
Si je connais de nom du livre et du film originaux, sans les avoir lu ou vu, c’est sans doute parce qu’ils sont d’une qualité qui justifie une certaine pérennité. Mais après voir vu la Confession, je m’interroge. En effet, cette histoire n’a vraiment éveillé en moi qu’un intérêt limité. Que ça se soit d’un point de vue historique ou d’un point de vue psychologique, le propos n’est ni vraiment profond, ni surprenant, ni passionnant. Et pire que ça, le récit nous mène vers un dénouement d’une platitude absolue qui prive l’ensemble d’un sens global.

LA NOTE : 09/20
Fiche technique :
Réalisation : Nicolas Boukhrief
Scénario : Nicolas Boukhrief, d’après le roman de Béatrix Beck
Musique : Nicolas Errèra
Montage : Lydia Decobert-Boukhrief
Photographie : Manuel Dacosse
Décors : Julia Irribarria
Costumes : Patricia Saive
Producteur : Clément Miserez, Matthieu Warter, Nicolas Jourdier et Geneviève Lemal
Durée : 116 minutes
Casting :
Romain Duris : père Léon Morin
Marine Vacth : Barny
Anne Le Ny : Christine Sangredin
Solène Rigot : Marion Lamiral
Amandine Dewasmes : Daniele Fouchet
Lucie Debay : Sabine
Charlie Lefebvre : France
Lucas Tavernier : capitaine Lommel
Marie-Jeanne Maldague : Barny vieille

Le vrai défaut de Kong : Skull Island réside dans son scénario indigent. Si le mythe de King-Kong a traversé un siècle, c’est notamment par la relation de la belle et la bête et, avouons-le, sa charge érotique. Or cet aspect est totalement absente de ce film qui ne nous offre guère plus que des combats entre des grosses bébêtes. C’est assez pour ne pas s’ennuyer, mais pas assez pour éviter que ce film soit aussi vite oublié qu’il est vu. Autant de moyens techniques et un joli casting pour servir une histoire si pauvre, c’est de la confiture donnée aux grands singes.
Citoyen d’Honneur offre une galerie de personnages croquignolesques des plus réussie. Elle prend vie à travers autant de performances remarquables de la part d’un grand nombre de comédiens. Le cinéma argentin confirme qu’il possède un réservoir inépuisable en la matière. Certes, c’est un compliment que j’adresse à beaucoup de pays, mais ici il n’est clairement pas usurpé. Au premier rang d’entre eux, Oscar Martinez, que l’on avait découvert dans les Nouveaux Monstres. Il tient ici un rôle comme beaucoup d’acteurs aimeraient en compter dans leur carrière. Il le tient avec brio et tire le film vers le haut, pour le hisser à une hauteur remarquable.
Si on doit faire un seul reproche à De l’Autre Côté de l’Espoir, c’est peut-être une fin qui laisse penser qu’Aki Kaurismäki ne savait pas trop comment terminer cette histoire. Mais cela reste un défaut mineur, car si le film nous offre un vrai propos doté d’une réelle profondeur, cela passe autant par l’ambiance générale et les personnages que par un fil narratif vraiment élaboré. Avec ce film, on entre dans un univers humain et visuel, autant que dans une histoire. Un univers dans lequel on se sent bien, qui nous tire vers le haut en nous incitant à la réflexion. Et un peu au rêve également.
Cinématographiquement, Patients n’est pas un film parfait. Mais on pardonne volontiers les quelques maladresses dont font preuves les deux co-réalisateurs débutants. Le film connaît quelques longueurs, certains dialogues sont un peu trop écrits, mais rien qui ne vienne diminuer l’impact du propos. Le projet était beau, mais assez casse-gueule, et l’immense majorité des pièges ont été évités. Pour finir, il ne faudrait pas passer la contribution de l’excellent casting qui est à saluer dans son ensemble.
20th Century Women brille par un délicieux casting. Le trio formé par Annette Bening, Greta Gerwig et Elle Fanning frôle la perfection. Il est merveilleusement mis en valeur par la caméra subtile et élégante de Mike Mills. Il se dégage de tout ça beaucoup de poésie, de tendresse et d’émotion. De la réflexion, même si le film ne perd jamais une très agréable légèreté. Au final, un très bel hymne à la liberté et surtout au libre arbitre. Tout simplement un très beau film.
L’album suivant manque d’un peu plus qu’un petit rien. Carrie & Lowell du musicien américain (mais du Michigan cette fois-ci) Sufjan Stevens constitue le 13ème album d’une carrière déjà longue mais dont je ne savais strictement rien. A l’écoute de sa musique, cet état de fait est loin de m’étonner. Il nous propose une musique douce, discrète pour ne pas dire effacée. Bref, c’est assez transparent et souvent monotone. Les instrumentations sont minimalistes et la voix est relativement fade. Tous les titres semblent jouer en sourdine et ne donne donc pas vraiment envie d’y prête l’oreille plus que ça.
On revient plus près de chez nous avec Balthazar, groupe belge, et leur 4ème album intitulé Thin Walls. Leur style original est fait du mélange d’une voix toujours très jazzy, avec des instrumentation plus franchement pop ou rock. Ce décalage donne un résultat intéressant, même envoûtant parfois. Par contre, l’album souffre quelque peu de l’absence d’un titre vraiment marquant pour l’être lui aussi.
Doria Tillier a également cosigné le scénario. Or, Monsieur & Madame Adelman bénéficie avant tout d’un script remarquablement écrit. Les dialogues arrivent à être particulièrement percutants, tout en échappant à l’impression d’être trop littéraires. Du coup, on croit à cette histoire, reposant sur deux personnages auxquels on s’attache aussi bien pour leurs forces que leurs faiblesses. La réalisation est sobre, mais parfaitement maîtrisée. Tout ceci nous emmène vers un dénouement qui s’impose de lui-même tout en réservant quand même une dose de surprise.
Tout n’est pas forcément à jeter dans Lion. La première partie reste quand même assez réussie, sans être pour autant géniale. Garth Davis n’est pas totalement maladroit caméra en main, même s’il semble incapable de la moindre audace. Ce film souffre en fait d’une ambition démesurée par rapport à la somme de talent qui lui donne vie. Les producteurs espéraient sans doute nous offrir (et à leur compte en banque) un film à Oscars. Mais la ficelle est trop grosse. Le film laisse froid, ou du moins ne dépasse jamais une légère tiédeur. Bien loin en tout cas des températures nécessaires pour fondre une statuette dorée.
Reste évidemment le plaisir d’admirer Michael Fassbender. Cependant, il ne tient pas ici son rôle le plus marquant, loin de là. D’ailleurs, il est relativement éclipsé par Brendan Gleeson dont le personnage est nettement plus intéressant. Bref, niveau performance d’acteurs, rien de délirant non plus, mais encore une fois rien de mauvais non plus. Globalement, A Ceux qui Nous Ont Offensé est réalisé avec un minimum de talent, mais sans souffle et sans imagination. On ne s’ennuie au final jamais vraiment, mais le film ne laisse quasiment aucune trace dans l’esprit du spectateur.
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