VIF-ARGENT, TOME 2 : LE ZENITH DE VIF-ARGENT (Stan Nichols) : Fantasy et frustration

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vifargent2Bon, je ne vais pas rappeler les circonstances qui ont fait que ce bouquin ait atterri dans ma bibliothèque. Pour cela, référez vous à mon avis sur le premier tome. Enfin pour ceux qui ont suivi, ils apprendront donc que le Père Noël…enfin mes nouveaux voisins m’ont apporté également le deuxième tome de la saga Vif-Argent… Mais malheureusement pas le troisième, que je vais devoir acheter avec mes propres sous… Que la vie est dure parfois ! Je pense bientôt lancer une grande souscription pour m’aider…

Trêve de plaisanterie et revenons à notre résistance qui mûrit peu à peu son grand projet : fonder un état libre où pourront s’installer tous ses membres. Mais d’ici là, reste à trouver le lieu idéal et surtout à veiller à ce que le secret reste bien gardé, alors que la répression se fait de plus en plus pressante.

Le Zénith de Vif-Argent est un roman qui se dévore… mais pas forcément parce qu’il est particulièrement passionnant. Déjà, il n’est pas très long. Mais surtout, on avale les pages dans l’espoir de voir l’intrigue vraiment décoller et avancer vers un dénouement attendu pour le troisième tome. Mais au final, dans ce livre, l’histoire avance relativement peu, même si les évènements se précipitent nettement dans les derniers chapitres.

Attention, je ne dis absolument pas ici que le Zénith de Vif-Argent est ennuyeux et qu’il ne s’y passe rien. Simplement, le fil rouge de l’intrigue ne se déroule que très peu. A côté de ça, on retrouve les scènes d’actions, les combats à l’épée au corps à corps qui avaient séduit dans le premier tome. Certes, du coup, on peut trouver tout ça un peu vain et rébarbatif, mais le charme des personnages continue d’agir. Ainsi, on est bien plus frustré que déçu. On se doute bien que le dernier tome sera beaucoup plus dense et, du coup, on a très envie de s’y plonger au plus vite. On a même du mal à imaginer que tout puisse se résoudre en un seul tome. Enfin, je vous dirai ça très bientôt.

Le style de Stan Nichols reste très agréable. La certaine confusion signalée dans le premier tome est totalement effacée par un résumé de ce dernier au début du Zénith de Vif-Argent. Cette petite piqûre de rappel nous permet de nous remettre les idées au clair. Cependant, encore une fois, on ne pourra que regretter l’absence d’une carte de ce monde. Cela ferait évidemment très « Tolkien », mais à la fois, ça reste avant tout une très bonne idée ! Toutefois, ce livre se lit encore plus facilement que l’Eveil de Vif-Argent car on peut se laisser totalement porter par le récit, sans se creuser la tête pour essayer de se rappeler le contexte géopolitique de ce monde imaginaire.

Le Zénith de Vif-Argent confirme donc qu’il s’agit là d’une bonne série d’heroic fantasy, sans être la meilleure. En fait, tout se jouera dans le troisième et dernier tome qui donnera tout son sens à la saga. Nous verrons donc bientôt si c’est l’enthousiasme ou la déception qui dominera au final.

LES ENFANTS DE L’ATLANTIDE, TOME 2 : L’ARCHIPEL DU SOLEIL (Bernard Simonay) : Un flash-back qui relance le récit

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lesenfantsdelatlantide2Jehn a désormais pleinement conscience qu’il est la réincarnation de Astyan, Titan fondateur de l’Atlantide. Les souvenirs lui reviennent et sont relatés ici. La fondation de l’Empire, les siècles de paix et de prospérité avant l’apparition de la secte du Serpent qui a juré de libérer l’humanité de la tutelle, pourtant bienveillante, des Titans. Mais il restera à Jehn à comprendre ce qui s’est passé pendant les siècles où il fut absent de la Terre et durant lesquels l’Atlantide a disparu.

