
Mais dès lors que l’on passe aux sports collectifs, les femmes n’ont plus droit de cité en France. Seuls les hommes ont droit aux honneurs et à la reconnaissance. La finale des championnats du monde de handball féminin de ce matin en fut un frappant exemple. Dans l’Equipe d’hier, on pouvait lire un papier regrettant que leur victoire en demi-finale ait été à peine signalée au JT de 13h de France 2. Et c’est ce même journal qui ce matin n’a pas fait la une sur leur finale, alors qu’une équipe de France à un match d’un titre de championne du monde ne se trouve pas tous les quatre matins. Bon évidemment, elles ont eu la mauvaise idée de perdre, mais pas sûr que la victoire leur aurait apporté beaucoup plus de lumière médiatique… Les basketteuses française, sacrée championne d’Europe au mois de juin, peuvent en témoigner.
Et encore, je n’évoque pas les sports collectifs féminins au niveau des clubs. Là, c’est le désert médiatique. N’importe quelle deuxième division masculine est cent fois plus exposée médiatiquement que le plus haut niveau féminin. Pourtant, là encore, le palmarès devrait faire pencher la balance du côté des femmes. Si on exceptent le football et le rugby, où la femme a encore bien du mal à exister, 7 titres de championnes d’Europe ont été remportés par des clubs féminins (3 pour Bourges et 2 pour Valenciennes en basket, 2 pour Cannes en Volley) contre 4 pour leurs homologues masculins (1 pour Limoges en basket, 1 pour Paris et Tours en volley et 1 pour Montpellier en handball). Mais cela ne fut pas suffisant pour attirer l’intérêt médiatique sur ces clubs.
Que manque-t-il donc au sport collectif féminin pour vraiment décoller ? Je pense qu’il lui faudrait briller au seul moment où les sports en dehors du quinté magique (football-rugby-tennis-formule 1-cyclisme) comptent vraiment : les Jeux Olympiques. Les handballeurs ont prouvé qu’ils pouvaient permettre de se faire une (petite) place au soleil médiatique. A nos basketteuses, handballeuses, volleyeuses, voir même pourquoi pas footballeuses de briller à Londres !

En effet, la photographie de La Route est par contre absolument remarquable. Le film est filmé dans une sorte de faux noir et blanc. Toute couleur vive est bannie de cet univers où la cendre jonche partout le sol. Le tout crée une atmosphère où l’espoir et la joie semblent des notions ayant totalement disparu. Ce n’est pas un élément anodin dans la construction de l’intrigue puisque les personnages chercher à atteindre l’océan qui est bleu, promet le père à son fils. Malheureusement, ce travail esthétique, aussi impressionnant, soit il ne suffit pas soulever l’enthousiasme du spectateur.





Ca aurait pu vraiment gâcher ce film, mais il reste assez bien foutu pour que l’on passe tout de même un bon moment. Comme je l’ai dit, le scénario de la Sainte Victoire, et surtout au niveau des relations entre les personnages, n’est pas aussi prévisible que l’on aurait pu le craindre. Il est même parfois surprenant, installant peu à peu une ambiguïté qui brouille nos certitudes et nous rend incapable de deviner le dénouement. L’histoire est, à côté de ça, racontée avec rythme et efficacité, l’intrigue avance et ne lambine pas en route. Bref, l’histoire de base vaut ce qu’elle vaut, mais la narration qui en est faite ne souffre que peu de défauts. 

Le duo Catherine Frot- Albert Dupontel fonctionne à la perfection. Le duel qui semblait à première vue déséquilibré entre une pauvre petite vieille et un malfrat aguerri s’avère très vite être un choc de titans, chacun rivalisant d’imagination pour arriver à ses fins. C’est aussi un duel de deux acteurs qui s’éclatent visiblement dans leur rôle dans lequel ils mettent toute leur énergie. Et quand on connaît leur talent respectif, on imagine bien que le résultat est des plus réjouissants.
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