
A la suite d’une dispute avec sa mère, Max s’enfuit de la maison. Il trouve une barque au bord d’une rivière et se retrouve vite au pleine mer. Il finit par accoster sur une île où vivent d’étranges créatures. Ces dernières proclament rapidement Max comme leur roi, après qu’il leur ait expliqué qu’il possédait de puissants pouvoirs. Mais qu’arrivera-t-il s’ils s’aperçoivent qu’il n’est en fait qu’une jeune garçon d’une dizaine d’années ?
Max et les Maximonstres est à la fois très moderne et tout à fait classique. Classique dans le fond, qui n’est guère différent des contes les plus anciens. On y retrouve le thème de l’enfant, de sa soif de découverte, de reconnaissance et d’émancipation qui va le pousser à se croire capable d’être déjà autonome. Evidemment, tout finira dans la reconstitution de la cellule familiale, après que l’enfant ait échappé aux pires dangers de mort.
Par contre, la forme est ici tout à fait contemporaine. Pas de princesse, de château, mais une famille américaine moyenne, monoparentale et vivant dans un maison en banlieue. Max est un petit garçon d’aujourd’hui, auquel tous les petits garçons d’aujourd’hui peuvent aisément s’identifier. Il inspirera également la sympathie des adultes par son air à la fois espiègle et fragile. Pas l’enfant idéal, et encore moins idéalisé, mais le fils que l’on pourrait tous avoir.

Si le jeune Max Records est parfait dans son rôle, Max et les Maximonstres se distingue par un casting de voix de haut niveau, avec notamment Forest Whitaker. Les amateurs de séries reconnaîtront également avec joie la voix de James Gandolfini, alias Tony Soprano, et celle de Lauren Ambrose, alias Claire Fischer de Six Feet Under… Bon j’avoue pour elle, j’ai passé tout le film a me dire que je connaissais cette voix, sans pouvoir l’identifier, avant que Allocine ne me sauve la vie.
Max et les Maximonstres est donc le film où emmener ses enfants ce Noël… auxquels on pourra offrir le DVD à Noël prochain.
Fiche technique :
Production : Legendary Pictures, Village Roadshow, Playtone / Wild Things, Warner Brox
Distribution : Warner Bros. Pictures France
Réalisation : Spike Jonze
Scénario : Spike Jonze, Dave Eggers, d’après le livre de M. Sendak
Montage : Eric Zumbrunnen, James Haygood
Photo : Lance Acord
Décors : K.K.Barrett
Musique : Karen O, Carter Burwell
Costumes : Casey Storm
Durée : 100 mn
Casting :
Max Records : Max
Catherine Keener : la mère
Mark Ruffalo : Le petit ami
James Gandolfini : Carol
Paul Dano : Alexander
Catherine O Hara : Judith
Forest Whitaker : Ira
Lauren Ambrose : KW


Enfin, les Chats Persans touchera tous ceux sensibles à la cause iranienne, et plus largement au combat de tout ceux qui luttent pour ce qui nous semble la liberté la plus élémentaire. Il faut aussi garder à l’esprit que les galères vécues par les protagonistes sont extrêmement proches de celles subies par Bahman Ghobadi. Tourné en 17 jours à Téhéran, sans autorisation, ce film ne sera évidemment jamais distribué en Iran, si ce n’est au marché noir. Il a même valu à son réalisateur une dizaine de jours de prison à son retour de Cannes. La réalité décrite par ce film est donc bien celle vécue par les artistes iraniens au quotidien. Certains passages paraîtront absurdes, mais nous montrent à quel point le système répressif est enfermé dans sa propre absurdité.
Jean Gabin, justement, tient dans Un Singe en Hiver peut-être son plus beau rôle d’après-guerre. Tout comme Jean-Paul Belmondo, ici presque débutant, il y est merveilleusement dirigé par Henri Verneuil. Quel bonheur de voir ici pourquoi ce sont deux monstres sacrés du cinéma français. Trop souvent, leur carrière les a conduit dans des rôles cherchant à exploiter leur talent jusqu’à la caricature d’eux-mêmes. Ici, ils ont des rôles à la mesure de leur talent, magnifique, inoubliable.

Mais à côté de ça, le rythme donné à la narration laisse circonspect. Ce n’est pas vraiment que l’on s’ennuie devant Tetro, mais on n’a quelque fois envie de sortir pour pousser et aider le train à aller plus vite (spéciale dédicace au RER C, même quand il n’y a pas d’accident). On a parfois l’impression qu’à force d’avoir travaillé l’esthétique, Coppola en oublie un peu de faire avancer l’histoire. C’est dommage, car à force de diluer le propos, il perd en impact et en force.
Le quatuor de personnages est évidemment aussi contrasté qu’il se doit : un arabe, un homosexuel, une geek et…une fille. Il faut bien une touche de charme ! Et quand le charme est incarnée par Marie Gillain, il est on ne peut plus charmant ! Mais Roschdy Zem et Jean-Paul Rouve ne sont pas en reste, peut-être pas avec un physique aussi gracieux, mais avec tout leur talent d’acteur, ce qui n’est pas peu dire. Et comme dans toute comédie, l’énergie des acteurs est capitale à la réussite du film. Et ces derniers s’amusent visiblement dans leur rôle, s’y sentent bien et transmettent ces ondes positives au spectateur.
On serait dans le cadre d’une série télévisée, pour un premier épisode, on se dirait que ça met l’eau à la bouche. Sauf que là, certains spectateurs auront payé près de dix euros pour eux-mêmes et chacune des têtes blondes qui les accompagnent pour ça ! C’est du vol, une pure arnaque ! 
Mais c’est d’ailleurs pour cela que le Drôle Noël de Scrooge fonctionne aussi bien. Un propos trop infantile n’aurait pas été crédible car on n’aurait pas pu imaginer qu’il ait le moindre impact sur un homme comme ce vieil homme que la vie a usé et enfermé dans la solitude et l’hostilité. D’ailleurs, on pourra classer ce rôle de Jim Carrey parmi ses rôles sérieux et non drôles et grimaçants. Et si les quatre rôles qu’il interprète lui permettent de faire étalage de toutes les facettes de son talent, jamais il ne tombe dans le cabotinage incontrôlé dans lequel il a si souvent sombré. Correctement dirigé, il prouve qu’il peut être réellement un merveilleux acteur.
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