Les Enfants de l’Atlantide, tome 2 : l’Archipel du Soleil n’est donc, à quelques pages près, qu’un long flash-back. Cependant, cela n’altère en rien l’intérêt du récit car il nous transporte à une époque et surtout un contexte très différents. Nous découvrons une civilisation avancée technologiquement sur bien des points ayant prospéré avant l’époque néolithique. Rien n’est encore dévoilé sur ce qui provoquera sa chute, même si on voit bien que des jalons sont posés.

Si le premier tome était un livre d’aventures sympathique, Les Enfants de l’Atlantide, tome 2 : l’Archipel du Soleil élargit considérablement la portée du récit. D’un destin individuel, nous passons à la description de tout un monde. Ainsi, ce second tome ne donne pas une seule seconde une impression de déjà-vu. Au contraire, on a envie de lire la suite pour voir comment l’auteur va relier ces récits si différents. On en a déjà une idée, mais cela maintient l’intérêt du lecteur pour poursuivre la lecture de la saga (qui compte quatre tomes en tout).

Ce constat fonctionne aussi pour le personnage principal. Jehn, chasseur d’une petite tribu isolée, et Astyan, Titan qui dirige un empire, sont à la fois la même personne et deux personnages diamétralement opposés. La suite du récit devrait logiquement montrer comment l’un peut redevenir l’autre, même si cette métamorphose a largement été entamée dans le premier volet. Là encore, l’intérêt pour le récit en bénéficie largement.

Le style de Bernard Simonay reste toujours aussi agréable. Les batailles épiques qui se déroulent dans Le Enfants de l’Atlantide, tome 2 : l’Archipel du Soleil sont parfaitement décrites, ce qui n’est pourtant pas toujours évident à réaliser. On visualise très bien la tactique des protagonistes sur le champ de bataille, sans pour autant avoir droit à de longues et fastidieuses descriptions. Le récit est toujours vif et le plus souvent tourné vers l’action. Les allergiques à Tolkien peuvent être rassurés…sans pour autant que les fans ne soient découragés de se plonger dans cette saga.

Les Enfants de l’Atlantide, tome 2 : l’Archipel du Soleil réussit donc parfaitement à donner un second souffle à cette tétralogie. Cependant, malgré toutes ses qualités, elle reste une œuvre parmi beaucoup d’autres dans un genre très prolifique. On est là plutôt dans le haut du panier certes, mais pas dans le culte non plus. Les amateurs du genre fantasy seront donc ravis, les autres pourront se laisser tenter, sans en faire forcément une priorité. 

VIF-ARGENT, TOME 1 : L’EVEIL DE VIF ARGENT (Stan Nichols) : Fantasy et conspirations

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vifargent1Je n’ai pas l’habitude de raconter ma vie dans mes avis, mais je ne peux m’empêcher de vous raconter comment j’ai acquis L’Eveil de Vif-Argent. Cela reste une anecdote, mais une anecdote parmi les plus étonnantes qui me soient arrivées. J’ai depuis peu de nouveaux voisins d’en face. Visiblement, ils ont du surestimer la place qu’ils ont dans leur nouvel appartement. En effet, un midi, rentrant du travail pour déjeuner, je vois sur le trottoir plusieurs cartons sortis avec la poubelle à papier. Par curiosité, j’y jette un oeil et quelle ne fut pas ma surprise d’y découvrir plusieurs dizaines (je n’ai pas compté, mais à vue de nez entre 50 et 100) de romans… Et pas des vieux romans de gare, non beaucoup d’éditions originales de livre de science-fiction et de fantasy d’auteurs parmi le plus connus du genre. Passé l’étonnement, j’ai été cherché chez moi un grand sac de voyage et j’ai ramené tout ça chez moi, alors qu’il se mettait à pleuvoir des cordes… C’était un peu Noël avant l’heure mais aussi une petite colère intérieure contre mes nouveaux voisins, qui s’apprêtaient à jeter au rebus pour plus de 500 euros de bouquins… Je suis trop attaché aux livres pour pouvoir comprendre, surtout que ce ne sont pas les bouquinistes ou même les associations qui auraient été très heureux de récupérer tout ça qui manquent !

