AUX GRANDES DAMES, LA PATRIE PEU RECONNAISSANTE

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handballeusesL’histoire du sport français est pleine de grandes championnes. Des figures mythiques comme Colette Besson, Kiki Caron, Marie-Josée Perec, Amélie Mauresmo ou encore Laure Manaudou. Certaines ont même été considérées comme la locomotive du sport français, dépassant en popularité et en présence médiatique leurs collègues masculins. Sans même parler du palmarès…

Mais dès lors que l’on passe aux sports collectifs, les femmes n’ont plus droit de cité en France. Seuls les hommes ont droit aux honneurs et à la reconnaissance. La finale des championnats du monde de handball féminin de ce matin en fut un frappant exemple. Dans l’Equipe d’hier, on pouvait lire un papier regrettant que leur victoire en demi-finale ait été à peine signalée au JT de 13h de France 2. Et c’est ce même journal qui ce matin n’a pas fait la une sur leur finale, alors qu’une équipe de France à un match d’un titre de championne du monde ne se trouve pas tous les quatre matins. Bon évidemment, elles ont eu la mauvaise idée de perdre, mais pas sûr que la victoire leur aurait apporté beaucoup plus de lumière médiatique… Les basketteuses française, sacrée championne d’Europe au mois de juin, peuvent en témoigner.

Et encore, je n’évoque pas les sports collectifs féminins au niveau des clubs. Là, c’est le désert médiatique. N’importe quelle deuxième division masculine est cent fois plus exposée médiatiquement que le plus haut niveau féminin. Pourtant, là encore, le palmarès devrait faire pencher la balance du côté des femmes. Si on exceptent le football et le rugby, où la femme a encore bien du mal à exister, 7 titres de championnes d’Europe ont été remportés par des clubs féminins (3 pour Bourges et 2 pour Valenciennes en basket, 2 pour Cannes en Volley) contre 4 pour leurs homologues masculins (1 pour Limoges en basket, 1 pour Paris et Tours en volley et 1 pour Montpellier en handball). Mais cela ne fut pas suffisant pour attirer l’intérêt médiatique sur ces clubs.

Que manque-t-il donc au sport collectif féminin pour vraiment décoller ? Je pense qu’il lui faudrait briller au seul moment où les sports en dehors du quinté magique (football-rugby-tennis-formule 1-cyclisme) comptent vraiment : les Jeux Olympiques. Les handballeurs ont prouvé qu’ils pouvaient permettre de se faire une (petite) place au soleil médiatique. A nos basketteuses, handballeuses, volleyeuses, voir même pourquoi pas footballeuses de briller à Londres !

LA ROUTE : Un monde sans De Palmas, ni Raphael

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larouteafficheViggo Mortensen est un acteur rare. Depuis Le Seigneur des Anneaux, on n’a eu que rarement la chande de le voir, si ce n’est dans deux westerns (Hidalgo et Appaloosa) et deux chefs d’œuvres du film noir signé David Cronenberg (A History of Violence et Les Promesses de l’Ombre). Sombre est également son dernier film, La Route, un road movie sur fond de fin du monde.

Dans un monde a été dévasté par un mystérieux cataclysme (dont on ne sait rien dans le film, contrairement à la bande-annonce dont beaucoup de passages ne figurent pas dans montage final), un homme et son fils tentent de survivre. Ils prennent la route vers le sud espérant échapper à un hivers devenu trop difficile à supporter sans nourriture, ni énergie. Mais le voyage est périlleux, le cannibalisme étant devenu une des rares sources de nourriture disponibles.

La Route est un film réellement inclassable. Un mélange étrange entre Ken Le Survivant et Au fil du Temps de Wim Wenders. Le rythme de narration est beaucoup plus proche du road movie existentialiste que du film de science-fiction survitaminé. L’histoire est vraiment centrée sur la relation entre le père et son fils, avec le fantôme de la mère qui a préféré se laisser mourir que de vivre une existence de faim et de peur. Ces interrogations métaphysiques sont entrecoupées de bouffées de violence souvent crue. Le résultat est réellement déconcertant…

