambition et un propos plus explicite. Le résultat n’en demeure pas moins réussi, assez intéressant, mais pas aussi passionnant qu’il aurait pu, qu’il aurait du. Dommage.
Le Caire Confidentiel bénéficié de plus d’une réalisation et de moyens n’ayant rien à envier à la majorité des productions occidentales. Photographie, costumes et décors rendent le film particulièrement convaincant et passionnant, au-delà du simple intérêt présenté par l’histoire. Et que dire de l’interprétation qui démontre une nouvelle fois que le talent de comédien ne connaît vraiment pas de frontière. En tout cas, le film est une grande réussite à tout point de vue et on ne peut que regretter qu’il ne connaisse pas le même succès que s’il avait été américain avec deux ou trois stars hollywodiennes à l’affiche.
Mais dit aussi le pire donc. Le pire dans une certaine vision bobo à mort, idéalisant à mort ce qui ne devrait pas l’être. Un léger côté, « c’est formidable d’être pauvre, surtout ne changez pas » relativement déplacé. Entre affection et mépris, il n’y a parfois pas loin. Et que dire de la dernière partie qui ravira peut-être les fans de Jean-Luc Godard, mais qui n’a plus rien à voir avec le sujet du film et qui est aussi passionnant dans le fond que si je faisais un film sur mes courses du samedi matin, en pensant que le monde va trouver ça formidable. Au final, le meilleur domine quand même largement le pire, mais Visages, Villages prouve encore une fois que parfois l’enfer peut être pavé de bonnes intentions.

Du coup, on peut facilement ressentir une certaine frustration, voire une frustration certaine, en passant tout le film à attendre quelque chose qui ne viendra jamais et qui est même au final hors de propos. Si on ne surmonte pas cela, il est difficile d’apprécier les qualités d’un film tout de même bien construit et qui bénéficie d’une très bonne interprétation, ce qui démarque It Comes at Night du film d’horreur classique. Le scénario n’est au final n’est pas le plus extraordinaire jamais écrit, mais au moins surprend-il par une certaine originalité. Après, il faut savoir apprécier les surprises, ce qui n’est pas toujours donné à tout le monde.

Transformers 5 : The Last Knight souffre quand même encore une fois d’une longueur excessive, ce qui caractérise à peu près tous les épisodes de la saga. Il y a assez d’action pour ne pas s’ennuyer, mais il faut avouer qu’on se lasse quelque peu de cet enchaînement de bruit et de fureur. Et puis la saga souffre quand même du départ du duo Shia LaBeouf-Megan Fox. Pas que pour la plastique de cette dernière, mais aussi pour la sympathie et l’attachement que l’on pouvait ressentir pour les personnages. Parce que, franchement, celui incarné par Mark Whalberg laisse totalement froid et il pourrait mourir écraser sous un Autobot, que l’on ne verserait pas de larme. Enfin ça sera peut-être pour le sixième épisode puisque la fin laisse entrevoir une suite.
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