Voilà, la parenthèse est fermée, revenons à l’Eveil de Vif-Argent, premier volet d’une trilogie signée Stan Nicholls. Le synopsis est des plus classiques. Un monde imaginaire, un pouvoir tyrannique, des résistants, de la magie, des épées… Et un personnage principal, Reeth Caldason, un des derniers représentants d’une ancienne race de guerriers, massacrée par le pouvoir en place et son bras armé, l’ordre des paladins. Atteint d’un étrange mal, il va devoir renoncer à sa vie solitaire pour se joindre au Chapitre, une société secrète dont le but est de renverser la dictature qui règne à Bhealfa.

L’Eveil de Vif-Argent ressemble donc à bien des oeuvres littéraires d’heroic fantasy qui peuplent les rayons des libraires. Si elle n’est pas la plus inoubliable, elle fait tout de même partie du haut du panier. N’ayant pas encore lu la suite, je ne peut encore juger la trilogie dans son ensemble, mais les débuts sont plutôt prometteurs. Notamment pas la frustration qu’elle engendre… En effet, ce premier tome relate surtout la manière dont le destin des différents personnages se rejoint et plante un décor général. Mais beaucoup d’éléments que l’on devine comme extrêmement importants ne sont qu’évoquer, titillant notre curiosité et stimulant notre envie de connaître la suite… Je ne peux donc qu’espérer qu’elle soit à la hauteur, ce dont je devrais vous faire part très prochainement.

Le style de Stan Nicholls est très agréable à lire, car très vivant. Les dialogues et les scènes d’action dominent largement. Certes, du coup, le manque de description fait que le lecteur est parfois un peu perdu, vu que le monde décrit ici est totalement imaginaire. Il manque d’ailleurs une carte, qui aurait éclairé le récit. Mais bon, les allergiques au style « tolkiennien » seront ici ravis. Et puis, le rythme du récit et des péripéties fait que l’on s’accommode très bien de ne pas saisir toujours toutes les subtilités du contexte, on se laisse simplement porter par les aventures.

Une des grandes réussites de l’Eveil de Vif-Argent réside dans la qualité de ses personnages. Jamais caricaturaux, très humains car toujours imparfaits, ils participent fortement à la qualité d’un récit qui, au moins dans ce premier tome, repose pour une large part sur eux. Au final, on s’y attache et on a très envie de les retrouver au plus vite dans la suite de leurs aventures.

L’Eveil de Vif-Argent est donc le premier volet d’une trilogie d’heroic fantasy qui semble de très bonne qualité. Les amateurs du genre peuvent se jeter dessus. Je conseillerai aux autres peut-être d’autres séries, mais je doute que ce roman fasse passer un mauvais moment à quiconque.

MILLENIUM, TOME 2 : LA FILLE QUI REVAIT D’UN BIDON D’ESSENCE ET D’UNE ALLUMETTE : Le livre qui provoquait une déception toute relative

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Milleniumtome2Tout est relatif comme dirait Albert et il arrive que des oeuvres objectivement excellentes vous déçoivent parce que vous vous attendiez encore à mieux. L’inverse existe également d’ailleurs. En tout cas, avec La Fille qui rêvait d’un Bidon d’Essence et d’une Allumette, je me suis retrouvé dans la première situation. Tout ça à cause de mon papa qui m’avait assuré qu’il était encore plus extraordinaire que le premier tome. Je ne partage pas son avis !

Lisbeth Salander parcourt le monde, profitant de la petite fortune qu’elle a acquise grâce à ses talents de pirate informatique. Elle a rompu toute relation avec Mikael Blomkvist car l’idée qu’elle en soit amoureuse lui est insupportable. Mais pendant ce temps, Nils Bjurman, son tuteur qu’elle a humilié, ressasse sa haine et rêve de vengeance. Mais elle a les moyens de le faire chanter, alors il ne voit plus qu’une seule solution : la faire assassiner.