…mais ne fonctionne pas très bien. La Route est à la fois un film d’aventures sans rythme et une réflexion mêlée à une violence qui ne lui apporte rien. Coincé entre suspense et profondeur, le film ne décolle pas, ne passionne pas. Trop centrée sur les deux héros, l’histoire ne prend pas la dimension qui aurait pu en faire une œuvre visionnaire sur l’avenir de l’humanité. Le résultat ressemble du coup bien trop à un exercice de style esthétique.

larouteEn effet, la photographie de La Route est par contre absolument remarquable. Le film est filmé dans une sorte de faux noir et blanc. Toute couleur vive est bannie de cet univers où la cendre jonche partout le sol. Le tout crée une atmosphère où l’espoir et la joie semblent des notions ayant totalement disparu. Ce n’est pas un élément anodin dans la construction de l’intrigue puisque les personnages chercher à atteindre l’océan qui est bleu, promet le père à son fils. Malheureusement, ce travail esthétique, aussi impressionnant, soit il ne suffit pas soulever l’enthousiasme du spectateur.

Enfin, un mot tout de même sur la performance d’Arag… pardon de Viggo Mortensen. Et bien, il fait du Viggo Mortensen ! Etonnant non ! Il nous livre des discours de sa voix douce et grave, des regards apaisants de ses beaux yeux bleus. Bref, la figure du mec tranquille, mature, sûr de lui et rassurant, mais qui est capable de plier un mec en deux en trente secondes en cas de besoin. Toute similitude avec des rôles précédents seraient purement fortuite…

La Route est donc un film dont l’originalité et les qualités esthétique n’arrivent pas à compenser complètement le manque de souffle d’un amalgame des genres qui a bien du mal à se faire.

Fiche technique :
Production : 2929 Productions, Road Rebel
Distribution : Metropolitan FilmExport
Réalisation : John Hiilcoat
Scénario : Joe Penhall d’après La Route de Comrac McCarthy
Montage : Jon Gregory
Photo : Javier Aguirresarobe
Format : 35mm
Décors : Chris Kennedy
Musique : Nick Cave, Warren Ellis
Costumes : Margot Wilson
Directeur artistique : Gershon Ginsburg
Durée : 113 mn

Casting :
Viggo Mortensen : L Homme
Kodi Smit-McPhee : le Petit
Charlie Theron : La Femme
Robert Duvall : le vieil homme
Guy Pearce : le Vétéran
 

SOMMET DE COPENHAGUE : LES REACTIONS !

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sommetcopenhagueDepuis l’échec du sommet de Copenhague, les réactions se multiplient :

« C’est lamentable, tous des pourris ces politiciens, ça ne pense qu’au fric ! », a déclaré Madame X, qui vient de vote contre l’isolation par l’extérieur de son immeuble lors de la dernière assemblée des copropriétaires.

« Tout ça c’est la faute des Américains et des Chinois » affirme Monsieur Y, en prenant sa voiture pour aller chercher sa baguette de pain (« Bah oui, il fait froid ! »).

« Les discours de Sarkozy, c’est du vent ! » nous a écrit Monsieur Z, qui n’a pas pu voter aux dernières élections, car il faisait du quad dans des chemins forestiers, après avoir laissé ses cadavres de canettes de bière, à l’abri, sous un arbre.

Bon et moi, j’écris ce billet après avoir bu un grand verre de Tropicana, aux bonnes oranges du Brésil… Que voulez-vous, c’est le seul que j’aime…

NOEL AVANT L’HEURE

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pere-noel-saHier l’actualité a distribué des cadeaux de Noël une semaine avant l’heure. Ou plutôt la justice ! Si elle est souveraine et ses décisions n’ont pas à être contestées, quelques fois, on se demande si être riche et influent n’aide pas à faire face à cette vénérable institution…

Evidemment, les trois cas que je vais citer ne se situent pas tout à fait au même niveau. Commençons par le plus léger d’entre eux qui est plus dans le domaine de l’anecdote amusante que du vrai scandale. Richard Gasquet est donc blanchi ! Tant mieux pour lui, même si son argumentation de défense prêtait à rire. « Mais non, vous comprenez, je n’ai pas pris de coke, Monsieur le Juge, j’ai juste fait des bisous à une fille qui en avait sans doute pris… » Mais bien sûr ! Et la marmotte… Bon dans tous les cas, que cela soit vrai ou pas, Richard Gasquet ne s’est pas dopé. Il a juste déconné dans une soirée et si ce n’est pas un comportement digne d’un sportif de haut niveau, il n’y a ni triche, ni mort d’homme.