L’avantage d’un deuxième tome, c’est que l’on peut se dispenser d’introduire les personnages et de sauter directement dans le feu de l’action. La Fille qui rêvait d’un Bidon d’Essence et d’une Allumette ne saisit malheureusement pas cette occasion. Certes, l’auteur ne perd pas complètement son temps et s’attarde sur l’évolution d’un de ses personnages principaux, mais en tant que lecteur, j’ai un peu rongé mon frein en attendant que l’histoire démarre vraiment.

Une fois qu’elle est partie, il est vrai, le rythme est haletant et on se laisse rapidement prendre par l’intrigue. Seulement, là encore, je trouve La Fille qui rêvait d’un Bidon d’Essence et d’une Allumette en retrait par rapport à Les Hommes qui n’aimaient pas les Femmes. On est plus dans l’action que dans un mystère qui s’éclaircit peu à peu. Du coup, la lecture est moins passionnée, on est moins dévoré par une irrésistible envie de savoir la suite.

Cependant, entendons-nous bien. La Fille qui rêvait d’un Bidon d’Essence et d’une Allumette reste un excellent polar. Simplement, le premier volet de la saga avait mis la barre très très haut. D’ailleurs, il est fortement déconseillé de lire ce deuxième opus sans avoir lu Les Hommes qui n’aiment pas les Femmes. Trop de choses vous échapperait et vous ne saisiriez pas toute la subtilité des personnages et surtout de leurs relations.

Comme ce livre reste intrinsèquement de tout premier ordre, je tiens à terminer sur une note fortement positive. En effet, en matière de rebondissement totalement inattendu, la Fille qui rêvait d’un Bidon d’Essence et d’une Allumette fait très fort. Comme ça, au détour d’un passage visiblement anodin, un élément crucial tombe, sans crier gare et sans surtout que le lecteur s’y soit attendu ne serai-ce qu’une seule seconde. La surprise en elle-même est déjà de taille, mais le tour de force est le fait que l’existence même d’une surprise à ce moment précis en constitue également une ! Il ne s’agit donc pas du retournement de situation final attendu dans le sens où on sait qu’il va avoir lieu, même si on en ignore le contenu. Il s’agit donc là d’un rebondissement type Kiss Cool, un rebondissement double effet !

La Fille qui rêvait d’un Bidon d’Essence et d’une Allumette reste un polar de très haut niveau et dont le succès est amplement mérité. La déception dont j’ai fait part est réellement subjective. Mais toute critique l’est forcément…

LA CHANSON DU DIMANCHE : Le vrai bonheur dominical !

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lachansondudimancheJ’ai découvert la Chanson du Dimanche au hasard d’un top des vidéos du Web de l’année sur le site de l’Express. Et depuis, je dois bien dire que je suis tombé amoureux de ces deux faux ahuris, mais vrais artistes ô combien talentueux.

Le principe est simple, tous les dimanches, ils postent une nouvelle vidéo d’une de leur chanson. Portant sur des thèmes du quotidien et de l’actualité, ils offrent une vision décalée et hillarante de notre société. Les sujets sont généralement extrêmement légers, mais il y’a quand même derrière une petite réflexion sociale qui n’enlève rien à leur charme bien au contraire !

Si vous ne les connaissez pas encore, n’attendez plus et visitez au plus vite : http://www.lachansondudimanche.com

CATHY MELAIN

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Fiche signalétique : 

Basketteuse française, née le 19 mai 1974, à Rennes

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Poste : aillière

Clubs successifs : Tarbes (1993-94), Aix en Provence (1994-95), Bourges (1995-2003), Venise (2003-2005), Bourges (2005-2009)

 

 

Palmarès : 

Championne d’Europe 2001 et 2009

Euroligue (1997, 1998, 2001)

Championne de France (1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2006, 2008, 2009)

Coupe de France (2006, 2008, 2009)