Allez, je l’avoue, j’ai toujours bien aimé Julien Dray. Je prends sa non-mise en examen comme un soulagement. Mais de là à être enthousiaste à l’idée de le voir prendre derechef la tête de la tête de la liste PS de l’Essonne, il y’a un pas que j’aurais vraiment aimé qu’il ne franchisse pas. Des élections, il y’en aura bien d’autres et il n’aurait pas manqué d’occasions pour s’y présenter, servir la France et son parti. Ca aurait été élégant de sa part de se mettre en retrait au moins le temps de Régionales, histoire que son affaire n’interfère pas avec l’amorce de la campagne. Mais voilà, ça aurait été un comportement découlant du simple bon sens et surtout de la faculté à mesurer l’impact de ce que l’on fait ou l’on dit auprès de la population… Et ça, ce n’est pas le fort des hommes politiques, surtout au Parti Socialiste… La mémoire de l’électeur est proche de celle du pinson, mais, aujourd’hui encore, ses montres à 7 000 euros sont encore toutes fraîches dans la tête du citoyen. A l’heure où même Sarko a compris qu’il fallait mettre une pédale douce au bling-bling vue la crise économique, si Julien Dray avait pu passer son tour et laisser la place aux copains spontanément, tout le monde y aurait gagné, aussi bien lui que le PS.

Et s’ils y’en a qui ne connaissent pas la crise, ce sont bien les actionnaires d’EADS. Bien sûr, on pourra toujours me répliquer que je n’ai pas vraiment la compétence pour siéger à l’Autorité des Marchés Financiers, que je n’ai pas lu les centaines de pages que ce dossier ne doit pas manquer de compter. Certes, mais on ne peut s’empêcher d’être choqué face à ces actionnaires pour qui gérer une entreprise revient à maximiser les profits sur leurs propres stock-options. Il était un temps où Henry Ford augmentait ses employés pour qu’ils puissent à leur tour acheter une de ses voitures. Tout cela est bien loin. Et voir que même en cas de fraude évidente, les coupables s’en sortent avec leurs millions, il y’a de quoi vomir. Et pour les petits actionnaires, leurs yeux pour pleurer. Ceci est tout simplement immoral et scandaleux. Il est surtout regrettable que la haine ordinaire du soi-disant Français moyen que l’on retrouve se déversant sur tout ce qui n’est pas blanc de peau à l’occasion du soit-disant débat sur l’identité nationale, ne se focalise pas sur les vrais responsables de leurs fins de mois difficiles. Tous ces gros Français de souche qui se gavent comme des porcs sur le dos de l’économie réelle est des salariés. Mais bon, le jour n’est pas encore arrivé où Arnaud Lagardère sera une insulte bien plus blessante que bougnoule…

LES ENFANTS DE L’ATLANTIDE, TOME 3 : LE CREPUSCULE DES GEANTS (Bernard Simonay) : Une nouvelle mythologie !

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lesenfantsdelatlantide3Créer un univers original mais tout ce qu’il y’a de plus terrien n’est pas chose aisée. Réviser les origines du monde est un exercice périlleux, où l’imagination est moins libre que dans un monde totalement imaginaire. Barjavel l’avait réalisé dans son magnifique « La Nuit des Temps ». Bernard Simonay s’y attaque avec sa saga les Enfants de l’Atlantide, dont le Crépuscule des Géants est le troisième volet.

Astyan, après avoir retrouvé la mémoire, décide de naviguer sur l’océan pour retrouver la trace de Poseidonia, le royaume atlante qui fut jadis le sien. Mais le navire fourni par Callisto n’est pas taillé pour ce genre de voyage. Il se voit obligé de faire escale à Leonesse pour bâtir un bateau avec les connaissances qu’il est le dernier à maîtriser. Mais cette cité est tenue d’une main de fer par le phareïs et les prêtres du culte de Yawehah. Et ces derniers ne voient pas d’un très bon œil les étrangers.