Tournoi de la Fédération (2006, 2007, 2008)

Meilleur joueuse du championnat de France (1999, 2000, 2001)

Meilleur joueuse du Final Four de l’Euroligue (2000)

 

 

 

 

Cathy Melain est certainement la plus grande championne de l’histoire du sport collectif féminin français. Si réussir sa sortie est l’apanage des plus grands, alors elle n’a que peu d’égale dans notre pays. Ce que Zinedine Zidane a raté à cause de son coup de tête, Cathy Melain l’a réussi. Mais voilà, victime à l’époque de la domination berruyère sur l’Europe de l’aura médiatique de Yannick Souvré et de la sous-médiatisation chronique des sports collectifs féminins, elle n’a jamais accédé à la notoriété qui aurait du être la sienne. Sa retraite sur un second titre de championne d’Europe en juin dernier est une vraie page de l’histoire du sport français qui se tourne. Même si peu semble l’avoir remarqué. 

 

Lorsque Cathy Melain arrive à Bourges, elle rejoint une équipe en route vers les plus hauts sommets. Vainqueur du championnat de France pour la première fois et de la Coupe Ronchetti la saison précédente, le club berrichon affiche déjà ses visées sur l’Europe, la grande, la vraie. Pour cela, il doit renforcer un effectif affaibli par le départ à la retraite d’Elena Koudachova, une des meilleurs joueuses de l’histoire. Le CJM jette alors son dévolu sur la jeune espoir bretonne, Cathy Melain. 

Sa première année sera quelque peu hésitante. Tout comme le club, elle se cherche et échoue à la quatrième place de l’Euroligue. Mais dès la saison suivante, son talent éclabousse les parquets. Enchaînant les paniers, elle mène son équipe au titre suprême deux années de suite et une troisième fois en 2001.

Son entente parfaite avec Yannick Souvré est également un énorme atout pour l’équipe de France. Elles connaîtront l’apogée de leur carrière en 2001 à Valenciennes, où la France devient championne d’Europe. Désormais, orpheline de Yannick, elle continue d’être un des pièces maîtresses des Bleues. Mais malgré un match énorme, elle ne pourra empêcher leur élimination en quart de finale du Championnat d’Europe 2003 face à la Russie, défaite qui leur barre la route des JO d’Athènes.

En 2003, Cathy Melain quitte Bourges pour Venise. La raison est simple : un salaire bien plus important. Mais elle a promis de revenir au plus vite dans le Cher….promesse qu’elle tient deux ans plus tard. Un retour triomphal puisque Bourges retrouve le sommet de la hiérarchie nationale lors d’un triplé historique : championnat de France, Coupe de France et Tournoi de la Fédération en 2006.

Des lors, Bourges reprend sa domination hexagonale avec deux nouveaux titres de championne de France en 2008 et 2009, assorties de deux autres Coupe de France et deux autres Tournois de la Fédération.

cathymelain2C’est donc vers une retraite bien méritée que se dirige Cathy Melain à la fin de la saison 2008-2009. Retraitée de l’Equipe de France depuis déjà plusieurs années, elle accepte de revêtir une dernière fois le maillot bleu pour apporter son expérience lors des Championnats d’Europe. Elle apportera bien plus que cela, permettant à l’Equipe de France de remporter tous ses matchs, dont bien sûr, le plus important, la finale contre la Russie, pourtant largement favorite au début de la compétition.

Bien sûr, Cathy Melain, à 35 ans, n’avait plus rien de la scoreuse qui avait porté Bourges au sommet de l’Europe. Mais son apport défensif et dans la construction du jeu en firent un des éléments cruciaux de cette Equipe de France sur le parquet. Quant à son influence en dehors sur l’équipe, il reste sans égal du fait de son aura et son expérience inégalées.

 

Cathy Melain tient donc par son palmarès et sa longévité une place à part dans l’histoire du sport français. Si le traitement médiatique était partaire, elle serait une immense star. En tout cas, elle l’est dans le coeur de tout ceux qui aiment de près ou de loin le basket féminin. Et dans le mien bien sûr !

LA VALEUR DE LA DEMOCRATIE

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sermentjeudepaumeCe court article est sans doute un lieu commun. Mais parfois, il est bon de répéter ce que l’on sait déjà pour ne pas en oublier la valeur.

Comme disait Churchill, la démocratie est le pire régime politique, à l’exception de tous les autres. Cet été, je viens de lire 5 volumes plutôt épais racontant avec précision les 15 années qui ont précédé la Révolution Française. Durant cette période se déroula également la naissance de la démocratie américaine. Une lecture un peu rébarbative parfois mais qui rappelle sur quel terreau d’injustice, d’arbitraire et de violence ces évènements sont nés. Ce qu’ils nous ont permis d’acquérir n’a pas de prix, mais nous apparaît tellement désormais immuable qu’on oublie trop souvent qu’il en faut peu pour qu’un régime bascule à nouveau dans l’obscurantisme. Et la pente sur laquelle est engagée notre pays ne va certainement pas dans le bon sens.

Dans le même temps, l’Afghanistan s’apprête à élire pour la seconde fois son président. Bien sûr, il y’aurait bien à redire sur cette élection et sur le fonctionnement de la démocratie afghane. On peut surtout regretter que cette amorce de démocratie soit née par les armes de nations étrangères. Il n’est pas question ici de renier la nécessité de l’intervention militaire en Afghanistan, simplement de garder à l’esprit que les régimes les plus solides sont ceux nés de la volonté des peuples qui vivent dessous. Espérons que la démocratie afghane vivra longtemps, même si l’histoire de France démontre que, même dans le « Pays des Droits de l’Homme », le chemin est long, sinueux, parfois violent et surtout jamais acquis !

LA PERSEVERANCE PAYE !

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tahriberlinIl est des résultats qui font encore plus plaisir que d’autres ! La médaille de bronze de Bouabdellah Tahri en fait partie. Voici un athlète français qui possède une qualité rare chez les tricolores : la constance au plus haut niveau. Mais il semblait aussi frappé d’un mal que l’on veut souvent typiquement hexagonal : le statut d’éternel loser ! Toujours placé, jamais sur le podium, malgré plusieurs records d’Europe et une 4ème place aux Championnats du Monde à Paris en 2003. Typiquement le genre de parcours qui attire la raillerie et l’ironie du café du commerce quand nos chers commentateurs le présentent comme une vraie chance de médaille.

Bouabdellah Tahri était surtout victime d’une des plus grandes injustices du sport de haut niveau. Faire partie des meilleurs de sa discipline ne vaut rien si vous ne réalisez pas la performance qui vous apporte une médaille le jour J. La carrière de Tahri, même avant ce soir, valait objectivement bien plus que celles de bien des médaillés. Pourtant, elle ne lui aurait jamais donné le statut de grand champion. Cette médaille de bronze répare cette injustice et prouve que la persévérance paye ! Espérons que la leçon soit retenue par un athlétisme français qui a toujours eu trop tendance à se reposer sur quelques champions d’exception, comme Marie-Josée Pérec ou Stéphane Diagana, et trop peu d’athlètes navigant à un très bon niveau pendant de longues années.

WALL.E : Pas besoin de dialogues

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walleafficheLes films d’animation auront constitué le plus grande réussite de cet été cinématographique (en attendant The Dark Night). Après l’hilarant Kung-Fu Panda, voici le magnifiquement poétique Wall-E. Dreamworks et Pixar nous ont encore offert deux petits chef d’œuvres pour notre plus pur bonheur. Mais c’est quand même bien Pixar qui fait vraiment fort avec Wall-E, unanimement salué par la critique et qui est réellement un petit bijou du 7ème art.