Depuis, le début de la saga Les Enfants de l’Atlantide, Bernard Simonay aura conduit son héros sur des chemins totalement inattendus. Qui aurait pu penser à la lecture des premières pages que ce jeune chasseur néolithique était en fait la réincarnation d’un Titan, un dieu atlante. Bon évidemment, dit comme ça, à froid, ça peut laisser circonspect, mais le tout est vraiment bien amené et donne au récit une vraie dimension.

Dans le Crépuscule des Géants, les surprises sont moindres. L’univers a été introduit, le personnage nous a été présenté sous ses multiples facettes. On connaît son présent et son passé. Nous n’avons plus qu’à le suivre dans ses aventures et sa recherche de l’Atlantide (et accessoirement son ex…). Evidemment, on se doute bien qu’il n’y a plus de continent au milieu de l’Atlantique, je pense qu’on l’aurait remarqué depuis le temps.

Ce tome marque une pause dans la saga. Très peu du mystère est ici dévoilé. On ignore encore tout (ou presque) des circonstances de la chute et la destruction de l’Atlantide. Bernard Simonay en profite pour donner plus d’épaisseur et d’humanité à son héros. Le récit peut sembler plus anecdotique, mais le Crépuscule des Géants n’en reste pas moins très agréable à lire. Les deux premiers tomes étaient assez bons pour nous donner envie de continuer à nous imprégner de cet univers singulier. Et puis, entretenir la frustration est le meilleur moyen de pousser le lecteur vers le quatrième et dernier tome de la saga (malheureusement très décevant paraît-il).

Le style de Bernard Simonay est pour beaucoup dans le plaisir que l’on prend à parcourir le Crépuscule des Géants. Préférant les dialogues aux descriptions, il nous fait découvrir son univers de manière vivante et dynamique. On pourra simplement lui reprocher un très léger penchant pour le manichéisme. Car si certains méchants sont relativement ambigus, les gentils sont vraiment gentils. Heureusement, ils sont avant tout attachants.

Les Enfants de l’Atlantide constitue donc un agréable mélange des genres. Du fantastique dans un monde antique, de l’heroic fantasy au néolithique, une nouvelle mythologie en fait. Si vous aimez à la fois les récits d’aventure et avez toujours eu un faible pour les légendes gréco-romaines, cette série est faite pour vous !

Le Crépuscule des Géants est donc un ouvrage dans la lignée des deux précédents, très agréable à lire, original et parfois vraiment inattendu. Bref du bon bouquin !

GLA GLA…ODE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

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rechauffementclimatiqueIl semblerait que le climat ait le sens de l’humour. Depuis hier et l’ouverture de la conférence sur le climat à Copenhague, le réchauffement climatique semble soudain avoir pris fin pour laisser place à une vague de froid aussi soudaine que frigorifiant ! Il caille, c’est le moins que l’on puisse dire. On n’a envie de s’acheter un bon gros 4*4 diesel et de rouler toute la nuit en espérant faire augmenter radicalement l’effet de serre le lendemain.

Si je suis très heureux d’aller à pied au boulot et de pouvoir rentrer manger chez moi le midi, en ce moment, je me demande si c’est une aussi bonne idée que ça. Mes quatre petits quart d’heure de marche se transforment en une plongée dans un frimas qui vous prend de la tête au pied… Et aux mains surtout, vu que je n’ai toujours pas racheté de gants ! Je crois que je vais demander une prime de risque !

Et contre le froid, y’a pas photo, GDF 1, EDF 0 ! Mes deux convecteurs sont à fond et j’ai froid…aux pieds… Vive le chauffage électrique est la température tout sauf homogène dans la pièce. Mon canapé, c’est le Groenland, mon bureau, la toundra. C’est sympa, ça fait voyager. C’est juste dommage que rien ne ressemble à la plage d’Honolulu ! Elle est nulle cette agence !

Que je regrette mon chauffage au gaz avec programmateur de Bourges. C’était le bonheur. Pourtant quand il fait froid à Bourges, il fait froid. ! Et mon ancien appartement avec ses grandes baies vitrées n’étaient pas le top pour l’isolation… Mais quel confort ! Quel plaisir de sentir le chauffage de remettre en route pour de bon vers 6h du matin, histoire de vous lever dans un appartement juste à la bonne température… Bon, j’arrête je me fais du mal. Et puis, si je ne suis pas content, je n’ai qu’à monter sur mon escabeau, je suis sûr que sous le plafond, il fait très bon !