Sur une Terre désertée par ses habitants depuis 700 ans, Wall-E, robot chargé de nettoyer les déchets, est la dernière trace de vie sur Terre, en dehors d’un petit insecte… et une plante chétive qui tente de survivre dans ce monde encore très pollué. Dernier survivant de son « espèce », Wall-E continue inlassablement à accomplir son devoir. Mais le temps a fait apparaître chez lui des comportements dénotant une certaine personnalité. Un jour son train-train séculaire est perturbé par l’arrivée d’un vaisseau spatial qui dépose sur notre planète un robot aux courbes féminines (même s’il ressemble quelque peu à un suppositoire…ou une dragée pour ceux qui préfèrent).

Wall-E est une histoire d’amour d’un genre original puisqu’elle concerne deux êtres qui ne sont pas à proprement parler vivants. Pourtant, cette histoire ne perd rien de sa force poétique et de l’émotion qu’elle dégage. Les personnages sont incroyablement sympathiques et surtout touchants. Le petit robot timide et obsolète tentant de séduire le robot moderne et design… Une situation que l’on peut facilement retranscrire dans un contexte beaucoup plus humain. Bref, une histoire presque commune, malgré un contexte et des personnages sortant largement de l’ordinaire.

walleLe défi les plus étonnant relevé, et avec quel brio, par les artistes de Pixar, est d’avoir réussi à faire exprimer autant de sentiments à leurs personnages sans quasiment aucun dialogue et même aucune mobilité dans les visages. Pourtant le résultat est probant et nos petits robots font preuve d’une expressivité réellement prodigieuse. Il s’agit vraiment là d’une prouesse vraiment remarquable et qui justifierait à elle seule l’intérêt de ce film.

L’autre intérêt est aussi l’histoire, qui même sans beaucoup de dialogue, est très rythmé. Si le film commence par une présentation du monde et du personnage de Wall-E, l’histoire commence dès que Eve, sa comparse, débarque sur Terre. Pas d’intrigue hitchcockienne palpitante mais des péripéties qui s’enchaînent rapidement et qui font de Wall-E un divertissement au-delà de l’aspect poétique. On aurait pu craindre également que le message écologiste sous-jacent soit quelque peu lourdingue ou simpliste, mais il fait partie intégrante de la l’intrigue et représente le point de départ de nombreuses péripéties.

Wall-E est réellement une fable magnifique et touchante. Un vrai grand et beau film à voir absolument !

Fiche technique :
Production : Walt Disney Pictures, Pixar Animation
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Réalisation : Andrew Stanton
Scénario : Andrew Stanton, Jim Reardon, Pete Docter
Montage : Stephen Schaffer
Décors : Ralph Eggleston
Musique : Thomas Newman, Peter Gabriel
Durée : 96 mn

Casting :
Ben Burtt : Wall-e
Elissa Knight : Eve
Jeff Garlin : Le commandant
Sigourney Weaver : l ordinateur du vaisseau

LE PONT DE LA RIVIERE KWAI ; Siffler en travaillant

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lepontdelarivierrekwaiafficheLe Pont de la Rivière Kwaï constitue un moment important dans l’histoire de… la musique. En effet, il s’agit là de la première bande-originale vendue à des milliers d’exemplaires, avec en tête de pont (quel beau jeu de mots, non ?) La Marche du Colonel Bogey, sifflée par les soldats britanniques au début du film. Mais ce film est avant un des plus grands classiques de l’histoire du cinéma, qui avait raflé la même année les oscars du meilleur film, du meilleur scénario, du meilleur acteur, du meilleur réalisateur, de la meilleure photographie… et bien sûr de la meilleure musique.

En 1943, dans la jungle birmane, un régiment de soldats britanniques, capturés par les Japonais, est chargé de construire un pont ferroviaire au dessus de la rivière Kwaï. Le camp de prisonniers est dirigé par le Colonel Saïto, inflexible et pressé par sa hiérarchie de terminer le pont à temps. Mais le régiment est dirigé par un officier tout aussi inflexible, le Colonel Nicholson. Les deux hommes s’opposent à propos du travail des officiers, interdits par la Convention de Genève. Pendant, ce temps, le Commandant Shears, un Américain présent depuis longtemps dans le camp, réussit à s’en échapper pour, espère-t-il alors, ne jamais y revenir.