En tout cas, une chose est sûre : si un jour prochain, je croise une petite vieille qui me sort qu’il n’y a plus de saison, je luis fait bouffer son yorkshire, laisse comprise. De toute façon, avec ce froid, à mon avis, on va tous mourir, donc autant se défouler un bon coup avant !

Moi, je dis : vive le CO2, vive le méthane, longue vie aux vaches qui pètent !

ILS NOUS FERONT TOUJOURS RIRE…ENFIN PAS SUR…

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lipdubumpVous l’avez tous vu, vous avez forcément écarquillé vos yeux ébahis, atterrés, consternés… Vous vous êtes dit que c’était forcément un canular, une blague, un détournement. Et puis non, vous avez réalisé que c’est bien la ministre de la 5ème économie du monde qui effectue une chorégraphie telle une claudette percluse de rhumatisme.

Le lipdub de l’UMP est le buzz du moment. Une vidéo qui fait éclater de rire le web et ayant déjà engendré des dizaines de parodies. Bref, un ratage totale qui au lieu de donné une image jeune et sympa, donne une image ridicule et ringarde.

Il peut arriver à tout le monde de se planter, même à ce point. Quand le plantage est collectif, c’est déjà pus incompréhensif. Mais quand on lit le compte-rendu du lancement officiel de ce lipdub hier soir sur une péniche parisienne, on se dit que les jeunes pop ne vivent pas sur la même planète que la population réelle. C’est qu’ils sont contents d’eux ! Ils attendaient sa diffusion en chantant des « UMP, UMP ! » comme au stade… Et dire qu’ils aspirent à devenir l’élite intellectuelle et politique de la France.

Heureusement, j’ai pu constater qu’il y’avait des hommes politiques de droite qui gardent un minimum de lucidité. Jean-François Copé est furieux… même si on peut s’interroger sur ses motivations réelles vu qu’il en profite pour en mettre une bonne couche à Xavier Bertrand, son ennemi juré, qui lui, est très content de lui. Même beaucoup de ceux qui figurent dans la vidéo, Xavier Darcos notamment, seraient consternés par le résultat et regretteraient vivement de s’être prêté à cette mascarade.

Les Jeunes Pop font généralement rire dès qu’ils ouvrent la bouche. Avec leur lipdub, ils ont battu tous les records. Mais demain, ce seront les mêmes qui reverront les afghans à la mort par charters entiers, préféreront taxer les accidentés du travail plutôt que de revenir sur le paquet fiscal, qui diminueront le nombre de profs dans nos écoles et enverront des enfants de 13 ans en prions… Et là, ils nous feront nettement moins rire !

LA SAINTE VICTOIRE : Des clichés très bien racontés

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lasaintevictoireafficheAprès le film politique délirant et drôle, à savoir In the Loop, voici le film politique sérieux et pas drôle, la Sainte Victoire. Avant de commencer ma critique, je voudrais adresser toutes mes félicitations à deux personnes. Tout d’abord, à celui qui a trouvé le titre de ce film, habile jeu de mot entre son sens littéral et la référence à la montagne du même nom, où se déroule une scène-clé de l’intrigue. Ensuite, à l’auteur de la bande-annonce qui nous emmenait clairement sur une fausse piste, nous donnant à penser qu’on avait déjà vu tout le film, ce qui n’est pas du tout le cas. C’est d’ailleurs sûrement à cause de ça que je retire avant tout le positif de ce film.

Fils des quartiers nord d’Aix en Provence, Xavier Alvarez a réussi à monter sa boîte d’architecture. Mais peu introduit auprès des notables, il voit tous les marchés publics lui échapper. Il se lie alors d’amitié avec Vincent Cluzel, candidat à la mairie, mais loin d’être favori face au sortant, corrompu jusqu’à l’os. Il lui paye une large partie de la campagne, espèrant évidemment un retour d’ascenseur une fois l’élection gagnée… ce qui, justement, n’est pas gagné.