Le Pont de la Rivière Kwai est un des premiers « blockbuster » de l’histoire, c’est à dire un film à très gros budget au casting rempli de stars et aux scènes spectaculaires, programmé pour cartonner au box-office. Ah évidemment, nous sommes en 1957 et on est loin du déluge d’effets pyrotechniques numériques à la G.I.Joe. Mais la scène finale a longtemps constitué une des scènes les plus spectaculaires de l’histoire du cinéma…surtout quand on sait qu’elle a justement été réalisée sans trucage…

Mais si Le Pont de la Rivière Kwai est entré dans la légende du 7ème art, c’est pour bien plus que ça. C’est avant tout pour ses personnages légendaires, au premier rang desquels figurent l’inflexible Colonel Nicholson, interprété par un Alec Guiness qui a tenu là le rôle de sa vie (non, ce n’est pas celui d’Obi-Wan Kenobi ! qu’il a d’ailleurs détesté). Et ce n’est pas peu dire. Personne n’oubliera jamais son « what I have done » final, qui surpasse de loin celui d’Hayden Christensen dans La Revenge des Sith (ok, j’arrête là les parallèles avec Star Wars).

lepontdelarivierekwaiSi le Pont de la Rivère Kwaï reste un des films de guerre les plus célèbres, c’est avant tout un formidable témoignage contre la connerie humaine dans tout ce qu’elle peut avoir de destructrice et de génocidaire, même parfois pavée des meilleures intentions. D’ailleurs, à part la séquence finale, ce film parle avant tout du sort des hommes qui font la guerre, bien plus que des combats en eux-mêmes. Le Colonel Nicholson est un des premiers anti-héros de l’histoire du cinéma et restera un des personnages les plus ambigus qu’Hollywood, qui nous habitue plutôt au manichéisme, est fait naître.

Le Pont de la Rivière Kwaï est donc un de ses chefs d’œuvre intemporels qui n’ont pas pris une ride, ni perdu une once de leur force.

Fiche technique :
Titre : Le Pont de la rivière Kwaï
Titre original : The Bridge on the River Kwai
Réalisation : David Lean
Scénario : Carl Foreman et Michael Wilson, d’après le roman éponyme de Pierre Boulle
Musique : Malcolm Arnold, interprété par le Royal Philharmonic Orchestra
Direction artistique : Donald M. Ashton
Construction monumentale : Peter Dukelow
Costumes : John Apperson
Maquillage : Stuart Freeborn et George Partleton
Photographie : Jack Hildyard
Ingénieurs du son : John Cox et John Mitchell
Montage : Peter Taylor
Montage sonore : Winston Ryder
Sociétés de production : Columbia Pictures Corporation et Horizon Pictures, Ltd
Producteur : Sam Spiegel
Budget : 3 000 000 $
Format : Couleurs (Technicolor) – 2,55:1 (CinemaScope) – Mono (RCA Sound Recording) – 35 mm
Genre : Guerre
Durée : 161 minutes (2 h 41)
Pays d’origine : Royaume-Uni et États-Unis
Langue : Anglais, japonais, thaï
Dates de sortie :
Royaume-Uni : 2 octobre 1957
États-Unis : 18 décembre 1957 (New York)
France : 25 décembre 1957
Box-office :
États-Unis : 33,3 millions $
France : 13 481 000 entrées

Casting :
William Holden : Commandant Shears
Alec Guinness : Colonel Nicholson
James Donald : Major Clipton
Jack Hawkins : Major Warden
Geoffrey Horne : Sous-Lieutenant Joyce
Sessue Hayakawa : Colonel Saïto
André Morell : Colonel Green
Peter Williams : Capitaine Reeves
John Boxer : Major Hughes
Percy Herbert : Grogan
Harold Goodwin : Baker
Ann Sears : L’infirmière