Pour In the Loop, j’avais dit que la vision d’un monde politique peuplé d’incompétents et de crétins étaient plus proches de la réalité qu’on ne le croyait. Pour la Sainte Victoire, le propos est plus proche du tous pourri, tous corrompus et même ceux qui veulent rester intègres sont poussés inexorablement vers le vice. Il s’agit là évidemment d’un pur cliché, même si ce n’est pas à moi que l’on va apprendre que le pouvoir, même minime, est corrupteur. Le fond du film est donc fait de raccourcis faciles, qui nous apprendrons que seuls les écologistes sont dignes de confiance.

lasaintevictoireCa aurait pu vraiment gâcher ce film, mais il reste assez bien foutu pour que l’on passe tout de même un bon moment. Comme je l’ai dit, le scénario de la Sainte Victoire, et surtout au niveau des relations entre les personnages, n’est pas aussi prévisible que l’on aurait pu le craindre. Il est même parfois surprenant, installant peu à peu une ambiguïté qui brouille nos certitudes et nous rend incapable de deviner le dénouement. L’histoire est, à côté de ça, racontée avec rythme et efficacité, l’intrigue avance et ne lambine pas en route. Bref, l’histoire de base vaut ce qu’elle vaut, mais la narration qui en est faite ne souffre que peu de défauts.

Et la grande surprise de ce film vient de Christian Clavier. Bon attendez, je fais une petite pause, je respire un bon coup, calmement… Oui, je vais dire du bien de Christian Clavier. On avait un peu oublié qu’il pouvait se comporter en véritable acteur qui ne vocifère pas à tout bout de champ. Il est même convaincant en élu… de gauche. Oui, oui, Christian Clavier, en homme de gauche… C’est dire qu’on est vraiment face à une performance d’acteurs. Quant à Clovis Cornillac, il fait du Clovis Cornillac, ce qui est déjà bien, vu que c’est quand même lui qui le fait le mieux.

La Sainte-Victoire m’a quand même plu parce que ce film m’a surpris. Sans cela, pas sûr que j’aurais autant apprécié un scénario qui traîne quand même un grand nombre de clichés.

Fiche technique :
Réalisateur : François Favrat
Scénariste : François Favrat
1er assistant réalisateur : Ivan Fegyveres
Chef décorateur : Denis Mercier
Monteur : Samuel Danesi
Monteur : Luc Barnier
Directeur de la photographie : Giovanni Fiore Coltellacci

Casting :
Clovis Cornillac : Xavier Alvarez
Christian Clavier : Vincent Cluzel
Sami Bouajila : Yacine Guesmila
Vimala Pons : Anaïs Cluzel
Valérie Benguigui : Michèle Dalembert
Marilyne Canto : Géraldine Wood
Michel Aumont : Robert Richerand
Eric Berger : Tristan de Courson
Marianne Denicourt : Françoise Gleize
Herrade Von Meier : Noémie 

CHER JOURNAL…

cherjournal

cherjournal… je sais bien que je te néglige, vu que je n’écris quasiment jamais rien dans cette rubrique. Mais voilà, si j’arrive à faire vivre mon site, bien plus que je ne pouvais l’imaginer quand je l’ai refondé cet été, je n’ai pas non plus le temps que je souhaiterai à lui consacrer. Et c’est vrai, que je privilégie plutôt les articles « d’actualité », à savoir les critiques ciné, et les billet sur le sport et l’actu. Pour le reste, je me dis toujours que ça peut attendre… sauf que ça ne fait que ça…

Et puis, mon cher journal, rassure-toi, il n’y pas que toi que je néglige. Je n’ai toujours pas terminé Mario Galaxy qu’on m’a offert à Noël dernier. Et puis, il y’a mon roman… J’étais bien parti à la fin de l’été. Et puis les réunions politiques ont repris et mon emploi du temps s’est à nouveau chargé. Du coup, le premier chapitre n’est toujours pas terminé… Pas une ligne écrite depuis septembre.

Mais bon, les vacances sont dans deux semaines. Enfin, généralement, je les attaque avec tout plein de choses à faire et je les termine… avec toujours plein de choses à faire, vu que je n’ai pas fait le quart de ce que j’avais prévu. Peut-être que celles-ci seront différentes. J’y crois à mort…

LE VILAIN : Pour les nostalgiques de Ca Cartoon

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levilainafficheCe que l’on demande à un divertissement, c’est de divertir, rien de plus. Et quand il le fait bien, on obtient un excellent film, auquel il n’y aucune raison de reprocher de ne pas être autre chose que ce qu’il prétend être. Le Vilain, le nouveau film, d’Albert Dupontel rentre tout à fait dans cette catégorie.

Un braqueur de banque revient se cacher chez sa mère, 20 ans après avoir quitté la maison sans rien dire. Très vite, la vielle dame découvre que son fils n’est pas du tout un gentil garçon. Elle y voit là la raison de la malédiction qui la frappe et qui l’a fait réchapper constamment à toutes sortes d’accidents sans une seule égratignure. Elle décide alors de forcer son fils à réparer les méfaits commis dans son enfance… mais ce dernier n’a pas du tout l’intention de se laisser faire.

Le Vilain est un film dont les influences sont à chercher chez Tex Avery, beaucoup plus que chez Eric Rohmer. Ce film est dans l’esprit d’un Tom et Jerry ou un Bip Bip et le Coyotte. Les personnages ne deviennent pas tout plat après avoir percuté un mur, mais presque. De l’humour avant tout visuel donc, mais surtout beaucoup d’énergie. Et à ce niveau, Catherine Frot n’a rien à envier à Albert Dupontel.

Le Vilain n’aura sûrement jamais le statut de film culte, comme peut l’avoir le Créateur, son meilleur film jusqu’à présent. On y retrouve l’humour un rien vachard, des personnages drôles par leur bêtise empreinte de méchanceté. Donc si vous aussi vous avez toujours rêvé que le Coyotte mange enfin un Bip-Bip, ce film est fait pour vous…Enfin, ne comptez pas pour moi pour vous dévoiler la fin, elle n’est de toute façon pas ce à quoi vous vous attendez. Mais bon en attendant, vous vous payerez une bonne tranche de rire. Bien sûr, comme tous les films comiques, Le Vilain est quelque peu inégal, mais recèle aussi quelques réels moments de bravoure !

levilainLe duo Catherine Frot- Albert Dupontel fonctionne à la perfection. Le duel qui semblait à première vue déséquilibré entre une pauvre petite vieille et un malfrat aguerri s’avère très vite être un choc de titans, chacun rivalisant d’imagination pour arriver à ses fins. C’est aussi un duel de deux acteurs qui s’éclatent visiblement dans leur rôle dans lequel ils mettent toute leur énergie. Et quand on connaît leur talent respectif, on imagine bien que le résultat est des plus réjouissants.

Les effets visuels sont eux aussi particulièrement réussis. Il y’a un côté Jean-Pierre Jeunet dans le Vilain. Un vrai travail visuel réellement intéressant. Ce travail était déjà présent dans les films précédents de Dupontel, mais ne prenait pas la même importance. Il a un vrai talent de réalisateur, à la hauteur de son talent d’acteur, et ce n’est pas peu dire. S’il arrive à combiner dans un même film les qualités visuelles de ce film avec l’humour vraiment corrosif du Créateur, le chef d’œuvre ne sera pas loin.

Le Vilain n’en est pas tout à fait un. Mais c’est déjà un excellent film drôle et divertissant. Et c’est déjà beaucoup !

Fiche technique :
Production : ADCB Films, StudioCanal, France 2 Cinéma, Euro Média Télévision
Distribution : StudioCanal
Réalisation : Albert Dupontel
Scénario : Albert Dupontel
Montage : Christophe Pinel
Format : 35mm
Décors : Bertrans Seitz
Son : Germain Boulay, Serge Rouquairol
Musique : Christophe Julien
Costumes : Pierre-Yves Gayraud
Maquillage : Françoise Quilichini
Directeur artistique : Pierre-Yves Bastard
Durée : 86 mn

Casting :
Catherine Frot : Maniette
Albert Dupontel : Le Vilain
Bouli Lanners : Korazy
Nicolas Marié : Doc William
Christine Murillo : Melle Somoza
Philippe Duquesne : Le peintre roux
Bernard Farcy : Inspecteur Elliot